Nov 222018
 

Ça fait déjà un petit moment que je veux écrire cet article sur le temps de travail. Ceci afin de donner une idée de l’ampleur du travail effectué dans une ferme maraîchère, et surtout la répartition annuelle : l’été qui n’est pas le temps des vacances, et pour cause, et l’hiver qui n’est pas si calme que ça !

Les graphiques présentés concernent les 3 dernières années (2015-2017) ; qui sont des années de routine, c’est à dire qu’on a dépassé (et depuis un moment d’ailleurs), les 1ères années qui sont encore plus chronophages.

Ici, parce que je suis une tarée de l’organisation, et parce qu’Aline et moi travaillons de la même façon et avons une mécanique de binôme très fluide ; le temps de travail est hyper optimisé.  De plus, depuis notre installation en 2010, nous notons tous les temps de travail ; si bien que très rapidement, j’ai pu caler très exactement ce qu’on avait le temps de faire en 1 journée de travail. Le travail est organisé annuellement sur l’agenda en ligne pour les semis/plantations, travail du sol et récoltes (publics) ; puis à la semaine chaque dimanche soir (voir par exemple ici le programme de la semaine prochaine), et quotidiennement tous les soirs pour le lendemain. Le biais de ce genre de fonctionnement, c’est que dès qu’il y a un grain de sable, ça fout toute la semaine de travail en l’air et qu’on râle pendant des jours.

L’ensemble du travail est réparti selon les catégories suivantes :

  1. travail du sol (exclusivement Fred)
  2. semis/repiquage/plantation (Delphine + Aline)
  3. engrais/traitement (exclusivement Fred)
  4. désherbage (Delphine + Aline, quelquefois Fred)
  5. irrigation (dans la gestion quotidienne, effectué par Aline ; programmée et organisé par Delphine)
  6. entretien (tout le monde)
  7. récolte (Delphine +Aline)
  8. préparation/vente : il y a 2 livraisons par semaine (AMAPs de Changé et La Madeleine). Depuis 2017, Aline en fait 1 sur 2, alternativement le mardi et le jeudi. Le vendredi la permanence de l’AMAP de Lombron est assurée par 1 AMAPien + Delphine (qui se permet quelques fois dans l’année de ne pas y être)
  9. administratif : exclusivement Delphine

Les stagiaires et saisonniers effectuent le même travail qu’Aline et Delphine. Les AMAPiens donnent un GROS coup de main tous les ans à l’automne sur les grosses récoltes (patates, patates douces et courges) et plus épisodiquement au printemps pour des bâches de serre.

Par ailleurs, cette répartition existe également pour chaque légumes pour calculer les prix de revient de chaque culture.

Pour l’analyse des graphiques, il est nécessaire de savoir :

  • la surface de maraîchage est de 1,5 ha serres comprises ; mais nous entretenons également des haies, des arbres, nous occupons des animaux (qui eux, ne font rien du tout)…
  • nous produisons une quarantaine de légumes toute l’année ; pour une centaine de paniers
  • nous livrons les AMAPs toute l’année à l’exception de 6 semaines entre le 1er avril et le 15 mai (en général), pendant lesquelles il n’y a plus assez de légumes pour 100 paniers
  • nous sommes 3 UTH toute l’année : Delphine pour environ 1,3 temps plein, Fred pour environ 0,3 temps plein et Aline pour 0,7 temps plein puis 0,8 à partir du 01/01/2017. Parfois (rarement) nous avons des stagiaires, et quand les finances le permettent et qu’on en trouve, 1 saisonnier pendant 5 semaines l’été
  • le sol est très sableux ce qui facilite et donc rend plus rapide certaines tâches
  • les journées de travail de production (“dans les champs”) d’Aline et Delphine sont calées sur les horaires d’Aline : 10h-16h du 15 octobre au 30 avril et 9h-17h30 du 1er mai au 14 octobre (hors livraison)
  • Fred travaille en fait à l’extérieur et donc travaille le soir et le samedi
  • Depuis le début Delphine a décidé de ne JAMAIS travailler le dimanche (ce qui exclu les ventes le lundi et impose un rythme) (et tant pis pour les légumes, mais il faut savoir se ménager)
  • Delphine travaille le samedi matin 9 mois sur 12 et toute la journée de mi-avril à fin juillet inclus
  • Delphine et Fred partent en vacances en février. Les vacances et les WE c’est super, mais c’est une surcharge de boulot avant et parfois après
  • Il arrive, 2-3 fois dans l’année, qu’on laisse simplement tomber le travail, même Aline qui est salariée pendant ce temps-là aussi, et qu’on parte de la ferme faire autre chose (ensemble parce qu’on s’entend super bien). Ça évite de péter les plombs. Ça arrive, un peu plus souvent, qu’on termine plus tôt parce qu’on n’a plus rien à faire
  • Fred et Aline ont des tâches qui sont exclusivement les leurs (voir la liste des catégories) : cela me permet de libérer mon cerveau ; c’est important
  • En 2015 on n’a eu aucun stagiaire et pas de saisonnier
  • En 2016 on n’a eu 1 saisonnier en août et pas de stagiaire
  • En 2017 on a eu 5 stagiaires (l’hallu !) et 1 saisonnier en août

Passons enfin au vif du sujet ! Autant que possible pour chaque type de graphique, l’axe des ordonnées est sur la même échelle pour faciliter la comparaison.

Répartition du travail total sur l’année

(cliquez sur les graphiques pour les voir en gros)

On peut voir que le rythme est soutenu toute l’année (hors nos vacances) ; et encore plus de mi-mai à fin août. L’arrêt des livraisons de paniers de la semaine 14 à la semaine 20 n’est pas synonyme de calme !!!

Tous les ans il y a des gros pics (récoltes des courges et patates/patates douces) et des gros creux  quand Fred et moi sommes en vacances ou malades. Quand c’est Aline qui n’est pas là, le boulot est quand même fait, donc si on n’a pas de saisonnier, on travaille +.

On voit que la moyenne de travail a augmenté d’année en année sur ces 3 années-là. Ça tient principalement à l’augmentation du nombre de travailleurs sur ces 3 années : être 1 ou 2 personnes de + ne signifie pas que le travail se fait 1,5 ou 2 fois plus rapidement. Il y a toujours un temps de formation qui s’ajoute et on ne peut pas demander aux intervenants ponctuels d’être aussi rapides que nous. Mais bien sûr, la plupart du temps c’est du travail en moins pour moi et c’est déjà pas mal.

Répartition du travail entre travailleurs

(pour rappel un temps plein 35 heures, c’est 1607 heures de travail annuel et 5 semaines de congés payés)

Sans surprise, c’est l’exploitante qui travaille le plus ;). Quand Fred travaille beaucoup, c’est qu’en fait il est en vacances… Ça craint non ? Ce sont d’ailleurs ces reports d’heures qui m’ont permis de me rendre compte que Fred travaillait beaucoup trop et que je tente depuis 3 ans de diminuer sa charge de travail. C’est pas évident du tout ! (d’ailleurs manifestement, c’est un échec).

On voit que quand on a des saisonniers/stagiaires/AMAPiens, leur part dans le travail est très loin d’être négligeable.

Aline travaille 20 heures (22 depuis 2017) par semaine sur les horaires d’hiver et 30 heures (32 depuis 2017) par semaine l’été. Fred est sur une moyenne de 12 heures/semaine sur l’année, mais très variable ; Delphine entre 40 et 47 heures/semaine selon les années et avec moins de variabilité, qui s’explique parce que quand y’a moins à faire dehors, je fais plus de tâches administratives.

À savoir : un maraîcher seul sur sa ferme travaille en moyenne entre 37 heures par semaine (période creuse) et 59 heures.

Répartition du travail par tâche

Ce qui me saute au yeux, parce que je n’en avais pas conscience, c’est que l’entretien prend pas mal de temps ! L’entretien, c’est aussi bien le montage d’une serre (premières semaines de 2017) que les ouvertures/fermetures de portes tous les jours au printemps et à l’automne, le balayage du bâtiment toutes les semaines, les haies à nettoyer, le matériel à réparer…

On voit clairement que le principal du travail se situe dans la production et c’est rassurant : travail du sol + semis/plantation + traitement et engrais + désherbage + récoltes c’est une bonne moitié du temps de travail total.

Le temps d’irrigation (ouvrir/fermer des vannes toute la journée) n’est pas négligeable et est directement lié à la météo de l’année.

Le temps de travail administratif est important (30 à 40% de mon temps de travail ; 15% du temps de travail total). J’avais comme ressenti 2h/jour hors WE mais ça, ça devait être en 2015 (500 heures dans l’année environ). Depuis c’est plutôt 2,5h/jour avec 700 heures à l’année. La différence s’explique entre autres par la création fin 2015 de la boutique en ligne et donc du travail supplémentaire que cela m’octroie (gérer les commandes, faire de la pub, faire le webmaster…). C’est beaucoup comparé à d’autres fermes ; mais ce temps qui me sert aussi à organiser “à la perfection” le temps de production et permet de réduire ce dernier (et donc la pénibilité). C’est aussi parce que le système d’AMAP nécessite beaucoup d’anticipation, et énormément de communication.

tout ça c’est bien beau, mais ça m’a crevé !

Oct 252018
 

Certains légumes sont très appétant pour les mouches. Ils les attirent, elles pondent dessus ou dedans et à la fin, les légumes ont des vers.

Évidement, dans ce cas, on ne les vend pas et on ne les consomme pas non plus d’ailleurs.

C’est le cas des carottes, des navets, des radis, des rutabagas, …

Aussi, ce sont des cultures qu’on couvre systématiquement d’un voile (type voile de forçage) pour certains tout au long de la culture (pour d’autres, carottes, radis par exemple, selon la saison la protection n’est pas nécessaire soit parce qu’il fait trop chaud soit trop froid pour les mouches).

Chez nous les navets, qui sont extrêmement appétants (plus que les carottes) sont minutieusement couverts du semis à la fin de la récolte. Et même quand on est en session de désherbage, on ne découvre que la partie qu’on est en train de désherber (on ne prend pas à ce point de précaution pour les carottes). Malheureusement, cette année, la pression de mouche a probablement été très forte, + que d’habitude ; comme on peut le voir :

un bien beau navet… mais véreux ! 

Du coup à la récolte, on perd 1/3 des navets ! La plupart véreux mais aussi un peu de fibreux (qu’on ne met pas à la vente non plus, c’est pour ça que nos navets sont vraiment très bons !). On sent qu’ils sont fibreux quand on n’arrive pas à couper la radicelle sans forcer (I.E. la tige poilue sur la droite du navet, sur la photo précédente).

Voilà la résultat de la récolte d’hier : 🙁 Tout ça d’arraché, trié, … pour le tiers seulement (et encore ?) mis en caisse. Tout ça c’est aussi beaucoup TROP de temps de récolte, du coup. Et un mauvais rendement.

Dès qu’on défait le voile, on tombe sur des fanes piquetées de trous. Je ne sais pas vous dire si ce sont des mouches ni même les mêmes mouches qui sont dans les navets et qui boulottent les feuilles, mais toujours est-il que d’expérience, quand les feuilles sont bouffées, les navets sont véreux. Et les maraîchères… DÉ-GOU-TÉES !!

Alors pourquoi, malgré le voile, avons-nous cette année de tels ravages ?

La réponse est À CAUSE DES MAUDITES CHATTES !! Car, voyez-vous, les voiles de protection, qui chatoient dans le soleil, jouent à faire des vagues avec le vent, C’EST SUPER !! Manifestement, le meilleur jeu de la terre, surtout qu’en plus de sauter sur les vagues, on peut se cacher dedans et attraper les souris AU TRAVERS. Je vous laisse imaginer les dégâts des griffes de chat sur un voile de 19 μm d’épaisseur.

Résultats, quelques trous dans le voile qui ne sont pas gênants d’habitude, mais qui une année de forte pression (merci la météo) permettent des accès à qui veut dans les navets.

 

Pour voir la tête de la mouche du navet, c’est ici.

Oct 242018
 

Nos haricots rames sont des gros haricots jaune et plats à gros grains, mangetout et sans fil. Ils sont absolument fabuleux et sont délicieusement fondant. Comme c’est une semence fermière dont le nom nous était inconnu, on l’appelle “Jeuland” du nom de la personne qui nous l’a fait découvrir. (Merci Louis !).

Du coup, si on veut en avoir d’une année sur l’autre, il faut qu’on reproduise les graines. Aussi, tous les ans, on fait 3 planches de 2 rangs, dont 1 rang dédié à la semence.

Cette année était une très bonne année pour les haricots rames et on a récolté sur cet unique rang 25 kg de gros haricots bien remplis de graines

25 kg de haricots frais ça fait…. 7-8 kg de graines !! (et autant d’heures de travail).

C’est Capucine (qui est revenue en stage pour une semaine) qui s’occupe essentiellement de ce chantier. Il colle parfaitement à son sujet de dossier qui porte sur l’intérêt de faire son plant à partir des graines ou de préférer l’acheter.

On laisse sécher les graines avant de les mettre en sac, puis 2 jour au congélateur pour tuer toutes les larves de ravageur qui pourraient s’y trouver ; et enfin on stockera tout ça.

Une autre technique consiste à laisser sécher les haricots, et à les écosser ensuite (ça peut être fait mécaniquement d’ailleurs). L’écossage est alors plus rapide. L’inconvénient à cette saison c’est que ça sèche très mal sans séchoir, et qu’on perd la moitié des graines qui pourrissent.

Mai 312018
 

Hier, on a planté les choux sous le regard avisé et attentif de notre famille de chats. 

champs des choux à gauche, pépinière de choux à droite. emplacement stratégique. (clic pour agrandir)

Concrètement, on arrache les choux, on les mets dans les seaux, on va dans notre champs, on plante les choux dans les sillons que Fred a creusés, pif paf pouf.

1 rang de environ 50m, c’est un peu moins de 100 choux et c’est planté en 20 minutes (arrachage compris).

On arrose bien bien bien, on ne stresse pas même si les choux ont l’air de mourir et après-demain tout ira mieux.

On protège de l’altise avec un voile jusqu’à ce qu’ils soient assez gros pour se défendre tous seuls.

Bilan : (en 5:30 avec les voiles)

  • 384 choux blancs Candela
  • 187 choux de Milan de Lorient
  • 192 choux de Pontoise Deadon
  • 389 choux rouge Rodynda.

Pendant ce temps là, Anne-Laure et Claude nous ont filé un coup de main précieux en sarclant les échalotes et oignons. Merci énormément !

Mai 042018
 

Avec le muguet, y’a aussi la millasse et le pourpier qui sont sortis en force !

Il est donc à nouveau temps de désherber les carottes (pas fait depuis au moins 10 jours !! 😀 ).

Comme César a insisté, c’est lui qui s’y colle et ça me permet de donner des nouvelles explications sur l’utilisation de la houe maraîchère (cultivateur) de Cecotec

Prêt pour les explications ? Alors, l’aller :

Et le retour parce qu’il faut bien fignoler et éviter que ce sur quoi on a marché à l’aller se replante…

 

(notez les merveilleuses prestations de César)

César a vaincu la millasse, le pourpier, le mouron et la bête !

Maintenant on remet les voiles partout pendant que les enfants prennent un repos (et une glace) bien mérités.

Avr 062018
 

Rappel sur le désherbage thermique : “C’est par un choc thermique que les parties aériennes des mauvaises herbes sont détruites. En effet, en élevant la température des feuilles des mauvaises herbes jusqu’à environ 80°C, on provoque l’éclatement des cellules végétales par la coagulation des protéines. Les feuilles perdent donc leur rigidité et se dessèchent rapidement, entraînant la mort de la plante ou son affaiblissement.” (sur le site de Cecotec)

Suite à notre premier essai, on en était là :

  • il fallait un nouveau désherbeur avec 1 seul brûleur pour pouvoir resserrer les capots de façon à passer dans nos interrangs pour les cultures sur 4 rangs (environ 25 cm d’écart),
  • il nous fallait trouver comment bien fixer la canne du brûleur dans le sytème de fixation du capot pour ne pas qu’elle bouge et qu’on puisse aller bien droit.

Alors déjà on a racheté un brûleur Foker 35, qu’on a reçu en début de semaine. Puis Aline a bricolé pour fixer correctement et durablement la canne sur le support des capot. En fait, on a dû raccourcir le tuyau de gaz fourni pour ne pas qu’il traine par terre quand on a la bonbonne sur le dos. Du coup il nous restait plein de tuyau en caoutchouc, parfait pour faire un espèce de joint, et ça tient PARFAITEMENT ! Merci Aline !

Ensuite on a réglé l’entraxe sur une culture à 4 rangs, ici des carottes, qu’on venait de désherber à la main 😀

Puis direction les épinards, qu’on n’avait donc pas pu désherber l’autre jour. Aline commence direct, elle est trop trop pressée ça fait 1 semaine qu’elle attend ça ! 

Mais ce n’est pas la bonne position, il s’avère qu’en tirant le désherbeur, c’est quand même beaucoup moins pénible !

L’ensemble est bien maintenu ce qui fait qu’on va facilement bien droit entre les rangs. C’est parfait !

On peut maintenant désherber à l’allure normale :

Et les mauvaises herbes ne peuvent résister devant ce beau brûleur, ça les fait fondre !

Résultat : pas de surprise c’est le résultat attendu en désherbage thermique (cliquez pour agrandir). Mais les épinards n’ont subit AUCUN dommage ! Merci les capots +4 :

Ergonomie : +4 ! Très aisé et pas pénible de tirer son désherbeur sur roue. Et +4 pour le bricolage d’Aline <3

Total horaire : +10 (c’est dire !) pour le gain énorme !!!!  Avec les essais du début et un problème de réglage de la pression + le vent qui a éteint le brûleur un grand nombre de fois au début : 1 heure pour désherber 4 planches de 50m (donc 12 interrangs) au lieu de 2 heures par planche si on le fait à la main. Pas de changement de bonbonne en court de route (les bonbonnes baissent en pression et givrent ce qui fait qu’on doit en échanger fréquemment et attendre que la première re-chauffe et remonte en pression : Aline ne se déplace JAMAIS sans 2 bonbonnes minimum). Le temps peu donc être facilement réduit, maintenant que c’est hyper bien maîtrisé !

TOTAL : +18 ! C’est la folie !

On est ravi de ce nouveau brûleur qui ne serait rien sans le capot de protection ! Merci Cecotec pour ce superbe outil !

Tout le matériel  : brûleur, capot de protection et porte bonbonne dorsal sont disponibles chez Cecotec.

Avr 042018
 

Du coup à la fin, les inspecteurs des travaux finis sont mécontents.

(il va sans dire qu’on sait c’qu’on fait et que finalement, à la fin, c’est pas le plus beau semis du monde, mais on a le résultat attendu : plein de mesclun et pleins de bottes de radis)

(on a même fait pire, des fois, les dates de semis ne peuvent plus être repoussées)

(on va même certainement faire pire la semaine prochaine si on veut qu’il y ai autre chose dans notre mesclun que de la salade et des épinards pour 1 AMAP au lieu de 3)

EDIT du 10/04 une semaine après : finalement pas mal !

semis de radis semis de salade et épinards pour le mesclun

 

Mar 222018
 

Vous vous souvenez sûrement du désherbeur thermique et de son efficacité. C’est un désherbeur assez simple, et un des plus légers, car s’utilise avec des cubes. Nous avons choisi le Foker 45 de Cecotec car avec le double brûleur, il couvre une plus grande surface et permet un travail plus rapide. Côté ergonomie, c’est le mieux avec le porte-bonbonne dorsal, vendu également par le même fabricant.

Fred a augmenté l’ergonomie en nous rajoutant une poignée car à porter à bout de bras, c’est vite fatigant :

 

Ce désherbage est très efficace mais avec le matériel qu’on avait jusque-là, ne pouvait être effectué que sur des planches nues c’est à dire juste avant que plantes ne sortent de terre (j’ai déjà expliqué ça par ailleurs). Bon, ok, on fait aussi ça comme des barbares dans les champs de poireaux qui on des bonnes têtes de poireaux bien développés, quand, après 3 mois de désherbage du mouron dans les carottes, on devient folle et qu’on veut éradiquer cette sale engeance. Résultat ? On pue le poireaux cramé pendant des jours (et les poireaux font légèrement la gueule).

Toujours est-il que imaginer pouvoir faire un désherbage rapide, debout, dans une culture en place, était un rêve que nous caressions….

Et là, le truc complètement foufou c’est que suite à des articles incluant du matériel acheté chez eux, qui leur a amené des clients (ou peut-être grâce à la prestation magnifique de Suzanne dont on ne peut se lasser), la société Cecotec nous a proposé un partenariat : du matos offert en échange de retour sur expérience (que de toute façon j’aurais fait). Le capot de protection pour le désherbeur thermique ! C’était ça qui allait pouvoir réaliser notre rêve* !!!

On a donc testé notre nouvel outil hier. Voici le montage (sans notice et en croyant qu’on allait faire ça les doigts dans le nez, mais en fait, non :D. Ah ! la prétention de la jeunesse !)

 

 

Pour le test, on a choisit de faire ça dans les bettes qui sont plantées sur 3 rang, donc avec un interrang assez large de 40 cm environ.

Et on peut voir l’efficacité du désherbage :

Ouh ! c'est chaud !

 

Les feuilles de bettes qui traînaient à terre sont cramées, mais de toute façon, on ne les récolte pas. Et le plus important c’est surtout que le mouron a pris une sacrée branlée AHAHAHAHAHA !

Après cet essai enthousiaste, on a réglé l’écart entre les plaques/roues de protection du capot au plus serré pour le tester sur le semis d’épinards qui venait juste de sortir (on vit DANGEREUSEMENT !!!). Ils sont semés sur 4 rangs donc avec un interrang de 25 cm environ. Bon, on a vite laissé tomber, les roues se retrouvent quasi dans le rang et risquaient d’écrabouiller les plantules :

 

Résultat de ce premier test : Aline était trop contente du résultat sur les bettes ! Et moi aussi.

On était déçue de ne pas pouvoir l’utiliser sur des planches à 4 rangs, qui concernent la majorité de nos cultures, mais notre déception n’a pas duré plus de 10 minutes, on a décidé de résoudre le problème en achetant un désherbeur supplémentaire à 1 buse sur lequel on montera définitivement le capot de protection. On aura donc un désherbeur bourrin à 2 buses à utiliser sur la totalité de la planche et 1 désherbeur de précision avec lecapot pour désherber en interrang et pendant la culture.

Pour l’ergonomie de la prise en mains : +4 ! On apprécie que le capot soit constitué de roues qui permettent de poser le désherbeur thermique ! Fini de le porter à bout de bras ! (on a beau être musclée et costaude, porter un truc à bout de bras, c’est quand même pas une partie de plaisir).

Pour l’efficacité globale : +4 ! Le capot de protection protège réellement de la chaleur les plantes qui sont à l’extérieur, même collé-serré. La plante va se faire couper en deux par la roue et brûler à l’intérieur du capot mais à l’extérieur, elle reste fraîche comme une rose.

Pour la rapidité du désherbage : +3. Y’a que Fred sur son tracteur qui fasse mieux.

-2 pour un problème de conception qui doit pouvoir se régler facilement :  le capot coulisse sur la tige du désherbeur. Du coup, quand on pousse le désherbeur pour pousser l’ensemble, on ne maîtrise pas le trajet des roues. 

-0,5 pour les plastiques de protection sur la tige horizontale du capot qui ont fondu à la première utilisation

Total : +8,5 ! C’est un outil pratique, efficace et qui permet de gagner du temps** !

De notre côté, il faut qu’on maîtrise le trajet du désherbeur quand il est monté avec le capot. Notre objectif est, vous l’aurez compris, d’éradiquer définitivement le mouron qui reste la seule adventice à nous résister.

 

À suivre donc quand on aura constitué notre parc de désherbeurs et qu’on aura pu faire un test complet sur des planches à 4 rangs et des cultures fragiles…

*Oui alors en fait, il faut que j’avoue, c’est Aline qui se tape tout le désherbage thermique.

**Surtout si c’est Aline qui le fait 😀

Mar 152018
 

Quelques semis rapides d’aujourd’hui en image.
Semis de bettes.
La semis indirect permet de préparer les planches bien propres dehors tranquillement pendant ce temps là, et au moment de la plantation, de choisir les plus belles bettes. Plantation dans 4 semaines dehors, 1 planche / 3 rangs / 30 cm. Ça suffit pour 1 centaine de panier pour toute la saison (on en met 1 fois par mois par AMAP).

Semis de salades et d’aromates. 

Les salade sous serres sont plantées tous les 25 cm, dehors plutôt 30 cm (sauf quand on n’a plus de place). Les aromates sont plantés au milieu des bettes (persil, ciboulette, qu’on fait par an 1 fois pour dehors et 1 fois sous serre comme les bettes ; coriandre 1 fois et seulement dehors), ou des tomates (basilic, aneth).

Interlude

Semis de courgettes (pour la serre)

Plantation dans 3 semaines sur 2 rangs espacés de 60cm, 1m sur le rang. On peut planter plus serré sous serre (c’est 1 rang en plein champ) car la culture ne reste pas très longtemps et donc y’a moins de développement de maladie cryptogamique.

Mar 142018
 

Les deux derniers WE on a rebâché les 2 serres dont les bâches n’avaient pas encore été changées. On peut voir sur les photos qu’elles sont très sombres et rouges : c’est l’eau de la nappe qui nous sert à irriguer qui est ferrugineuse. Dans le coin toutes les serres maraîchères ont cette couleur. Rapidement cela rend la bâche occultante (et c’est pas ce qu’on veut pour les légumes qui poussent dessous).

Grâce aux AMAPiens, on dispose de la main-d’oeuvre importante nécessaire pour ce genre de chantier. C’est inestimable.

Concernant la technique, comme il y a déjà eu plusieurs bâches de changées, j’ai déjà décrit le processus sur cet article et celui-là

Il y a déjà eu la première serre à rebâcher, la plus facile :

Puis la seconde, sans possibilité de manoeuvrer autour (elles ont été montées – pas par nous- trop serrées les unes aux autres) et avec quand même notablement plus de vent

Les enfants des AMAP grandissent aussi au fil des saisons, la preuve avec Jalil qui entre 3 et 7 ans a pris pas mal de cm (mais utilise toujours la même pelle) !

Merci à l’équipe 1 : Bernard, Vincent, Louis, Anne-Laure, Eric, Stéphane, Claude, Louis et Clara, Adrien, Lynda, Thierry et Henzo, Christophe et Maxime.

Merci à l’équipe 2 : Amanda, Vincent, Stéphane, Claude, Guillaume P., Guillaume M., Perrine et Jalil, Claire et Bernard, Yoann, Laurent, Magali et Joël.

Merci à Magali et Henzo pour les photo !

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