Nov 272017
 

(Principe des rotations dans cet article)

Depuis 2010, à notre arrivée (ordre chronologique inversé) :

En 2018 :

Suite aux discussions d’AG d’AMAP, on a décidé d’arrêter les brocolis dont le prix de revient était dément et de faire un peu plus de choux fleurs.

Grosse révolution dans la gestion théorique des rotations : comme pour celles des serres, j’ai regroupé les cultures par bloc de 10-14 planches ce qui correspond au nombre de planches moyen par “champs” ou demi-champs. Le code couleur correspond à la famille de légumes dominante dans le lot. Même couleur = même famille dominante. En théorie, il n’y aura plus qu’à faire glisser les blocs sur mon plan de ferme.

En 2017 :

Suite aux discussions d’AG d’AMAP, on a décidé d’arrêter les salsifis pour les paniers et de n’en faire que pour les commandes et la boutique en ligne. Soit 1 planche au lieu de 3 ce qui libère de la place pour les patates douces qui ont trouvé un très, très grand succès : on va doubler leur surface. On devait continuer les épinards, mais sous serre uniquement au printemps (en reflexion pour l’automne, dehors) ; malheureusement le temps de monter la nouvelle serre dans laquelle ils devaient être semés, et le temps de semer est passé. Ce sera pour 2018 !

2017

En 2016 :

on a choisit d’arrêter de produire des patates de conservation pour libérer de l’espace dans les champs : ainsi, on peut produire plus d’autres légumes (plus de variétés, par exemple les patates douces, et plus de certains légumes qu’on faisait déjà) et faire des rotations plus faciles.

Rotation-20162016

Rotations 2015 :

Rotation-20152015

Rotations 2014 :

Nous avons amendé le sol très fortement en 2013 avec beaucoup de fumier, du calcaire et du magnésium. On a vu que ça payait !

En 2014, je continue de tourner, mais avec un peu plus de souplesse grâce à cette amélioration apportée. J’ose les choux sur la parcelle de sable pauvre, alors que je ne pensais pas pouvoir même y songer ! C’est peut-être un pari, mais on verra.

La seule contrainte a été de bien penser ce qui allait succéder aux parcelles “sales” (les courges 2013 étaient quand même pas mal enherbées). J’espérais faire des carottes à la suite, ce sera finalement des betteraves, très simple à désherber et surtout plus tardive à implanter donc qui permettent de faire des faux semis en amont. Et donc, des choux dont le désherbage est encore plus simple pour l’autre parcelle ayant contenu des courges.

(Ben va être soulagé que les fraises aient bougé)

Rotation-20142014

Pour 2013 :

L’expérience aidant, je rajoute la difficulté de regrouper ensemble les cultures qui s’arrosent de la même façon (sol ou aérien) pour optimiser le placement du matériel et surtout pour éviter que les légumes qui ne doivent pas être mouillés en partie aérienne (évite les moisissures) ne se retrouvent à côté d’une rampe d’arroseurs :

Rotation-20132013  ce qu’on avait prévu

(J’attends que le technicien approuve ce plan, mais je le trouve pas trop mal, au vu de l’historique. EDIT : rotations 2013 approuvées).

EDIT DE MAI 2013

Finalement, vu les difficultés de production de tout ce début d’année, plusieurs choses ont d’ores et déjà pas mal bougé, et puis, en plus, on s’est rendu compte que par endroit je m’étais carrément plantée sur le nombre de planches disponibles. J’ai donc refait un plan correct avec le bon nombre de planches et l’ai modifié en fonction des éléments suivants :

  • mauvaise levée des oignons >> 2 planches au lieu de 5 prévues >> 3 planches disponibles
  • mauvaise levée des choux fleurs >> 1/2 planche au lieu de 2 prévues >> 1 planches disponible
  • parcelle pour choux chinois et épinards non accessible à l’époque prévue de la plantation >> choux chinois et épinards déplacés, remplacés par bettes (qui se plantent plus tard, quand ça avait un peu séché)
  • épinards/mesclun débarrassés (c’est normal mais je n’y avais pas pensé) >> cultures à la suite
  • choux d’hiver et choux fleurs hiver déplacés, pour laissé place aux carottes
  • cultures supplémentaires de betterave de printemps
  • planches supplémentaires de brocolis (peut-être) choux d’hiver
  • j’avais complètement oublié les navets pour cet hiver (hem hem)

Voilà donc le plan 2013 définitif (enfin, j’espère)

Rotation-2013plan réalisé (mai 2013)

Comme on voit c’est pas évident de suivre des rotations correctes (encore moins idéales) : un problème dans une culture peut le remettre en cause.

Rotations 2012 :2012

Rotation 2011 : 

2011

Rotation année 1, 2010 : 

(je me suis pas trop foulée pour le schéma on voit bien)

 

2010

 

Nov 182017
 

On sème les radis en même temps qu’on plante les bettes (3 rangs, 30 cm/30 cm), en inter-rang des bettes, et on sème en godet le persil la même semaine. On le plante 3-4 semaines plus tard, après un désherbage, en inter-rang également

Là où sont semé les radis, pas besoin de désherber tant qu’il ne sont pas récoltés. Là où il y a le persil, on peut toujours sarcler, il y a largement la place.

Hier, les dernier radis on été récoltés. Les bettes seront bonnes pour une première récolte dans 2 semaines. Elles seront désherbées et dé-chenillées ( 😀 ) dès lundi. Le persil devrait être bon à récolter dans 6-8 semaines.

 

Nov 172017
 

(Mise à jour du 19/04/2018en fin d’article : conclusion de cette nouvelle jauge)

Le jaugeage consiste à enterrer les légumes récoltés pour pouvoir les conserver à l’abri du froid (et de la chaleur, mais bon comme on fait ça pour les légumes d’hiver, ce n’est en théorie pas un problème).

On peut jauger simplement les carottes (par exemple) du jardin dans un bac de sable à la cave.

Chez nous il y a quelques centaines à quelques tonnes de légumes racines à jauger, donc on fait ça dans dans un fossé. Jusqu’à présent, Aline et moi (et Sandrine et Denis) creusions tous les ans une nouvelle fosse en bord d’une serre pour enterrer les légumes. On a précisé notre technique au cours du temps, notamment en utilisant des filets l’an passé ; mais c’était pas trop pénible et il fallait trouver une solution pérenne.

Un article du bulletin technique d’agriculture bio (je ne retrouve pas la référence, mais je crois que c’était dans un bulletin de la CAB) nous a donné une solution avec une fosse extérieure et pérenne. Et du coup on s’est offert le passage de la mini-pelle pour 2017, l’infini et l’au-delà :

Mini-pelle qui a donc défoncé cette planche de bettes qu’on n’avait pas eu besoin de continuer à désherber et ça, c’était le bonus !

Et voilà le travail en 1/4 d’heure maximum… Quand il nous faut 10 heures pour en faire une deux fois moins large et deux fois moins profonde. 

C’est énorme ! Les personnes dedans sont un adulte et un enfant de tailles normales. 😀

Techniquement, pour avoir le plus d’inertie thermique possible, j’ai demandé à ce que la terre ne soit pas évacuée mais déposée en buttes sur les côtés ainsi que sur le fond, là d’où vient le vent. Là où est prise la photo, c’est en pente douce pour passer en brouette.

L’emplacement a été choisi car à l’ombre de la serre quasiment toute la journée en hiver (donc parfait pour que le soleil ne chauffe pas les sacs entreposés), et une bonne partie de la journée toute l’année (donc pas super pour produire, de toute façon).

On a des tas de voiles d’ombrage qui ne nous servent pas (on ombre les serre au “blanc”) et il faut protéger les légumes des souris, donc depuis des années on les utilise pour les jauges. Ici ça permet aussi de stabiliser notre fosse en sable. Hopey nous file un coup de patte bienvenu.

(Et Aline aussi).

Les légumes seront protégés du froid avec des voiles de forçage de récup’ (P19). On a décidé d’en mettre 4. On “emballe” les légumes récoltés et mis en sac dans ces voiles.

 

#Astuce ! On sait très exactement combien de pièces ou quel poids font les sacs, ce qui permet de ne sortir que le nombre de sacs nécessaires pour la semaine ! #Astuce #Astuce le nombre/poid est un dividende ou un multiple de ce qu’il faut par AMAP.

 

Et voilà, c’est emballé. On rajoute encore du voile d’ombrage, contre les rongeurs (le P19, ça les gêne pas, ça se grignote easy), qui était déjà à l’affût en train de couiner dans les herbes… Aussi un peu pour diminuer la lumière.

Voilà ce qui se passe sous le voile… C’est quand même un peu trop lumineux, à voir comment tout ça se comporte.

On voit quand même que ça reste bien à l’ombre.

Par rapport à notre ancienne façon de procéder (qui conservait très bien les légumes, le problème était l’ergonomie):

Avantages : on ne creuse plus (énorme avantage qui devrait surpasser les inconvénients) et l’accès est ergonomique. Il devrait y avoir – d’écart de températures quand il fait “chaud” que dans les serres

Inconvénients (?) (à voir à l’issue de cette première jauge) : + de lumière que dans la jauge enterrée sous serre , + d’écarts de température peut-être quand il gèle à pierre fendre.

Mise à jour du 18/04/2018, après un hiver :

Cet hiver, on a tout eu ! Des périodes trop chaudes, des périodes très froides, beaucoup de pluie et même beaucoup de neige.

On est très très content du résultat de la conservation des légumes dans cette jauge. Cette année on y avait mis des navets, des betteraves et des céleris.

Concernant les navets : la conservation n’est pas mieux qu’avant, au bout d’un moment ils pourrissent. Je pense que c’est la durée qui est là le facteur limitant.

Concernant les betteraves (petites cette année, à peine 200g en moyenne) et les céleris très gros cette année (> à 600g en moyenne) : conservation EXCELLENTE jusqu’au 31 mars (dernière livraison), meilleure qu’avec notre ancien système.

Concernant la tenue de la fosse : il a fallu remonter quelques endroits qui s’étaient écrouler et donc enlever et remettre le filet. On espère qu’avec la végétation qui va fatalement pousser, cela ne se reproduira plus.

Nov 112017
 

(Starring : Aline)

Aujourd’hui, c’était désherbage thermique des carottes semées il y a 8 jours pour le printemps 2018. Aline est la préposée au désherbage thermique et la star de cette vidéo.

Veuillez noter que la camerawoman a pris … certains risques…

Désherbage thermique

Désherbage thermique

Le désherbage thermique est un désherbage très facile, rapide et hyper efficace qui agit sur les toutes petites plantules d’adventices (mauvaises herbes), ou d’ailleurs n’importe quelle plante, bonne ou mauvaise ! La seule difficulté réside dans la date du désherbage par rapport au semis.

Quand on désherbe après le semis, il faut donc que les mauvaises herbes soient sorties, mais pas la plante qu’on cultive (même pas un tout petit peu !!!). On peu d’ailleurs gratter le sol pour voir si nos graines sont en train de germer. Pour que le désherbage thermique soit le plus efficace possible, il faut donc que les adventices aient eu le temps de germer mais pas notre culture. On fait donc le travail du sol et les planches quelques jours avant le semis, et on arrose pour que les graines de mauvaises herbes germent, et ainsi en éradiquer le plus possible lors du désherbage thermique !  Car, oui, une grain germée, ne REGERME pas (incredible, ins’t it ?) ! Et plus on en a cramées, plus on réduit le stock d’adventices du sol. Merveilleux, non ? Et, Aline fait ça <3

Ici, on connait assez nos cultures, la météo, notre sol, … pour savoir exactement quelle est la deadline pour brûler les herbes sans brûler nos petits plants chéris (pour toutes les espèces concernées). Mais pour arriver à cette efficacité, pendant quelques années, on a utilisé un “truc” : couvrir quelques mètres de la culture, à un endroit représentatif du semis (par exemple PAS aux extrémités, qui ne sont pas arrosées pareil) de 2 épaisseurs d’un voile de forçage, pour qu’à cet endroit la culture germe + vite. Dès que c’est germé sous le voile, c’est que c’est le dernier moment pour tout cramer !

Concrètement, sur les carottes, on procède ainsi :

  • si Fred a fait les planches + d’une semaine avant le semis, il y a eu de ce fait un “faux semis” et Aline fait un désherbage thermique juste avant le semis
  • pour les carottes de printemps en plein champs, été et hiver qui sont semées en conditions + “poussantes” on (re)fait un désherbage thermique 5 jours après le semis. Du coup j’organise mon semis en fonction des jours de travail d’Aline puisqu’elle est en charge de ce désherbage
  • pour les carottes de printemps sous serre qui sont semées en conditions – “poussantes” on (re)fait un désherbage thermique 8 à 10 jours après le semis
  • Pour les autres cultures en semis direct on fait pareil, c’est le nombre de jours après semis qui change
  • Pour quelques plantations (salades, mâche) on fait aussi du désherbage thermique juste avant de planter car on plante par portion de planche.
Août 102017
 

(Edit : mise à jour 30/03/2018, il persistait un problème d’organisation avec la mise en place des premières cultures d’été qui est normalement résolu)

Je m’étais donnée le challenge de créer durant l’été des “rotations perpétuelles” juste pour les serres (c’est plus facile) ; c’est à dire faire les plans jusqu’à la fin de temps en année 1 ; année 2 ; année 3 …. et cycliquement.

C’est chose faite après quelques tortures de mes méninges. Je voulais également regrouper au plus possible les familles de légumes pour n’avoir qu’à “glisser” les cultures d’une année sur l’autre.

Couleurs par familles :

bleu : chenopodiacées jaune : protéagineux
rouge : solananacées violet : cucurbitacées
vert clair : valérianacées vert foncé : asteracées (et aromates parce que c’était plus simple)
orange : ombellifères rose : crucifères (dominant pour le mesclun)

(pour les 4 années à venir. Je n’ai pas poursuivi mon glissement plus avant, mais il faut faire glisser les planches chaque année jusqu’à la 9ème suivante vers le bas (9 à cause du nombre de solanacées en été)

Configuration :

  • 6 serres / 22 planches de 36 à 40m
  • région France / Pays de la Loire / Sarthe
  • climat océanique dégradé
  • sol sableux réchauffant vite / sol très pauvre à petits rendements
  • commercialisation essentiellement en AMAP nécéssitant de pouvoir faire 100 paniers par semaine ; et 3*30 identiques
Juil 302017
 

Un des désherbages majeur que nous faisons sur la ferme est le désherbage à la houe maraîchère, ou cultivateur, ou pousse-pousse, … (selon des régions).

C’est un désherbage au sarcloir, facilité par la roue qui permet d’être debout et droit. La houe permet de désherber l’interrang et les allées entre les planches.

Concrètement, on l’utilise avant le désherbage à la main (qui permet le désherbage sur le rang), et puis une semaine après pour fignoler notre désherbage à la main, ensuite en entretien. On passe en avant puis en arrière pour d’une part, bien sarcler ce qui n’a pas été sarclé au premier passage, d’autre part pour que la lame repasse derrière les pieds du maraîcher qui ont tassé et ré-enterrer les herbes dont on veut se débarrasser.

Notre Super Stagiaire Suzanne est la première d’une longue série de maraîchers et apprentis-maraîchers à l’utiliser avec une telle aisance, ce qui permet de montrer toute l’ergonomie de l’outil. C’est fluide, c’est rapide et ça semble tellement facile et agréable ! Mieux qu’un long discours d’explication ergonomiques les vidéos parlent d’elles-mêmes 😀

Juil 232017
 

En ce moment, vous avez certainement dû en entendre parler, se tiennent les états généraux de l’alimentation, qui sont directement liés à l’agriculture française et de ce qu’on veut en faire :

Pourquoi des États généraux de l’alimentation ?

Annoncés par le Président de la République en juin dernier, les États généraux de l’alimentation visent à :

Pour une fois, les acteurs de l’agriculture bio on été conviés en amont à la structuration des états généraux et à la mise en place des consultations. On peut lire sur un communiqué de l’Agence Bio :(intégralité du message ici)

“Lancement de la consultation du public sur les États Généraux de l’Alimentation.

L’Agence Bio a participé au lancement des États Généraux de l’Alimentation afin notamment d’amplifier le développement de la filière bio, créatrice d’emplois et de valeurs dans nos territoires. Tous les domaines sont concernés : à l’amont, la production agricole, mais également à l’aval, la transformation, la distribution… Au total, l’agriculture bio représente près de 118 000 emplois directs en équivalent temps plein, soit 32 500 emplois gagnés en seulement 4 ans.

L’heure est maintenant à la consultation du public sur les Etats Généraux de l’Alimentation. Un site internet a été créé pour l’occasion : www.egalimentation.gouv.fr

Il s’agit d’élaborer un diagnostic partagé sur les différentes questions soulevées par les Etats Généraux de l’Alimentation et de formuler des propositions concrètes afin de nourrir l’agenda des solutions des différents Ministères.

N’hésitez pas à vous inscrire pour participer aux différentes consultation pour une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement et de l’homme sur l’ensemble du territoire.”

Il y a 10 consultations publiques :

C’est un peu enflammé, compliqué, mais très intéressant et peut-être qu’on peut espérer infléchir la politique agricole. Il est donc important que chacun donne son avis, et tout le monde peut le faire. C’est long et il faut réfléchir, mais ça vaut la peine non ?

Concrètement, voici comment ça fonctionne :

  • vous devez vous inscrire (en haut à droite) mais ça peut être un pseudonyme
  • pour chaque consultation il y a 3 parties
    1. le problème qui reprend et développe le titre de la consultation,
    2. les causes (plusieurs propositions, vous pouvez en outre donner la votre),
    3. les solutions (également plusieurs propositions, et vous pouvez aussi donner la votre).
  • pour ces trois parties, à chaque fois, vous avez la possibilité de donner votre avis avec des boutons “d’accord” ; “mitigé” ; “pas d’accord” et en plus d’argumenter votre avis. Vous pouvez également donner votre accord à des avis précédemment développés.

OK, je le reconnais c’est long, et fastidieux. Mais les participations déjà existantes sont passionnantes. Et, vous pouvez y revenir à plusieurs reprises jusqu’au 20 octobre. Vous pouvez ciblez les propositions qui vous intéressent dans chaque partie, et surtout lire celles déjà faites pour éviter les doublons ;).

Je m’y suis mise aujourd’hui, et dans un premier temps mon plan d’action est le suivant : donner mon avis sur chaque proposition (avec les boutons), éventuellement en argumentant ; lire les solutions proposées et donner mon avis sur les solutions. Je reviendrais probablement lire les causes un autre dimanche (ouiii d’accord, je n’ai pas pu m’empêcher déjà un peu fouiner… rhôôôô) 😉 .

Bonne participation et bon courage !

Juil 212017
 

Les fleurs de tomates se pollinisent assez facilement, même sans pollinisateur, mais c’est quand même bien de les aider un peu.

Sinon, voilà ce qui se passe :

Affreux non ?

Entre autres dégénérescences : fruits déformés, suture (cul du fruit) malformée ou pas formée du tout, fruit multiple, … Ci-dessus, on cumule tout.

à gauche une tomates de la même variété bien pollinisée, à droite notre elefant man, recto/verso

celle-ci est bien immonde aussi

Cette année, on a quelques beaux spécimen du genre, parce qu’on a oublié les premières polinisations (bon ok ok ok, pas que les premières) (c’est ce qui se passe quand on est épuisé). Pourtant rien de plus simple. La tomates s’autopollinise, donc il suffit de secouer le pied de tomates pour qu’à chaque fleurs, le pollen de l’étamine tombe sur le pistil et le fertilise.

Et comme nos tomates sont palissées sur des ficelles, concrètement il nous suffit de passer à toute vitesse entre deux rangs, les bras écartés et de faire vibrer les ficelles les unes après les autres 😀

Juin 232017
 

Est-ce la chaleur suffocante ?

Est-ce l’absence d’eau depuis très longtemps ?

En tous cas, les fourmis ont faim et soif…

De façon exceptionnelle et jamais vue (enfin, chez nous en tous cas), elles s’attaquent aux pieds d’aubergine pour y boire :

Le bar (creusé par les fourmis)

Les piliers de comptoir


Une punaise opportuniste profite de la boisson à volonté. On n’est pas sectaire chez les fourmis, contrairement à ce qu’on pourrait croire d’une fourmilière.

Juin 222017
 

Aujourd’hui, on a planté les brocolis et choux-fleurs semés en pépinière le 9 mai.

9,5 heures de boulot (on était 3 : Aline, Jo et moi).

Concrètement, Jo arrachait les plants, les déposait dans un seau et nous apportait les seaux, pleins de plants donc.

En suivant le décamètre on déposait les plants tous les 50 cm, le long de la planche et en quinconce entre les 2 rangs de la planche, dans les sillons creusés par Fred et son tracteur avant-hier.

Planche après planche, une fois déposés les plants, on les plantait : c’est très facile grâce aux sillons, il suffit de ramener la terre des deux bords du sillon vers le creux où est déposé le plant.

Hier, j’avais monté les lignes d’arrosage (une sacrée galère soit dit en passant) et arrosé 2 heures pour que le sol soit moins sec et que les plants ne souffrent pas. Une fois qu’on a eu couvert la moitié de la surface, on a déclenché l’arrosage sur cette première partie pendant qu’on plantait l’autre moitié (sinon, les choux fleurs auraient vraiment trop souffert !).


On a tout arrosé en tout 3 heures dans la journée après la plantation.

Et voilà le résultat

Pendant ce temps-là, au frais dans le bâtiment, Mamita…

Qui choisit le carton pile à sa taille alors que celui qui est derrière est bien plus grand. 

Merci Jo de venir au pied-levé nous aider !

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