Jan 052019
 

Laure, une de nos stagiaire, a fait un chouette article sur les outils tractés de la ferme (les outils qui sont derrière les tracteurs).

Voici son travail et ses photos. Merci Laure !

La ferme du hanneton cherche à limiter l’utilisation d’engins mécanisés. Au total, ce sont 56 heures d’utilisation annuelle des tracteurs pour une consommation totale de carburant de 250 L.

La ferme dispose de deux tracteurs ainsi que plusieurs outils traînés, portés ou semi-portés principalement utilisés pour le travail du sol, l’implantation, la fertilisation et la récolte.

  • les outils traînés : l’essentiel du poids de l’outil est supporté par le sol;
  • les outils semi-portés : l’attelage du tracteur supporte une partie du poids de l’outil qui possède donc au moins un point au sol;
  • les outils portés : Le système d’attelage du tracteur supporte la totalité du poids de l’outils.
  • les automoteurs : L’outil fait partie intégrante du tracteur qui est ainsi dédié à une seule fonction.

(Source : Agroparitech)

Engins de traction

Le premier tracteur est un Massey Fergusson 354 F de 1990 équipé d’un moteur thermique de 50 CV. C’est un tracteur conventionnel à deux roues motrices et deux roues porteuses équipé d’un attelage 3 points et d’une prise de force. Il est utilisé pour quasiment tous les travaux.

Le deuxième tracteur, un Someca 540v, plus ancien (1975), est équipé en permanence d’un rotavator. C’est également un tracteur conventionnel à deux roues motrices et deux roues porteuses équipé d’un attelage 3 points et d’une prise de force. Il est doté d’un moteur thermique de 40 CV.

Outils semi-portés

Lame souleveuse

Cet outil, probablement auto-construit, est utilisé sur la ferme pour faciliter l’arrachage des endives, carottes, panais, poireaux.

Les réglages à effectuer portent sur la profondeur du passage de la lame (suffisamment profond pour ne pas abîmer les légumes, et au plus près des légumes pour une plus grande efficacité et une moindre consommation énergétique), et sur l’angle d’inclinaison de la lame par rapport à l’horizontale : un angle insuffisant rend difficile la pénétration de la lame dans le sol, un angle trop important fait qu’elle s’enfonce trop et que le tracteur ne peut plus la tirer.

Ces réglages s’effectuent à l’aide du troisième point.

L’entretien est réduit au nettoyage après utilisation. La lame n’a jamais été affutée (inutile).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Broyeur à marteaux 

Le broyeur à marteau est composé de marteaux reliés par une goupille à un axe rotatif horizontal entraîné par la prise de force. Il est également équipé d’un rouleau.

Entretien : nettoyage après utilisation (graissage des parties rotatives 5 fois par an).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force.

 

Cultivateurs

La ferme du hanneton dispose de 3 cultivateurs légers : une herse étrille, un vibroculteur et une bineuse.

Le terme “cultivateur” regroupe toute une famille d’outils à dents qui se différencient par la forme des dents, leur espacement, le poids et le dégagement sous bâti. Les cultivateurs lourds (4 à 5 dents au mètre, 60 à 75 cm de dégagement sous bâti) sont adaptés à des opérations de déchaumageet de reprise profonds, voire de décompactage en non labour. Les cultivateurs légers (4 à 7 dents au mètre, 45 à 60 cm de dégagement sous bâti) sont appropriés en préparation de lit de semences.

Les cultivateurs légers, également appelés « canadiens » ou « vibroculteurs » en fonction du type de dents, sont équipés exclusivement de dents vibrantes en forme de “S” (étançon double spire) ce qui permet à la dent de vibrer longitudinalement et latéralement. Ce montage permet à la dent de s’effacer latéralement en cas d’obstacle. La section étroite de l’étançon limite les remontées de mottes et réduit les risques de formation de lards dans les sols à consistance plastique ou semi plastique. Leur effet est généralement complété par un nivellement du sol à l’aide de rouleaux cages, de bâche roulante ou de peignes.

Source : Agroparitech

Herse étrille

La herse étrille est utilisée pour le désherbage mécanique des cultures en place : la souplesse des étançons leur permet de s’effacer en cas d’obstacle.  Cet outil est utilisé pour les cultures plantées : choux, poireaux, pommes de terre…

L’efficacité du nettoyage est maximum lorsque les adventices sont jeunes : les adventices encore vulnérables au stade de plantule sont déracinées et meurent. Par exemple, une intervention est réalisée dix jours après la transplantation des poireaux (efficacité estimée : 95%). Un nouveau passage une semaine plus tard permet de traiter les adventices qui ont germé à la suite du passage précédent.

Réglages

  • Profondeur de travail : elle se fait par l’intermédiaire des roues de jauge ; la profondeur doit être limitée afin d’éviter les relevée (2 cm à la ferme du Hanneton)
  • Inclinaison : détermine l’agressivité, et donc dépend du stade d’évolution de l’adventice. Elle se fait à l’aide du 3ème
  • Vitesse : à adapter en fonction de la maturité de la culture (plus faible sur petite ou jeune culture)

Le travail de la herse étrille est facilitée par une bonne préparation du sol (assez fin), une absence de cailloux et de résidu de culture ou d’engrais vert. La herse étrille est peu efficace sur terre battante, mais est particulièrement adaptée à la terre très sableuse de la ferme du Hanneton.

Entretien : nettoyage après utilisation (quelques points de graissage à faire une fois par an).

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Vibroculteur

Le vibroculteur est utilisé à la ferme du hanneton pour lutter contre les adventices dans une stratégie associant les techniques du déstockage et du faux-semis.

Le passage en interculture du vibroculteur à une profondeur de 5 cm stimule la levée des adventices en masse. Ces dernières sont ensuite détruites par un nouveau travail du sol à une moindre profondeur. Ce nouveau travail du sol peut se faire au plus près du semis (faux-semis) et permet alors également une nouvelle levée d’adventices qui seront à leur tour détruites par un ultime travail du sol très superficiel ou un désherbage thermique.

Ces techniques évitent l’emploi de désherbant chimiques et contribuent à réduire le stock semencier du sol. Elles sont particulièrement efficaces sur les espèces dont les semences ont une faible dormance. Il importe de veiller à la diminution progressive de la profondeur du travail du sol. Du fait de son sol sableux, la ferme du Hanneton n’est pas exposée au risque de battance qui pourrait résulter d’un sol trop affiné par le recours à ces techniques.

Réglages, entretien et fixation au tracteur sont identiques à ceux de la herse étrille.


Bineuse

La bineuse est utilisée pour le désherbage mécanique des adventives en inter-ranget, moyennant une vitesse suffisante, des adventices sur le rang de culture par enfouissement résultant d’une projection de terre au passage de l’outil. Elle est efficace même sur des adventices assez développées.

A la ferme du hanneton, elle est utilisée pour les cultures de choux, poireau, pomme de terre, courges et courgettes.

Réglages

  • Profondeur de travail : pas trop profond pour éviter les relevées et le déchaussage des cultures (2 à 5 cm à la ferme du Hanneton)
  • Espacement des étançons : doit être ajusté en fonction de l’espacement des cultures
  • Vitesse : une vitesse élevée permet de rebuter la culture et ainsi d’enterrer les adventices sur le rang de la culture.

Le travail de la bineuse est facilité par une bonne préparation du sol (assez fin), une absence de gros cailloux. La bineuse est efficace sur terre battante, mais cette qualité n’est pas pertinente pour la terre très sableuse de la ferme du Hanneton.

L’entretien consiste à graisser les goupilles environ tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Décompacteur

Le décompacteur est composé de deux dents/lames en acier écartées de 60 à 80 centimètres et reliées au bâti en acier. La profondeur de travail varie de 30 à 40 centimètres en fonction de la zone à décompacter. Les dents s’enfoncent profondément dans la terre pour aérer le sol en le soulevant, mais sans retourner les horizons pédologiques.

A la ferme du hanneton, il est utilisé juste avant mise en place des panais, carottes et légumes d’été sous serre à fort enracinement.

Réglages : écartement des dents et profondeur de travail.

Entretien :le décompacteur demande très peu d’entretien. Pour l’hivernage, il est conseillé de le nettoyer et d’enduire de graisse les dents avant de le mettre à l’abri pour éviter qu’il rouille.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Châssis pour creuser des sillons profonds

Cet outil, équipé de deux dents munies d’un sabot est utilisé pour tracer les sillons pour les cultures de pommes de terre, choux, tomates, aubergine poivrons etc … Il évite le geste de creuser.

Réglages : écartement et profondeur.

Entretien : graissage des parties mobiles (notamment points d’attache)

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Butteuse 

La buteuse est utilisée pour les cultures de pomme de terre et de poireaux. Parfois pour les choux sur les parcelles les plus humides.

Réglages :

  • Largeur de la planche (1 à 1,20 m) : écartement des socs de façons à buter les cultures écartée de 75 cm
  • Hauteur de la butte : en fonction de la profondeur d’enfoncement des socs.

Entretien :

  • graissage des parties mobiles en fonction de l’utilisation (50 h dans l’idéal)
  • Protection des parties en contact avec le sol (graissage) au remisage (pas fait à la FDH)

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

Outils portés

Rotavator

Le rotavator a une dimension de 1.20 m.Il est utilisé pour enfouir les déchets de légume ou les engrais verts. Principalement au printemps pour les engrais vert et toute l’année pour enfouir les résidus de cultures

Réglages : profondeur par action sur le levier de levage, vitesse de rotation et vitesse de travail sont liées à l’allure du tracteur. Plus on va vite et moins le sol est retourné.

Entretien : nettoyage et graissage des pièces en mouvement toutes les 6 à 8 heures. Vérification du niveau d’huile une ou deux fois par an.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Épandeur à chaux

Le sol de la ferme du hanneton contient peu de matière organique et d’un pH 6,5 à 6,8. Pour un bon fonctionnement de la vie du sol un apport de carbonate est nécessaire. Et pour compenser les carences en calcium, un apport de calcium est nécessaire. Il est réalisé avec un épandage de 500 kg de carbonate de calcium (appelé calcaire ou chaux) par hectare tous les ans.

L’outil a été adapté à la taille des planches de culture de la ferme (1,3 mètre de largeur) par positionnement de deux planches redimensionnant la largeur du réservoir utilisée. La quantité de chaux épandue dépend à la fois de l’ouverture de l’orifice par lequel la chaux s’écoule (flèche sur la photo) et de la vitesse de roulage du tracteur. Un calibrage a été mis au point à la suite de plusieurs essais. Des marquages ont été réalisés pour faciliter la préparation des interventions.

Réglages : ouverture de l’orifice d’écoulement

Entretien : nettoyage et graissage des pièces en mouvement

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Outils traînés

Épandeur de fumier

L’épandeur de fumier est une charrette équipée d’un axe muni de dents relié par un arbre à came à la prise de force. La rotation de l’axe entraîne les dents qui happent le fumier et le répandent. Le fumier est amené sur le hérisson (dents en rotation) par un système de « tapis roulant » entraîné par des chaînes.

Réglages : il faut retendre les chaînes une fois par an, sinon cela déraille. Une fois arrivé au maximum du système de tension de la chaîne, il faut faire sauter 2 maillons (tous les 5 ans).

L’entretienconsiste àgraisser les axes une ou deux fois par an.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points et prise de force

 

Rouleau

Le rouleau de 1.3 m de large et de 70 kg est utilisé lors de la préparation du sol, juste avant le semis ou la plantation.

Réglages : pas de réglage.

L’entretienconsiste àgraisser les axes environ tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

 

Bennette

La bennette est une remorque de transport.

Réglages : pas de réglage.

L’entretien nettoyage après utilisation et graissage des parties rotatives tous les ans.

Fixation au tracteur : Attelage 3 points

Juil 092018
 

(dont la moitié à reculons !)

Et oui ! C’est possible ! Grâce à un de nos outils principaux : la houe maraîchère (ou cultivateur ou pousse-pousse). La nôtre vient de Cecotec, elle est légère et robuste et le sarcloir est d’excellente qualité : on en a un grand qui sert à sarcler les allées et un petit pour les inter-rangs. On a dû changer le grand sarcloir une fois depuis 2010 il a servi énormément pendant + de 6 ans.

Les carottes dans l’herbe, avant les 7 km 100. On a l’impression que c’est très enherbé, mais non en fait. Ce sont juste des grosses herbes (on devait sarcler jeudi dernier mais à cause de la pluie ça n’a pas été possible) et il n’y en a pas tant que ça, la bâche d’occultation a quand même fait son office, même si les inondations nous ont obligés à retravailler le sol et remonter des graines…

Et c’est parti pour 4 heures d’aller-retour. Vous noterez l’astuce bronzage : une tunique transparente sur un bandeau et pas besoin de crème solaire. Et adieu le bronzage agricole

Au bout de 2 heures, fin du sarclage des allées avec la grande lame, déjà moins d’herbe. #fitness : profitez en pour faire des abdos en même temps, en théorie c’est très facile et, bon, y’a que ça à faire. Perso, j’arrête pas d’oublier d’y penser, donc autant dire que c’est pas très réussi cette histoire.

Là c’est quand je commence les 3 derniers inter-rangs de la dernière planche !!! J’en peux plus. MAIS ! astuce bronzage numéro 2 ! Vous remarquerez que j’ai fais les inter-rangs dans l’autre sens de façon à bronzer de l’autre côté !! On ne perd pas le nord.

Après 4 heures ! Ouf c’est fini. Mon fidèle destrier a dégommé la dernière herbe !! Bravo !

(je remets les photos avant après pour qu’on se rend bien compte quand même)

Mai 042018
 

Avec le muguet, y’a aussi la millasse et le pourpier qui sont sortis en force !

Il est donc à nouveau temps de désherber les carottes (pas fait depuis au moins 10 jours !! 😀 ).

Comme César a insisté, c’est lui qui s’y colle et ça me permet de donner des nouvelles explications sur l’utilisation de la houe maraîchère (cultivateur) de Cecotec

Prêt pour les explications ? Alors, l’aller :

Et le retour parce qu’il faut bien fignoler et éviter que ce sur quoi on a marché à l’aller se replante…

 

(notez les merveilleuses prestations de César)

César a vaincu la millasse, le pourpier, le mouron et la bête !

Maintenant on remet les voiles partout pendant que les enfants prennent un repos (et une glace) bien mérités.

Avr 062018
 

Rappel sur le désherbage thermique : “C’est par un choc thermique que les parties aériennes des mauvaises herbes sont détruites. En effet, en élevant la température des feuilles des mauvaises herbes jusqu’à environ 80°C, on provoque l’éclatement des cellules végétales par la coagulation des protéines. Les feuilles perdent donc leur rigidité et se dessèchent rapidement, entraînant la mort de la plante ou son affaiblissement.” (sur le site de Cecotec)

Suite à notre premier essai, on en était là :

  • il fallait un nouveau désherbeur avec 1 seul brûleur pour pouvoir resserrer les capots de façon à passer dans nos interrangs pour les cultures sur 4 rangs (environ 25 cm d’écart),
  • il nous fallait trouver comment bien fixer la canne du brûleur dans le sytème de fixation du capot pour ne pas qu’elle bouge et qu’on puisse aller bien droit.

Alors déjà on a racheté un brûleur Foker 35, qu’on a reçu en début de semaine. Puis Aline a bricolé pour fixer correctement et durablement la canne sur le support des capot. En fait, on a dû raccourcir le tuyau de gaz fourni pour ne pas qu’il traine par terre quand on a la bonbonne sur le dos. Du coup il nous restait plein de tuyau en caoutchouc, parfait pour faire un espèce de joint, et ça tient PARFAITEMENT ! Merci Aline !

Ensuite on a réglé l’entraxe sur une culture à 4 rangs, ici des carottes, qu’on venait de désherber à la main 😀

Puis direction les épinards, qu’on n’avait donc pas pu désherber l’autre jour. Aline commence direct, elle est trop trop pressée ça fait 1 semaine qu’elle attend ça ! 

Mais ce n’est pas la bonne position, il s’avère qu’en tirant le désherbeur, c’est quand même beaucoup moins pénible !

L’ensemble est bien maintenu ce qui fait qu’on va facilement bien droit entre les rangs. C’est parfait !

On peut maintenant désherber à l’allure normale :

Et les mauvaises herbes ne peuvent résister devant ce beau brûleur, ça les fait fondre !

Résultat : pas de surprise c’est le résultat attendu en désherbage thermique (cliquez pour agrandir). Mais les épinards n’ont subit AUCUN dommage ! Merci les capots +4 :

Ergonomie : +4 ! Très aisé et pas pénible de tirer son désherbeur sur roue. Et +4 pour le bricolage d’Aline <3

Total horaire : +10 (c’est dire !) pour le gain énorme !!!!  Avec les essais du début et un problème de réglage de la pression + le vent qui a éteint le brûleur un grand nombre de fois au début : 1 heure pour désherber 4 planches de 50m (donc 12 interrangs) au lieu de 2 heures par planche si on le fait à la main. Pas de changement de bonbonne en court de route (les bonbonnes baissent en pression et givrent ce qui fait qu’on doit en échanger fréquemment et attendre que la première re-chauffe et remonte en pression : Aline ne se déplace JAMAIS sans 2 bonbonnes minimum). Le temps peu donc être facilement réduit, maintenant que c’est hyper bien maîtrisé !

TOTAL : +18 ! C’est la folie !

On est ravi de ce nouveau brûleur qui ne serait rien sans le capot de protection ! Merci Cecotec pour ce superbe outil !

Tout le matériel  : brûleur, capot de protection et porte bonbonne dorsal sont disponibles chez Cecotec.

Mar 222018
 

Vous vous souvenez sûrement du désherbeur thermique et de son efficacité. C’est un désherbeur assez simple, et un des plus légers, car s’utilise avec des cubes. Nous avons choisi le Foker 45 de Cecotec car avec le double brûleur, il couvre une plus grande surface et permet un travail plus rapide. Côté ergonomie, c’est le mieux avec le porte-bonbonne dorsal, vendu également par le même fabricant.

Fred a augmenté l’ergonomie en nous rajoutant une poignée car à porter à bout de bras, c’est vite fatigant :

 

Ce désherbage est très efficace mais avec le matériel qu’on avait jusque-là, ne pouvait être effectué que sur des planches nues c’est à dire juste avant que plantes ne sortent de terre (j’ai déjà expliqué ça par ailleurs). Bon, ok, on fait aussi ça comme des barbares dans les champs de poireaux qui on des bonnes têtes de poireaux bien développés, quand, après 3 mois de désherbage du mouron dans les carottes, on devient folle et qu’on veut éradiquer cette sale engeance. Résultat ? On pue le poireaux cramé pendant des jours (et les poireaux font légèrement la gueule).

Toujours est-il que imaginer pouvoir faire un désherbage rapide, debout, dans une culture en place, était un rêve que nous caressions….

Et là, le truc complètement foufou c’est que suite à des articles incluant du matériel acheté chez eux, qui leur a amené des clients (ou peut-être grâce à la prestation magnifique de Suzanne dont on ne peut se lasser), la société Cecotec nous a proposé un partenariat : du matos offert en échange de retour sur expérience (que de toute façon j’aurais fait). Le capot de protection pour le désherbeur thermique ! C’était ça qui allait pouvoir réaliser notre rêve* !!!

On a donc testé notre nouvel outil hier. Voici le montage (sans notice et en croyant qu’on allait faire ça les doigts dans le nez, mais en fait, non :D. Ah ! la prétention de la jeunesse !)

 

 

Pour le test, on a choisit de faire ça dans les bettes qui sont plantées sur 3 rang, donc avec un interrang assez large de 40 cm environ.

Et on peut voir l’efficacité du désherbage :

Ouh ! c'est chaud !

 

Les feuilles de bettes qui traînaient à terre sont cramées, mais de toute façon, on ne les récolte pas. Et le plus important c’est surtout que le mouron a pris une sacrée branlée AHAHAHAHAHA !

Après cet essai enthousiaste, on a réglé l’écart entre les plaques/roues de protection du capot au plus serré pour le tester sur le semis d’épinards qui venait juste de sortir (on vit DANGEREUSEMENT !!!). Ils sont semés sur 4 rangs donc avec un interrang de 25 cm environ. Bon, on a vite laissé tomber, les roues se retrouvent quasi dans le rang et risquaient d’écrabouiller les plantules :

 

Résultat de ce premier test : Aline était trop contente du résultat sur les bettes ! Et moi aussi.

On était déçue de ne pas pouvoir l’utiliser sur des planches à 4 rangs, qui concernent la majorité de nos cultures, mais notre déception n’a pas duré plus de 10 minutes, on a décidé de résoudre le problème en achetant un désherbeur supplémentaire à 1 buse sur lequel on montera définitivement le capot de protection. On aura donc un désherbeur bourrin à 2 buses à utiliser sur la totalité de la planche et 1 désherbeur de précision avec lecapot pour désherber en interrang et pendant la culture.

Pour l’ergonomie de la prise en mains : +4 ! On apprécie que le capot soit constitué de roues qui permettent de poser le désherbeur thermique ! Fini de le porter à bout de bras ! (on a beau être musclée et costaude, porter un truc à bout de bras, c’est quand même pas une partie de plaisir).

Pour l’efficacité globale : +4 ! Le capot de protection protège réellement de la chaleur les plantes qui sont à l’extérieur, même collé-serré. La plante va se faire couper en deux par la roue et brûler à l’intérieur du capot mais à l’extérieur, elle reste fraîche comme une rose.

Pour la rapidité du désherbage : +3. Y’a que Fred sur son tracteur qui fasse mieux.

-2 pour un problème de conception qui doit pouvoir se régler facilement :  le capot coulisse sur la tige du désherbeur. Du coup, quand on pousse le désherbeur pour pousser l’ensemble, on ne maîtrise pas le trajet des roues. 

-0,5 pour les plastiques de protection sur la tige horizontale du capot qui ont fondu à la première utilisation

Total : +8,5 ! C’est un outil pratique, efficace et qui permet de gagner du temps** !

De notre côté, il faut qu’on maîtrise le trajet du désherbeur quand il est monté avec le capot. Notre objectif est, vous l’aurez compris, d’éradiquer définitivement le mouron qui reste la seule adventice à nous résister.

 

À suivre donc quand on aura constitué notre parc de désherbeurs et qu’on aura pu faire un test complet sur des planches à 4 rangs et des cultures fragiles…

*Oui alors en fait, il faut que j’avoue, c’est Aline qui se tape tout le désherbage thermique.

**Surtout si c’est Aline qui le fait 😀

Juin 202014
 

Il y a un mois maintenant, avait lieu la visite annuelle de la ferme pour les AMAPs que nous fournissons. Nous avons eu de la chance, il a fait beau et chaud, et il y avait affluence !

Reportage photo (merci à Marie-Odile qui s’est chargé de mon appareil -toutes les photos non précisées- et à Alexandre et Laurent qui ont partagé les leurs) : 

@LG-1accueil des invités et instructions : ne pas stationner sous les serres, ne pas cueillir les fleurs, ne pas toucher les outils 😛 (crédits Laurent)

IMG_4450certains sont même prêts à faire des km à vélo pour venir à cet évenements exceptionnel

@LG-2on commence dans l’ordre du travail, avec Fred qui explique le travail du sol (avant les semis/plantations, donc) et tout l’outillage qui va derrrière les tracteurs (crédits Laurent)

@LG-3après le travail du sol, on poursuit logiquement avec les semis, ici des salades devant la serre de semis, avec prolognement artistique sur les visiteurs (crédits Laurent)

IMG_4469j’en profite pour expliquer la fonctionnement d’un semoir, sous l’oeil attentif des enfants qui sont très impatients de pouvoir l’utiliser

IMG_4477le réservoir de graines du semoir et le système de rouleau qui permet leur semis régulier en ébahissent plus d’une

IMG_4486on passe ensuite dans les serres, pour voir les plantations. Ici des tomates. J’expliqe vite-fait le palissage

IMG_4494puis visite des plantations dans les champs (ici salades à gauche, échalotes à droite)

IMG_4496enfin un peu de sérieux, quand on aborde les techniques de désherbage : ici la houe maraîchère (crédits Alexandre)

Après ça, il était plus que temps de passer à la partie ludique avec un grand jeu, à base d’épreuves intellectuelles et physiques  :

image-1le plan pour se repérer sur la ferme

Jeu2014-planles épreuves intellectuelles

IMG_4500

IMG_4505puis viennent les épreuves physiques : portage de caisse le plus rapidement possible 1 adulte + 1 enfant, sans en faire tomber ! ici l’équipe des tomates

IMG_4508l’équipe des carottes râpées

IMG_4512équipe campagne

IMG_4516équipe des 7 nains

IMG_4521seconde épreuve, passer la houe aller retour dans les allées des petits pois, vite fait bien fait : Fred courait devant pour obliger chaque équipe à faire de la bonne façon pour bien désherber (malin non ? ) et éviter que ça soit vite fait mal fait.

Tout le monde à très bien joué et les équipes ont toute fait preuve d’un bel enthousiasme. Il a faluu une épreuve complémentaire pour départager deux gagnantes et c’est finalement l’équipe de Changé (pas de photo de cette équipe) qui a gagné, chaucun un lot de plants divers. Tous les participants puvaient repartir avec un plant d’oeillet d’inde

Après tant d’efforts on a tous fini sous le parasol pour un excellent apéritif.

IMG_4528

Avr 192014
 

Après avoir fait un semis direct (carotte, navets, panais, mesclun…) on attend quelques jours et avant que la plante semée lève, et on passe un coup de désherbeur thermique, pour tuer tout ce qui a déjà levé comme mauvaises herbes depuis le semis.

J’en avais déjà causé dans cet article, mais à l’époque, on n’avait pas Aline, ni de désherbeur portatif 🙂 (qu’on a, les deux d’ailleurs, quand même depuis plusieurs années, le temps passe si vite).

IMG_4274

Notre désherbeur thermique est le Foker 45 de Cecotec

Depuis tout ce temps aussi, à force de désherbages divers et variés, (je vous ai déjà dit qu’on adore ça non ?), on a considérablement réduit la pression des adventices (= mauvaises herbes en langage agricole) et la différence avant-après passage du désherbeur thermique ne ressemble heureusement plus à ça :

DSCF8668.JPGen premier plan on a désherbé, en arrière plan, ça reste à faire (à voir et lire ici)

Le désherbeur thermique est un outil indispensable qui permet un désherbage rapide et efficace si il est utllisé au bon moment, c’est à dire avant que la plante cultivée n’ai levé (que la jeune pousse soit sortie de terre) et à condition que les adventices ne soient pas trop grosses : elles seront au bon stade si le travail du sol a été fait au bon moment avant le semis. Le mieux étant de le faire juste avant la levée de la plante désirée.

Astuce ! Après votre semis, couvrez-en une partie d’un voile de forçage ou doublez sur une partie le voile de forçage déjà en place : à cet endroit, votre semis va lever plus vite (avec 1 ou 2 jours d’avance selon la saison) et vous saurez que lorsque ça lève à cet endroit, c’est le bon moment pour brûler tout le reste !

À savoir : (au dessus de la Loire) pour les semis de carotte d’automne et d’hiver, la levée se fait en une dizaine de jours (pas la peine donc de regarder tous les jours la première semaine), et plutôt en 6 jours l’été. Pour les panais c’est beaucoup plus long (voir temps indicatifs ici, à réduire sous serre mais aussi sous voile de forçage).

Attention, ce désherbage ne fonctionne que sur les dicotylédones (= les plantes à fleur) et pas du tout sur les monocotylédones (tout ce qui ressemble à de l’herbe).

Il nous est arrivé, sur des sols précédemment très enherbés, de faire deux désherbages thermiques avant la levée de la plante.

Il nous arrive toujours de préparer la planche bien avant la date de semis, sur une parcelle qu’on estime précédemment trop enherbée ou si on a un doute, afin de faire un faux-semis et de tout dézinguer au désherbeur thermique avant le semis (puis avant la levée).

Mar 312010
 

(la binette à roulette)

En même temps que les presse-mottes, on a investi dans un cultivateur ! Notre plus grande joie depuis notre arrivée a vraiment été la reception de cet outil, absolument indispensable à la bonne marche d’une exploitaition maraîchère.

Dès qu’on l’a reçu, je n’avais qu’une envie jouer aux légos et le monter. Bon, j’ai du attendre le soir d’avoir fini le boulot qui ce jour-là encore ne s’est pas déroulé comme prévu et faire ça à la lumière du perron mais j’ai pu l’utiliser dès le lendemain.

On voit la rolls des cultivateurs, avec un pneu (trop la fête, vous pouvez pas comprendre) hyper léger et maniable. Le plus grand sarcloir est monté dessus, on a pris en plus un plus petit sarcloir et une butteuse.

Mais à quoi ça sert un cultivateur  ?

Jusqu’à présent, je n’en avais utilisé un que pour biner. C’est génial, moins pénible et beaucoup plus rapide que la binette. On peut y adapter d’autres outils, ce que je ne savais pas, et on testera prochainement la butteuse.

L’important étant toujours de ne pas renfoncer ce qu’on vient de biner, il faut passer deux fois avec le cultivateur, une fois en marche avant et une autre fois en marche arrière. Plus si on veut ou si c’est vraiment très sale, mais l’important étant de finir par tirer et non pousser le cultivateur. Pour cela, le sarcloir est oscillant et la lame est tranchante des deux côtés.

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