Oct 252018
 

Certains légumes sont très appétant pour les mouches. Ils les attirent, elles pondent dessus ou dedans et à la fin, les légumes ont des vers.

Évidement, dans ce cas, on ne les vend pas et on ne les consomme pas non plus d’ailleurs.

C’est le cas des carottes, des navets, des radis, des rutabagas, …

Aussi, ce sont des cultures qu’on couvre systématiquement d’un voile (type voile de forçage) pour certains tout au long de la culture (pour d’autres, carottes, radis par exemple, selon la saison la protection n’est pas nécessaire soit parce qu’il fait trop chaud soit trop froid pour les mouches).

Chez nous les navets, qui sont extrêmement appétants (plus que les carottes) sont minutieusement couverts du semis à la fin de la récolte. Et même quand on est en session de désherbage, on ne découvre que la partie qu’on est en train de désherber (on ne prend pas à ce point de précaution pour les carottes). Malheureusement, cette année, la pression de mouche a probablement été très forte, + que d’habitude ; comme on peut le voir :

un bien beau navet… mais véreux ! 

Du coup à la récolte, on perd 1/3 des navets ! La plupart véreux mais aussi un peu de fibreux (qu’on ne met pas à la vente non plus, c’est pour ça que nos navets sont vraiment très bons !). On sent qu’ils sont fibreux quand on n’arrive pas à couper la radicelle sans forcer (I.E. la tige poilue sur la droite du navet, sur la photo précédente).

Voilà la résultat de la récolte d’hier : 🙁 Tout ça d’arraché, trié, … pour le tiers seulement (et encore ?) mis en caisse. Tout ça c’est aussi beaucoup TROP de temps de récolte, du coup. Et un mauvais rendement.

Dès qu’on défait le voile, on tombe sur des fanes piquetées de trous. Je ne sais pas vous dire si ce sont des mouches ni même les mêmes mouches qui sont dans les navets et qui boulottent les feuilles, mais toujours est-il que d’expérience, quand les feuilles sont bouffées, les navets sont véreux. Et les maraîchères… DÉ-GOU-TÉES !!

Alors pourquoi, malgré le voile, avons-nous cette année de tels ravages ?

La réponse est À CAUSE DES MAUDITES CHATTES !! Car, voyez-vous, les voiles de protection, qui chatoient dans le soleil, jouent à faire des vagues avec le vent, C’EST SUPER !! Manifestement, le meilleur jeu de la terre, surtout qu’en plus de sauter sur les vagues, on peut se cacher dedans et attraper les souris AU TRAVERS. Je vous laisse imaginer les dégâts des griffes de chat sur un voile de 19 μm d’épaisseur.

Résultats, quelques trous dans le voile qui ne sont pas gênants d’habitude, mais qui une année de forte pression (merci la météo) permettent des accès à qui veut dans les navets.

 

Pour voir la tête de la mouche du navet, c’est ici.

Oct 242018
 

Nos haricots rames sont des gros haricots jaune et plats à gros grains, mangetout et sans fil. Ils sont absolument fabuleux et sont délicieusement fondant. Comme c’est une semence fermière dont le nom nous était inconnu, on l’appelle “Jeuland” du nom de la personne qui nous l’a fait découvrir. (Merci Louis !).

Du coup, si on veut en avoir d’une année sur l’autre, il faut qu’on reproduise les graines. Aussi, tous les ans, on fait 3 planches de 2 rangs, dont 1 rang dédié à la semence.

Cette année était une très bonne année pour les haricots rames et on a récolté sur cet unique rang 25 kg de gros haricots bien remplis de graines

25 kg de haricots frais ça fait…. 7-8 kg de graines !! (et autant d’heures de travail).

C’est Capucine (qui est revenue en stage pour une semaine) qui s’occupe essentiellement de ce chantier. Il colle parfaitement à son sujet de dossier qui porte sur l’intérêt de faire son plant à partir des graines ou de préférer l’acheter.

On laisse sécher les graines avant de les mettre en sac, puis 2 jour au congélateur pour tuer toutes les larves de ravageur qui pourraient s’y trouver ; et enfin on stockera tout ça.

Une autre technique consiste à laisser sécher les haricots, et à les écosser ensuite (ça peut être fait mécaniquement d’ailleurs). L’écossage est alors plus rapide. L’inconvénient à cette saison c’est que ça sèche très mal sans séchoir, et qu’on perd la moitié des graines qui pourrissent.

Sep 292018
 

La semaine dernière, on a fait la dernière grosse récolte de l’année avec les AMAPiens : toutes les courges !

La récolte en chiffres, c’est  :

  • 39 personnes pour la récolte,
  • 5 variétés : potimarron vert Green Hokkaido, potimarron orange Uchiki Kuri, potimarron orange Fictor, courge Butternut, courge Futsu Black,
  • 1860 courges et potimarron récoltés,
  • 1918 kg en tout, soit 1 kg en moyenne par pièce,
  • 203 caisses transportées du champs au bâtiment de stockage, à pieds, car ce n’était pas très loin (50m) et qu’on était nombreux (30 personnes à porter),
  • conséquemment 1, 11 kg à transporter par caisse, en comptant le poids de la caisse
  • conséquemment 2, 20 km de transport en tout ! soit 666m par personne, sans compter les allers-retours dans le champs.

Le rendement en pièces est plus important qu’en 2017, notamment parce que les butternut n’avaient pas bien marché l’an passé. En poids total on a quasi la même chose : les pièces sont petites cette années (1 kg en moyenne contre 1,5 en 2017)

 

Merci à tous les fabuleux AMAPiens ! Maria, Emmanuel, Jean-Christophe, Florence, Jacques et Gabrielle, Priscille, Karine et Sylvain, Dorine, Gabin et Émile, Alain, Yoann, Marie-Noëlle, Lynda et Henzo, Aline, Christophe, Laurent, Valérie, Florian, Catherine, Éric et Dany, Anne-Laure, Tilin et Leïlou, Vincent, Abdu, Bernard, Marylène, Viviane, Stéphane, Marie, Félix et Garance.

 

 

 

Sep 202018
 

Samedi dernier et le précédent, (oui, oui le même que celui des patates si vous suivez bien) ; on a récolté les patates douces oranges et blanches avec les AMAPiens.

C’était SU-PER ! Surtout pour ceux de la seconde session, qui n’avaient pas les lianes à arracher !

La récolte des patates douces c’est pénible parce que on ne peut pas vraiment mécaniser (les patates douces ont la peau super fragile, et la peau c’est ce qui permet de les conserver) ; que les lianes, c’est vraiment dur à arracher, surtout quand elles ont aussi bien poussé que chez nous ; et qu’ensuite il faut creuser à la main pour retirer des monstres énormes enterré bien profondément. Et encore, chez nous, c’est “facile” dans le sable…

Alors chapeau à nos aides précieux, pour cette belle récolte joyeuse et efficace.

 

Côté rendement, ceux qui ont déjà récolté les patates douces l’an passé ont eu l’impression qu’il y en avait moins (y compris, … les maraîchers). 

En fait non 😀 . Mais on avait fait déjà plusieurs grosses récoltes depuis août, contrairement à l’an passé où l’on avait tout récolté en septembre en une fois. Cette année on a 1,39T de patates douces, l’an passé, 1,43T.

Cette année le rendement en “blanche” était bien meilleurs qu’en 2017 : 2,1 par plant contre 1,7 par plant. Pas de chiffres pour les “oranges” qu’on n’avait pas faites en 2017

La différence notable est la nette différence de rendement entre les patates douces oranges et les patates douces blanches qui ont un bien meilleur rendement. Non seulement, mais elles sont aussi plus belles, de calibre plus homogène et un peu plus petit ce qui est préférable, selon moi. De plus personnellement, je les trouve meilleures (plus fines et plus sucrées).

 

Merci aux deux équipes !

Priscille, Marie-Odile, Élisabeth, Bernard et Claire, Alain et Françoise, Cindy et Guillaume, Anne-Laure et Loïc, Clara et Louis, Jean-christophe, Louis, Alfadel et Ahmad, Karine, Laurent, Alain, Will et Audrey, et Julien, Armel, Malo, Candice, Leïlou, Tilin, Imaé, Maxence et Stanley.

Maria, Joël et Magali, Anne-Laure, Ahmad, Éric et Dany, Annie, Alexandre, Servanne et Christophe, François, Anne, Florian, Aline, Clara, Lola et Éva et Félix et Garance.

Sep 132018
 

Samedi dernier avec les AMAPiens de Changé, Lombron et Le Mans Madeleine, on a récolté les pommes de terre.

Fred avait soulevé les 12 rangs à récolter la veille, et tout a été fait en moins de 2 heures.

Le rendement sur les patates récoltées il y a 6 jours est excellent (Margod et Spunta) : les AMAPiens ont récolté 1680 kg de patates (en moins de 2 heures, je le rappelle, d’où l’intérêt d’être nombreux). La différence est ce qu’Aline et moi avons ramassé jusque là, depuis avril.

Les patates primeurs ont logiquement moins de rendement, mais c’est tout à fait normal.

Merci à Priscille, Marie-Odile, Élisabeth, Bernard et Claire, Alain et Françoise, Cindy et Guillaume, Anne-Laure et Loïc, Clara et Louis, Jean-christophe, Louis, et l’aide précieuse de Alfadel et Ahmad, Karine, Laurent, Alain, Will et Audrey, et Julien.
et aux enfants, qui n’ont pas démérité : Armel, Malo, Candice, Leïlou, Tilin, Imaé, Maxence, et Stanley.

Sep 062018
 

Les inondations de juin ont pris leur tribut sur nos choux, malgré tout, même si il n’en reste que la moitié de ceux plantés, ils sont SUPERBES !

Fred a eu l’idée de génie de semer rapidement de l’engrais vert pour combler les trous des choux morts, ce qui magnifie encore plus la culture.

Et les choux sont tellement beaux !!

Tout ça ce sont des heures et des heures de drainage, binage, et traitement avec la bactérie  Bacillus Thuriengensis pour éviter les chenilles …

Mais à la fin, Fred est super content et nous aussi ! 😀

Juil 282018
 

J’ai fait des photos ce matin, suivie de ma bande de chat, mais pas de Ziggy qui aurait bien voulu.

Vous accèderez au diaporama plein de chats mignons en cliquant sur l’image !

Tout est planté, et certaines récoltes sont même déjà terminées.
Le désherbage est à jour et tout est propre !

Juil 212018
 

Toutes les carottes d’hiver à désherber et à éclaircir.

12 planches de 4 rangs et de 50m (750 m2 environ)

C’était crucial de tout faire avant les vacances d’Aline, quand je serais seule à la ferme.

On disposait de 11 jours. Ça a été fait en 6 !! CHAMPIONNES DU MOOOOOOOONDE !!!!

On peut l’avancée des travaux ci-dessous : à droite les 6 planches de la 1ère série, à gauche les 6 planches de la seconde série, semées à 15 jours d’intervalle (l’intérêt est la gestion du désherbage justement). Vous pouvez voir au fur et à mesure qu’on avance (de droite à gauche) que les carottes poussent et les herbes aussi !

On a mis moins de 46 heures en tout (moins de 23 heures à 2).

Aline ramasse la dernière herbe …

et hop ! … on est vachement contentes d’avoir fini !!

Juil 092018
 

(dont la moitié à reculons !)

Et oui ! C’est possible ! Grâce à un de nos outils principaux : la houe maraîchère (ou cultivateur ou pousse-pousse). La nôtre vient de Cecotec, elle est légère et robuste et le sarcloir est d’excellente qualité : on en a un grand qui sert à sarcler les allées et un petit pour les inter-rangs. On a dû changer le grand sarcloir une fois depuis 2010 il a servi énormément pendant + de 6 ans.

Les carottes dans l’herbe, avant les 7 km 100. On a l’impression que c’est très enherbé, mais non en fait. Ce sont juste des grosses herbes (on devait sarcler jeudi dernier mais à cause de la pluie ça n’a pas été possible) et il n’y en a pas tant que ça, la bâche d’occultation a quand même fait son office, même si les inondations nous ont obligés à retravailler le sol et remonter des graines…

Et c’est parti pour 4 heures d’aller-retour. Vous noterez l’astuce bronzage : une tunique transparente sur un bandeau et pas besoin de crème solaire. Et adieu le bronzage agricole

Au bout de 2 heures, fin du sarclage des allées avec la grande lame, déjà moins d’herbe. #fitness : profitez en pour faire des abdos en même temps, en théorie c’est très facile et, bon, y’a que ça à faire. Perso, j’arrête pas d’oublier d’y penser, donc autant dire que c’est pas très réussi cette histoire.

Là c’est quand je commence les 3 derniers inter-rangs de la dernière planche !!! J’en peux plus. MAIS ! astuce bronzage numéro 2 ! Vous remarquerez que j’ai fais les inter-rangs dans l’autre sens de façon à bronzer de l’autre côté !! On ne perd pas le nord.

Après 4 heures ! Ouf c’est fini. Mon fidèle destrier a dégommé la dernière herbe !! Bravo !

(je remets les photos avant après pour qu’on se rend bien compte quand même)

Juin 082018
 

En début de semaine dernière, voyant la liste sans fin des tâches à faire (récoltes, récolte des petits-pois, palissage de 2 séries de tomates, de 2 séries de concombres, paniers, semis, plantations), du désherbage et de la météo annoncée hyper favorable à la levée des mauvaises herbes, j’ai été prise de panique.

Il fallait à tout pris rester à jour de tout pour ne pas risquer d’être débordés au moment des vacances d’Aline (et ouais, ça s’anticipe !).

Du coup j’ai fait la liste du désherbage à faire à tout prix avant aujourd’hui (en 2 semaines donc).

Et on a tenu !! l’objectif de désherber les 2 plus grands champs à notre charge les patates douces et le carottes, est atteint.

Les endives et les céleris pouvaient attendre encore sans problème la semaine prochaine, y’a 3 fois rien et finalement, les petits pois vont être retirés la semaine prochaine.

Voici l’état des cultures <3

Bon, à côté de ça, les courges sont toujours dans le même état, voire pire !!… (mais c’est du ressort de Fred héhéhé). J’aurais préféré pouvoir avancer un peu plus et qu’on fasse une partie de son travail mais on avait trop à faire.

AU SECOURS !

Et puis tout ça s’est fait aussi au détriment du palissage des tomates… Heureusement avec la venue de Capucine la semaine prochaine, ça va être vite réglé !

Bonne nouvelle les melons sont plantés. Il ne reste plus que 2 grosses plantations : poireaux et choux fleurs ce sera fait d’ici 15 jours. Ensuite on se consacre uniquement aux récoltes et désherbage.

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