Mai 042018
 

Avec le muguet, y’a aussi la millasse et le pourpier qui sont sortis en force !

Il est donc à nouveau temps de désherber les carottes (pas fait depuis au moins 10 jours !! 😀 ).

Comme César a insisté, c’est lui qui s’y colle et ça me permet de donner des nouvelles explications sur l’utilisation de la houe maraîchère (cultivateur) de Cecotec

Prêt pour les explications ? Alors, l’aller :

Et le retour parce qu’il faut bien fignoler et éviter que ce sur quoi on a marché à l’aller se replante…

 

(notez les merveilleuses prestations de César)

César a vaincu la millasse, le pourpier, le mouron et la bête !

Maintenant on remet les voiles partout pendant que les enfants prennent un repos (et une glace) bien mérités.

Avr 062018
 

Rappel sur le désherbage thermique : “C’est par un choc thermique que les parties aériennes des mauvaises herbes sont détruites. En effet, en élevant la température des feuilles des mauvaises herbes jusqu’à environ 80°C, on provoque l’éclatement des cellules végétales par la coagulation des protéines. Les feuilles perdent donc leur rigidité et se dessèchent rapidement, entraînant la mort de la plante ou son affaiblissement.” (sur le site de Cecotec)

Suite à notre premier essai, on en était là :

  • il fallait un nouveau désherbeur avec 1 seul brûleur pour pouvoir resserrer les capots de façon à passer dans nos interrangs pour les cultures sur 4 rangs (environ 25 cm d’écart),
  • il nous fallait trouver comment bien fixer la canne du brûleur dans le sytème de fixation du capot pour ne pas qu’elle bouge et qu’on puisse aller bien droit.

Alors déjà on a racheté un brûleur Foker 35, qu’on a reçu en début de semaine. Puis Aline a bricolé pour fixer correctement et durablement la canne sur le support des capot. En fait, on a dû raccourcir le tuyau de gaz fourni pour ne pas qu’il traine par terre quand on a la bonbonne sur le dos. Du coup il nous restait plein de tuyau en caoutchouc, parfait pour faire un espèce de joint, et ça tient PARFAITEMENT ! Merci Aline !

Ensuite on a réglé l’entraxe sur une culture à 4 rangs, ici des carottes, qu’on venait de désherber à la main 😀

Puis direction les épinards, qu’on n’avait donc pas pu désherber l’autre jour. Aline commence direct, elle est trop trop pressée ça fait 1 semaine qu’elle attend ça ! 

Mais ce n’est pas la bonne position, il s’avère qu’en tirant le désherbeur, c’est quand même beaucoup moins pénible !

L’ensemble est bien maintenu ce qui fait qu’on va facilement bien droit entre les rangs. C’est parfait !

On peut maintenant désherber à l’allure normale :

Et les mauvaises herbes ne peuvent résister devant ce beau brûleur, ça les fait fondre !

Résultat : pas de surprise c’est le résultat attendu en désherbage thermique (cliquez pour agrandir). Mais les épinards n’ont subit AUCUN dommage ! Merci les capots +4 :

Ergonomie : +4 ! Très aisé et pas pénible de tirer son désherbeur sur roue. Et +4 pour le bricolage d’Aline <3

Total horaire : +10 (c’est dire !) pour le gain énorme !!!!  Avec les essais du début et un problème de réglage de la pression + le vent qui a éteint le brûleur un grand nombre de fois au début : 1 heure pour désherber 4 planches de 50m (donc 12 interrangs) au lieu de 2 heures par planche si on le fait à la main. Pas de changement de bonbonne en court de route (les bonbonnes baissent en pression et givrent ce qui fait qu’on doit en échanger fréquemment et attendre que la première re-chauffe et remonte en pression : Aline ne se déplace JAMAIS sans 2 bonbonnes minimum). Le temps peu donc être facilement réduit, maintenant que c’est hyper bien maîtrisé !

TOTAL : +18 ! C’est la folie !

On est ravi de ce nouveau brûleur qui ne serait rien sans le capot de protection ! Merci Cecotec pour ce superbe outil !

Tout le matériel  : brûleur, capot de protection et porte bonbonne dorsal sont disponibles chez Cecotec.

Avr 042018
 

Du coup à la fin, les inspecteurs des travaux finis sont mécontents.

(il va sans dire qu’on sait c’qu’on fait et que finalement, à la fin, c’est pas le plus beau semis du monde, mais on a le résultat attendu : plein de mesclun et pleins de bottes de radis)

(on a même fait pire, des fois, les dates de semis ne peuvent plus être repoussées)

(on va même certainement faire pire la semaine prochaine si on veut qu’il y ai autre chose dans notre mesclun que de la salade et des épinards pour 1 AMAP au lieu de 3)

EDIT du 10/04 une semaine après : finalement pas mal !

semis de radis semis de salade et épinards pour le mesclun

 

Mar 222018
 

Vous vous souvenez sûrement du désherbeur thermique et de son efficacité. C’est un désherbeur assez simple, et un des plus légers, car s’utilise avec des cubes. Nous avons choisi le Foker 45 de Cecotec car avec le double brûleur, il couvre une plus grande surface et permet un travail plus rapide. Côté ergonomie, c’est le mieux avec le porte-bonbonne dorsal, vendu également par le même fabricant.

Fred a augmenté l’ergonomie en nous rajoutant une poignée car à porter à bout de bras, c’est vite fatigant :

 

Ce désherbage est très efficace mais avec le matériel qu’on avait jusque-là, ne pouvait être effectué que sur des planches nues c’est à dire juste avant que plantes ne sortent de terre (j’ai déjà expliqué ça par ailleurs). Bon, ok, on fait aussi ça comme des barbares dans les champs de poireaux qui on des bonnes têtes de poireaux bien développés, quand, après 3 mois de désherbage du mouron dans les carottes, on devient folle et qu’on veut éradiquer cette sale engeance. Résultat ? On pue le poireaux cramé pendant des jours (et les poireaux font légèrement la gueule).

Toujours est-il que imaginer pouvoir faire un désherbage rapide, debout, dans une culture en place, était un rêve que nous caressions….

Et là, le truc complètement foufou c’est que suite à des articles incluant du matériel acheté chez eux, qui leur a amené des clients (ou peut-être grâce à la prestation magnifique de Suzanne dont on ne peut se lasser), la société Cecotec nous a proposé un partenariat : du matos offert en échange de retour sur expérience (que de toute façon j’aurais fait). Le capot de protection pour le désherbeur thermique ! C’était ça qui allait pouvoir réaliser notre rêve* !!!

On a donc testé notre nouvel outil hier. Voici le montage (sans notice et en croyant qu’on allait faire ça les doigts dans le nez, mais en fait, non :D. Ah ! la prétention de la jeunesse !)

 

 

Pour le test, on a choisit de faire ça dans les bettes qui sont plantées sur 3 rang, donc avec un interrang assez large de 40 cm environ.

Et on peut voir l’efficacité du désherbage :

Ouh ! c'est chaud !

 

Les feuilles de bettes qui traînaient à terre sont cramées, mais de toute façon, on ne les récolte pas. Et le plus important c’est surtout que le mouron a pris une sacrée branlée AHAHAHAHAHA !

Après cet essai enthousiaste, on a réglé l’écart entre les plaques/roues de protection du capot au plus serré pour le tester sur le semis d’épinards qui venait juste de sortir (on vit DANGEREUSEMENT !!!). Ils sont semés sur 4 rangs donc avec un interrang de 25 cm environ. Bon, on a vite laissé tomber, les roues se retrouvent quasi dans le rang et risquaient d’écrabouiller les plantules :

 

Résultat de ce premier test : Aline était trop contente du résultat sur les bettes ! Et moi aussi.

On était déçue de ne pas pouvoir l’utiliser sur des planches à 4 rangs, qui concernent la majorité de nos cultures, mais notre déception n’a pas duré plus de 10 minutes, on a décidé de résoudre le problème en achetant un désherbeur supplémentaire à 1 buse sur lequel on montera définitivement le capot de protection. On aura donc un désherbeur bourrin à 2 buses à utiliser sur la totalité de la planche et 1 désherbeur de précision avec lecapot pour désherber en interrang et pendant la culture.

Pour l’ergonomie de la prise en mains : +4 ! On apprécie que le capot soit constitué de roues qui permettent de poser le désherbeur thermique ! Fini de le porter à bout de bras ! (on a beau être musclée et costaude, porter un truc à bout de bras, c’est quand même pas une partie de plaisir).

Pour l’efficacité globale : +4 ! Le capot de protection protège réellement de la chaleur les plantes qui sont à l’extérieur, même collé-serré. La plante va se faire couper en deux par la roue et brûler à l’intérieur du capot mais à l’extérieur, elle reste fraîche comme une rose.

Pour la rapidité du désherbage : +3. Y’a que Fred sur son tracteur qui fasse mieux.

-2 pour un problème de conception qui doit pouvoir se régler facilement :  le capot coulisse sur la tige du désherbeur. Du coup, quand on pousse le désherbeur pour pousser l’ensemble, on ne maîtrise pas le trajet des roues. 

-0,5 pour les plastiques de protection sur la tige horizontale du capot qui ont fondu à la première utilisation

Total : +8,5 ! C’est un outil pratique, efficace et qui permet de gagner du temps** !

De notre côté, il faut qu’on maîtrise le trajet du désherbeur quand il est monté avec le capot. Notre objectif est, vous l’aurez compris, d’éradiquer définitivement le mouron qui reste la seule adventice à nous résister.

 

À suivre donc quand on aura constitué notre parc de désherbeurs et qu’on aura pu faire un test complet sur des planches à 4 rangs et des cultures fragiles…

*Oui alors en fait, il faut que j’avoue, c’est Aline qui se tape tout le désherbage thermique.

**Surtout si c’est Aline qui le fait 😀

Mar 152018
 

Quelques semis rapides d’aujourd’hui en image.
Semis de bettes.
La semis indirect permet de préparer les planches bien propres dehors tranquillement pendant ce temps là, et au moment de la plantation, de choisir les plus belles bettes. Plantation dans 4 semaines dehors, 1 planche / 3 rangs / 30 cm. Ça suffit pour 1 centaine de panier pour toute la saison (on en met 1 fois par mois par AMAP).

Semis de salades et d’aromates. 

Les salade sous serres sont plantées tous les 25 cm, dehors plutôt 30 cm (sauf quand on n’a plus de place). Les aromates sont plantés au milieu des bettes (persil, ciboulette, qu’on fait par an 1 fois pour dehors et 1 fois sous serre comme les bettes ; coriandre 1 fois et seulement dehors), ou des tomates (basilic, aneth).

Interlude

Semis de courgettes (pour la serre)

Plantation dans 3 semaines sur 2 rangs espacés de 60cm, 1m sur le rang. On peut planter plus serré sous serre (c’est 1 rang en plein champ) car la culture ne reste pas très longtemps et donc y’a moins de développement de maladie cryptogamique.

Mar 142018
 

Les deux derniers WE on a rebâché les 2 serres dont les bâches n’avaient pas encore été changées. On peut voir sur les photos qu’elles sont très sombres et rouges : c’est l’eau de la nappe qui nous sert à irriguer qui est ferrugineuse. Dans le coin toutes les serres maraîchères ont cette couleur. Rapidement cela rend la bâche occultante (et c’est pas ce qu’on veut pour les légumes qui poussent dessous).

Grâce aux AMAPiens, on dispose de la main-d’oeuvre importante nécessaire pour ce genre de chantier. C’est inestimable.

Concernant la technique, comme il y a déjà eu plusieurs bâches de changées, j’ai déjà décrit le processus sur cet article et celui-là

Il y a déjà eu la première serre à rebâcher, la plus facile :

Puis la seconde, sans possibilité de manoeuvrer autour (elles ont été montées – pas par nous- trop serrées les unes aux autres) et avec quand même notablement plus de vent

Les enfants des AMAP grandissent aussi au fil des saisons, la preuve avec Jalil qui entre 3 et 7 ans a pris pas mal de cm (mais utilise toujours la même pelle) !

Merci à l’équipe 1 : Bernard, Vincent, Louis, Anne-Laure, Eric, Stéphane, Claude, Louis et Clara, Adrien, Lynda, Thierry et Henzo, Christophe et Maxime.

Merci à l’équipe 2 : Amanda, Vincent, Stéphane, Claude, Guillaume P., Guillaume M., Perrine et Jalil, Claire et Bernard, Yoann, Laurent, Magali et Joël.

Merci à Magali et Henzo pour les photo !

Jan 192018
 

Planter les patates c’est super facile !

  • On a commandé les patates qu’on voulait chez Payzons ferme (pour cette plantation sous serre, variété Sirtema) du calibre qu’on voulait (40/45).
  • Fred a creusé au tracteur 2 tranchées par planches, 2 planches de 36m (longueur de la serre)
  • On a balancé dans les tranchées à toute vitesse 1 patate tous les 20 cm (un peu plus de 400 plants), dans un sol amendé comme suit : 10 kg par planche d’engrais de fond (granulés), 10 kg par planche d’engrais (granulés) et 5 kg par planche de calcaire 
  • Ensuite on recouvre tout au rateau et à toute vitesse,

Charlot !

  • Comme on a pas de place perdre, on sème des radis entre les rangs de patates

  • on arrose un max en aérien : 3 heures ! (les gaines sont mises en place pour quand il n’y aura plus de radis MAIS des feuilles de patates qui craignent l’arrosage par le haut et les maladies cryptogamiques)

  • on met un voile en prévision de l’hiver (LOL)

  • Et voilààààà on est tranquille ! 

Jan 112018
 

Ah ! Les endives !

En théorie c’est assez simple, je vous donne les grandes lignes pour comprendre la suite :

  1. on sème des graines d’endives (avril)
  2. si on ne les a pas semées en direct, on les plante, (mai)
  3. on désherbe
  4. dès qu’il y a des périodes de gel (donc en théorie, décembre) on sort les racines d’endives du sol, on coupe les feuilles et on les fait geler (vernalisation)
  5. on met les racines nues en jauge et à l’obscurité. Grâce à la vernalisation, elles se disent qu’elles doivent refaire des feuilles, et grâce à l’obscurité, ces feuilles sont “blanches”
  6. on récolte des belles endives blanches (à partir de janvier en général ici)

Ça fait un moment que ça nous pose problème. Après les avoir très bien réussies les premières années (la chance des débutants, ce n’est donc pas un mythe), on a galèré plusieurs années de suite.

  • En 2013, la culture nous avait paru trop gourmande en temps de semis/plantation et désherbage et pas du tout rentable. On avait donc décidé qu’on achèterait directement les racines à forcir à un autre maraîcher bio en 2014 pour gagner du temps de travail
  • En 2014, les racines, qu’on a achetées donc, n’étaient pas du tout terribles, notamment parce qu’elles n’avaient pas été sorties au moment opportun et livrées à une période sans gel et avaient végété chez nous plusieurs semaines avant qu’il ne gèle dessus
  • En 2015, on s’est dit qu’on maîtrisait mieux en faisant tout et on a recommencé à en faire mais en semis direct : beaucoup de pertes de racines (je ne sais plus pourquoi) et donc peu de racines forcées et comme 1 racine = 1 endive, vraiment pas beaucoup d’endives
  • En 2016, semis direct encore, on a changé de variété pour une “Variété fixe issue d’une sélection nouvelle pour le forçage précoce à moyen. Très productive et robuste. Pour le forçage sans couverture de terre.” (variété Macun, bla-bla du semencier ici). Sans couverture de terre, vous verrez plus loin quel est le grand intérêt ! Mais bref, résultat CATASTROPHIQUE, elles ont toutes pourries au forçage ! (attention, image choc ci dessous, éloignez les personnes sensibles)

Malgré tout, on était super satisfaite de cette histoire “sans couverture de terre”, alors on a réfléchi toute l’année au dernier, dernier moment à comment on allait les faire cette saison (c’est à dire à partir de avril 2017, en fait) une fois qu’on allait les avoir sorties…

Fred avait fait un article en 2011 (!!!)  sur la méthode qu’on utilisait jusqu’à 2016, c’est intéressant à lire pour comprendre ce qui a changé.

Les endives “sans couverture de terre”, ça permet d’éviter de mettre les racines nues dans le sable et donc ça évite beaucoup de manutention : remplir des caisses d’endives, défaire les caisses d’endives pour les mettre dans du sable, et puis pelleter du sable tout le temps et ça, ça devenait de plus en plus insupportable, de pelleter. “Sans couverture de terre”, c’était du coup quand même déjà vachement plus facile.

Mais pour cette année, le postulat supplémentaire pour notre bien-être était : STOP ! on ne creuse plus de jauge tous les ans, c’est trop pénible, plus jamais. En plus d’être trop pénible ça c’est révélé trop humide (re-regarder les photos, hein…). On a donc fait faire une jauge pour la conservation, mais ça ne résolvait le problème de la jauge de forçage (température, obscurité).

Et c’est là que j’ai une idée de génie de dernière minute (c’est pour ça qu’elle est de génie, elle m’est réellement tombée dessus, et il était temps). Je me suis dis “mais dis donc, on a des trucs qui ressemblent à des fosses hors d’eau et hors gel et qui sont vides à l’époque des endives, et dont on peut réguler à peu près la température… C’est les bacs chauffants !!!”. J’ai donc relu la documentation sur les endives, et ça paraissait être jouable, et puis de toute façon on n’avait pas d’autre solution, sauf à creuser, et ça c’était donc hors de question.

Donc depuis 2017 :

  1. début mai, semis des endives Macun au semoir (1 planche de 40m, 4 rangs)
  2. désherbage et éclaircissage de 5cm entre chaque endive
  3. décembre 2017 la météo annonce plusieurs jours de gel ! Idée de génie ! (franchement bienvenue, j’étais à 2 doigts de laisser tomber)
  4. Fred soulève les endives au tracteur,
  5. j’achète de la bâche d’ensilage à toute vitesse pour les mettre correctement au noir (ça nous servira à autre chose, vous verrez plus tard dans l’année, mais là pour les endives c’était hyper urgent !)
  6. on sort les racines, le 8 décembre, on coupe les feuilles. Vu que comme par hasard, on a toujours pas reçu la bâche d’ensilage achetée 2 jours avant, ( 😀 ), on laisse passer le WE et il peut à torrent dessus, nous on trouve ça génial (autant de sable lessivé qu’on n’aura pas à porter)
  7. (à vrai dire on en avait déjà tellement marre qu’on n’avait même pas pris le temps de les mettre en caisse pour pouvoir finir de bosser un peu plus tôt). Donc quelques jour plus tard, le 14 décembre, on a reçu la bâche et donc on met tout en caisse, collet des racines à même hauteur (c’est important sinon les plus grandes empêchent les plus petites de refaire des feuilles) ; ce qui sous-entend de faire des caisses de même gabarit de racines nues,
  8. on pose les caisses dans le bac chauffant, on arrose bien bien bien, on met la bâche noire et on vérifie que c’est bien noir et c’est L’OBSCURITÉ TOTALE, C’EST TROP L’EUPHORIE, on est super satisfaite de cet investissement surtout que la bâche s’appelle “silodor” et est emballée dans un plastique doré
  9. on met le chauffage et le thermostat sur 10° et on croise les doigts
  10. je n’ose surtout rien vérifier avant d’avoir laissé passé une semaine, j’ai la hantise du moisi (re-re-garder les photos…), je vérifie juste et ajuste la température
  11. 1 semaine après on rouvre pour arroser et vérifier et … tiliiiiiin !!
  12. on est SUPER CONTENTE !!! On remet ça la semaine suivante
  13. et… la semaine d’après ON LES RÉCOLTE ! soit le 5 janvier JOIE ! BONHEUR ! ALLÉGRESSE !

Bien. Mais ça fait pas beaucoup d’endives à la fin. Les 5 caisses que vous voyez, là, c’est 1/2 planche et ça fait à peine 10 kg d’endives, donc ça fait pas beaucoup dans chaque panier (environ 80 paniers en tout) et pour le moment une seule AMAP a pu en avoir.

Techniquement ça fonctionne, et ça ça donne envie de faire des endives en 2018. Parce que c’était la dernière année qu’on se donnait avant de laisser tomber pour toujours.

MAIS ! On a perdu encore énormément de racines nues à l’arrachage : trop petites ou trop abîmées. Sûrement plus de la moitié. En plus d’être hyper frustrant et pas rentable du tout, c’est du travail débile en plus puisque comme je vous l’ai dit plus haut, tous les petits bouts et tous les tas de déchets qu’on a faits, il va falloir les ramasser et les sortir du champs pour pas que ça repousse. Youpi.

Donc améliorations prévues pour 2018 :

  • on refait à nouveau le semis indirect qui permettra de sélectionner les plus beaux plants,
  • on fait 2 planches au lieu d’une.

C’est de nouveau plus de travail de semis/plantation (ce qu’on avait essayé de réduire avec le semis au semoir) à un moment on disons le tout net, on a vraiment déjà TROP de travail. Mais on devrait gagner en désherbage en faisant un désherbage thermique juste avant de planter. Affaire à suivre, donc.

 

EDIT du 20/02/2018 : dernière récolte aujourd’hui. La technique de forçage c’est avérée la meilleure jusqu’à présent avec très peu de perte. Reste à améliorer rendement en quantité de racine dans le champs…

Déc 182017
 

Hier, Rémi, l’apiculteur qui a posé ses ruches sur la ferme, a fait des photos aériennes avec un drone.

Il faisait très brumeux, et malgré tout les photos sont super chouettes. On voit tout très bien, et même l’apiculteur 😉 (cliquez pour voir en grand)

Voici un peu de détail de ce qui se passe actuellement dans les champs :

Merci Rémi !

Déc 072017
 

“La Commission européenne lance une consultation publique ouverte jusqu’au 12 février à tous les ressortissants de pays de l’UE et de pays hors UE.” (à lire sur le site de la LPO)

pour continuer à trouver de hannetons dans les courgettes : non aux pesticides !

Alors qu’une majorité d’États européens s’est prononcée fin novembre en faveur de l’utilisation pour cinq années supplémentaires du glyphosate, herbicide classé cancérigène et néfaste pour les écosystèmes, la Commission européenne lance une consultation. Son but : recueillir l’avis des citoyens sur la législation européenne  concernant les pesticides et les résidus de pesticides. Pour en déterminer les points forts et les points faibles

La mobilisation citoyenne et civile contre l’utilisation des pesticides en Europe et en France n’est pas finie. Cette consultation est l’occasion de remettre en question cette décision.

Nous vous invitons donc à répondre au questionnaire avant le 12 février prochain.”

%d blogueurs aiment cette page :