Août 122018
 

J’ai surveillé depuis 3 semaines tous les jours le nid de Sphex, pendant la séance de câlins de chats quotidiens, et il y a 3 jours, j’ai observé que le trou était de nouveau visible.

En prolongeant -longtemps- la séance de câlins, j’ai pu voir le comportement d’un Sphex :


Quant à savoir pourquoi il faisait ça ? Qu’est ce qu’il faisait à la sortie de ce nid ?

J’ai pu observé que cet individu avait les ailes collées, j’ai donc supposé que c’était une ex-larve qui avait bien profité des insectes que la mère lui avait laissé il y a 3 semaines, transformée en un bel adulte (qui me parait plus grand que la mère). Pourquoi ces allers-retours au nid, à quoi sert le brassage du sable ?

Que de questions.

coucou !

Août 092018
 

Christelle de l’AMAP de Lombron nous fait part de sa recette de courgettes apéritives :

Ingrédients :

  • 2 kg de courgettes épépinées et épluchées,
  • 3 oignons coupés en lamelles,
  • 60g de sel,
  • 1/2 L de vinaigre blanc ou de cidre,
  • 1/2 L d’eau,
  • 300g de sucre,
  • 4 cuillères à café de curry,
  • du poivre moulu,
  • 2,5 cuillères à soupe de moutarde (pas obligatoire)
  • du piment d’espelette (pas obligatoire)

Préparation 1er jour :

  1. Laver, éplucher, épépinier et couper en gros dés les courgettes.
  2. Placer les courgettes en 2 couches dans un saladier avec les oignons coupés en rondelles et les 60g de sel : 1 couche de courgettes, 1 couche d’oignons, 30g de sel ; 2 fois.
  3. Laisser reposer 24h.

Préparation 2ème jour :

  1. Dans une casserole, porter à ébullition, l’eau, le vinaigre, le sucre, le curry le poivre moulu et la moutarde et les piments.
  2. Rincer les courgettes et les oignons à l’eau et les égoutter.
  3. Replacer les courgettes et oignons dans le saladier et verser la préparation dessus.
  4. Laisser reposer 24h.

Préparation 3ème jour :

  1. Dans une cocotte, porter à ébullition la préparation pendant 3 à 5 minutes en remuant un peu (les courgettes doivent rester fermes).
  2. Mettre en bocaux de suite en tassant un peu placer le couvercle et retourner le bocal (sans vous brûler !)
  3. Attendre au moins 15 jours avant dégustation.

Ces conserves peuvent se garder 2 ans.

 

Merci Christelle, et bon appétit !

Juil 312018
 

Après une année avec des patates douces oranges, puis une année avec des patates douces blanches, cette année on a fait moitié / moitié (couleur de la chair).

Et puis on commence à les récolter beaucoup plus tôt. Elles sont déjà pas mal grosses, alors c’est parti !

J’ai récolté 15 plants de chaque variété

Hormis la différence de rendement (à confirmer ou non au fil de la récolte ; j’ai récolté à peine 4 %) , voici mes remarques :

  • la variété blanche à meilleure allure que la variété orange et les tubercules sont plus gros (ils devraient tous encore grossir)
  • la variété orange est beaucoup plus appétente pour les rongeurs
  • la variété orange est beaucoup plus pénible à sortir car elle pousse plus profondément et en plus ses lianes sont beaucoup plus longues et donc emmêlées les unes aux autres.

à gauche Erato Blanche à droite Erato Orange

Bon, la plupart des clients préfère la orange qui est plus sucrée. 😀

Juil 282018
 

J’ai fait des photos ce matin, suivie de ma bande de chat, mais pas de Ziggy qui aurait bien voulu.

Vous accèderez au diaporama plein de chats mignons en cliquant sur l’image !

Tout est planté, et certaines récoltes sont même déjà terminées.
Le désherbage est à jour et tout est propre !

Juil 212018
 

Toutes les carottes d’hiver à désherber et à éclaircir.

12 planches de 4 rangs et de 50m (750 m2 environ)

C’était crucial de tout faire avant les vacances d’Aline, quand je serais seule à la ferme.

On disposait de 11 jours. Ça a été fait en 6 !! CHAMPIONNES DU MOOOOOOOONDE !!!!

On peut l’avancée des travaux ci-dessous : à droite les 6 planches de la 1ère série, à gauche les 6 planches de la seconde série, semées à 15 jours d’intervalle (l’intérêt est la gestion du désherbage justement). Vous pouvez voir au fur et à mesure qu’on avance (de droite à gauche) que les carottes poussent et les herbes aussi !

On a mis moins de 46 heures en tout (moins de 23 heures à 2).

Aline ramasse la dernière herbe …

et hop ! … on est vachement contentes d’avoir fini !!

Juil 152018
 

Impressionnant !!

Hier j’ai pu observer cet insecte que je ne connaissais pas : le Sphex funerarius.

Les Sphex sont des grosses guêpes solitaires qui ont pour particularité de fournir un garde-manger de gros insectes vivants mais paralysés à leur oeufs qui trouvent de la nourriture fraîche à leur réveil. (lire en détails sur le site de bestioles.ca). Les larves sont insectivores mais les adultes se nourrissent de nectar (caractéristiques de Sphex en général à lire sur le site de espacepourlavie.ca -voir les différents onglets-)

La femelle Sphex funerarius creuse son nid dans un sol sablonneux. “Celui-ci est composé d’une galerie principale oblique (15 cm de profondeur) dans laquelle s’ouvrent de 1 à 4 chambres d’élevage horizontales. La métamorphose se fait dans un cocon.
Pour refermer l’entrée de la galerie, le sphex dispose par dessus un petit caillou” (vous allez le voir dans les vidéos). Dans chaque logement, elle apporte jusqu’à 4 orthoptères (grillons, sauterelles), qu’elle a paralysé avec son aiguillons et dont elle a mâchonné la nuque (à voir ici, photo impressionnante prise dans les Vosges). Les oeufs sont pondus dessus. Ainsi, à leur naissance, les larves ont de la nourriture fraîche à foison.

Voici le nid. Il est à côté du banc qui est devant la maison, où les chattes et moi nous retrouvons en fin de journée. J’ai en fait été attiré par le bruit de bourdonnement singulier qu’elle faisait dans le trou.

Après l’avoir observée quelques instant j’ai voulu la filmer et j’ai donc installé l’appareil photo. Une fois que tout a été prêt, elle a enfin remarqué qu’elle n’était pas tellement seule et a été prise de panique et s’est sauvée. On a attendu… Au bout de 15 minutes elle est revenue a tourné vite fait autour de moi, puis autour de Maggie la chatte, et surtout autour de l’appareil photo (rose pétant) qui semblait beaucoup trop l’impressionnée, et elle est repartie. Elle revient 5minutes après, même attitude, l’appareil semble être un vrai problème. Elle revient enfin 2 minutes après et après un petit tour autour de chacun des 3 points de danger, elle semble se faire une raison et retourne au boulot.

Elle est encore très stressée et a du mal à se concentrer sur son objectif. Observez comme elle surveille la punaise pour être sûre que ce ne soit pas un danger

Malheureusement, à un moment donné Maggie a fini par être elle aussi attirée par ce bourdonnement étrange 😀

À ce moment-là, je ne savais pas ce que c’était que cet insecte, et je n’avais rien lu. De plus je croyais qu’elle était en train de creuser et façonner des galeries, alors qu’elle est clairement en train de reboucher son nid.

Action !

Sur cette vidéo vous verrez le rebouchage avec le caillou gros comme un menhir ! Incroyable. Entre les deux vidéos, j’ai été nourrir les chattes pour que Sphex soit tranquille.

Il est dit que ce genre peut infliger des piqûres douloureuses, si elle se sent menacée. Bon, entre l’appareil photo, Maggie et moi, la pauvre a été vraiment embêtée, et de très près, personne ne s’est fait piquer. Il est vrai qu’elle était plutôt obnubilée par son boulot et la protection de son nid.

La satisfaction du travail accompli

Dès que Sphex a été partie, de tous petits insectes (5 à 8 fois plus petits je pense) qui ressemble à un mouche ou à une fourmi ailée (pas pu l’observer d’assez près) sont arrivés (2 en alternance). Ils savaient manifestement ce qu’il y avait sous terre et cherchaient l’entrée. Ils creusent, exactement comme Sphex. Pendant les aller-retour de Sphex lorsqu’elle était stressée par l’appareil, un de ces insectes est entré dans la galerie. Sphex a alors déboulé comme une folle pour l’en faire sortir. Est-ce un prédateur/parasite des oeufs de Sphex ou simplement un insecte attiré par l’énorme garde-manger de nourriture fraîche ??? En tous cas, en terme de volonté et de terrassement, c’est aussi balèse que Sphex. Quand je pense que j’ai mal au bras d’avoir taper sur l’ordi 😀

 Je n’ai pas pu trouver de renseignement sur la durée du cycle larvaire, donc difficile de savoir quand les adultes sortiront du trou.

Galerie photo : (Sphex funerarius et le petit insecte)

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À lire sur le genre Sphex (pas énormément de biblio et encore moins sur Sphex funerarius)

https://www.bestioles.ca/insectes/sphecides.html

https://www.galerie-insecte.org/galerie/esp-page.php?gen=Sphex&esp=funerarius (galerie photo)

http://www.old.gretia.org/dossiers_liens/nosact/inv_pdl/pdf/Fiches_taxons/Spheciformes.pdf

http://www.atlashymenoptera.net/biblio/Barbier_Devalez_2008_Sphex_funerarius.pdf

Juil 122018
 

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Après 1 mois de pneumonie récalcitrante, malgré tous nos soins, Farenne est mort cet nuit. Il avait 8 ans.

C’était le sous-chef sous Ziggy, et le chef des biquets. Le triplé de Faruk et Facétie (qui est restée chez Alex au refuge des croq’ épines) ; le demi-frère de Fuji et Firmin. Il était très grand, avec un gros poil et de superbes cornes de bouquetin.

Il adorait se faire brosser, surtout pour faire comme Ziggy.

Il va nous manquer.

Juil 092018
 

(dont la moitié à reculons !)

Et oui ! C’est possible ! Grâce à un de nos outils principaux : la houe maraîchère (ou cultivateur ou pousse-pousse). La nôtre vient de Cecotec, elle est légère et robuste et le sarcloir est d’excellente qualité : on en a un grand qui sert à sarcler les allées et un petit pour les inter-rangs. On a dû changer le grand sarcloir une fois depuis 2010 il a servi énormément pendant + de 6 ans.

Les carottes dans l’herbe, avant les 7 km 100. On a l’impression que c’est très enherbé, mais non en fait. Ce sont juste des grosses herbes (on devait sarcler jeudi dernier mais à cause de la pluie ça n’a pas été possible) et il n’y en a pas tant que ça, la bâche d’occultation a quand même fait son office, même si les inondations nous ont obligés à retravailler le sol et remonter des graines…

Et c’est parti pour 4 heures d’aller-retour. Vous noterez l’astuce bronzage : une tunique transparente sur un bandeau et pas besoin de crème solaire. Et adieu le bronzage agricole

Au bout de 2 heures, fin du sarclage des allées avec la grande lame, déjà moins d’herbe. #fitness : profitez en pour faire des abdos en même temps, en théorie c’est très facile et, bon, y’a que ça à faire. Perso, j’arrête pas d’oublier d’y penser, donc autant dire que c’est pas très réussi cette histoire.

Là c’est quand je commence les 3 derniers inter-rangs de la dernière planche !!! J’en peux plus. MAIS ! astuce bronzage numéro 2 ! Vous remarquerez que j’ai fais les inter-rangs dans l’autre sens de façon à bronzer de l’autre côté !! On ne perd pas le nord.

Après 4 heures ! Ouf c’est fini. Mon fidèle destrier a dégommé la dernière herbe !! Bravo !

(je remets les photos avant après pour qu’on se rend bien compte quand même)

Juin 232018
 

La semaine dernière, avec Capucine (notre stagiaire pour juin en 1ère STAV) nous avons fait un petit reportage photo de la ferme.

J’aime bien faire faire des photos aux stagiaires ou aux saisonniers, ça donne carrément un autre point de vue que le mien et c’est très instructif (et ça fait des surprises quand je dépouille l’appareil photo, je me demande si ce n’est d’ailleurs pas l’intérêt principal).

Le voici en diaporama (lisez les légendes !). Date : 15 juin 2018

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Et lundi 18 juin, Capucine a fait une série de petites vidéos commentées pour vous faire visiter la ferme virtuellement.

7 séquences de 2 minutes environ, que vous pouvez regarder à la suite ici :

C’est un travail que je redemanderais aux stagiaires : c’est une restitution vraiment intéressante. Ici on voit que Capucine, 1 semaine seulement après le début de son stage, a bien compris le fonctionnement de la ferme et se sent partie prenante. C’était assez émouvant de les regarder la première fois. J’ajoute qu’elle travaille bien et comprends parfaitement les consignes, c’est très précieux !

Juin 142018
 

Comparativement à la plupart des maraîchers et des agriculteurs du coin, pas trop de dégâts. Enfin, pas trop de dégâts, c’est quand même ça :

(une partie de la pluie de lundi, il y avait eu autant samedi)

choux complètement dans l’eau lundi. Fred avait déjà passé une bonne partie du dimanche à écoper. (ainsi qu’1/3 des courgettes en cours et 1/3 des carottes d’été -pas de photo-)

bâtiment agricole inondé 2 fois

Et le résultat aujourd’hui après creusage, pompage, écopage et un peu quand même de ressuyage…

1/3 des choux morts.

Les biquets qui regardent ça avec désolation. C’est leur petit kif de l’automne, l’escapade pour boulotter les choux.

Considérant ce qu’ont subi d’autre, c’est pas grand chose. Et à mon sens le pire ne se voit pas. Fred a passé un temps fou a essayé de sauver les choux, les carottes, les courgettes en creusant et pompant, il a mal partout. Mais le pire ce sont les planches de carottes de cet hiver qui devaient être semées à partir de cette semaine : pas mal de travail d’occultation pour réduire un max le désherbage, planches préparées de 15 jours pour faire un faux-semis à brûler juste avant le semis… Tout ça était sous l’eau. Les semis sont décalés, le travail du sol est à refaire et ce faisant, d’autres graines d’adventices vont remonter, et tout le travail de préparation pour supprimer du temps de désherbage aura servi à rien ! 🙁

On a beau aimer le désherbage des carottes, la perspective de le faire seule pendant les vacances d’été d’Aline n’est pas réjouissante.

 

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