Mar 212017
 

C’est la semaine sans pesticide, comme toute l’année à la ferme du hanneton. Et aujourd’hui c’était désherbage des petits pois à la main dans le rang (on en a profité pour les rabattre vers le grillage en même temps) et sarclage des allées à la houe maraîchère.

1 km en marchant vers l’avant et 1 km à reculons avec la houe pour faire toute cette surface.

C’est beau non ?

Mar 152017
 

À la ferme du hanneton, nous faisons pousser nos légumes bio délicieux depuis la graine. On maîtrise ainsi tout le cycle jusqu’à la vente ce qui nous permet d’avoir les plants qu’on veut quand on veut, de la qualité requise.

On fait pousser nos plants fragiles sous nos serres de semis et pour ceux qui ont besoin de chaleur, dans des bacs chauffants, très simple à faire et pas très coûteux. Nous en avons 3 et nous en avons refait un ces derniers jours, ce qui nous donne l’occasion de vous montrer comment c’est fait, dedans…

Voici le vieux machin :

Le problème est que tout était en train de se sauver car le cadre en bois ne tenait plus du tout. On a donc commencé par refaire tout le tour : (et que j’te scie et que j’te martelle)


Pif paf pouf, voilà un beau bac chauffant tout bien recadré. On peut voir les câbles qui permettent de chauffer, dans tout ce bazar qu’on a mis :

Les arceaux nous servent à calfeutrer le bac pour la nuit afin de ne pas gaspiller l’énergie

Et voilà des petits plants de tomates, aubergines et poivrons bien au chaud à 20°, avec les toute nouvelles graines de courgettes. 

C’est bien beau tout ça mais ça nous dit pas comment est fait le bac chauffant !!!

Et voilààaàaàaààaàa , tinliiiiiiin :

Nos bacs font environ 5 m de long pour 70 cm  de large, et nous utilisons pour chacun 1 câble de 30m / 837W / 230V disposé en serpentin dans le sable. Au début de saison quand on commence les semis, on soulève la bâche noire pour mouiller abondament le sable afin que la chaleur se transmette mieux.

notre fournisseur de câble chauffant

le fournisseur de thermostat

les plaques de polystyrène et le sable se trouvent dans les magasins de bricolage.

Mar 082017
 

Quand on est rentré de vacances, je suis tombée devant ce miraculeux chantier !!

Une nouvelle serre !

(merci Aline et Pierre d’avoir si bien bossé, en toute sécurité 😉 ).

Du coup, il fallait mettre une bâche de serre. Et nous avons fait appel à notre équipe de choc particulière, les AMAPiens !

Faire des tranchées (2*40m), mettre une bâche, fixer la bâche, tout ça était prévu samedi dernier. Autant faire des tranchées ne posait pas de souci particulier (si ce n’est qu’à 15 c’st quand même plus facile qu’à 2), autant on ne pensait pas pouvoir mettre la bâche, avec la météo de la semaine dernière (10,5m * 40m dans la pluie et surtout le vent).

En tout cas, les tranchées avaient déjà été bien entamées par Fred, Stéphane et Malo le vendredi soir :

Et finies le samedi matin avec tout le restant de notre fière équipe :

Entre 10 heures et 11 heures du matin, ce samedi et inexplicablement, il n’y avait pas un brin de vent !! Incroyable.

Ce fût donc fait et parfaitement fait en 2 temps 3 mouvements, ou presque.

Et puis hop hop hop, vite, vite, vite, on a remis de la terre pour fixer et tendre la bâche, avant que le temps ne change (et je vous rappelle qu’il y a eu une tempête dans les heures qui ont suivi, c’est vraiment fou ce créneau horaire qu’on a eu !)

crédits photo @Éric

crédits photo @Éric

Après ces 2 petites heures de chantier titanesque, on range tout et on se prépare à l’apéro…

crédits photo @Éric

…apéro pendant lequel tout semble bien se passer pour la serre, la bâche et l’escabeau.

 

Et comme il restait du monde prévu pour l’après-midi, des AMAPiens, prêts à encore en découdre, on a creusé une tranchée pour prolonger le réseau d’irrigation.

Avec un petit pont de bois pour passer sur la tranchée avec nos brouettées de poireaux (ceux qu’on voit dans le fond)

Pendant ce temps là, Mamita…

Le surlendemain, après la tempête, tout va toujours très bien, madame la marquise…

…sauf pour ladite marquise Hopey, qui ne sait plus ni où ni qui ni qu’est-ce ni dans quel état j’erre et qui se retrouve à chouiner (oui oui oui…) en dehors de la serre, sous la pluie et dans le vent…

Merci à Thierry et Lynda, Magali et Joel, Stéphane et Malo, Françoise et Alain, Anne-Laure, Anthony, Jean-Christophe, Louis, Christophe, Élisabeth et Claude, Claire et Bernard, Éric, Florence, Stéphanie et Morgan, et bien sûr Pierre et Aline qui ont fait le plus gros du boulot.

Avr 172013
 

Aujourd’hui, j’ai désherbé la planète.

Enfin, mon petit bout de planète. 5h30 de houe maraîchère. Parce que c’était aujourd’hui ou jamais ! Le temps était idéal : chaud et sec, avec un poil de vent, de quoi assécher et finir de tuer tout ce qui passe sous la lame de la houe.

Avec les 7h30 de désherbage qu’on a fait hier avec Aline au sarcloir, les champs sont maintenant tout propres. C’est magnifique, j’en suis toute émue (les maniaques gens qui ont déjà passé plusieurs heures à désherber savent de quoi je parle).

Je vous montre pas toutes les cultures, (une bonne partie est de toute façon sous voile), mais tout tout tout y est passé : choux de chine, épinards, fenouil, échalotes, petits-pois, salade, ail et carottes (plus de 1200 m2 quand même ; et environ 150 allers-retours de 40 à 50m).

Carotte1Avantles carottes (détails) avant le passage de la houe…

Carotte1Apresmême vue après

CarotteAvantles planches de carottes avant…

CarotteApres … et après (rhâââââ, lovely)

Ail1Avantl’ail avant

Ail1Apreset après

J’ai donc fait tout ça à la houe maraîchère (cf. cet article) :

HoueMaraich(c’est vraiment pas mon meilleur profil, j’espère que vous appréciez l’humilité dont je fais preuve en publiant cette photo)

La lame coupe au premier passage, fignole au second coupant les restes éventuels de racines, en émiettant un peu plus la terre, et en permettant un léger retournement : les racines mises à nu déssèchent très rapidement et la plante MEURT ! AHAHAHAHAH

Ppois2l’effet radical de la lame

Avec tout ça, j’ai chopé un beau coup de soleil sur les bras, du genre agricole, qu’il va me falloir tout l’été pour récupérer !

Jan 162013
 

Enfin du concret !

🙂

Tout d’abord, l’excellent guide édité par le SEDARB : les fournisseurs en maraîchage bio (région Bourgogne).

Ceux que j’utilise tous les ans ou à l’occasion, répertoriés par type. Bien sûr, il en existe beaucoup d’autres, à chacun de faire son choix selon son expérience et ses attentes.

Matériel, outillage

  • Cecotec,
  • Caahmro,
  • Terradonis (semoir). Attention, très valable dans sol sableux, il est très léger et convient moins aux sols lourds,
  • Ademi (balances et contrôles).

Engrais

Attention, les tarifs peuvent être très variable d’un fournisseur à l’autre, pour des engrais de qualité identique. Il faut faire jouer la concurrence.

  • VG sol, (très bon rapport qualité prix)
  • Caahmro,
  • Éleveurs voisins pour le fumier. Vous pouvez prendre du fumier non bio, à condition de le composter sur votre ferme 3 mois avant utilisation, et d’en informer votre organisme certificateur. Il faut alors tenir un registre indiquant la date de reception du fumier et celle de premier épandage.

Terreau

Comme pour l’engrais, le terreau est vendu par les fabricants en palette complète. Il peut donc être intéressant de se regrouper pour l’acheter et se partager une palette. Les coopératives agricoles, comme la CAAHMRO, en vendent au détail.

Plastiques

Filet et voile de protection des cultures, bâches pour bords de serre, plastique de paillage, …

Semences/plants

Pour la plupart de mes semences j’ai deux fournisseurs, Agrosemens et Voltz. Pour les semences bizarres comme les pommes d’or, je me fournis à la ferme de Ste Marthe. Attention, si vous devez acheter de la semence non-traitée quand celle que vous recherchez n’est pas disponible en bio, il faut en faire la demande sur le site semences biologiques. Il vous sera délivré un document qu’il convient de conserver avec la facture de la semence en question pour le contrôle.

Pour les plants :

Produits de traitement

Attention, les produits choisis doivent toujours être utilisables en agriculture biologique ! La mention est toujours portée sur le produit. Il convient également de suivre les prescriptions d’utilisation (les produits ne sont pas autorisés sur TOUTES les plantes) et de dosage.

Emballages

Mai 242012
 

Aujourd’hui, jeudi 24 mai, des heures de boulot, comme d’habitude, mais en pire.

À 3 vaillantes personnes :

  • Récolte des épinards : 2 h 1/4,
  • Récolte de radis et de salades : 1/4 d’heure,
  • Récolte de courgettes : 1/4 d’heure,
  • Semis de radis + couverture avec un voile contre les mouches : 1/2 heure,
  • Semis de carottes d’été purple haze + couverture avec un voile contre les mouches : 1 heure 1/2 (c’est un peu long mais c’est de l’apprentissage pour V. notre stagiaire),
  • Buttage à l’outil du fenouil (pour qu’il soit bien blanc) : 1/2 heure,
  • Désherbage des épinards à la houe maraîchère (pour fignoler le désherbage à la main de 12 heures de la semaine dernière) : 1/2 heure,
  • Désherbage des tomates à la houe maraîchère : 1 heure
  • Désherbage au sarcloir des courgettes : 2 h
  • Désherbage au sarcloir des céleris : 2 h 1/4,
  • Désherbage des poireaux à la main : 7 heures 1/2 (… en tout depuis hier plus de 15 heures pour à peine 1/4 du boulot),
  • Préparation de l’AMAP  : 1/2 heure (+ temps de trajet et de distribution : 2 heures),
  • Irrigation : 1 heure 3/4,
  • Boulot “administratif” : 2 heures,
  • Fuji : 2 heures.

Soit un total de 27 heures réparties sur 3 personnes.

 

Et pour rigoler un bon coup aux dépends de Fuji, on peut voir des vidéos bêlantes et trébuchantes sur le facebook de la ferme.

Sep 052011
 

Ca n’a échappé à personne, il fait un temps parfait pour les champignons.

La preuve :

 

(Oeuvre de la société Eco-Logis Bois à Lombron)

Mar 312010
 

(la binette à roulette)

En même temps que les presse-mottes, on a investi dans un cultivateur ! Notre plus grande joie depuis notre arrivée a vraiment été la reception de cet outil, absolument indispensable à la bonne marche d’une exploitaition maraîchère.

Dès qu’on l’a reçu, je n’avais qu’une envie jouer aux légos et le monter. Bon, j’ai du attendre le soir d’avoir fini le boulot qui ce jour-là encore ne s’est pas déroulé comme prévu et faire ça à la lumière du perron mais j’ai pu l’utiliser dès le lendemain.

On voit la rolls des cultivateurs, avec un pneu (trop la fête, vous pouvez pas comprendre) hyper léger et maniable. Le plus grand sarcloir est monté dessus, on a pris en plus un plus petit sarcloir et une butteuse.

Mais à quoi ça sert un cultivateur  ?

Jusqu’à présent, je n’en avais utilisé un que pour biner. C’est génial, moins pénible et beaucoup plus rapide que la binette. On peut y adapter d’autres outils, ce que je ne savais pas, et on testera prochainement la butteuse.

L’important étant toujours de ne pas renfoncer ce qu’on vient de biner, il faut passer deux fois avec le cultivateur, une fois en marche avant et une autre fois en marche arrière. Plus si on veut ou si c’est vraiment très sale, mais l’important étant de finir par tirer et non pousser le cultivateur. Pour cela, le sarcloir est oscillant et la lame est tranchante des deux côtés.

Mar 302010
 

On a craqué. Après avoir démoulé laborieusement les épinards, on a décidé de ne pas attendre pour acheter les motteuses manuelles qu’on avaient en vue ; d’autant plus qu’on a encore pas mal de semis à faire.

Celles-ci viennent de Belgique, essentiellement parce personne n’avait de mini-motteuse (la rouge ci-dessous).

Le but est le même que le semis sur plaque, mais l’ordre des opérations est un peu différent :

  • Tamiser,
  • Mouiller la terre,
  • faire des pâtés avec les presses-motte,

  • Semer,
  • Retamiser,
  • Et arroser.

On va vraiment beaucoup plus vite. Une grande avancée technologique pour la ferme du hanneton.

%d blogueurs aiment cette page :