Jan 082016
 

On a appris cette semaine qu’il n’y aurait presque pas de fumier, au mieux moitié moins que ce qu’on peut se fournir habituellement c’est à dire 2 fois moins que nos besoins.

GlobalWarming

Nov 092015
 

#DATAGueule :

“Pourquoi est-il si difficile de réagir à la crise climatique que nous affrontons aujourd’hui ? Quels sont nos blocages individuels et pourquoi notre société semble si grippée ? Et si l’état de la planète nous forçait à réfléchir au-delà des simples données scientifiques ? La dégradation du globe depuis 200 ans est le fruit de nos choix de société. Les réponses au changement climatique présent passeront donc sans doute par de nouveaux choix de société, collectifs et individuels. C’est l’histoire d’un thermomètre qui nous obligea à nous poser des questions philosophiques…

Rendez-vous le 17 novembre à 20h50 sur France 4 pour un Datagueule spécial de 90 minutes : “2°C avant la fin du monde”.”

 

Nov 072015
 

MIRAMAP, le mouvement réseau des AMAPs, propose des pistes de réflexions, des actions et des documents relatifs aux problèmes liés au changement climatique, à l’aube de la COP21.

La confédération paysanne a elle édité un document pour mieux comprendre les enjeux et solutions concernant l’agriculture.

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Avr 282014
 

Plantation des premières courgettes en plein champs.

Pcourgettec’est long une planche de courgettes ! 

Merci Priscille !

Déc 052013
 

Alors que le début d’année 2013 était catastrophique et dans la lignée de 2012, ce qui n’était pas rassurant mais surtout déprimant, aujourd’hui on peut finalement dresser un bilan positif de cette année en terme de travail.

Dès juin, les légumes d’été qui ont finalement rattrapé le retard qu’ils avaient en début de saison ont été là et en abondance, et ça c’est poursuivi jusqu’à maintenant avec les légumes d’automne et d’hiver. C’est très confortable de ne pas angoisser pour savoir comment remplir les paniers d’une semaine sur l’autre : pour fournir des AMAPs il faut en effet toujours avoir en tête qu’il faut chaque semaine et pour chaque légume du panier (au minimum 4 légumes différents, le plus souvent entre 5 et 7) assez de récoltes pour 30 paniers à la fois, pour 90 paniers sur la semaine et assez de chaque légume dans chaque panier pour pouvoir le cuisiner.

Cet été, comparé à l’été horrible de 2012 durant lequel pendant 4 mois Fred et moi n’avons eu aucun WE, aucun dimanche et où j’ai bossé en moyenne 100h semaine, avec toujours des soucis de production à gérer et des angoisses sur les conséquences que ça pouvait avoir dans les paniers, c’était le bonheur : des horaires plutôt corrects (50-60 heures semaine selon les semaines) et on n’a pas bossé le dimanche. En outre on a eu des champs magnifiquement désherbés, la récompense de 3 ans et demi de boulot acharné.

Mais si cela a été si “facile” c’est paradoxalement parce que le printemps a été catastrophique du point de vue de la production : en gros il n’y a pas eu de légume de février à mi-mai par manque de réserve (origine du problème 2012, année fatale) et par quasi absence de légumes primeurs pour diverses raisons climatiques dont principalement froid et absence de soleil. De ce fait, il n’y a pas eu de distribution pendant tout ce temps soit grosso modo 12 semaines d’arrêt pour les AMAPiens au lieu de 6. On voit clairement quand on a des soucis tels que ceux décrits ici l’intérêt économique et moral (hyper important quand on travaille autant) des AMAPs puisque même si nous ne livrions rien pendant tous ces mois difficiles, les paniers étaient quand même payés et que l’exploitation recevait la même somme qu’un autre mois normal où les paniers étaient bien livrés. Qu’on se rassure cette absence de légumes a été rattrapée dans les paniers de juin à maintenant avec un peu plus de légumes toutes les semaines que ne le prévoie le contrat.

Je remercie à nouveau les AMAPiens qui consomment nos légumes et nous soutiennent depuis plusieurs années maintenant et ont su faire preuve de solidarité quand c’était nécessaire.

En tous cas, grâce à  cette absence de récolte et donc de livraison (qui prennent 6 heures par semaine, hors préparation), nous avons eu le temps de nous consacrer exclusivement à la production et également au désherbage ce qui a bien entendu été bénéfique pour les mois suivants et pour la charge de travail moyenne. De plus nous n’avons pas été surchargé et dépassé par la masse de travail non fait  qui s’accumule facilement entre mai et début juillet.

Dès juin, donc, nous avons vu enfin le fruit de notre travail et ça change tout ! On met plus de coeur à l’ouvrage quand on voit le fruit de son travail.

Coup du sort, et coup de chance, l’arrière saison a été superbe, avec des températures douces et encore pas mal de soleil. ALORS QU’ON AVAIT PRESQUE PLUS DE DÉSHERBAGE  À FAIRE (le pied). Tranquille pépère quoi, finger in the nose comme on dit outre-manche.

Ainsi nous avons eu des tomates jusque début novembre, et le travail a continué à se dérouler sans précipitation. Tellement même que j’ai failli me faire avoir avec le gel ;-).

On peut encore à présent étaler toutes les grosses récoltes de réserves. Normalement fin novembre on a déjà tout rentré. Là, même si maintenant il va falloir faire ça rapidement, il reste encore des choux et des betteraves à jauger et on a pratiquement fini de creuser les silos pour les endives.

Finalement, un année quasi idéale en terme de charge de travail. Je crois même que j’ai enfin commencé à me reposer un peu de quelques 5 années de folie furieuse ;-).

 

Note : cette analyse concerne bien le travail, pas les résultats économiques. Une saison en moins, ça ne se rattrape pas, une saison en moins qui suit une année très compliquée et très difficile (celle-là à tout point de vue), on met très longtemps à s’en remettre.

Nov 202013
 

Ce matin tout givré sous le soleil était très joli.

Mais…

Un peu de laisser-aller (je commençais à m’enfoncer dans les délices du repos), un peu de manque de vigilance, un peu de flemme : je n’ai pas vérifié la météo hier soir, et supposer que ça allait bien aller comme ça, ça m’évitait ainsi de ressortir fermer les portes des serres.

Mal m’en a pris, et c’est tant pis pour moi et pour les salades/bettes/épinards et semis qui ont gelé même sous serre.

Avec un peu de chance, ça va jsute retarder les épinards et bettes pour quelques temps, pour la salade, je reste plus circonspecte.

Juin 172013
 

Grosse bourrasque de grêle ce matin vers 8:30.

On voit les dégâts que ça peut faire sur des fleurs (grêlons de 3-4 mm) :

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Heureusement, à part les courgettes, rien n’est en fleur dans les champs en ce moment, coup de bol (les petits-pois, c’est passé, et les courges/haricots, ce n’est pas encore arrivé).

Les salades n’ont pas soufferts, non plus les petits-pois formés et les fraises. Les grêlons n’étaient quand même pas si gros chez nous. Il suffit souvent de quelques centaine de mètres pour que leur taille change du tout au tout et que les dégâts soient désastreux. Il semblerait que nous ne soyons pas dans un couloir de grêle, contrairement à Montfort qui a en plus souvent et avec de plus gros grêlons.

Mai 292013
 

 

Même quand il y a du soleil, il pleut 😀

 

130529-ArcEnCiel-S

Jamais contents, ces paysans !

 

 

Mai 272013
 

Les constats après les gels de vendredi (-1°C) et dimanche matin (-3°C !!!) :

Sur les courges :à priori (mais on sera mieux fixé dans 2-3 jours) mois de 5% de pieds touchés

IMG_2681les traces de “brûlure” sont en fait des traces de gel

 Contre toute attente, sous voile de forçage, les haricots ont bien pris le gel, ça se voit même au travers :

IMG_2686on voit bien les tâches brunes de brûlure

En fait le voile verglacé, collé aux feuilles n’a pas rempli son rôle protecteur et même aggravé le phénomène en restant plus longtemps qu’il n’a réellement gelé, en contact avec les plants :

IMG_2687(heureusement, ceux-ci n’étaient pas encore en fleur, ils devraient s’en sortir, malgré un retard probable)

Quelques patates primeurs qui allaient justement fleurir ont gelé, sur le dessus du pied. On a eu peur pour cette variété, mais peu de dégâts finalement à déplorer :

IMG_2679patates primeurs variété Aniel, gelées

Par contre, sur la parcelle de la seconde série, pour la conservation, beaucoup de dégâts ! Les plants qui commençaient juste à sortir ont été laminés par le bas de la parcelle par le froid : (4 rangs sur 24 quand même)

IMG_26824 rangs de patates, mais rien au premier plan sur plusieurs dizaines de mètres

De près le plant est bien cuit ! D’autres, pire, semblent avoir gelé à 100% :

IMG_2684

 

Les fleurs de petits-pois ont l’air encore vaillantes. Je ne sais pas à quelle température elles commencent à souffrir sais maintenant qu’elles gèlent à -4°, on a quand même eu chaud ! (enfin, façon de parler).

Peu ou pas de dégâts dans les légumes situés sur les parcelles les plus proches des haies.  Les parcelles touchées sont celles situés sur le “haut” de l’exploitation, de part et d’autre des serres.

Mai 242013
 

Hier on a planté presque toutes les courges (plus de 600m2) ; les petits pois sont enfin en fleur et les fraises prêtes à mûrir, et les patates poussent bien !

On était content, les coccinelles commençaient à courir partout.

Ce matin, gelée blanche. On s’est peut-être un peu trop félicité.

Et ça risque d’être pire pour les jours qui viennent.

meteogel

Idéalement, il faudrait couvrir ces surfaces de produits fragiles d’un voile de forçage pour éviter tout risque de gel, mais entre les patates et les courges, c’est près de 2000m2 à couvrir (quelque chose comme 5 heures de boulot et de toute façon, je n’ai pas le voile de forçage nécessaire ni les moyens d’en racheter) ; et puis, les petits-pois sur grillage sont bien compliqués à protéger de toute façon.

Les serres sont fermées. espérons que ces conditions ne facilitent pas, en plus, l’installation de ravageurs et de maladies sous serre.

On saura quelques jours après cet énième passage glacial si les légumes ont juste pris du retard ou si ils ont vraiment gelés.

Rien n’est jamais acquis, apparemment, surtout pas la chaleur en mai, rien n’est jamais gagné.

Par contre depuis plus d’un an, ça commence à faire beaucoup. Beaucoup trop de problèmes, de stress et de soucis.

 

EDIT DE 22:00 :  Bon bah, on sait déjà qu’il y a des patates primeurs qui ont gelé. Vu que les températures vont encore descendre d’ici lundi, on se demande comment faire pour protéger patates, courges (2000m2).  Quant aux petits-pois en pleine floraison, on s’en remet au sort. (pour le reste aussi d’ailleurs vu que concrètement, je ne vois pas comment on va pouvoir protéger)

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