Jan 052019
 

Laure, une de nos stagiaire, a fait un chouette article sur les outils tractés de la ferme (les outils qui sont derrière les tracteurs).

Voici son travail et ses photos. Merci Laure !

La ferme du hanneton cherche à limiter l’utilisation d’engins mécanisés. Au total, ce sont 56 heures d’utilisation annuelle des tracteurs pour une consommation totale de carburant de 250 L.

La ferme dispose de deux tracteurs ainsi que plusieurs outils traînés, portés ou semi-portés principalement utilisés pour le travail du sol, l’implantation, la fertilisation et la récolte.

  • les outils traînés : l’essentiel du poids de l’outil est supporté par le sol;
  • les outils semi-portés : l’attelage du tracteur supporte une partie du poids de l’outil qui possède donc au moins un point au sol;
  • les outils portés : Le système d’attelage du tracteur supporte la totalité du poids de l’outils.
  • les automoteurs : L’outil fait partie intégrante du tracteur qui est ainsi dédié à une seule fonction.

(Source : Agroparitech)

Engins de traction

Le premier tracteur est un Massey Fergusson 354 F de 1990 équipé d’un moteur thermique de 50 CV. C’est un tracteur conventionnel à deux roues motrices et deux roues porteuses équipé d’un attelage 3 points et d’une prise de force. Il est utilisé pour quasiment tous les travaux.

Le deuxième tracteur, un Someca 540v, plus ancien (1975), est équipé en permanence d’un rotavator. C’est également un tracteur conventionnel à deux roues motrices et deux roues porteuses équipé d’un attelage 3 points et d’une prise de force. Il est doté d’un moteur thermique de 40 CV.

Outils semi-portés

Lame souleveuse

Cet outil, probablement auto-construit, est utilisé sur la ferme pour faciliter l’arrachage des endives, carottes, panais, poireaux.

Les réglages à effectuer portent sur la profondeur du passage de la lame (suffisamment profond pour ne pas abîmer les légumes, et au plus près des légumes pour une plus grande efficacité et une moindre consommation énergétique), et sur l’angle d’inclinaison de la lame par rapport à l’horizontale : un angle insuffisant rend difficile la pénétration de la lame dans le sol, un angle trop important fait qu’elle s’enfonce trop et que le tracteur ne peut plus la tirer.

Ces réglages s’effectuent à l’aide du troisième point.

L’entretien est réduit au nettoyage après utilisation. La lame n’a jamais été affutée (inutile).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Broyeur à marteaux 

Le broyeur à marteau est composé de marteaux reliés par une goupille à un axe rotatif horizontal entraîné par la prise de force. Il est également équipé d’un rouleau.

Entretien : nettoyage après utilisation (graissage des parties rotatives 5 fois par an).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force.

 

Cultivateurs

La ferme du hanneton dispose de 3 cultivateurs légers : une herse étrille, un vibroculteur et une bineuse.

Le terme “cultivateur” regroupe toute une famille d’outils à dents qui se différencient par la forme des dents, leur espacement, le poids et le dégagement sous bâti. Les cultivateurs lourds (4 à 5 dents au mètre, 60 à 75 cm de dégagement sous bâti) sont adaptés à des opérations de déchaumageet de reprise profonds, voire de décompactage en non labour. Les cultivateurs légers (4 à 7 dents au mètre, 45 à 60 cm de dégagement sous bâti) sont appropriés en préparation de lit de semences.

Les cultivateurs légers, également appelés « canadiens » ou « vibroculteurs » en fonction du type de dents, sont équipés exclusivement de dents vibrantes en forme de “S” (étançon double spire) ce qui permet à la dent de vibrer longitudinalement et latéralement. Ce montage permet à la dent de s’effacer latéralement en cas d’obstacle. La section étroite de l’étançon limite les remontées de mottes et réduit les risques de formation de lards dans les sols à consistance plastique ou semi plastique. Leur effet est généralement complété par un nivellement du sol à l’aide de rouleaux cages, de bâche roulante ou de peignes.

Source : Agroparitech

Herse étrille

La herse étrille est utilisée pour le désherbage mécanique des cultures en place : la souplesse des étançons leur permet de s’effacer en cas d’obstacle.  Cet outil est utilisé pour les cultures plantées : choux, poireaux, pommes de terre…

L’efficacité du nettoyage est maximum lorsque les adventices sont jeunes : les adventices encore vulnérables au stade de plantule sont déracinées et meurent. Par exemple, une intervention est réalisée dix jours après la transplantation des poireaux (efficacité estimée : 95%). Un nouveau passage une semaine plus tard permet de traiter les adventices qui ont germé à la suite du passage précédent.

Réglages

  • Profondeur de travail : elle se fait par l’intermédiaire des roues de jauge ; la profondeur doit être limitée afin d’éviter les relevée (2 cm à la ferme du Hanneton)
  • Inclinaison : détermine l’agressivité, et donc dépend du stade d’évolution de l’adventice. Elle se fait à l’aide du 3ème
  • Vitesse : à adapter en fonction de la maturité de la culture (plus faible sur petite ou jeune culture)

Le travail de la herse étrille est facilitée par une bonne préparation du sol (assez fin), une absence de cailloux et de résidu de culture ou d’engrais vert. La herse étrille est peu efficace sur terre battante, mais est particulièrement adaptée à la terre très sableuse de la ferme du Hanneton.

Entretien : nettoyage après utilisation (quelques points de graissage à faire une fois par an).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Vibroculteur

Le vibroculteur est utilisé à la ferme du hanneton pour lutter contre les adventices dans une stratégie associant les techniques du déstockage et du faux-semis.

Le passage en interculture du vibroculteur à une profondeur de 5 cm stimule la levée des adventices en masse. Ces dernières sont ensuite détruites par un nouveau travail du sol à une moindre profondeur. Ce nouveau travail du sol peut se faire au plus près du semis (faux-semis) et permet alors également une nouvelle levée d’adventices qui seront à leur tour détruites par un ultime travail du sol très superficiel ou un désherbage thermique.

Ces techniques évitent l’emploi de désherbant chimiques et contribuent à réduire le stock semencier du sol. Elles sont particulièrement efficaces sur les espèces dont les semences ont une faible dormance. Il importe de veiller à la diminution progressive de la profondeur du travail du sol. Du fait de son sol sableux, la ferme du Hanneton n’est pas exposée au risque de battance qui pourrait résulter d’un sol trop affiné par le recours à ces techniques.

Réglages, entretien et fixation au tracteur sont identiques à ceux de la herse étrille.


Bineuse

La bineuse est utilisée pour le désherbage mécanique des adventives en inter-ranget, moyennant une vitesse suffisante, des adventices sur le rang de culture par enfouissement résultant d’une projection de terre au passage de l’outil. Elle est efficace même sur des adventices assez développées.

A la ferme du hanneton, elle est utilisée pour les cultures de choux, poireau, pomme de terre, courges et courgettes.

Réglages

  • Profondeur de travail : pas trop profond pour éviter les relevées et le déchaussage des cultures (2 à 5 cm à la ferme du Hanneton)
  • Espacement des étançons : doit être ajusté en fonction de l’espacement des cultures
  • Vitesse : une vitesse élevée permet de rebuter la culture et ainsi d’enterrer les adventices sur le rang de la culture.

Le travail de la bineuse est facilité par une bonne préparation du sol (assez fin), une absence de gros cailloux. La bineuse est efficace sur terre battante, mais cette qualité n’est pas pertinente pour la terre très sableuse de la ferme du Hanneton.

L’entretien consiste à graisser les goupilles environ tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Décompacteur

Le décompacteur est composé de deux dents/lames en acier écartées de 60 à 80 centimètres et reliées au bâti en acier. La profondeur de travail varie de 30 à 40 centimètres en fonction de la zone à décompacter. Les dents s’enfoncent profondément dans la terre pour aérer le sol en le soulevant, mais sans retourner les horizons pédologiques.

A la ferme du hanneton, il est utilisé juste avant mise en place des panais, carottes et légumes d’été sous serre à fort enracinement.

Réglages : écartement des dents et profondeur de travail.

Entretien :le décompacteur demande très peu d’entretien. Pour l’hivernage, il est conseillé de le nettoyer et d’enduire de graisse les dents avant de le mettre à l’abri pour éviter qu’il rouille.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Châssis pour creuser des sillons profonds

Cet outil, équipé de deux dents munies d’un sabot est utilisé pour tracer les sillons pour les cultures de pommes de terre, choux, tomates, aubergine poivrons etc … Il évite le geste de creuser.

Réglages : écartement et profondeur.

Entretien : graissage des parties mobiles (notamment points d’attache)

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Butteuse 

La buteuse est utilisée pour les cultures de pomme de terre et de poireaux. Parfois pour les choux sur les parcelles les plus humides.

Réglages :

  • Largeur de la planche (1 à 1,20 m) : écartement des socs de façons à buter les cultures écartée de 75 cm
  • Hauteur de la butte : en fonction de la profondeur d’enfoncement des socs.

Entretien :

  • graissage des parties mobiles en fonction de l’utilisation (50 h dans l’idéal)
  • Protection des parties en contact avec le sol (graissage) au remisage (pas fait à la FDH)

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

Outils portés

Rotavator

Le rotavator a une dimension de 1.20 m.Il est utilisé pour enfouir les déchets de légume ou les engrais verts. Principalement au printemps pour les engrais vert et toute l’année pour enfouir les résidus de cultures

Réglages : profondeur par action sur le levier de levage, vitesse de rotation et vitesse de travail sont liées à l’allure du tracteur. Plus on va vite et moins le sol est retourné.

Entretien : nettoyage et graissage des pièces en mouvement toutes les 6 à 8 heures. Vérification du niveau d’huile une ou deux fois par an.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Épandeur à chaux

Le sol de la ferme du hanneton contient peu de matière organique et d’un pH 6,5 à 6,8. Pour un bon fonctionnement de la vie du sol un apport de carbonate est nécessaire. Et pour compenser les carences en calcium, un apport de calcium est nécessaire. Il est réalisé avec un épandage de 500 kg de carbonate de calcium (appelé calcaire ou chaux) par hectare tous les ans.

L’outil a été adapté à la taille des planches de culture de la ferme (1,3 mètre de largeur) par positionnement de deux planches redimensionnant la largeur du réservoir utilisée. La quantité de chaux épandue dépend à la fois de l’ouverture de l’orifice par lequel la chaux s’écoule (flèche sur la photo) et de la vitesse de roulage du tracteur. Un calibrage a été mis au point à la suite de plusieurs essais. Des marquages ont été réalisés pour faciliter la préparation des interventions.

Réglages : ouverture de l’orifice d’écoulement

Entretien : nettoyage et graissage des pièces en mouvement

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Outils traînés

Épandeur de fumier

L’épandeur de fumier est une charrette équipée d’un axe muni de dents relié par un arbre à came à la prise de force. La rotation de l’axe entraîne les dents qui happent le fumier et le répandent. Le fumier est amené sur le hérisson (dents en rotation) par un système de « tapis roulant » entraîné par des chaînes.

Réglages : il faut retendre les chaînes une fois par an, sinon cela déraille. Une fois arrivé au maximum du système de tension de la chaîne, il faut faire sauter 2 maillons (tous les 5 ans).

L’entretienconsiste àgraisser les axes une ou deux fois par an.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Rouleau

Le rouleau de 1.3 m de large et de 70 kg est utilisé lors de la préparation du sol, juste avant le semis ou la plantation.

Réglages : pas de réglage.

L’entretienconsiste àgraisser les axes environ tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Bennette

La bennette est une remorque de transport.

Réglages : pas de réglage.

L’entretien nettoyage après utilisation et graissage des parties rotatives tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

Mai 042018
 

Avec le muguet, y’a aussi la millasse et le pourpier qui sont sortis en force !

Il est donc à nouveau temps de désherber les carottes (pas fait depuis au moins 10 jours !! 😀 ).

Comme César a insisté, c’est lui qui s’y colle et ça me permet de donner des nouvelles explications sur l’utilisation de la houe maraîchère (cultivateur) de Cecotec

Prêt pour les explications ? Alors, l’aller :

Et le retour parce qu’il faut bien fignoler et éviter que ce sur quoi on a marché à l’aller se replante…

 

(notez les merveilleuses prestations de César)

César a vaincu la millasse, le pourpier, le mouron et la bête !

Maintenant on remet les voiles partout pendant que les enfants prennent un repos (et une glace) bien mérités.

Avr 062018
 

Rappel sur le désherbage thermique : “C’est par un choc thermique que les parties aériennes des mauvaises herbes sont détruites. En effet, en élevant la température des feuilles des mauvaises herbes jusqu’à environ 80°C, on provoque l’éclatement des cellules végétales par la coagulation des protéines. Les feuilles perdent donc leur rigidité et se dessèchent rapidement, entraînant la mort de la plante ou son affaiblissement.” (sur le site de Cecotec)

Suite à notre premier essai, on en était là :

  • il fallait un nouveau désherbeur avec 1 seul brûleur pour pouvoir resserrer les capots de façon à passer dans nos interrangs pour les cultures sur 4 rangs (environ 25 cm d’écart),
  • il nous fallait trouver comment bien fixer la canne du brûleur dans le sytème de fixation du capot pour ne pas qu’elle bouge et qu’on puisse aller bien droit.

Alors déjà on a racheté un brûleur Foker 35, qu’on a reçu en début de semaine. Puis Aline a bricolé pour fixer correctement et durablement la canne sur le support des capot. En fait, on a dû raccourcir le tuyau de gaz fourni pour ne pas qu’il traine par terre quand on a la bonbonne sur le dos. Du coup il nous restait plein de tuyau en caoutchouc, parfait pour faire un espèce de joint, et ça tient PARFAITEMENT ! Merci Aline !

Ensuite on a réglé l’entraxe sur une culture à 4 rangs, ici des carottes, qu’on venait de désherber à la main 😀

Puis direction les épinards, qu’on n’avait donc pas pu désherber l’autre jour. Aline commence direct, elle est trop trop pressée ça fait 1 semaine qu’elle attend ça ! 

Mais ce n’est pas la bonne position, il s’avère qu’en tirant le désherbeur, c’est quand même beaucoup moins pénible !

L’ensemble est bien maintenu ce qui fait qu’on va facilement bien droit entre les rangs. C’est parfait !

On peut maintenant désherber à l’allure normale :

Et les mauvaises herbes ne peuvent résister devant ce beau brûleur, ça les fait fondre !

Résultat : pas de surprise c’est le résultat attendu en désherbage thermique (cliquez pour agrandir). Mais les épinards n’ont subit AUCUN dommage ! Merci les capots +4 :

Ergonomie : +4 ! Très aisé et pas pénible de tirer son désherbeur sur roue. Et +4 pour le bricolage d’Aline <3

Total horaire : +10 (c’est dire !) pour le gain énorme !!!!  Avec les essais du début et un problème de réglage de la pression + le vent qui a éteint le brûleur un grand nombre de fois au début : 1 heure pour désherber 4 planches de 50m (donc 12 interrangs) au lieu de 2 heures par planche si on le fait à la main. Pas de changement de bonbonne en court de route (les bonbonnes baissent en pression et givrent ce qui fait qu’on doit en échanger fréquemment et attendre que la première re-chauffe et remonte en pression : Aline ne se déplace JAMAIS sans 2 bonbonnes minimum). Le temps peu donc être facilement réduit, maintenant que c’est hyper bien maîtrisé !

TOTAL : +18 ! C’est la folie !

On est ravi de ce nouveau brûleur qui ne serait rien sans le capot de protection ! Merci Cecotec pour ce superbe outil !

Tout le matériel  : brûleur, capot de protection et porte bonbonne dorsal sont disponibles chez Cecotec.

Avr 042018
 

Du coup à la fin, les inspecteurs des travaux finis sont mécontents.

(il va sans dire qu’on sait c’qu’on fait et que finalement, à la fin, c’est pas le plus beau semis du monde, mais on a le résultat attendu : plein de mesclun et pleins de bottes de radis)

(on a même fait pire, des fois, les dates de semis ne peuvent plus être repoussées)

(on va même certainement faire pire la semaine prochaine si on veut qu’il y ai autre chose dans notre mesclun que de la salade et des épinards pour 1 AMAP au lieu de 3)

EDIT du 10/04 une semaine après : finalement pas mal !

semis de radis semis de salade et épinards pour le mesclun

 

Mar 222018
 

Vous vous souvenez sûrement du désherbeur thermique et de son efficacité. C’est un désherbeur assez simple, et un des plus légers, car s’utilise avec des cubes. Nous avons choisi le Foker 45 de Cecotec car avec le double brûleur, il couvre une plus grande surface et permet un travail plus rapide. Côté ergonomie, c’est le mieux avec le porte-bonbonne dorsal, vendu également par le même fabricant.

Fred a augmenté l’ergonomie en nous rajoutant une poignée car à porter à bout de bras, c’est vite fatigant :

 

Ce désherbage est très efficace mais avec le matériel qu’on avait jusque-là, ne pouvait être effectué que sur des planches nues c’est à dire juste avant que plantes ne sortent de terre (j’ai déjà expliqué ça par ailleurs). Bon, ok, on fait aussi ça comme des barbares dans les champs de poireaux qui on des bonnes têtes de poireaux bien développés, quand, après 3 mois de désherbage du mouron dans les carottes, on devient folle et qu’on veut éradiquer cette sale engeance. Résultat ? On pue le poireaux cramé pendant des jours (et les poireaux font légèrement la gueule).

Toujours est-il que imaginer pouvoir faire un désherbage rapide, debout, dans une culture en place, était un rêve que nous caressions….

Et là, le truc complètement foufou c’est que suite à des articles incluant du matériel acheté chez eux, qui leur a amené des clients (ou peut-être grâce à la prestation magnifique de Suzanne dont on ne peut se lasser), la société Cecotec nous a proposé un partenariat : du matos offert en échange de retour sur expérience (que de toute façon j’aurais fait). Le capot de protection pour le désherbeur thermique ! C’était ça qui allait pouvoir réaliser notre rêve* !!!

On a donc testé notre nouvel outil hier. Voici le montage (sans notice et en croyant qu’on allait faire ça les doigts dans le nez, mais en fait, non :D. Ah ! la prétention de la jeunesse !)

 

 

Pour le test, on a choisit de faire ça dans les bettes qui sont plantées sur 3 rang, donc avec un interrang assez large de 40 cm environ.

Et on peut voir l’efficacité du désherbage :

Ouh ! c'est chaud !

 

Les feuilles de bettes qui traînaient à terre sont cramées, mais de toute façon, on ne les récolte pas. Et le plus important c’est surtout que le mouron a pris une sacrée branlée AHAHAHAHAHA !

Après cet essai enthousiaste, on a réglé l’écart entre les plaques/roues de protection du capot au plus serré pour le tester sur le semis d’épinards qui venait juste de sortir (on vit DANGEREUSEMENT !!!). Ils sont semés sur 4 rangs donc avec un interrang de 25 cm environ. Bon, on a vite laissé tomber, les roues se retrouvent quasi dans le rang et risquaient d’écrabouiller les plantules :

 

Résultat de ce premier test : Aline était trop contente du résultat sur les bettes ! Et moi aussi.

On était déçue de ne pas pouvoir l’utiliser sur des planches à 4 rangs, qui concernent la majorité de nos cultures, mais notre déception n’a pas duré plus de 10 minutes, on a décidé de résoudre le problème en achetant un désherbeur supplémentaire à 1 buse sur lequel on montera définitivement le capot de protection. On aura donc un désherbeur bourrin à 2 buses à utiliser sur la totalité de la planche et 1 désherbeur de précision avec lecapot pour désherber en interrang et pendant la culture.

Pour l’ergonomie de la prise en mains : +4 ! On apprécie que le capot soit constitué de roues qui permettent de poser le désherbeur thermique ! Fini de le porter à bout de bras ! (on a beau être musclée et costaude, porter un truc à bout de bras, c’est quand même pas une partie de plaisir).

Pour l’efficacité globale : +4 ! Le capot de protection protège réellement de la chaleur les plantes qui sont à l’extérieur, même collé-serré. La plante va se faire couper en deux par la roue et brûler à l’intérieur du capot mais à l’extérieur, elle reste fraîche comme une rose.

Pour la rapidité du désherbage : +3. Y’a que Fred sur son tracteur qui fasse mieux.

-2 pour un problème de conception qui doit pouvoir se régler facilement :  le capot coulisse sur la tige du désherbeur. Du coup, quand on pousse le désherbeur pour pousser l’ensemble, on ne maîtrise pas le trajet des roues. 

-0,5 pour les plastiques de protection sur la tige horizontale du capot qui ont fondu à la première utilisation

Total : +8,5 ! C’est un outil pratique, efficace et qui permet de gagner du temps** !

De notre côté, il faut qu’on maîtrise le trajet du désherbeur quand il est monté avec le capot. Notre objectif est, vous l’aurez compris, d’éradiquer définitivement le mouron qui reste la seule adventice à nous résister.

 

À suivre donc quand on aura constitué notre parc de désherbeurs et qu’on aura pu faire un test complet sur des planches à 4 rangs et des cultures fragiles…

*Oui alors en fait, il faut que j’avoue, c’est Aline qui se tape tout le désherbage thermique.

**Surtout si c’est Aline qui le fait 😀

Nov 282017
 

On cause presse-motte, motteuse, mottes et mini-mottes et semis de mâche sur twitter depuis 2 jours et je me suis dis que des  photos permettraient peut-etre un peu mieux de savoir de quoi qu’on cause et puis pourquoi pas en faire profiter le monde entier ?

Donc ici, sur les conseils de mon maître entre tous, Michel et selon sa technique éprouvée par moi-même sur sa ferme, on sème les graines de mâches en mini-mottes, et voici comment :

où acheter ce merveilleux outils ? lire les commentaires de cet article pour avoir la réponse

On fait plusieurs séries à partir de août et voici ce que ça donne (pour un total de 5- planches de 40m pour tout l’hiver)

semis 1 semé le 5 septembre, planté le 9 octobre, récolté depuis le 23 novembre

semis 2 semé le 20 septembre, planté le 23 octobre

semis 3 semé le 4 octobre, planté le 2 novembre

semis 4 semé le 31 octobre

On a fait ce dernier semis parce qu’il restait de la place dans les serres. On n’en fait pas d’habitude aussi tard et on voit que le semis n’est pas très homogène. C’est encore pire si on regarde l’ensemble des plaques : 

(moche)

Dans les serres, voici l’avancée des 3 séries déjà plantées :

Pour chaque série (sauf la 4ème de cette année) on prévoit :

  • Finalité : 2 planches de 36-40m par série
  • 7 rangs sur une planche de normalement 4 (4 rangs normaux + 3 rangs en inter-rang)
  • Dans les plaques grises (60*40) on met entre 34 et 36 mini-motteuse soit 380 à 420 mini-mottes de 3-4 graines
  • On fait 5 plaques pour chaque série
  • 1 série tous les 15 jours. La récolte est de plus en plus éloignée du semis (on double la durée entre la 1ère et la 3ème)

(Tout ça pour la Sarthe nord-est)

Nov 112017
 

(Starring : Aline)

Aujourd’hui, c’était désherbage thermique des carottes semées il y a 8 jours pour le printemps 2018. Aline est la préposée au désherbage thermique et la star de cette vidéo.

Veuillez noter que la camerawoman a pris … certains risques…

Désherbage thermique

Désherbage thermique

Le désherbage thermique est un désherbage très facile, rapide et hyper efficace qui agit sur les toutes petites plantules d’adventices (mauvaises herbes), ou d’ailleurs n’importe quelle plante, bonne ou mauvaise ! La seule difficulté réside dans la date du désherbage par rapport au semis.

Quand on désherbe après le semis, il faut donc que les mauvaises herbes soient sorties, mais pas la plante qu’on cultive (même pas un tout petit peu !!!). On peu d’ailleurs gratter le sol pour voir si nos graines sont en train de germer. Pour que le désherbage thermique soit le plus efficace possible, il faut donc que les adventices aient eu le temps de germer mais pas notre culture. On fait donc le travail du sol et les planches quelques jours avant le semis, et on arrose pour que les graines de mauvaises herbes germent, et ainsi en éradiquer le plus possible lors du désherbage thermique !  Car, oui, une grain germée, ne REGERME pas (incredible, ins’t it ?) ! Et plus on en a cramées, plus on réduit le stock d’adventices du sol. Merveilleux, non ? Et, Aline fait ça <3

Ici, on connait assez nos cultures, la météo, notre sol, … pour savoir exactement quelle est la deadline pour brûler les herbes sans brûler nos petits plants chéris (pour toutes les espèces concernées). Mais pour arriver à cette efficacité, pendant quelques années, on a utilisé un “truc” : couvrir quelques mètres de la culture, à un endroit représentatif du semis (par exemple PAS aux extrémités, qui ne sont pas arrosées pareil) de 2 épaisseurs d’un voile de forçage, pour qu’à cet endroit la culture germe + vite. Dès que c’est germé sous le voile, c’est que c’est le dernier moment pour tout cramer !

Concrètement, sur les carottes, on procède ainsi :

  • si Fred a fait les planches + d’une semaine avant le semis, il y a eu de ce fait un “faux semis” et Aline fait un désherbage thermique juste avant le semis
  • pour les carottes de printemps en plein champs, été et hiver qui sont semées en conditions + “poussantes” on (re)fait un désherbage thermique 5 jours après le semis. Du coup j’organise mon semis en fonction des jours de travail d’Aline puisqu’elle est en charge de ce désherbage
  • pour les carottes de printemps sous serre qui sont semées en conditions – “poussantes” on (re)fait un désherbage thermique 8 à 10 jours après le semis
  • Pour les autres cultures en semis direct on fait pareil, c’est le nombre de jours après semis qui change
  • Pour quelques plantations (salades, mâche) on fait aussi du désherbage thermique juste avant de planter car on plante par portion de planche.
Juil 302017
 

Un des désherbages majeur que nous faisons sur la ferme est le désherbage à la houe maraîchère, ou cultivateur, ou pousse-pousse, … (selon des régions).

C’est un désherbage au sarcloir, facilité par la roue qui permet d’être debout et droit. La houe permet de désherber l’interrang et les allées entre les planches.

Concrètement, on l’utilise avant le désherbage à la main (qui permet le désherbage sur le rang), et puis une semaine après pour fignoler notre désherbage à la main, ensuite en entretien. On passe en avant puis en arrière pour d’une part, bien sarcler ce qui n’a pas été sarclé au premier passage, d’autre part pour que la lame repasse derrière les pieds du maraîcher qui ont tassé et ré-enterrer les herbes dont on veut se débarrasser.

Notre Super Stagiaire Suzanne est la première d’une longue série de maraîchers et apprentis-maraîchers à l’utiliser avec une telle aisance, ce qui permet de montrer toute l’ergonomie de l’outil. C’est fluide, c’est rapide et ça semble tellement facile et agréable ! Mieux qu’un long discours d’explication ergonomiques les vidéos parlent d’elles-mêmes 😀

Mar 212017
 

C’est la semaine sans pesticide, comme toute l’année à la ferme du hanneton. Et aujourd’hui c’était désherbage des petits pois à la main dans le rang (on en a profité pour les rabattre vers le grillage en même temps) et sarclage des allées à la houe maraîchère.

1 km en marchant vers l’avant et 1 km à reculons avec la houe pour faire toute cette surface.

C’est beau non ?

Mar 152017
 

À la ferme du hanneton, nous faisons pousser nos légumes bio délicieux depuis la graine. On maîtrise ainsi tout le cycle jusqu’à la vente ce qui nous permet d’avoir les plants qu’on veut quand on veut, de la qualité requise.

On fait pousser nos plants fragiles sous nos serres de semis et pour ceux qui ont besoin de chaleur, dans des bacs chauffants, très simple à faire et pas très coûteux. Nous en avons 3 et nous en avons refait un ces derniers jours, ce qui nous donne l’occasion de vous montrer comment c’est fait, dedans…

Voici le vieux machin :

Le problème est que tout était en train de se sauver car le cadre en bois ne tenait plus du tout. On a donc commencé par refaire tout le tour : (et que j’te scie et que j’te martelle)


Pif paf pouf, voilà un beau bac chauffant tout bien recadré. On peut voir les câbles qui permettent de chauffer, dans tout ce bazar qu’on a mis :

Les arceaux nous servent à calfeutrer le bac pour la nuit afin de ne pas gaspiller l’énergie

Et voilà des petits plants de tomates, aubergines et poivrons bien au chaud à 20°, avec les toute nouvelles graines de courgettes. 

C’est bien beau tout ça mais ça nous dit pas comment est fait le bac chauffant !!!

Et voilààaàaàaààaàa , tinliiiiiiin :

Nos bacs font environ 5 m de long pour 70 cm  de large, et nous utilisons pour chacun 1 câble de 30m / 837W / 230V disposé en serpentin dans le sable. Au début de saison quand on commence les semis, on soulève la bâche noire pour mouiller abondament le sable afin que la chaleur se transmette mieux.

notre fournisseur de câble chauffant

le fournisseur de thermostat

les plaques de polystyrène et le sable se trouvent dans les magasins de bricolage.

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