Avr 172018
 

Aujourd’hui, enfin depuis des jours, il ne pleut pas et il fait chaud.

Du coup tout pousse à fond c’est la folie.

Cette semaine, y’a du monde à la ferme, pour pouvoir faire un maximum de boulot avant les vacances d’Aline. Du coup aujourd’hui, on était 4 avec Maxime et Suzanne en plus, et demain on est même 5, avec Fred !

Aujourd’hui, nous les femmes, on a donc

  • planté 1412 céleris,
  • planté 164 pieds de courgettes dehors,
  • planté 793 patates à purée Spunta (meilleures patates du monde)
  • semé 500 graines de choux de Pontoise, 500 graines de choux de Milan, 1000 graines de choux rouges et 1000 graines de choux blancs,
  • arrosé des tas de trucs et découvert les carottes sous serre qui allaient avoir vraiment trop chaud,
  • désherbé seulement 2 fois 20 mètres de carottes hyper enherbé (les photos parlent d’elles-même, hélas)

Maxime qui est venu exprès pour faire ce qu’on n’avait pas du tout envie de faire, a curé la bauge des biquets et de l’âne (pendant qu’eux se la coulaient douce), une vraie horreur, et refait la fosse de jaugeage qui s’était écroulée par endroits.

Le résumé en images :

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Avr 082018
 

Depuis 1 semaine, c’est l’arrêt technique saisonnier pour la vente des légumes (AMAP, boutique en ligne). C’est à dire qu’on n’arrête de récolter des légumes et que plus personne n’a plus rien à croquer.

Mais pourquoi ?

Et bien tout simplement parce qu’en ce moment à nos latitudes, il est difficile de trouver quelque chose dans les champs : les légumes de conservation d’hiver ont tous (ou presque) été distribués ou alors commencent à vraiment se sentir mal (les poireaux montent, les carottes pourrissent et les patates ramollissent à mort), et ceux d’été ne sont pas encore là, pour certains, même pas encore semés ! Les plantes sont fortement dépendantes de la météo (températures) et de la luminosité pour pouvoir croître, et y’a un moment dans l’année ou ce n’est clairement pas le moment 😀

Oui mais sur le marché, il y a quand même encore un peu quelque chose ! Pourquoi pas à la ferme du hanneton ? 

Nous vendons à + de 98% en AMAP ; soit une centaine de paniers par semaine. Chaque AMAP compte une trentaine ou + de paniers. Il faut donc, 3 fois dans la semaine, récolter pour chaque légume assez de quantité pour remplir 30 paniers minimum. On ne peut pas se contenter d’avoir juste quelques radis, un peu de salades et des patates. Il nous faut de la quantité ET de la variété et encore plus ici car notre exigence nous conduit à proposer à chacun des paniers de qualité et différents d’une semaine sur l’autre.

Bon d’accord. Et ça va durer encore longtemps ? 

6 semaines. C’est la durée qui a été contractualisée dans les AMAPs que nous fournissons en légumes et c’est une durée cohérente par rapport aux cycles des légumes ici dans le nord Sarthe (qui dépend donc de la luminosité et de la température). Je crois me souvenir que c’est une durée qui m’avait été soufflée par mon maître-maraîcher Michel (à la même latitude) et ça c’est avéré parfait pour nous.

On essaie depuis plusieurs années d’arrêter les récoltes et distribution de façon régulière du 1er avril au 15 mai, qui sont des bonnes dates pour nous. C’est “assez tard” pour pouvoir écouler tout le stock et surtout avoir pu faire pousser un peu de frais et de primeur avant l’arrêt pour laisser tout le monde avec un bon goût en bouche : des radis, du mesclun…. Et ça reprend au moment où on est à peu près sûr d’avoir de la diversité avec tous les primeurs : carottes, petits-pois, navets, salades, mesclun, radis, patates nouvelles et même courgettes, et rapidement des concombres !

6 semaines !!! Mais vous faites quoi pendant ce temps là, vous partez en vacances au moins ?

Et non ! On travaille plutôt beaucoup ! Il y a tout à mettre en place donc beaucoup de semis et de plantations à faire, la préparation du sol, et déjà pas mal de désherbage ! On ne chôme pas.

Voici déjà, en partie, ce qu’on a fait cette première semaine :

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Et si 6 semaines, ça ne va pas ? 

On est très bien organisé, et l’exploitation est bien rodée alors ça limite les risques. Mais, ça peut arriver ! C’est que la météo a été très mauvaise pour les plantes (trop froid trop longtemps) et donc qu’ils poussent pas ou très mal ; ou pour le sol (trop de pluie pendant trop longtemps) et donc qu’on n’a pas pu travailler correctement dans les champs. Dans ce cas, c’est déjà arrivé 1 fois, on repousse la reprise des récoltes et des distributions. C’est une chose permise dans la charte des AMAP, mais de toute façon il serait difficile de faire autrement. Et pour compenser, dès que la production repart, on fait des paniers un peu plus gros.

Il est aussi arriver tout l’inverse, qu’il commence à y’avoir des tas de légumes un peu avant. Dans ce cas, si on reprend les récoltes et livraisons avant la fin des 6 semaines du contrat, les AMAPiens paient les paniers supplémentaires reçus.

Le plus souvent l’arrêt technique saisonnier est bien de 6 semaines et l’expérience nous permet de pérenniser encore mieux ces dates !

Tout ça pour repartir au mieux sur une saison de beaux légumes bio !

Avr 062018
 

Rappel sur le désherbage thermique : “C’est par un choc thermique que les parties aériennes des mauvaises herbes sont détruites. En effet, en élevant la température des feuilles des mauvaises herbes jusqu’à environ 80°C, on provoque l’éclatement des cellules végétales par la coagulation des protéines. Les feuilles perdent donc leur rigidité et se dessèchent rapidement, entraînant la mort de la plante ou son affaiblissement.” (sur le site de Cecotec)

Suite à notre premier essai, on en était là :

  • il fallait un nouveau désherbeur avec 1 seul brûleur pour pouvoir resserrer les capots de façon à passer dans nos interrangs pour les cultures sur 4 rangs (environ 25 cm d’écart),
  • il nous fallait trouver comment bien fixer la canne du brûleur dans le sytème de fixation du capot pour ne pas qu’elle bouge et qu’on puisse aller bien droit.

Alors déjà on a racheté un brûleur Foker 35, qu’on a reçu en début de semaine. Puis Aline a bricolé pour fixer correctement et durablement la canne sur le support des capot. En fait, on a dû raccourcir le tuyau de gaz fourni pour ne pas qu’il traine par terre quand on a la bonbonne sur le dos. Du coup il nous restait plein de tuyau en caoutchouc, parfait pour faire un espèce de joint, et ça tient PARFAITEMENT ! Merci Aline !

Ensuite on a réglé l’entraxe sur une culture à 4 rangs, ici des carottes, qu’on venait de désherber à la main 😀

Puis direction les épinards, qu’on n’avait donc pas pu désherber l’autre jour. Aline commence direct, elle est trop trop pressée ça fait 1 semaine qu’elle attend ça ! 

Mais ce n’est pas la bonne position, il s’avère qu’en tirant le désherbeur, c’est quand même beaucoup moins pénible !

L’ensemble est bien maintenu ce qui fait qu’on va facilement bien droit entre les rangs. C’est parfait !

On peut maintenant désherber à l’allure normale :

Et les mauvaises herbes ne peuvent résister devant ce beau brûleur, ça les fait fondre !

Résultat : pas de surprise c’est le résultat attendu en désherbage thermique (cliquez pour agrandir). Mais les épinards n’ont subit AUCUN dommage ! Merci les capots +4 :

Ergonomie : +4 ! Très aisé et pas pénible de tirer son désherbeur sur roue. Et +4 pour le bricolage d’Aline <3

Total horaire : +10 (c’est dire !) pour le gain énorme !!!!  Avec les essais du début et un problème de réglage de la pression + le vent qui a éteint le brûleur un grand nombre de fois au début : 1 heure pour désherber 4 planches de 50m (donc 12 interrangs) au lieu de 2 heures par planche si on le fait à la main. Pas de changement de bonbonne en court de route (les bonbonnes baissent en pression et givrent ce qui fait qu’on doit en échanger fréquemment et attendre que la première re-chauffe et remonte en pression : Aline ne se déplace JAMAIS sans 2 bonbonnes minimum). Le temps peu donc être facilement réduit, maintenant que c’est hyper bien maîtrisé !

TOTAL : +18 ! C’est la folie !

On est ravi de ce nouveau brûleur qui ne serait rien sans le capot de protection ! Merci Cecotec pour ce superbe outil !

Tout le matériel  : brûleur, capot de protection et porte bonbonne dorsal sont disponibles chez Cecotec.

Mar 302018
 

L’AMAP de Lombron c’est tous les vendredis à la ferme et c’est super sympa.

(en attendant les AMAPiens)

Cette semaine, les paniers contenaient : des poireaux, du mesclun, des panais, des carottes et des patates.

petit panier à gauche et gros panier à droite

Et quand la récolte le permet, il reste même des légumes gratuits à disposition !

Pour rejoindre l’AMAP de Lombron, contactez Florence !

Mar 222018
 

Vous vous souvenez sûrement du désherbeur thermique et de son efficacité. C’est un désherbeur assez simple, et un des plus légers, car s’utilise avec des cubes. Nous avons choisi le Foker 45 de Cecotec car avec le double brûleur, il couvre une plus grande surface et permet un travail plus rapide. Côté ergonomie, c’est le mieux avec le porte-bonbonne dorsal, vendu également par le même fabricant.

Fred a augmenté l’ergonomie en nous rajoutant une poignée car à porter à bout de bras, c’est vite fatigant :

 

Ce désherbage est très efficace mais avec le matériel qu’on avait jusque-là, ne pouvait être effectué que sur des planches nues c’est à dire juste avant que plantes ne sortent de terre (j’ai déjà expliqué ça par ailleurs). Bon, ok, on fait aussi ça comme des barbares dans les champs de poireaux qui on des bonnes têtes de poireaux bien développés, quand, après 3 mois de désherbage du mouron dans les carottes, on devient folle et qu’on veut éradiquer cette sale engeance. Résultat ? On pue le poireaux cramé pendant des jours (et les poireaux font légèrement la gueule).

Toujours est-il que imaginer pouvoir faire un désherbage rapide, debout, dans une culture en place, était un rêve que nous caressions….

Et là, le truc complètement foufou c’est que suite à des articles incluant du matériel acheté chez eux, qui leur a amené des clients (ou peut-être grâce à la prestation magnifique de Suzanne dont on ne peut se lasser), la société Cecotec nous a proposé un partenariat : du matos offert en échange de retour sur expérience (que de toute façon j’aurais fait). Le capot de protection pour le désherbeur thermique ! C’était ça qui allait pouvoir réaliser notre rêve* !!!

On a donc testé notre nouvel outil hier. Voici le montage (sans notice et en croyant qu’on allait faire ça les doigts dans le nez, mais en fait, non :D. Ah ! la prétention de la jeunesse !)

 

 

Pour le test, on a choisit de faire ça dans les bettes qui sont plantées sur 3 rang, donc avec un interrang assez large de 40 cm environ.

Et on peut voir l’efficacité du désherbage :

Ouh ! c'est chaud !

 

Les feuilles de bettes qui traînaient à terre sont cramées, mais de toute façon, on ne les récolte pas. Et le plus important c’est surtout que le mouron a pris une sacrée branlée AHAHAHAHAHA !

Après cet essai enthousiaste, on a réglé l’écart entre les plaques/roues de protection du capot au plus serré pour le tester sur le semis d’épinards qui venait juste de sortir (on vit DANGEREUSEMENT !!!). Ils sont semés sur 4 rangs donc avec un interrang de 25 cm environ. Bon, on a vite laissé tomber, les roues se retrouvent quasi dans le rang et risquaient d’écrabouiller les plantules :

 

Résultat de ce premier test : Aline était trop contente du résultat sur les bettes ! Et moi aussi.

On était déçue de ne pas pouvoir l’utiliser sur des planches à 4 rangs, qui concernent la majorité de nos cultures, mais notre déception n’a pas duré plus de 10 minutes, on a décidé de résoudre le problème en achetant un désherbeur supplémentaire à 1 buse sur lequel on montera définitivement le capot de protection. On aura donc un désherbeur bourrin à 2 buses à utiliser sur la totalité de la planche et 1 désherbeur de précision avec lecapot pour désherber en interrang et pendant la culture.

Pour l’ergonomie de la prise en mains : +4 ! On apprécie que le capot soit constitué de roues qui permettent de poser le désherbeur thermique ! Fini de le porter à bout de bras ! (on a beau être musclée et costaude, porter un truc à bout de bras, c’est quand même pas une partie de plaisir).

Pour l’efficacité globale : +4 ! Le capot de protection protège réellement de la chaleur les plantes qui sont à l’extérieur, même collé-serré. La plante va se faire couper en deux par la roue et brûler à l’intérieur du capot mais à l’extérieur, elle reste fraîche comme une rose.

Pour la rapidité du désherbage : +3. Y’a que Fred sur son tracteur qui fasse mieux.

-2 pour un problème de conception qui doit pouvoir se régler facilement :  le capot coulisse sur la tige du désherbeur. Du coup, quand on pousse le désherbeur pour pousser l’ensemble, on ne maîtrise pas le trajet des roues. 

-0,5 pour les plastiques de protection sur la tige horizontale du capot qui ont fondu à la première utilisation

Total : +8,5 ! C’est un outil pratique, efficace et qui permet de gagner du temps** !

De notre côté, il faut qu’on maîtrise le trajet du désherbeur quand il est monté avec le capot. Notre objectif est, vous l’aurez compris, d’éradiquer définitivement le mouron qui reste la seule adventice à nous résister.

 

À suivre donc quand on aura constitué notre parc de désherbeurs et qu’on aura pu faire un test complet sur des planches à 4 rangs et des cultures fragiles…

*Oui alors en fait, il faut que j’avoue, c’est Aline qui se tape tout le désherbage thermique.

**Surtout si c’est Aline qui le fait 😀

Mar 152018
 

Quelques semis rapides d’aujourd’hui en image.
Semis de bettes.
La semis indirect permet de préparer les planches bien propres dehors tranquillement pendant ce temps là, et au moment de la plantation, de choisir les plus belles bettes. Plantation dans 4 semaines dehors, 1 planche / 3 rangs / 30 cm. Ça suffit pour 1 centaine de panier pour toute la saison (on en met 1 fois par mois par AMAP).

Semis de salades et d’aromates. 

Les salade sous serres sont plantées tous les 25 cm, dehors plutôt 30 cm (sauf quand on n’a plus de place). Les aromates sont plantés au milieu des bettes (persil, ciboulette, qu’on fait par an 1 fois pour dehors et 1 fois sous serre comme les bettes ; coriandre 1 fois et seulement dehors), ou des tomates (basilic, aneth).

Interlude

Semis de courgettes (pour la serre)

Plantation dans 3 semaines sur 2 rangs espacés de 60cm, 1m sur le rang. On peut planter plus serré sous serre (c’est 1 rang en plein champ) car la culture ne reste pas très longtemps et donc y’a moins de développement de maladie cryptogamique.

Mar 142018
 

Les deux derniers WE on a rebâché les 2 serres dont les bâches n’avaient pas encore été changées. On peut voir sur les photos qu’elles sont très sombres et rouges : c’est l’eau de la nappe qui nous sert à irriguer qui est ferrugineuse. Dans le coin toutes les serres maraîchères ont cette couleur. Rapidement cela rend la bâche occultante (et c’est pas ce qu’on veut pour les légumes qui poussent dessous).

Grâce aux AMAPiens, on dispose de la main-d’oeuvre importante nécessaire pour ce genre de chantier. C’est inestimable.

Concernant la technique, comme il y a déjà eu plusieurs bâches de changées, j’ai déjà décrit le processus sur cet article et celui-là

Il y a déjà eu la première serre à rebâcher, la plus facile :

Puis la seconde, sans possibilité de manoeuvrer autour (elles ont été montées – pas par nous- trop serrées les unes aux autres) et avec quand même notablement plus de vent

Les enfants des AMAP grandissent aussi au fil des saisons, la preuve avec Jalil qui entre 3 et 7 ans a pris pas mal de cm (mais utilise toujours la même pelle) !

Merci à l’équipe 1 : Bernard, Vincent, Louis, Anne-Laure, Eric, Stéphane, Claude, Louis et Clara, Adrien, Lynda, Thierry et Henzo, Christophe et Maxime.

Merci à l’équipe 2 : Amanda, Vincent, Stéphane, Claude, Guillaume P., Guillaume M., Perrine et Jalil, Claire et Bernard, Yoann, Laurent, Magali et Joël.

Merci à Magali et Henzo pour les photo !

Mar 132018
 

L’AMAP de Changé, c’est tous les mardis à la mairie ! Contactez Marie-Odile pour plus de renseignements.

 

Mar 092018
 

Cette semaine on a planté une douzaine de planches (et on a récolté les premiers radis !). C’est la reprise de la saison, pour de bon !

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Mar 062018
 

La semaine dernière, IMPOSSIBLE de récolter des poireaux. Le sol était gelé sur 20 cm de profondeur.

Cette semaine, c’est … possible…

(remarquez le sourire ravi de la fermière)

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