Delphine

Jan 142019
 

Notre vieille grincheuse a terminé sa vie le 10 janvier. C’était la chatte “de la maison”, l’officielle.

Elle était née en mars 2002 et m’avait littéralement et sauvagement sauté dessus quand on était allée la voir dans sa portée. “Tally lièvre à poils longs”, comme beaucoup de chats à Orléans, où sévissait un matou très poilu, elle était la seule femelle de la portée et la seule de cette couleur (ses frères étaient “félix”).

C’était une fameuse personnalité, associable avec les chats, les humains, ses maîtres et à peu près tout “les autres” et qui ne supportait même pas qu’on la regarde, mais elle va manquer à beaucoup de monde.

Adieu Lilou. La maison va être horriblement vide sans toi.

 

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Jan 072019
 

Louisa et le loup Loup de sa classe sont venus chercher les légumes vendredi dernier, à l’AMAP de Lombron.

Jan 052019
 

Laure, une de nos stagiaire, a fait un chouette article sur les outils tractés de la ferme (les outils qui sont derrière les tracteurs).

Voici son travail et ses photos. Merci Laure !

La ferme du hanneton cherche à limiter l’utilisation d’engins mécanisés. Au total, ce sont 56 heures d’utilisation annuelle des tracteurs pour une consommation totale de carburant de 250 L.

La ferme dispose de deux tracteurs ainsi que plusieurs outils traînés, portés ou semi-portés principalement utilisés pour le travail du sol, l’implantation, la fertilisation et la récolte.

  • les outils traînés : l’essentiel du poids de l’outil est supporté par le sol;
  • les outils semi-portés : l’attelage du tracteur supporte une partie du poids de l’outil qui possède donc au moins un point au sol;
  • les outils portés : Le système d’attelage du tracteur supporte la totalité du poids de l’outils.
  • les automoteurs : L’outil fait partie intégrante du tracteur qui est ainsi dédié à une seule fonction.

(Source : Agroparitech)

Engins de traction

Le premier tracteur est un Massey Fergusson 354 F de 1990 équipé d’un moteur thermique de 50 CV. C’est un tracteur conventionnel à deux roues motrices et deux roues porteuses équipé d’un attelage 3 points et d’une prise de force. Il est utilisé pour quasiment tous les travaux.

Le deuxième tracteur, un Someca 540v, plus ancien (1975), est équipé en permanence d’un rotavator. C’est également un tracteur conventionnel à deux roues motrices et deux roues porteuses équipé d’un attelage 3 points et d’une prise de force. Il est doté d’un moteur thermique de 40 CV.

Outils semi-portés

Lame souleveuse

Cet outil, probablement auto-construit, est utilisé sur la ferme pour faciliter l’arrachage des endives, carottes, panais, poireaux.

Les réglages à effectuer portent sur la profondeur du passage de la lame (suffisamment profond pour ne pas abîmer les légumes, et au plus près des légumes pour une plus grande efficacité et une moindre consommation énergétique), et sur l’angle d’inclinaison de la lame par rapport à l’horizontale : un angle insuffisant rend difficile la pénétration de la lame dans le sol, un angle trop important fait qu’elle s’enfonce trop et que le tracteur ne peut plus la tirer.

Ces réglages s’effectuent à l’aide du troisième point.

L’entretien est réduit au nettoyage après utilisation. La lame n’a jamais été affutée (inutile).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Broyeur à marteaux 

Le broyeur à marteau est composé de marteaux reliés par une goupille à un axe rotatif horizontal entraîné par la prise de force. Il est également équipé d’un rouleau.

Entretien : nettoyage après utilisation (graissage des parties rotatives 5 fois par an).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force.

 

Cultivateurs

La ferme du hanneton dispose de 3 cultivateurs légers : une herse étrille, un vibroculteur et une bineuse.

Le terme “cultivateur” regroupe toute une famille d’outils à dents qui se différencient par la forme des dents, leur espacement, le poids et le dégagement sous bâti. Les cultivateurs lourds (4 à 5 dents au mètre, 60 à 75 cm de dégagement sous bâti) sont adaptés à des opérations de déchaumageet de reprise profonds, voire de décompactage en non labour. Les cultivateurs légers (4 à 7 dents au mètre, 45 à 60 cm de dégagement sous bâti) sont appropriés en préparation de lit de semences.

Les cultivateurs légers, également appelés « canadiens » ou « vibroculteurs » en fonction du type de dents, sont équipés exclusivement de dents vibrantes en forme de “S” (étançon double spire) ce qui permet à la dent de vibrer longitudinalement et latéralement. Ce montage permet à la dent de s’effacer latéralement en cas d’obstacle. La section étroite de l’étançon limite les remontées de mottes et réduit les risques de formation de lards dans les sols à consistance plastique ou semi plastique. Leur effet est généralement complété par un nivellement du sol à l’aide de rouleaux cages, de bâche roulante ou de peignes.

Source : Agroparitech

Herse étrille

La herse étrille est utilisée pour le désherbage mécanique des cultures en place : la souplesse des étançons leur permet de s’effacer en cas d’obstacle.  Cet outil est utilisé pour les cultures plantées : choux, poireaux, pommes de terre…

L’efficacité du nettoyage est maximum lorsque les adventices sont jeunes : les adventices encore vulnérables au stade de plantule sont déracinées et meurent. Par exemple, une intervention est réalisée dix jours après la transplantation des poireaux (efficacité estimée : 95%). Un nouveau passage une semaine plus tard permet de traiter les adventices qui ont germé à la suite du passage précédent.

Réglages

  • Profondeur de travail : elle se fait par l’intermédiaire des roues de jauge ; la profondeur doit être limitée afin d’éviter les relevée (2 cm à la ferme du Hanneton)
  • Inclinaison : détermine l’agressivité, et donc dépend du stade d’évolution de l’adventice. Elle se fait à l’aide du 3ème
  • Vitesse : à adapter en fonction de la maturité de la culture (plus faible sur petite ou jeune culture)

Le travail de la herse étrille est facilitée par une bonne préparation du sol (assez fin), une absence de cailloux et de résidu de culture ou d’engrais vert. La herse étrille est peu efficace sur terre battante, mais est particulièrement adaptée à la terre très sableuse de la ferme du Hanneton.

Entretien : nettoyage après utilisation (quelques points de graissage à faire une fois par an).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Vibroculteur

Le vibroculteur est utilisé à la ferme du hanneton pour lutter contre les adventices dans une stratégie associant les techniques du déstockage et du faux-semis.

Le passage en interculture du vibroculteur à une profondeur de 5 cm stimule la levée des adventices en masse. Ces dernières sont ensuite détruites par un nouveau travail du sol à une moindre profondeur. Ce nouveau travail du sol peut se faire au plus près du semis (faux-semis) et permet alors également une nouvelle levée d’adventices qui seront à leur tour détruites par un ultime travail du sol très superficiel ou un désherbage thermique.

Ces techniques évitent l’emploi de désherbant chimiques et contribuent à réduire le stock semencier du sol. Elles sont particulièrement efficaces sur les espèces dont les semences ont une faible dormance. Il importe de veiller à la diminution progressive de la profondeur du travail du sol. Du fait de son sol sableux, la ferme du Hanneton n’est pas exposée au risque de battance qui pourrait résulter d’un sol trop affiné par le recours à ces techniques.

Réglages, entretien et fixation au tracteur sont identiques à ceux de la herse étrille.


Bineuse

La bineuse est utilisée pour le désherbage mécanique des adventives en inter-ranget, moyennant une vitesse suffisante, des adventices sur le rang de culture par enfouissement résultant d’une projection de terre au passage de l’outil. Elle est efficace même sur des adventices assez développées.

A la ferme du hanneton, elle est utilisée pour les cultures de choux, poireau, pomme de terre, courges et courgettes.

Réglages

  • Profondeur de travail : pas trop profond pour éviter les relevées et le déchaussage des cultures (2 à 5 cm à la ferme du Hanneton)
  • Espacement des étançons : doit être ajusté en fonction de l’espacement des cultures
  • Vitesse : une vitesse élevée permet de rebuter la culture et ainsi d’enterrer les adventices sur le rang de la culture.

Le travail de la bineuse est facilité par une bonne préparation du sol (assez fin), une absence de gros cailloux. La bineuse est efficace sur terre battante, mais cette qualité n’est pas pertinente pour la terre très sableuse de la ferme du Hanneton.

L’entretien consiste à graisser les goupilles environ tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Décompacteur

Le décompacteur est composé de deux dents/lames en acier écartées de 60 à 80 centimètres et reliées au bâti en acier. La profondeur de travail varie de 30 à 40 centimètres en fonction de la zone à décompacter. Les dents s’enfoncent profondément dans la terre pour aérer le sol en le soulevant, mais sans retourner les horizons pédologiques.

A la ferme du hanneton, il est utilisé juste avant mise en place des panais, carottes et légumes d’été sous serre à fort enracinement.

Réglages : écartement des dents et profondeur de travail.

Entretien :le décompacteur demande très peu d’entretien. Pour l’hivernage, il est conseillé de le nettoyer et d’enduire de graisse les dents avant de le mettre à l’abri pour éviter qu’il rouille.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Châssis pour creuser des sillons profonds

Cet outil, équipé de deux dents munies d’un sabot est utilisé pour tracer les sillons pour les cultures de pommes de terre, choux, tomates, aubergine poivrons etc … Il évite le geste de creuser.

Réglages : écartement et profondeur.

Entretien : graissage des parties mobiles (notamment points d’attache)

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Butteuse 

La buteuse est utilisée pour les cultures de pomme de terre et de poireaux. Parfois pour les choux sur les parcelles les plus humides.

Réglages :

  • Largeur de la planche (1 à 1,20 m) : écartement des socs de façons à buter les cultures écartée de 75 cm
  • Hauteur de la butte : en fonction de la profondeur d’enfoncement des socs.

Entretien :

  • graissage des parties mobiles en fonction de l’utilisation (50 h dans l’idéal)
  • Protection des parties en contact avec le sol (graissage) au remisage (pas fait à la FDH)

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

Outils portés

Rotavator

Le rotavator a une dimension de 1.20 m.Il est utilisé pour enfouir les déchets de légume ou les engrais verts. Principalement au printemps pour les engrais vert et toute l’année pour enfouir les résidus de cultures

Réglages : profondeur par action sur le levier de levage, vitesse de rotation et vitesse de travail sont liées à l’allure du tracteur. Plus on va vite et moins le sol est retourné.

Entretien : nettoyage et graissage des pièces en mouvement toutes les 6 à 8 heures. Vérification du niveau d’huile une ou deux fois par an.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Épandeur à chaux

Le sol de la ferme du hanneton contient peu de matière organique et d’un pH 6,5 à 6,8. Pour un bon fonctionnement de la vie du sol un apport de carbonate est nécessaire. Et pour compenser les carences en calcium, un apport de calcium est nécessaire. Il est réalisé avec un épandage de 500 kg de carbonate de calcium (appelé calcaire ou chaux) par hectare tous les ans.

L’outil a été adapté à la taille des planches de culture de la ferme (1,3 mètre de largeur) par positionnement de deux planches redimensionnant la largeur du réservoir utilisée. La quantité de chaux épandue dépend à la fois de l’ouverture de l’orifice par lequel la chaux s’écoule (flèche sur la photo) et de la vitesse de roulage du tracteur. Un calibrage a été mis au point à la suite de plusieurs essais. Des marquages ont été réalisés pour faciliter la préparation des interventions.

Réglages : ouverture de l’orifice d’écoulement

Entretien : nettoyage et graissage des pièces en mouvement

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Outils traînés

Épandeur de fumier

L’épandeur de fumier est une charrette équipée d’un axe muni de dents relié par un arbre à came à la prise de force. La rotation de l’axe entraîne les dents qui happent le fumier et le répandent. Le fumier est amené sur le hérisson (dents en rotation) par un système de « tapis roulant » entraîné par des chaînes.

Réglages : il faut retendre les chaînes une fois par an, sinon cela déraille. Une fois arrivé au maximum du système de tension de la chaîne, il faut faire sauter 2 maillons (tous les 5 ans).

L’entretienconsiste àgraisser les axes une ou deux fois par an.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Rouleau

Le rouleau de 1.3 m de large et de 70 kg est utilisé lors de la préparation du sol, juste avant le semis ou la plantation.

Réglages : pas de réglage.

L’entretienconsiste àgraisser les axes environ tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Bennette

La bennette est une remorque de transport.

Réglages : pas de réglage.

L’entretien nettoyage après utilisation et graissage des parties rotatives tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

Déc 242018
 

Joyeuses fêtes

Nov 282018
 
Voilà ce qui se passe quand on laisse pousser le mouron (et les carottes).
Carottes de printemps (2019) et mouron de novembre (éradiqué juste après la photo) VS carottes d’hiver en place depuis juin et mouron d’octobre (qu’on est donc encore loin d’avoir enlevé !).
Pourquoi on en est arrivé là ?
Alors déjà je tiens à vous faire remarquer qu’il n’y a QUE du mouron, hein, finalement toutes les autres adventices ont disparu de chez nous.
On a fait un dernier désherbage thermique dans les carottes en septembre. Puis on a mis des voiles et puis on s’est dit que c’était le dernier désherbage de cette culture, parce qu’à un moment, il faut arrêter (rentabilité de la culture, et ménagement des maraîchères qui aimeraient bien aller faire du shopping).
Et puis 1 mois plus tard on s’est rendu compte que ça avait grave poussé là-dessous !!! Du genre l’horreur. Il y a 12 planches de 50 m quand même et on n’avait aucune raison de penser que ce qu’on voyait sur une planche n’était pas reproduit sur les autres (on a de l’expérience).
Ce n’est clairement plus un problème pour la culture ; les carottes avaient déjà fini de pousser et le mouron ne leur fait fait plus compétition. Mais vous pouvez voir qu’il y a des fleurs. Des dizaines, des centaines, des milliers, DES CENTAINES DE MILLIERS de fleurs. Et qui dit fleur… dit GRAINES. Et qui dit graine dit… MOURON en 2019.
Voilà pourquoi on est encore en train de se noyer dans le mouron. C’est long. Très long.
Nov 222018
 

Ça fait déjà un petit moment que je veux écrire cet article sur le temps de travail. Ceci afin de donner une idée de l’ampleur du travail effectué dans une ferme maraîchère, et surtout la répartition annuelle : l’été qui n’est pas le temps des vacances, et pour cause, et l’hiver qui n’est pas si calme que ça !

Les graphiques présentés concernent les 3 dernières années (2015-2017) ; qui sont des années de routine, c’est à dire qu’on a dépassé (et depuis un moment d’ailleurs), les 1ères années qui sont encore plus chronophages.

Ici, parce que je suis une tarée de l’organisation, et parce qu’Aline et moi travaillons de la même façon et avons une mécanique de binôme très fluide ; le temps de travail est hyper optimisé.  De plus, depuis notre installation en 2010, nous notons tous les temps de travail ; si bien que très rapidement, j’ai pu caler très exactement ce qu’on avait le temps de faire en 1 journée de travail. Le travail est organisé annuellement sur l’agenda en ligne pour les semis/plantations, travail du sol et récoltes (publics) ; puis à la semaine chaque dimanche soir (voir par exemple ici le programme de la semaine prochaine), et quotidiennement tous les soirs pour le lendemain. Le biais de ce genre de fonctionnement, c’est que dès qu’il y a un grain de sable, ça fout toute la semaine de travail en l’air et qu’on râle pendant des jours.

L’ensemble du travail est réparti selon les catégories suivantes :

  1. travail du sol (exclusivement Fred)
  2. semis/repiquage/plantation (Delphine + Aline)
  3. engrais/traitement (exclusivement Fred)
  4. désherbage (Delphine + Aline, quelquefois Fred)
  5. irrigation (dans la gestion quotidienne, effectué par Aline ; programmée et organisé par Delphine)
  6. entretien (tout le monde)
  7. récolte (Delphine +Aline)
  8. préparation/vente : il y a 2 livraisons par semaine (AMAPs de Changé et La Madeleine). Depuis 2017, Aline en fait 1 sur 2, alternativement le mardi et le jeudi. Le vendredi la permanence de l’AMAP de Lombron est assurée par 1 AMAPien + Delphine (qui se permet quelques fois dans l’année de ne pas y être)
  9. administratif : exclusivement Delphine

Les stagiaires et saisonniers effectuent le même travail qu’Aline et Delphine. Les AMAPiens donnent un GROS coup de main tous les ans à l’automne sur les grosses récoltes (patates, patates douces et courges) et plus épisodiquement au printemps pour des bâches de serre.

Par ailleurs, cette répartition existe également pour chaque légumes pour calculer les prix de revient de chaque culture.

Pour l’analyse des graphiques, il est nécessaire de savoir :

  • la surface de maraîchage est de 1,5 ha serres comprises ; mais nous entretenons également des haies, des arbres, nous occupons des animaux (qui eux, ne font rien du tout)…
  • nous produisons une quarantaine de légumes toute l’année ; pour une centaine de paniers
  • nous livrons les AMAPs toute l’année à l’exception de 6 semaines entre le 1er avril et le 15 mai (en général), pendant lesquelles il n’y a plus assez de légumes pour 100 paniers
  • nous sommes 3 UTH toute l’année : Delphine pour environ 1,3 temps plein, Fred pour environ 0,3 temps plein et Aline pour 0,7 temps plein puis 0,8 à partir du 01/01/2017. Parfois (rarement) nous avons des stagiaires, et quand les finances le permettent et qu’on en trouve, 1 saisonnier pendant 5 semaines l’été
  • le sol est très sableux ce qui facilite et donc rend plus rapide certaines tâches
  • les journées de travail de production (“dans les champs”) d’Aline et Delphine sont calées sur les horaires d’Aline : 10h-16h du 15 octobre au 30 avril et 9h-17h30 du 1er mai au 14 octobre (hors livraison)
  • Fred travaille en fait à l’extérieur et donc travaille le soir et le samedi
  • Depuis le début Delphine a décidé de ne JAMAIS travailler le dimanche (ce qui exclu les ventes le lundi et impose un rythme) (et tant pis pour les légumes, mais il faut savoir se ménager)
  • Delphine travaille le samedi matin 9 mois sur 12 et toute la journée de mi-avril à fin juillet inclus
  • Delphine et Fred partent en vacances en février. Les vacances et les WE c’est super, mais c’est une surcharge de boulot avant et parfois après
  • Il arrive, 2-3 fois dans l’année, qu’on laisse simplement tomber le travail, même Aline qui est salariée pendant ce temps-là aussi, et qu’on parte de la ferme faire autre chose (ensemble parce qu’on s’entend super bien). Ça évite de péter les plombs. Ça arrive, un peu plus souvent, qu’on termine plus tôt parce qu’on n’a plus rien à faire
  • Fred et Aline ont des tâches qui sont exclusivement les leurs (voir la liste des catégories) : cela me permet de libérer mon cerveau ; c’est important
  • En 2015 on n’a eu aucun stagiaire et pas de saisonnier
  • En 2016 on n’a eu 1 saisonnier en août et pas de stagiaire
  • En 2017 on a eu 5 stagiaires (l’hallu !) et 1 saisonnier en août

Passons enfin au vif du sujet ! Autant que possible pour chaque type de graphique, l’axe des ordonnées est sur la même échelle pour faciliter la comparaison.

Répartition du travail total sur l’année

(cliquez sur les graphiques pour les voir en gros)

On peut voir que le rythme est soutenu toute l’année (hors nos vacances) ; et encore plus de mi-mai à fin août. L’arrêt des livraisons de paniers de la semaine 14 à la semaine 20 n’est pas synonyme de calme !!!

Tous les ans il y a des gros pics (récoltes des courges et patates/patates douces) et des gros creux  quand Fred et moi sommes en vacances ou malades. Quand c’est Aline qui n’est pas là, le boulot est quand même fait, donc si on n’a pas de saisonnier, on travaille +.

On voit que la moyenne de travail a augmenté d’année en année sur ces 3 années-là. Ça tient principalement à l’augmentation du nombre de travailleurs sur ces 3 années : être 1 ou 2 personnes de + ne signifie pas que le travail se fait 1,5 ou 2 fois plus rapidement. Il y a toujours un temps de formation qui s’ajoute et on ne peut pas demander aux intervenants ponctuels d’être aussi rapides que nous. Mais bien sûr, la plupart du temps c’est du travail en moins pour moi et c’est déjà pas mal.

Répartition du travail entre travailleurs

(pour rappel un temps plein 35 heures, c’est 1607 heures de travail annuel et 5 semaines de congés payés)

Sans surprise, c’est l’exploitante qui travaille le plus ;). Quand Fred travaille beaucoup, c’est qu’en fait il est en vacances… Ça craint non ? Ce sont d’ailleurs ces reports d’heures qui m’ont permis de me rendre compte que Fred travaillait beaucoup trop et que je tente depuis 3 ans de diminuer sa charge de travail. C’est pas évident du tout ! (d’ailleurs manifestement, c’est un échec).

On voit que quand on a des saisonniers/stagiaires/AMAPiens, leur part dans le travail est très loin d’être négligeable.

Aline travaille 20 heures (22 depuis 2017) par semaine sur les horaires d’hiver et 30 heures (32 depuis 2017) par semaine l’été. Fred est sur une moyenne de 12 heures/semaine sur l’année, mais très variable ; Delphine entre 40 et 47 heures/semaine selon les années et avec moins de variabilité, qui s’explique parce que quand y’a moins à faire dehors, je fais plus de tâches administratives.

À savoir : un maraîcher seul sur sa ferme travaille en moyenne entre 37 heures par semaine (période creuse) et 59 heures.

Répartition du travail par tâche

Ce qui me saute au yeux, parce que je n’en avais pas conscience, c’est que l’entretien prend pas mal de temps ! L’entretien, c’est aussi bien le montage d’une serre (premières semaines de 2017) que les ouvertures/fermetures de portes tous les jours au printemps et à l’automne, le balayage du bâtiment toutes les semaines, les haies à nettoyer, le matériel à réparer…

On voit clairement que le principal du travail se situe dans la production et c’est rassurant : travail du sol + semis/plantation + traitement et engrais + désherbage + récoltes c’est une bonne moitié du temps de travail total.

Le temps d’irrigation (ouvrir/fermer des vannes toute la journée) n’est pas négligeable et est directement lié à la météo de l’année.

Le temps de travail administratif est important (30 à 40% de mon temps de travail ; 15% du temps de travail total). J’avais comme ressenti 2h/jour hors WE mais ça, ça devait être en 2015 (500 heures dans l’année environ). Depuis c’est plutôt 2,5h/jour avec 700 heures à l’année. La différence s’explique entre autres par la création fin 2015 de la boutique en ligne et donc du travail supplémentaire que cela m’octroie (gérer les commandes, faire de la pub, faire le webmaster…). C’est beaucoup comparé à d’autres fermes ; mais ce temps qui me sert aussi à organiser “à la perfection” le temps de production et permet de réduire ce dernier (et donc la pénibilité). C’est aussi parce que le système d’AMAP nécessite beaucoup d’anticipation, et énormément de communication.

tout ça c’est bien beau, mais ça m’a crevé !

Nov 142018
 

La belle lumière de fin de journée fait de belles photos !

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Oct 252018
 

Certains légumes sont très appétant pour les mouches. Ils les attirent, elles pondent dessus ou dedans et à la fin, les légumes ont des vers.

Évidement, dans ce cas, on ne les vend pas et on ne les consomme pas non plus d’ailleurs.

C’est le cas des carottes, des navets, des radis, des rutabagas, …

Aussi, ce sont des cultures qu’on couvre systématiquement d’un voile (type voile de forçage) pour certains tout au long de la culture (pour d’autres, carottes, radis par exemple, selon la saison la protection n’est pas nécessaire soit parce qu’il fait trop chaud soit trop froid pour les mouches).

Chez nous les navets, qui sont extrêmement appétants (plus que les carottes) sont minutieusement couverts du semis à la fin de la récolte. Et même quand on est en session de désherbage, on ne découvre que la partie qu’on est en train de désherber (on ne prend pas à ce point de précaution pour les carottes). Malheureusement, cette année, la pression de mouche a probablement été très forte, + que d’habitude ; comme on peut le voir :

un bien beau navet… mais véreux ! 

Du coup à la récolte, on perd 1/3 des navets ! La plupart véreux mais aussi un peu de fibreux (qu’on ne met pas à la vente non plus, c’est pour ça que nos navets sont vraiment très bons !). On sent qu’ils sont fibreux quand on n’arrive pas à couper la radicelle sans forcer (I.E. la tige poilue sur la droite du navet, sur la photo précédente).

Voilà la résultat de la récolte d’hier : 🙁 Tout ça d’arraché, trié, … pour le tiers seulement (et encore ?) mis en caisse. Tout ça c’est aussi beaucoup TROP de temps de récolte, du coup. Et un mauvais rendement.

Dès qu’on défait le voile, on tombe sur des fanes piquetées de trous. Je ne sais pas vous dire si ce sont des mouches ni même les mêmes mouches qui sont dans les navets et qui boulottent les feuilles, mais toujours est-il que d’expérience, quand les feuilles sont bouffées, les navets sont véreux. Et les maraîchères… DÉ-GOU-TÉES !!

Alors pourquoi, malgré le voile, avons-nous cette année de tels ravages ?

La réponse est À CAUSE DES MAUDITES CHATTES !! Car, voyez-vous, les voiles de protection, qui chatoient dans le soleil, jouent à faire des vagues avec le vent, C’EST SUPER !! Manifestement, le meilleur jeu de la terre, surtout qu’en plus de sauter sur les vagues, on peut se cacher dedans et attraper les souris AU TRAVERS. Je vous laisse imaginer les dégâts des griffes de chat sur un voile de 19 μm d’épaisseur.

Résultats, quelques trous dans le voile qui ne sont pas gênants d’habitude, mais qui une année de forte pression (merci la météo) permettent des accès à qui veut dans les navets.

 

Pour voir la tête de la mouche du navet, c’est ici.

Oct 242018
 

Nos haricots rames sont des gros haricots jaune et plats à gros grains, mangetout et sans fil. Ils sont absolument fabuleux et sont délicieusement fondant. Comme c’est une semence fermière dont le nom nous était inconnu, on l’appelle “Jeuland” du nom de la personne qui nous l’a fait découvrir. (Merci Louis !).

Du coup, si on veut en avoir d’une année sur l’autre, il faut qu’on reproduise les graines. Aussi, tous les ans, on fait 3 planches de 2 rangs, dont 1 rang dédié à la semence.

Cette année était une très bonne année pour les haricots rames et on a récolté sur cet unique rang 25 kg de gros haricots bien remplis de graines

25 kg de haricots frais ça fait…. 7-8 kg de graines !! (et autant d’heures de travail).

C’est Capucine (qui est revenue en stage pour une semaine) qui s’occupe essentiellement de ce chantier. Il colle parfaitement à son sujet de dossier qui porte sur l’intérêt de faire son plant à partir des graines ou de préférer l’acheter.

On laisse sécher les graines avant de les mettre en sac, puis 2 jour au congélateur pour tuer toutes les larves de ravageur qui pourraient s’y trouver ; et enfin on stockera tout ça.

Une autre technique consiste à laisser sécher les haricots, et à les écosser ensuite (ça peut être fait mécaniquement d’ailleurs). L’écossage est alors plus rapide. L’inconvénient à cette saison c’est que ça sèche très mal sans séchoir, et qu’on perd la moitié des graines qui pourrissent.

Oct 102018
 

Hopey, mon p’tit chat relou, ma Hopipop, ma HopiHopey, ma Hopeyyyyy s’est fait taper par une voiture ce matin.

Elle avait à peine 3 ans, c’était notre mascotte la plus rigolote, la plus bavarde et qui faisait toujours son intéressante.

Elle chassait beaucoup et de mieux en mieux. Mais en faisant un tel pataquès à chaque “souris” qu’elle devait bien en perdre la moitié.

Elle va énormément nous manquer.

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