Nov 282018
 
Voilà ce qui se passe quand on laisse pousser le mouron (et les carottes).
Carottes de printemps (2019) et mouron de novembre (éradiqué juste après la photo) VS carottes d’hiver en place depuis juin et mouron d’octobre (qu’on est donc encore loin d’avoir enlevé !).
Pourquoi on en est arrivé là ?
Alors déjà je tiens à vous faire remarquer qu’il n’y a QUE du mouron, hein, finalement toutes les autres adventices ont disparu de chez nous.
On a fait un dernier désherbage thermique dans les carottes en septembre. Puis on a mis des voiles et puis on s’est dit que c’était le dernier désherbage de cette culture, parce qu’à un moment, il faut arrêter (rentabilité de la culture, et ménagement des maraîchères qui aimeraient bien aller faire du shopping).
Et puis 1 mois plus tard on s’est rendu compte que ça avait grave poussé là-dessous !!! Du genre l’horreur. Il y a 12 planches de 50 m quand même et on n’avait aucune raison de penser que ce qu’on voyait sur une planche n’était pas reproduit sur les autres (on a de l’expérience).
Ce n’est clairement plus un problème pour la culture ; les carottes avaient déjà fini de pousser et le mouron ne leur fait fait plus compétition. Mais vous pouvez voir qu’il y a des fleurs. Des dizaines, des centaines, des milliers, DES CENTAINES DE MILLIERS de fleurs. Et qui dit fleur… dit GRAINES. Et qui dit graine dit… MOURON en 2019.
Voilà pourquoi on est encore en train de se noyer dans le mouron. C’est long. Très long.
Nov 222018
 

Ça fait déjà un petit moment que je veux écrire cet article sur le temps de travail. Ceci afin de donner une idée de l’ampleur du travail effectué dans une ferme maraîchère, et surtout la répartition annuelle : l’été qui n’est pas le temps des vacances, et pour cause, et l’hiver qui n’est pas si calme que ça !

Les graphiques présentés concernent les 3 dernières années (2015-2017) ; qui sont des années de routine, c’est à dire qu’on a dépassé (et depuis un moment d’ailleurs), les 1ères années qui sont encore plus chronophages.

Ici, parce que je suis une tarée de l’organisation, et parce qu’Aline et moi travaillons de la même façon et avons une mécanique de binôme très fluide ; le temps de travail est hyper optimisé.  De plus, depuis notre installation en 2010, nous notons tous les temps de travail ; si bien que très rapidement, j’ai pu caler très exactement ce qu’on avait le temps de faire en 1 journée de travail. Le travail est organisé annuellement sur l’agenda en ligne pour les semis/plantations, travail du sol et récoltes (publics) ; puis à la semaine chaque dimanche soir (voir par exemple ici le programme de la semaine prochaine), et quotidiennement tous les soirs pour le lendemain. Le biais de ce genre de fonctionnement, c’est que dès qu’il y a un grain de sable, ça fout toute la semaine de travail en l’air et qu’on râle pendant des jours.

L’ensemble du travail est réparti selon les catégories suivantes :

  1. travail du sol (exclusivement Fred)
  2. semis/repiquage/plantation (Delphine + Aline)
  3. engrais/traitement (exclusivement Fred)
  4. désherbage (Delphine + Aline, quelquefois Fred)
  5. irrigation (dans la gestion quotidienne, effectué par Aline ; programmée et organisé par Delphine)
  6. entretien (tout le monde)
  7. récolte (Delphine +Aline)
  8. préparation/vente : il y a 2 livraisons par semaine (AMAPs de Changé et La Madeleine). Depuis 2017, Aline en fait 1 sur 2, alternativement le mardi et le jeudi. Le vendredi la permanence de l’AMAP de Lombron est assurée par 1 AMAPien + Delphine (qui se permet quelques fois dans l’année de ne pas y être)
  9. administratif : exclusivement Delphine

Les stagiaires et saisonniers effectuent le même travail qu’Aline et Delphine. Les AMAPiens donnent un GROS coup de main tous les ans à l’automne sur les grosses récoltes (patates, patates douces et courges) et plus épisodiquement au printemps pour des bâches de serre.

Par ailleurs, cette répartition existe également pour chaque légumes pour calculer les prix de revient de chaque culture.

Pour l’analyse des graphiques, il est nécessaire de savoir :

  • la surface de maraîchage est de 1,5 ha serres comprises ; mais nous entretenons également des haies, des arbres, nous occupons des animaux (qui eux, ne font rien du tout)…
  • nous produisons une quarantaine de légumes toute l’année ; pour une centaine de paniers
  • nous livrons les AMAPs toute l’année à l’exception de 6 semaines entre le 1er avril et le 15 mai (en général), pendant lesquelles il n’y a plus assez de légumes pour 100 paniers
  • nous sommes 3 UTH toute l’année : Delphine pour environ 1,3 temps plein, Fred pour environ 0,3 temps plein et Aline pour 0,7 temps plein puis 0,8 à partir du 01/01/2017. Parfois (rarement) nous avons des stagiaires, et quand les finances le permettent et qu’on en trouve, 1 saisonnier pendant 5 semaines l’été
  • le sol est très sableux ce qui facilite et donc rend plus rapide certaines tâches
  • les journées de travail de production (“dans les champs”) d’Aline et Delphine sont calées sur les horaires d’Aline : 10h-16h du 15 octobre au 30 avril et 9h-17h30 du 1er mai au 14 octobre (hors livraison)
  • Fred travaille en fait à l’extérieur et donc travaille le soir et le samedi
  • Depuis le début Delphine a décidé de ne JAMAIS travailler le dimanche (ce qui exclu les ventes le lundi et impose un rythme) (et tant pis pour les légumes, mais il faut savoir se ménager)
  • Delphine travaille le samedi matin 9 mois sur 12 et toute la journée de mi-avril à fin juillet inclus
  • Delphine et Fred partent en vacances en février. Les vacances et les WE c’est super, mais c’est une surcharge de boulot avant et parfois après
  • Il arrive, 2-3 fois dans l’année, qu’on laisse simplement tomber le travail, même Aline qui est salariée pendant ce temps-là aussi, et qu’on parte de la ferme faire autre chose (ensemble parce qu’on s’entend super bien). Ça évite de péter les plombs. Ça arrive, un peu plus souvent, qu’on termine plus tôt parce qu’on n’a plus rien à faire
  • Fred et Aline ont des tâches qui sont exclusivement les leurs (voir la liste des catégories) : cela me permet de libérer mon cerveau ; c’est important
  • En 2015 on n’a eu aucun stagiaire et pas de saisonnier
  • En 2016 on n’a eu 1 saisonnier en août et pas de stagiaire
  • En 2017 on a eu 5 stagiaires (l’hallu !) et 1 saisonnier en août

Passons enfin au vif du sujet ! Autant que possible pour chaque type de graphique, l’axe des ordonnées est sur la même échelle pour faciliter la comparaison.

Répartition du travail total sur l’année

(cliquez sur les graphiques pour les voir en gros)

On peut voir que le rythme est soutenu toute l’année (hors nos vacances) ; et encore plus de mi-mai à fin août. L’arrêt des livraisons de paniers de la semaine 14 à la semaine 20 n’est pas synonyme de calme !!!

Tous les ans il y a des gros pics (récoltes des courges et patates/patates douces) et des gros creux  quand Fred et moi sommes en vacances ou malades. Quand c’est Aline qui n’est pas là, le boulot est quand même fait, donc si on n’a pas de saisonnier, on travaille +.

On voit que la moyenne de travail a augmenté d’année en année sur ces 3 années-là. Ça tient principalement à l’augmentation du nombre de travailleurs sur ces 3 années : être 1 ou 2 personnes de + ne signifie pas que le travail se fait 1,5 ou 2 fois plus rapidement. Il y a toujours un temps de formation qui s’ajoute et on ne peut pas demander aux intervenants ponctuels d’être aussi rapides que nous. Mais bien sûr, la plupart du temps c’est du travail en moins pour moi et c’est déjà pas mal.

Répartition du travail entre travailleurs

(pour rappel un temps plein 35 heures, c’est 1607 heures de travail annuel et 5 semaines de congés payés)

Sans surprise, c’est l’exploitante qui travaille le plus ;). Quand Fred travaille beaucoup, c’est qu’en fait il est en vacances… Ça craint non ? Ce sont d’ailleurs ces reports d’heures qui m’ont permis de me rendre compte que Fred travaillait beaucoup trop et que je tente depuis 3 ans de diminuer sa charge de travail. C’est pas évident du tout ! (d’ailleurs manifestement, c’est un échec).

On voit que quand on a des saisonniers/stagiaires/AMAPiens, leur part dans le travail est très loin d’être négligeable.

Aline travaille 20 heures (22 depuis 2017) par semaine sur les horaires d’hiver et 30 heures (32 depuis 2017) par semaine l’été. Fred est sur une moyenne de 12 heures/semaine sur l’année, mais très variable ; Delphine entre 40 et 47 heures/semaine selon les années et avec moins de variabilité, qui s’explique parce que quand y’a moins à faire dehors, je fais plus de tâches administratives.

À savoir : un maraîcher seul sur sa ferme travaille en moyenne entre 37 heures par semaine (période creuse) et 59 heures.

Répartition du travail par tâche

Ce qui me saute au yeux, parce que je n’en avais pas conscience, c’est que l’entretien prend pas mal de temps ! L’entretien, c’est aussi bien le montage d’une serre (premières semaines de 2017) que les ouvertures/fermetures de portes tous les jours au printemps et à l’automne, le balayage du bâtiment toutes les semaines, les haies à nettoyer, le matériel à réparer…

On voit clairement que le principal du travail se situe dans la production et c’est rassurant : travail du sol + semis/plantation + traitement et engrais + désherbage + récoltes c’est une bonne moitié du temps de travail total.

Le temps d’irrigation (ouvrir/fermer des vannes toute la journée) n’est pas négligeable et est directement lié à la météo de l’année.

Le temps de travail administratif est important (30 à 40% de mon temps de travail ; 15% du temps de travail total). J’avais comme ressenti 2h/jour hors WE mais ça, ça devait être en 2015 (500 heures dans l’année environ). Depuis c’est plutôt 2,5h/jour avec 700 heures à l’année. La différence s’explique entre autres par la création fin 2015 de la boutique en ligne et donc du travail supplémentaire que cela m’octroie (gérer les commandes, faire de la pub, faire le webmaster…). C’est beaucoup comparé à d’autres fermes ; mais ce temps qui me sert aussi à organiser “à la perfection” le temps de production et permet de réduire ce dernier (et donc la pénibilité). C’est aussi parce que le système d’AMAP nécessite beaucoup d’anticipation, et énormément de communication.

tout ça c’est bien beau, mais ça m’a crevé !

Sep 062018
 

Les inondations de juin ont pris leur tribut sur nos choux, malgré tout, même si il n’en reste que la moitié de ceux plantés, ils sont SUPERBES !

Fred a eu l’idée de génie de semer rapidement de l’engrais vert pour combler les trous des choux morts, ce qui magnifie encore plus la culture.

Et les choux sont tellement beaux !!

Tout ça ce sont des heures et des heures de drainage, binage, et traitement avec la bactérie  Bacillus Thuriengensis pour éviter les chenilles …

Mais à la fin, Fred est super content et nous aussi ! 😀

Juil 282018
 

J’ai fait des photos ce matin, suivie de ma bande de chat, mais pas de Ziggy qui aurait bien voulu.

Vous accèderez au diaporama plein de chats mignons en cliquant sur l’image !

Tout est planté, et certaines récoltes sont même déjà terminées.
Le désherbage est à jour et tout est propre !

Juil 212018
 

Toutes les carottes d’hiver à désherber et à éclaircir.

12 planches de 4 rangs et de 50m (750 m2 environ)

C’était crucial de tout faire avant les vacances d’Aline, quand je serais seule à la ferme.

On disposait de 11 jours. Ça a été fait en 6 !! CHAMPIONNES DU MOOOOOOOONDE !!!!

On peut l’avancée des travaux ci-dessous : à droite les 6 planches de la 1ère série, à gauche les 6 planches de la seconde série, semées à 15 jours d’intervalle (l’intérêt est la gestion du désherbage justement). Vous pouvez voir au fur et à mesure qu’on avance (de droite à gauche) que les carottes poussent et les herbes aussi !

On a mis moins de 46 heures en tout (moins de 23 heures à 2).

Aline ramasse la dernière herbe …

et hop ! … on est vachement contentes d’avoir fini !!

Juil 092018
 

(dont la moitié à reculons !)

Et oui ! C’est possible ! Grâce à un de nos outils principaux : la houe maraîchère (ou cultivateur ou pousse-pousse). La nôtre vient de Cecotec, elle est légère et robuste et le sarcloir est d’excellente qualité : on en a un grand qui sert à sarcler les allées et un petit pour les inter-rangs. On a dû changer le grand sarcloir une fois depuis 2010 il a servi énormément pendant + de 6 ans.

Les carottes dans l’herbe, avant les 7 km 100. On a l’impression que c’est très enherbé, mais non en fait. Ce sont juste des grosses herbes (on devait sarcler jeudi dernier mais à cause de la pluie ça n’a pas été possible) et il n’y en a pas tant que ça, la bâche d’occultation a quand même fait son office, même si les inondations nous ont obligés à retravailler le sol et remonter des graines…

Et c’est parti pour 4 heures d’aller-retour. Vous noterez l’astuce bronzage : une tunique transparente sur un bandeau et pas besoin de crème solaire. Et adieu le bronzage agricole

Au bout de 2 heures, fin du sarclage des allées avec la grande lame, déjà moins d’herbe. #fitness : profitez en pour faire des abdos en même temps, en théorie c’est très facile et, bon, y’a que ça à faire. Perso, j’arrête pas d’oublier d’y penser, donc autant dire que c’est pas très réussi cette histoire.

Là c’est quand je commence les 3 derniers inter-rangs de la dernière planche !!! J’en peux plus. MAIS ! astuce bronzage numéro 2 ! Vous remarquerez que j’ai fais les inter-rangs dans l’autre sens de façon à bronzer de l’autre côté !! On ne perd pas le nord.

Après 4 heures ! Ouf c’est fini. Mon fidèle destrier a dégommé la dernière herbe !! Bravo !

(je remets les photos avant après pour qu’on se rend bien compte quand même)

Juin 082018
 

En début de semaine dernière, voyant la liste sans fin des tâches à faire (récoltes, récolte des petits-pois, palissage de 2 séries de tomates, de 2 séries de concombres, paniers, semis, plantations), du désherbage et de la météo annoncée hyper favorable à la levée des mauvaises herbes, j’ai été prise de panique.

Il fallait à tout pris rester à jour de tout pour ne pas risquer d’être débordés au moment des vacances d’Aline (et ouais, ça s’anticipe !).

Du coup j’ai fait la liste du désherbage à faire à tout prix avant aujourd’hui (en 2 semaines donc).

Et on a tenu !! l’objectif de désherber les 2 plus grands champs à notre charge les patates douces et le carottes, est atteint.

Les endives et les céleris pouvaient attendre encore sans problème la semaine prochaine, y’a 3 fois rien et finalement, les petits pois vont être retirés la semaine prochaine.

Voici l’état des cultures <3

Bon, à côté de ça, les courges sont toujours dans le même état, voire pire !!… (mais c’est du ressort de Fred héhéhé). J’aurais préféré pouvoir avancer un peu plus et qu’on fasse une partie de son travail mais on avait trop à faire.

AU SECOURS !

Et puis tout ça s’est fait aussi au détriment du palissage des tomates… Heureusement avec la venue de Capucine la semaine prochaine, ça va être vite réglé !

Bonne nouvelle les melons sont plantés. Il ne reste plus que 2 grosses plantations : poireaux et choux fleurs ce sera fait d’ici 15 jours. Ensuite on se consacre uniquement aux récoltes et désherbage.

Mai 042018
 

Avec le muguet, y’a aussi la millasse et le pourpier qui sont sortis en force !

Il est donc à nouveau temps de désherber les carottes (pas fait depuis au moins 10 jours !! 😀 ).

Comme César a insisté, c’est lui qui s’y colle et ça me permet de donner des nouvelles explications sur l’utilisation de la houe maraîchère (cultivateur) de Cecotec

Prêt pour les explications ? Alors, l’aller :

Et le retour parce qu’il faut bien fignoler et éviter que ce sur quoi on a marché à l’aller se replante…

 

(notez les merveilleuses prestations de César)

César a vaincu la millasse, le pourpier, le mouron et la bête !

Maintenant on remet les voiles partout pendant que les enfants prennent un repos (et une glace) bien mérités.

Avr 082018
 

Depuis 1 semaine, c’est l’arrêt technique saisonnier pour la vente des légumes (AMAP, boutique en ligne). C’est à dire qu’on n’arrête de récolter des légumes et que plus personne n’a plus rien à croquer.

Mais pourquoi ?

Et bien tout simplement parce qu’en ce moment à nos latitudes, il est difficile de trouver quelque chose dans les champs : les légumes de conservation d’hiver ont tous (ou presque) été distribués ou alors commencent à vraiment se sentir mal (les poireaux montent, les carottes pourrissent et les patates ramollissent à mort), et ceux d’été ne sont pas encore là, pour certains, même pas encore semés ! Les plantes sont fortement dépendantes de la météo (températures) et de la luminosité pour pouvoir croître, et y’a un moment dans l’année ou ce n’est clairement pas le moment 😀

Oui mais sur le marché, il y a quand même encore un peu quelque chose ! Pourquoi pas à la ferme du hanneton ? 

Nous vendons à + de 98% en AMAP ; soit une centaine de paniers par semaine. Chaque AMAP compte une trentaine ou + de paniers. Il faut donc, 3 fois dans la semaine, récolter pour chaque légume assez de quantité pour remplir 30 paniers minimum. On ne peut pas se contenter d’avoir juste quelques radis, un peu de salades et des patates. Il nous faut de la quantité ET de la variété et encore plus ici car notre exigence nous conduit à proposer à chacun des paniers de qualité et différents d’une semaine sur l’autre.

Bon d’accord. Et ça va durer encore longtemps ? 

6 semaines. C’est la durée qui a été contractualisée dans les AMAPs que nous fournissons en légumes et c’est une durée cohérente par rapport aux cycles des légumes ici dans le nord Sarthe (qui dépend donc de la luminosité et de la température). Je crois me souvenir que c’est une durée qui m’avait été soufflée par mon maître-maraîcher Michel (à la même latitude) et ça c’est avéré parfait pour nous.

On essaie depuis plusieurs années d’arrêter les récoltes et distribution de façon régulière du 1er avril au 15 mai, qui sont des bonnes dates pour nous. C’est “assez tard” pour pouvoir écouler tout le stock et surtout avoir pu faire pousser un peu de frais et de primeur avant l’arrêt pour laisser tout le monde avec un bon goût en bouche : des radis, du mesclun…. Et ça reprend au moment où on est à peu près sûr d’avoir de la diversité avec tous les primeurs : carottes, petits-pois, navets, salades, mesclun, radis, patates nouvelles et même courgettes, et rapidement des concombres !

6 semaines !!! Mais vous faites quoi pendant ce temps là, vous partez en vacances au moins ?

Et non ! On travaille plutôt beaucoup ! Il y a tout à mettre en place donc beaucoup de semis et de plantations à faire, la préparation du sol, et déjà pas mal de désherbage ! On ne chôme pas.

Voici déjà, en partie, ce qu’on a fait cette première semaine :

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Et si 6 semaines, ça ne va pas ? 

On est très bien organisé, et l’exploitation est bien rodée alors ça limite les risques. Mais, ça peut arriver ! C’est que la météo a été très mauvaise pour les plantes (trop froid trop longtemps) et donc qu’ils poussent pas ou très mal ; ou pour le sol (trop de pluie pendant trop longtemps) et donc qu’on n’a pas pu travailler correctement dans les champs. Dans ce cas, c’est déjà arrivé 1 fois, on repousse la reprise des récoltes et des distributions. C’est une chose permise dans la charte des AMAP, mais de toute façon il serait difficile de faire autrement. Et pour compenser, dès que la production repart, on fait des paniers un peu plus gros.

Il est aussi arriver tout l’inverse, qu’il commence à y’avoir des tas de légumes un peu avant. Dans ce cas, si on reprend les récoltes et livraisons avant la fin des 6 semaines du contrat, les AMAPiens paient les paniers supplémentaires reçus.

Le plus souvent l’arrêt technique saisonnier est bien de 6 semaines et l’expérience nous permet de pérenniser encore mieux ces dates !

Tout ça pour repartir au mieux sur une saison de beaux légumes bio !

Avr 062018
 

Rappel sur le désherbage thermique : “C’est par un choc thermique que les parties aériennes des mauvaises herbes sont détruites. En effet, en élevant la température des feuilles des mauvaises herbes jusqu’à environ 80°C, on provoque l’éclatement des cellules végétales par la coagulation des protéines. Les feuilles perdent donc leur rigidité et se dessèchent rapidement, entraînant la mort de la plante ou son affaiblissement.” (sur le site de Cecotec)

Suite à notre premier essai, on en était là :

  • il fallait un nouveau désherbeur avec 1 seul brûleur pour pouvoir resserrer les capots de façon à passer dans nos interrangs pour les cultures sur 4 rangs (environ 25 cm d’écart),
  • il nous fallait trouver comment bien fixer la canne du brûleur dans le sytème de fixation du capot pour ne pas qu’elle bouge et qu’on puisse aller bien droit.

Alors déjà on a racheté un brûleur Foker 35, qu’on a reçu en début de semaine. Puis Aline a bricolé pour fixer correctement et durablement la canne sur le support des capot. En fait, on a dû raccourcir le tuyau de gaz fourni pour ne pas qu’il traine par terre quand on a la bonbonne sur le dos. Du coup il nous restait plein de tuyau en caoutchouc, parfait pour faire un espèce de joint, et ça tient PARFAITEMENT ! Merci Aline !

Ensuite on a réglé l’entraxe sur une culture à 4 rangs, ici des carottes, qu’on venait de désherber à la main 😀

Puis direction les épinards, qu’on n’avait donc pas pu désherber l’autre jour. Aline commence direct, elle est trop trop pressée ça fait 1 semaine qu’elle attend ça ! 

Mais ce n’est pas la bonne position, il s’avère qu’en tirant le désherbeur, c’est quand même beaucoup moins pénible !

L’ensemble est bien maintenu ce qui fait qu’on va facilement bien droit entre les rangs. C’est parfait !

On peut maintenant désherber à l’allure normale :

Et les mauvaises herbes ne peuvent résister devant ce beau brûleur, ça les fait fondre !

Résultat : pas de surprise c’est le résultat attendu en désherbage thermique (cliquez pour agrandir). Mais les épinards n’ont subit AUCUN dommage ! Merci les capots +4 :

Ergonomie : +4 ! Très aisé et pas pénible de tirer son désherbeur sur roue. Et +4 pour le bricolage d’Aline <3

Total horaire : +10 (c’est dire !) pour le gain énorme !!!!  Avec les essais du début et un problème de réglage de la pression + le vent qui a éteint le brûleur un grand nombre de fois au début : 1 heure pour désherber 4 planches de 50m (donc 12 interrangs) au lieu de 2 heures par planche si on le fait à la main. Pas de changement de bonbonne en court de route (les bonbonnes baissent en pression et givrent ce qui fait qu’on doit en échanger fréquemment et attendre que la première re-chauffe et remonte en pression : Aline ne se déplace JAMAIS sans 2 bonbonnes minimum). Le temps peu donc être facilement réduit, maintenant que c’est hyper bien maîtrisé !

TOTAL : +18 ! C’est la folie !

On est ravi de ce nouveau brûleur qui ne serait rien sans le capot de protection ! Merci Cecotec pour ce superbe outil !

Tout le matériel  : brûleur, capot de protection et porte bonbonne dorsal sont disponibles chez Cecotec.

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