Nov 072015
 

MIRAMAP, le mouvement réseau des AMAPs, propose des pistes de réflexions, des actions et des documents relatifs aux problèmes liés au changement climatique, à l’aube de la COP21.

La confédération paysanne a elle édité un document pour mieux comprendre les enjeux et solutions concernant l’agriculture.

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Avr 282014
 

Plantation des premières courgettes en plein champs.

Pcourgettec’est long une planche de courgettes ! 

Merci Priscille !

Déc 052013
 

Alors que le début d’année 2013 était catastrophique et dans la lignée de 2012, ce qui n’était pas rassurant mais surtout déprimant, aujourd’hui on peut finalement dresser un bilan positif de cette année en terme de travail.

Dès juin, les légumes d’été qui ont finalement rattrapé le retard qu’ils avaient en début de saison ont été là et en abondance, et ça c’est poursuivi jusqu’à maintenant avec les légumes d’automne et d’hiver. C’est très confortable de ne pas angoisser pour savoir comment remplir les paniers d’une semaine sur l’autre : pour fournir des AMAPs il faut en effet toujours avoir en tête qu’il faut chaque semaine et pour chaque légume du panier (au minimum 4 légumes différents, le plus souvent entre 5 et 7) assez de récoltes pour 30 paniers à la fois, pour 90 paniers sur la semaine et assez de chaque légume dans chaque panier pour pouvoir le cuisiner.

Cet été, comparé à l’été horrible de 2012 durant lequel pendant 4 mois Fred et moi n’avons eu aucun WE, aucun dimanche et où j’ai bossé en moyenne 100h semaine, avec toujours des soucis de production à gérer et des angoisses sur les conséquences que ça pouvait avoir dans les paniers, c’était le bonheur : des horaires plutôt corrects (50-60 heures semaine selon les semaines) et on n’a pas bossé le dimanche. En outre on a eu des champs magnifiquement désherbés, la récompense de 3 ans et demi de boulot acharné.

Mais si cela a été si “facile” c’est paradoxalement parce que le printemps a été catastrophique du point de vue de la production : en gros il n’y a pas eu de légume de février à mi-mai par manque de réserve (origine du problème 2012, année fatale) et par quasi absence de légumes primeurs pour diverses raisons climatiques dont principalement froid et absence de soleil. De ce fait, il n’y a pas eu de distribution pendant tout ce temps soit grosso modo 12 semaines d’arrêt pour les AMAPiens au lieu de 6. On voit clairement quand on a des soucis tels que ceux décrits ici l’intérêt économique et moral (hyper important quand on travaille autant) des AMAPs puisque même si nous ne livrions rien pendant tous ces mois difficiles, les paniers étaient quand même payés et que l’exploitation recevait la même somme qu’un autre mois normal où les paniers étaient bien livrés. Qu’on se rassure cette absence de légumes a été rattrapée dans les paniers de juin à maintenant avec un peu plus de légumes toutes les semaines que ne le prévoie le contrat.

Je remercie à nouveau les AMAPiens qui consomment nos légumes et nous soutiennent depuis plusieurs années maintenant et ont su faire preuve de solidarité quand c’était nécessaire.

En tous cas, grâce à  cette absence de récolte et donc de livraison (qui prennent 6 heures par semaine, hors préparation), nous avons eu le temps de nous consacrer exclusivement à la production et également au désherbage ce qui a bien entendu été bénéfique pour les mois suivants et pour la charge de travail moyenne. De plus nous n’avons pas été surchargé et dépassé par la masse de travail non fait  qui s’accumule facilement entre mai et début juillet.

Dès juin, donc, nous avons vu enfin le fruit de notre travail et ça change tout ! On met plus de coeur à l’ouvrage quand on voit le fruit de son travail.

Coup du sort, et coup de chance, l’arrière saison a été superbe, avec des températures douces et encore pas mal de soleil. ALORS QU’ON AVAIT PRESQUE PLUS DE DÉSHERBAGE  À FAIRE (le pied). Tranquille pépère quoi, finger in the nose comme on dit outre-manche.

Ainsi nous avons eu des tomates jusque début novembre, et le travail a continué à se dérouler sans précipitation. Tellement même que j’ai failli me faire avoir avec le gel ;-).

On peut encore à présent étaler toutes les grosses récoltes de réserves. Normalement fin novembre on a déjà tout rentré. Là, même si maintenant il va falloir faire ça rapidement, il reste encore des choux et des betteraves à jauger et on a pratiquement fini de creuser les silos pour les endives.

Finalement, un année quasi idéale en terme de charge de travail. Je crois même que j’ai enfin commencé à me reposer un peu de quelques 5 années de folie furieuse ;-).

 

Note : cette analyse concerne bien le travail, pas les résultats économiques. Une saison en moins, ça ne se rattrape pas, une saison en moins qui suit une année très compliquée et très difficile (celle-là à tout point de vue), on met très longtemps à s’en remettre.

Nov 202013
 

Ce matin tout givré sous le soleil était très joli.

Mais…

Un peu de laisser-aller (je commençais à m’enfoncer dans les délices du repos), un peu de manque de vigilance, un peu de flemme : je n’ai pas vérifié la météo hier soir, et supposer que ça allait bien aller comme ça, ça m’évitait ainsi de ressortir fermer les portes des serres.

Mal m’en a pris, et c’est tant pis pour moi et pour les salades/bettes/épinards et semis qui ont gelé même sous serre.

Avec un peu de chance, ça va jsute retarder les épinards et bettes pour quelques temps, pour la salade, je reste plus circonspecte.

Juin 172013
 

Grosse bourrasque de grêle ce matin vers 8:30.

On voit les dégâts que ça peut faire sur des fleurs (grêlons de 3-4 mm) :

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Heureusement, à part les courgettes, rien n’est en fleur dans les champs en ce moment, coup de bol (les petits-pois, c’est passé, et les courges/haricots, ce n’est pas encore arrivé).

Les salades n’ont pas soufferts, non plus les petits-pois formés et les fraises. Les grêlons n’étaient quand même pas si gros chez nous. Il suffit souvent de quelques centaine de mètres pour que leur taille change du tout au tout et que les dégâts soient désastreux. Il semblerait que nous ne soyons pas dans un couloir de grêle, contrairement à Montfort qui a en plus souvent et avec de plus gros grêlons.

Mai 292013
 

 

Même quand il y a du soleil, il pleut 😀

 

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Jamais contents, ces paysans !

 

 

Mai 272013
 

Les constats après les gels de vendredi (-1°C) et dimanche matin (-3°C !!!) :

Sur les courges :à priori (mais on sera mieux fixé dans 2-3 jours) mois de 5% de pieds touchés

IMG_2681les traces de “brûlure” sont en fait des traces de gel

 Contre toute attente, sous voile de forçage, les haricots ont bien pris le gel, ça se voit même au travers :

IMG_2686on voit bien les tâches brunes de brûlure

En fait le voile verglacé, collé aux feuilles n’a pas rempli son rôle protecteur et même aggravé le phénomène en restant plus longtemps qu’il n’a réellement gelé, en contact avec les plants :

IMG_2687(heureusement, ceux-ci n’étaient pas encore en fleur, ils devraient s’en sortir, malgré un retard probable)

Quelques patates primeurs qui allaient justement fleurir ont gelé, sur le dessus du pied. On a eu peur pour cette variété, mais peu de dégâts finalement à déplorer :

IMG_2679patates primeurs variété Aniel, gelées

Par contre, sur la parcelle de la seconde série, pour la conservation, beaucoup de dégâts ! Les plants qui commençaient juste à sortir ont été laminés par le bas de la parcelle par le froid : (4 rangs sur 24 quand même)

IMG_26824 rangs de patates, mais rien au premier plan sur plusieurs dizaines de mètres

De près le plant est bien cuit ! D’autres, pire, semblent avoir gelé à 100% :

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Les fleurs de petits-pois ont l’air encore vaillantes. Je ne sais pas à quelle température elles commencent à souffrir sais maintenant qu’elles gèlent à -4°, on a quand même eu chaud ! (enfin, façon de parler).

Peu ou pas de dégâts dans les légumes situés sur les parcelles les plus proches des haies.  Les parcelles touchées sont celles situés sur le “haut” de l’exploitation, de part et d’autre des serres.

Mai 242013
 

Hier on a planté presque toutes les courges (plus de 600m2) ; les petits pois sont enfin en fleur et les fraises prêtes à mûrir, et les patates poussent bien !

On était content, les coccinelles commençaient à courir partout.

Ce matin, gelée blanche. On s’est peut-être un peu trop félicité.

Et ça risque d’être pire pour les jours qui viennent.

meteogel

Idéalement, il faudrait couvrir ces surfaces de produits fragiles d’un voile de forçage pour éviter tout risque de gel, mais entre les patates et les courges, c’est près de 2000m2 à couvrir (quelque chose comme 5 heures de boulot et de toute façon, je n’ai pas le voile de forçage nécessaire ni les moyens d’en racheter) ; et puis, les petits-pois sur grillage sont bien compliqués à protéger de toute façon.

Les serres sont fermées. espérons que ces conditions ne facilitent pas, en plus, l’installation de ravageurs et de maladies sous serre.

On saura quelques jours après cet énième passage glacial si les légumes ont juste pris du retard ou si ils ont vraiment gelés.

Rien n’est jamais acquis, apparemment, surtout pas la chaleur en mai, rien n’est jamais gagné.

Par contre depuis plus d’un an, ça commence à faire beaucoup. Beaucoup trop de problèmes, de stress et de soucis.

 

EDIT DE 22:00 :  Bon bah, on sait déjà qu’il y a des patates primeurs qui ont gelé. Vu que les températures vont encore descendre d’ici lundi, on se demande comment faire pour protéger patates, courges (2000m2).  Quant aux petits-pois en pleine floraison, on s’en remet au sort. (pour le reste aussi d’ailleurs vu que concrètement, je ne vois pas comment on va pouvoir protéger)

Mai 162013
 

Je l’ai déjà évoqué avec les choux de chine, les légumes sont très sensibles aux conditions climatiques et si elles ne sont pas cohérentes avec ce qu’ils ont prévu (température, pluviométrie, intensité lumineuse, durée du jour), ils se dépêchent de se reproduire pour être sûrs de faire des graines avant de dépérir (sans passer par la phase “bons à manger” qui précède).

On rencontre ce phénomène de “montée à graine” surtout au printemps quand les conditions climatiques sont très variables et qu’il peut suffire d’une semaine de différence au moment du semis pour changer complètement le destin de la plante. En maraîchage, on est calé à peu près d’une année sur l’autre en fonction du climat du coin, de son type de sol, des observations qu’on peut faire à chaque saison pour chaque culture, des moyens techniques dont on dispose (bac chauffant ou non, serre chauffée ou non, …), …

Mais en gros, pour une exploitation donnée, les dates de semis/plantations sont reproductibles d’une année sur l’autre pour une année à peu près normale et qui suit les saisons. Tout en sachant, qu’au printemps et pour les primeurs, on prend quelques risques (c’est une des raisons pour laquelle les primeurs sont plus chers).

Alors, voilà, quand on a un déficit de soleil, de lumière et de chaleur depuis plusieurs mois (pour les primeurs, parce que pour nous autres humains ça va faire plus d’un an maintenant ; et pour autant, est-ce qu’on monte à graine, nous, je vous le demande ?????) ; ben , ça ne se passe pas bien du tout, du tout dans les champs, et depuis le fiasco de choux évoqué plus haut, il ne se passe pas un jour sans qu’on déplore une défection légumière. Et croyez-moi, faut avoir un moral solide pour supporter ça.

Suivant les choux de chine, les carottes sous serre ne sont effectivement pas restées stoïques :

CarotteSerre-1

2/3 des carottes sont montées à graine contre environ 10% les autres années (sous serre, après 6 mois de culture, c’est une perte normale) : au lieu de 100 bottes par planche, nous n’en récoltons que 25-30. Pas de quoi pouvoir fournir 3 AMAPS

CarotteSerre-2il faut s’imaginer que sur ce volume, nous en jetons les 2/3

Les radis longs type “glaçon”, fait exprès pour le printemps, ont mis trop de temps à pousser et son montés avant d’atteindre la bonne taille pour être récoltés : RadisGlacon-1

100% de perte pour cette culture que j’avais programmée pour changer un peu des navets primeurs. Je les ai vérifié 1 à 1, espérant quand même récolter de ces bons radis, mais ils ont tous scrupuleusement fait une bonne tige solide.

RadisGlacon-3(clic pour voir des fleurs de radis)

Enfin, un peu de répit avec les épinards qui nous ont permis 4 récoltes avant de décréter que c’était bien leur tour de monter :

Epinardon voit bien le bourgeon floral au centre de cette touffe d’épinards

Ce qui ne monte pas à graine n’en peinent pas moins et beaucoup d’autres cultures rencontrent des problèmes. Les petits-pois par exemple, semés en février/mars on mis beaucoup de temps à pousser et sont déjà en retard d’un mois.

PPoisRameIci, devant mon petit 37, la variété à rame qui devrait normalement déjà dépasser le grillage et avoir des fleurs

PPoisNainla variété naine présente mieux, avec ses fleurs, mais reste très basse pour la saison : j’ai peur qu’elle ne s’arrête à cette première série de fleurs

Les betteraves, plantées il y a un mois n’ont presque pas bougé.  Ma crainte est qu’elles ne montent à graines dès que les conditions seront meilleurs pour elle. C’est un légume que je ne fais pas habituellement pour le printemps, mais qu’on a fait exceptionnellement cette année dès qu’on s’est rendu compte que tout peinait et qu’on n’allait pas avoir les quantité de légumes attendues ni nécessaires (tout comme le mesclun supplémentaire -… sans commentaire- ; les haricots sous serre et d’autres trucs que je prévois en plus grande quantité que d’habitude pour la suite).

BR-2

BR-1

Et, fin du fin, on a eu une gelée blanche post-saints de glaces, aujourd’hui 16 mai. En théorie passé le 15 mai, il n’y a plus de risque de gelée. Enfin, la théorie, c’était AVANT le changement climatique.

CourgettesPC-2 Devant Aline qui récolte les derniers épinards, on voit étinceler dans le soleil du matin les derniers cristaux de gelée sur cette feuille de courgette (clic pour une autre photo)

Je crois qu’on peut résumer la situation en affirmant qu’il y aura peu (pas ?) de primeurs cette année.

Bref, entre le temps qu’on subit, comme tout le monde, dans notre intégrité physique, avec absence de soleil et de chaleur depuis plus d’un an quand même, les légumes qui peinent et les cultures qui ratent pour cause de météo, l’angoisse de ne pas pouvoir fournir les AMAPs, malgré un travail acharné et la mise en place de cultures supplémentaires pour “sauver les meubles” (donc, encore plus de boulot, puisque les cultures supplémentaires prennent la place de cultures qu’on a déjà menées mais qui n’ont pas aboutit), la souris (ça, ça serait presqu’un divertissement à côté des déboires climatiques), les pertes financières que cela entraînent (dépenses supplémentaires à cause des rachats de semences, pertes de semences, mais aussi travail supplémentaire, avec en face, moins de vente donc moins de chiffre d’affaires pour payer tout ça) ; tant de problèmes récurrents (depuis plus d’un an ! ), on se sent vraiment démoralisés.

Avr 032013
 

Ca n’aura échappé à personne, il fait (trop) froid, gris, et ce depuis des mois !

On espérait 2013 pour enfin finir 2012 et ses conditions climatiques merdiques particulières ; 2013 commence en fait pire que 2012.

On a déjà à peu près 2-3 semaines de retard, et la tendance actuelle n’est pas à l’amélioration.

J’ai pu faire quelques paniers vaille que vaille jusqu’à présent, de façon irrégulière. Merci une nouvelle fois aux AMAPs qui permettent ce genre de fonctionnement (même si ce n’est l’idéal pour personne). Il y a quelques derniers légumes à déguster : mesclun, radis, navets tout nouveaux (hummm), bettes, mâche et salades.

IMG_2394bettes

IMG_2382radis

 IMG_2384salades laitue et batavia

Quand on voit à quel stade est en la série suivante, on sent que ça va être bien loooooong… :

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Cette année, j’espère enfin amadouer les salades (pour l’instant, c’est plutôt l’inverse) : après 3 ans de tentatives infructeuses d’essais techniques je pense avoir mieux cerner les variétés que je pouvais faire sur notre sol pauvre et asséchant, et en fonction des saisons. J’en fait 2 fois plus souvent aussi, pour assurer un minimum (beaucoup de pertes jusqu’à présent entre le semis et la récolte).


Les champs ne sont pas encore tous ressuyés, loin de là (quand la mairie acceptera d’entretenir le drain communal qui passe entre nos deux parcelles, on aura sûrement moins de problèmes…) ; mais on a pu quand même installer quelques trucs :

IMG_2390petits pois rame

IMG_2393carotte sous serre

IMG_2395patates nouvelles, sous serre : elles ont quand même pris un petit coup de gel, sous serre et sous le voile (…) mais rien de grave

IMG_2396choux chinois : ils ont pris un coup de gelée aussi ce matin : mais il semble que le coeur ne soit pas touché. C’est l’essentiel, mais il faudra vérifier d’ici quelques jours. Cependant, ils sont en train de peiner et risquent de monter à graines quand les conditions seront favorables tout à coup (comme toutes les feuilles d’ailleurs : épinards, salade, fenouil…) : c’est à dire qu’on aura fait tout ça pour rien car ce ne sera pas consommable (peu de feuille, dur, fibreux)

IMG_2398épinards

Enfin, on commencé quand même à prévoir l’été et même l’automne (ici avec les céleris en 1er plan et les tomates en arrière plan). On a aussi des aubergines, des poivrons, des concombres et des courgettes (enfin, ce qu’il reste après les passages répétés de la souris), betteraves, oignons (presque pas à cause de la même…), et donc plein de salades.

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On recule quand même un certain nombre de semis (melon par exemple, ou seconde série de courgettes), car comme ça ne pousse vraiment pas vite et que de toutes façons, on ne peut planter même sous serre les plants en-train car il fait encore trop froid, on ne peut dégager les bacs chauffants et remplacer les 1ers plants par les seconds ! En somme on accumule déjà le retard.

Pour essayer de compenser le retard, on fait des trucs qu’on ne fait pas à cette saison d’habitude : des betteraves par exemple, des radis longs, et on va semer des haricots sous serre. Mais ça ne fera de beaux paniers qu’à partir de juin ! Une façon de compenser le manque de légumes d’hiver et le retard déjà pris par ceux de printemps et ceux d’été.

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