Nov 222018
 

Ça fait déjà un petit moment que je veux écrire cet article sur le temps de travail. Ceci afin de donner une idée de l’ampleur du travail effectué dans une ferme maraîchère, et surtout la répartition annuelle : l’été qui n’est pas le temps des vacances, et pour cause, et l’hiver qui n’est pas si calme que ça !

Les graphiques présentés concernent les 3 dernières années (2015-2017) ; qui sont des années de routine, c’est à dire qu’on a dépassé (et depuis un moment d’ailleurs), les 1ères années qui sont encore plus chronophages.

Ici, parce que je suis une tarée de l’organisation, et parce qu’Aline et moi travaillons de la même façon et avons une mécanique de binôme très fluide ; le temps de travail est hyper optimisé.  De plus, depuis notre installation en 2010, nous notons tous les temps de travail ; si bien que très rapidement, j’ai pu caler très exactement ce qu’on avait le temps de faire en 1 journée de travail. Le travail est organisé annuellement sur l’agenda en ligne pour les semis/plantations, travail du sol et récoltes (publics) ; puis à la semaine chaque dimanche soir (voir par exemple ici le programme de la semaine prochaine), et quotidiennement tous les soirs pour le lendemain. Le biais de ce genre de fonctionnement, c’est que dès qu’il y a un grain de sable, ça fout toute la semaine de travail en l’air et qu’on râle pendant des jours.

L’ensemble du travail est réparti selon les catégories suivantes :

  1. travail du sol (exclusivement Fred)
  2. semis/repiquage/plantation (Delphine + Aline)
  3. engrais/traitement (exclusivement Fred)
  4. désherbage (Delphine + Aline, quelquefois Fred)
  5. irrigation (dans la gestion quotidienne, effectué par Aline ; programmée et organisé par Delphine)
  6. entretien (tout le monde)
  7. récolte (Delphine +Aline)
  8. préparation/vente : il y a 2 livraisons par semaine (AMAPs de Changé et La Madeleine). Depuis 2017, Aline en fait 1 sur 2, alternativement le mardi et le jeudi. Le vendredi la permanence de l’AMAP de Lombron est assurée par 1 AMAPien + Delphine (qui se permet quelques fois dans l’année de ne pas y être)
  9. administratif : exclusivement Delphine

Les stagiaires et saisonniers effectuent le même travail qu’Aline et Delphine. Les AMAPiens donnent un GROS coup de main tous les ans à l’automne sur les grosses récoltes (patates, patates douces et courges) et plus épisodiquement au printemps pour des bâches de serre.

Par ailleurs, cette répartition existe également pour chaque légumes pour calculer les prix de revient de chaque culture.

Pour l’analyse des graphiques, il est nécessaire de savoir :

  • la surface de maraîchage est de 1,5 ha serres comprises ; mais nous entretenons également des haies, des arbres, nous occupons des animaux (qui eux, ne font rien du tout)…
  • nous produisons une quarantaine de légumes toute l’année ; pour une centaine de paniers
  • nous livrons les AMAPs toute l’année à l’exception de 6 semaines entre le 1er avril et le 15 mai (en général), pendant lesquelles il n’y a plus assez de légumes pour 100 paniers
  • nous sommes 3 UTH toute l’année : Delphine pour environ 1,3 temps plein, Fred pour environ 0,3 temps plein et Aline pour 0,7 temps plein puis 0,8 à partir du 01/01/2017. Parfois (rarement) nous avons des stagiaires, et quand les finances le permettent et qu’on en trouve, 1 saisonnier pendant 5 semaines l’été
  • le sol est très sableux ce qui facilite et donc rend plus rapide certaines tâches
  • les journées de travail de production (“dans les champs”) d’Aline et Delphine sont calées sur les horaires d’Aline : 10h-16h du 15 octobre au 30 avril et 9h-17h30 du 1er mai au 14 octobre (hors livraison)
  • Fred travaille en fait à l’extérieur et donc travaille le soir et le samedi
  • Depuis le début Delphine a décidé de ne JAMAIS travailler le dimanche (ce qui exclu les ventes le lundi et impose un rythme) (et tant pis pour les légumes, mais il faut savoir se ménager)
  • Delphine travaille le samedi matin 9 mois sur 12 et toute la journée de mi-avril à fin juillet inclus
  • Delphine et Fred partent en vacances en février. Les vacances et les WE c’est super, mais c’est une surcharge de boulot avant et parfois après
  • Il arrive, 2-3 fois dans l’année, qu’on laisse simplement tomber le travail, même Aline qui est salariée pendant ce temps-là aussi, et qu’on parte de la ferme faire autre chose (ensemble parce qu’on s’entend super bien). Ça évite de péter les plombs. Ça arrive, un peu plus souvent, qu’on termine plus tôt parce qu’on n’a plus rien à faire
  • Fred et Aline ont des tâches qui sont exclusivement les leurs (voir la liste des catégories) : cela me permet de libérer mon cerveau ; c’est important
  • En 2015 on n’a eu aucun stagiaire et pas de saisonnier
  • En 2016 on n’a eu 1 saisonnier en août et pas de stagiaire
  • En 2017 on a eu 5 stagiaires (l’hallu !) et 1 saisonnier en août

Passons enfin au vif du sujet ! Autant que possible pour chaque type de graphique, l’axe des ordonnées est sur la même échelle pour faciliter la comparaison.

Répartition du travail total sur l’année

(cliquez sur les graphiques pour les voir en gros)

On peut voir que le rythme est soutenu toute l’année (hors nos vacances) ; et encore plus de mi-mai à fin août. L’arrêt des livraisons de paniers de la semaine 14 à la semaine 20 n’est pas synonyme de calme !!!

Tous les ans il y a des gros pics (récoltes des courges et patates/patates douces) et des gros creux  quand Fred et moi sommes en vacances ou malades. Quand c’est Aline qui n’est pas là, le boulot est quand même fait, donc si on n’a pas de saisonnier, on travaille +.

On voit que la moyenne de travail a augmenté d’année en année sur ces 3 années-là. Ça tient principalement à l’augmentation du nombre de travailleurs sur ces 3 années : être 1 ou 2 personnes de + ne signifie pas que le travail se fait 1,5 ou 2 fois plus rapidement. Il y a toujours un temps de formation qui s’ajoute et on ne peut pas demander aux intervenants ponctuels d’être aussi rapides que nous. Mais bien sûr, la plupart du temps c’est du travail en moins pour moi et c’est déjà pas mal.

Répartition du travail entre travailleurs

(pour rappel un temps plein 35 heures, c’est 1607 heures de travail annuel et 5 semaines de congés payés)

Sans surprise, c’est l’exploitante qui travaille le plus ;). Quand Fred travaille beaucoup, c’est qu’en fait il est en vacances… Ça craint non ? Ce sont d’ailleurs ces reports d’heures qui m’ont permis de me rendre compte que Fred travaillait beaucoup trop et que je tente depuis 3 ans de diminuer sa charge de travail. C’est pas évident du tout ! (d’ailleurs manifestement, c’est un échec).

On voit que quand on a des saisonniers/stagiaires/AMAPiens, leur part dans le travail est très loin d’être négligeable.

Aline travaille 20 heures (22 depuis 2017) par semaine sur les horaires d’hiver et 30 heures (32 depuis 2017) par semaine l’été. Fred est sur une moyenne de 12 heures/semaine sur l’année, mais très variable ; Delphine entre 40 et 47 heures/semaine selon les années et avec moins de variabilité, qui s’explique parce que quand y’a moins à faire dehors, je fais plus de tâches administratives.

À savoir : un maraîcher seul sur sa ferme travaille en moyenne entre 37 heures par semaine (période creuse) et 59 heures.

Répartition du travail par tâche

Ce qui me saute au yeux, parce que je n’en avais pas conscience, c’est que l’entretien prend pas mal de temps ! L’entretien, c’est aussi bien le montage d’une serre (premières semaines de 2017) que les ouvertures/fermetures de portes tous les jours au printemps et à l’automne, le balayage du bâtiment toutes les semaines, les haies à nettoyer, le matériel à réparer…

On voit clairement que le principal du travail se situe dans la production et c’est rassurant : travail du sol + semis/plantation + traitement et engrais + désherbage + récoltes c’est une bonne moitié du temps de travail total.

Le temps d’irrigation (ouvrir/fermer des vannes toute la journée) n’est pas négligeable et est directement lié à la météo de l’année.

Le temps de travail administratif est important (30 à 40% de mon temps de travail ; 15% du temps de travail total). J’avais comme ressenti 2h/jour hors WE mais ça, ça devait être en 2015 (500 heures dans l’année environ). Depuis c’est plutôt 2,5h/jour avec 700 heures à l’année. La différence s’explique entre autres par la création fin 2015 de la boutique en ligne et donc du travail supplémentaire que cela m’octroie (gérer les commandes, faire de la pub, faire le webmaster…). C’est beaucoup comparé à d’autres fermes ; mais ce temps qui me sert aussi à organiser “à la perfection” le temps de production et permet de réduire ce dernier (et donc la pénibilité). C’est aussi parce que le système d’AMAP nécessite beaucoup d’anticipation, et énormément de communication.

tout ça c’est bien beau, mais ça m’a crevé !

Mai 162018
 

Cette semaine, Mickaël et Martine ont fait le choix de commander sur notre boutique en ligne et Aline les a livrés. Mickaël a choisi entre autres des plants, et Martine qui a trouvé nos salades excellentes en a commandées 5 ! Les courgettes et les épinards ont fait l’unanimité !

Vous pouvez vous fournir en légumes auprès d’une de nos AMAP, ou si vous le préférez, commander vos légumes sur la boutique en ligne.

L’offre est mise à jour toute les semaines au fil des saisons, et nous récoltons ce que vous souhaitez le jour même pour une fraîcheur optimale et un goût incomparable !

La boutique en ligne, c’est par ici.

(voir ici les conditions générales de vente)

Avr 082018
 

Depuis 1 semaine, c’est l’arrêt technique saisonnier pour la vente des légumes (AMAP, boutique en ligne). C’est à dire qu’on n’arrête de récolter des légumes et que plus personne n’a plus rien à croquer.

Mais pourquoi ?

Et bien tout simplement parce qu’en ce moment à nos latitudes, il est difficile de trouver quelque chose dans les champs : les légumes de conservation d’hiver ont tous (ou presque) été distribués ou alors commencent à vraiment se sentir mal (les poireaux montent, les carottes pourrissent et les patates ramollissent à mort), et ceux d’été ne sont pas encore là, pour certains, même pas encore semés ! Les plantes sont fortement dépendantes de la météo (températures) et de la luminosité pour pouvoir croître, et y’a un moment dans l’année ou ce n’est clairement pas le moment 😀

Oui mais sur le marché, il y a quand même encore un peu quelque chose ! Pourquoi pas à la ferme du hanneton ? 

Nous vendons à + de 98% en AMAP ; soit une centaine de paniers par semaine. Chaque AMAP compte une trentaine ou + de paniers. Il faut donc, 3 fois dans la semaine, récolter pour chaque légume assez de quantité pour remplir 30 paniers minimum. On ne peut pas se contenter d’avoir juste quelques radis, un peu de salades et des patates. Il nous faut de la quantité ET de la variété et encore plus ici car notre exigence nous conduit à proposer à chacun des paniers de qualité et différents d’une semaine sur l’autre.

Bon d’accord. Et ça va durer encore longtemps ? 

6 semaines. C’est la durée qui a été contractualisée dans les AMAPs que nous fournissons en légumes et c’est une durée cohérente par rapport aux cycles des légumes ici dans le nord Sarthe (qui dépend donc de la luminosité et de la température). Je crois me souvenir que c’est une durée qui m’avait été soufflée par mon maître-maraîcher Michel (à la même latitude) et ça c’est avéré parfait pour nous.

On essaie depuis plusieurs années d’arrêter les récoltes et distribution de façon régulière du 1er avril au 15 mai, qui sont des bonnes dates pour nous. C’est “assez tard” pour pouvoir écouler tout le stock et surtout avoir pu faire pousser un peu de frais et de primeur avant l’arrêt pour laisser tout le monde avec un bon goût en bouche : des radis, du mesclun…. Et ça reprend au moment où on est à peu près sûr d’avoir de la diversité avec tous les primeurs : carottes, petits-pois, navets, salades, mesclun, radis, patates nouvelles et même courgettes, et rapidement des concombres !

6 semaines !!! Mais vous faites quoi pendant ce temps là, vous partez en vacances au moins ?

Et non ! On travaille plutôt beaucoup ! Il y a tout à mettre en place donc beaucoup de semis et de plantations à faire, la préparation du sol, et déjà pas mal de désherbage ! On ne chôme pas.

Voici déjà, en partie, ce qu’on a fait cette première semaine :

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Et si 6 semaines, ça ne va pas ? 

On est très bien organisé, et l’exploitation est bien rodée alors ça limite les risques. Mais, ça peut arriver ! C’est que la météo a été très mauvaise pour les plantes (trop froid trop longtemps) et donc qu’ils poussent pas ou très mal ; ou pour le sol (trop de pluie pendant trop longtemps) et donc qu’on n’a pas pu travailler correctement dans les champs. Dans ce cas, c’est déjà arrivé 1 fois, on repousse la reprise des récoltes et des distributions. C’est une chose permise dans la charte des AMAP, mais de toute façon il serait difficile de faire autrement. Et pour compenser, dès que la production repart, on fait des paniers un peu plus gros.

Il est aussi arriver tout l’inverse, qu’il commence à y’avoir des tas de légumes un peu avant. Dans ce cas, si on reprend les récoltes et livraisons avant la fin des 6 semaines du contrat, les AMAPiens paient les paniers supplémentaires reçus.

Le plus souvent l’arrêt technique saisonnier est bien de 6 semaines et l’expérience nous permet de pérenniser encore mieux ces dates !

Tout ça pour repartir au mieux sur une saison de beaux légumes bio !

Mai 302017
 

Nos légumes sont vendus également sur la boutique en ligne !

Nous cultivons l’intégralité de notre surface en agriculture bio, certifié par Ecocert. Nous avons un très grande exigence de qualité sur nos légumes. Que vous soyiez dans une AMAP que nous fournissons (Le Mans, Lombron, Changé 72) ou que vous commandiez sur la boutique, vous avez à disposition la même qualité de fraîcheur, de goût et d’apparence.

Concrètement, voici comment cela se passe (lire également attentivement les CGV) :

  • 2 fois par semaine, je mets à jour le contenu de la boutique en ligne
  • Vous passer commande dans la boutique des légumes qui vous plaisent en fonction de ce qui est disponible
  • Au moment de valider la commande, vous indiquez où vous voulez être livrer : à la ferme, à Changé, à Montfort le Gesnois ou à Le Mans quartier Madeleine. Pourquoi ces restrictions ? Pour limiter le coût de transport d’un seul panier en optimisant les déplacements. Vous êtes livrés aux endroits où j’effectue déjà des livraisons, les jours où je les fais (mardi et jeudi). Les personnes qui se déplacent pour venir à la ferme chercher leur panier sont quant à elles favorisées à partir de la seconde commande : elles ont le choix entre le mardi / jeudi ou vendredi
  • Le minimum de commande est de 20€ car le temps de récolte pour un seul panier est assez long (beaucoup plus long en proportion que le temps qu’il faut pour préparer un seul panier d’une même série de 30 paniers d’AMAP par exemple), et qu’il faut aussi que cette vente soit rentable pour l’entreprise,
  • Il y a des frais de préparation de 1,10€ qui permettent de couvrir les frais de fonctionnement de la boutique en ligne et de conditionnement (le montant minimum de commande tout compris est donc de 21,10€)
  • Quand vous confirmez votre commande, je reçois un mail pour m’avertir. À ce moment là, je vous envoie un message pour vous confirmer la commande, et que nous convenions de l’heure et du lieu précis du rendez-vous. Par  exemple pour une livraison à Changé le mardi je vais vous proposer un RDV sur le parking de la jardinerie, entre 17:00 et 17:20 ou entre 18:05 et 18:30 (lieu et horaire non exhaustif), bref, on s’arrange 🙂
  • Aline et moi récoltons le jour même ce qui est nécessaire pour votre panier
  • Quand nous pesons ce que nous mettons dans les paniers, nous mettons au minimum ce qu’il a été indiqué dans la commande. Par contre, on ne s’amuse pas à peser au gramme près (sauf exception) alors il y a souvent un peu plus
  • La balance qui sert à peser est controlée tous les 2 ans par un organisme certifié (c’est obligatoire)
  • On part vous livrer (après avoir rempli la journée à d’autres tâches maraîchères…).

Nos clients de la e-boutique paraissent satisfaits, ils sont fidèles et nous les voyons très régulièrement.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions, avant de passer commande.

À bientôt sur la boutique en ligne !  Ou dans une des AMAPs que nous fournissons !

Mai 102016
 

Venez visiter la boutique en ligne de la ferme du hanneton !

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(voir les conditions générales de vente).

J’espère que vous trouverez tous votre bonheur.

Déc 082015
 

La ferme du hanneton vous propose d’offrir des bons pour des légumes frais, bio et locaux.

Deux formules possibles 30€ ou 20€.

PanierCadeauP

bon pour un petit panier (20€)

PanierCadeauG

bon pour un gros panier (30€)

Ces bons sont valables pour un panier à composer soi-même avec des légumes frais et de saison produits par nos soins.
Utilisable toute l’année, hors période d’arrêt saisonnier, mais en une seule fois.
La liste des légumes est disponible par mail sur demande (ou sur la boutique en ligne dès 2016).
Pour utiliser le bon, deux méthodes sont possibles :

  • commande par mail
  • en ligne à partir de 2016 en payant avec le bon (numéro de bon à rentrer en code promo lors de la validation du panier).

Les paniers sont des paniers bio et locaux avec une empreinte carbone minimum et optimisée ! Aussi les paniers sont à retirer au choix et après prise de rendez- vous : à Changé le mardi soir, au Mans Madeleine le jeudi soir ou à la ferme du hanneton (Lombron).

Les bons sont cumulables, mais chacun doit être utilisé en intégralité en une seule fois (par exemple si vous avez 2 bons à 20€, vous pouvez les utiliser l’un après l’autre pour au moins 20€ de légumes ou en une fois pour au moins 40€ de légumes).

 

Voir conditions générales de vente.

Déc 072015
 

OFFRE SPÉCIALE NOËL !

Nous vous proposons de vous offrir à l’occasion des repas de Noël ou d’offrir en cadeau, un beau panier de légumes bio (certification Ecocert, ), cultivés et préparés par nos soins.

Ces paniers sont à retirer à la ferme sur rendez-vous, le 23 décembre 2015 au plus tard. Pour les AMAPiens, une livraison en même temps que votre panier est possible (attention aux dates de dernières permanences).

Vous pouvez les commander dès maintenant sur la boutique en ligne (voir conditions générales de vente), le paiement valide votre commande.

Il y a deux prix de paniers et des choix possibles pour chacun :

Un panier à 20€ comprenant : 1 kg de carottes, 800g de poireaux, 1 céleri rave, 2 kg de patates (au choix : ferme, purée ou mix), 500g de betteraves crues ou 400g de navet ou 1 salade, 500g d’oignons ou 250g d’échalotes, 1 potimarron moyen ou 1 courge butternut moyenne ou 1 chou (au choix de Pontoise, blanc, ou frisé), 200g de mâche.


Un panier à 30€ comprenant :  1 kg de carotte, 1 kg de poireaux, 1 petit pot de confiture (230g, au choix fraises ou prunes), 3 kg de patates (au choix : ferme, purée ou mix), 500g de betteraves crues ou 400g de navet ou 1 salade, 500g d’oignons ou 250g d’échalotes, 1 potimarron moyen ou 1 courge butternut moyenne, 1 chou (au choix de Pontoise, blanc, ou frisé) ou 2 patidous ou 4 pommes d’or, 300g de mâche.

Les paniers sont cumulables et vous pouvez aussi ajouter des légumes sur commande, il suffit d’en demander la liste quand vous faites la commande de panier (à demander sur la page de validation de commande dans les “notes” que vous pouvez faire).

Conditions générales de vente

Jan 172013
 

(mise à jour février 2015)

Pour les cultures : 

À savoir : dans les catalogues de semenciers, il y a toujours des conseils de culture et des indications sur les caractéristiques des semences.

Attention à la zone géographique et climatique où vous vous situez, ça peut changer énormément les dates de semis/plantation.

 

Pour la vente directe : 

 

Pour la vente en AMAP en particulier : 

Il faudra adapter les calendriers vus au premier paragraphe en fonction de votre système de vente si vous avez des AMAPs.  Il faut en effet pouvoir fournir un grand nombre de clients avec des paniers conséquents, diversifiés et de même contenu. Ce qui nécessite d’avoir chaque semaine une quantité importante de chaque légume, là où la vente directe sur un marché peut se contenter de ce qu’il y a dans les champs cette semaine-là.

Pour la même raison, il y a de fortes chances, au moins les premières années jusqu’à connaître son sol, son exploitation et savoir bien se caler, pour qu’il y ai plusieurs semaines d’arrêt des paniers dans vos AMAPs en fin d’hiver (plus de stock) et début de printemps (pas encore ou pas encore assez de légumes primeurs). Par exemple dans nos AMAPs, le contrat prévoit un arrêt de 6 semaines, +/- 2 semaines et le prix mensuel du panier tient compte de cet arrêt (prix lissé sur l’année). Sur notre ferme l’idéal serait un arrêt de fin mars à mi-mai (l’idéal hein, l’année où ça arrivera je vais exploser de joie, et je serais bien bien fière de moi, je vous préviens ;-)).

Ceci étant dit, voici les documents :

guide paniers de la FNAB,

un second guide sur les paniers, complémentaire du premier,

et un autre tableur pour calculer la quantité à produire selon le nombre de panier et la fréquence de retour de chaque légume.

 

Et voilà, bon courage !

Quant à moi, j’en ai fini pour un bon moment sur mon partage de documentation !

Fév 292012
 

Aujourd’hui, le 28 février 2012.

Depuis l’épisode de grand froid neigeux, on turbine pour rattraper le retard. Les semis ont été remis à jour en deux semaine. On avance bien à trois, Aline, notre stagiaire et moi. La présence de la stagiaire et la nécessité d’avancer le travail, la perspective également de la saison qui va recommencer m’oblige à passer plus du temps dehors, et donc à me lever plus tôt ! Eh ben, c’est sacrément pénible.

Bref, aujourd’hui encore, grosse journée. Idéale car on a bien travaillé, sans rencontrer aucun souci (c’est pas évident, on a eu deux semaines consécutives de divers désagréments et évènements qui ne nous ont pas facilité la tâche. Le moindre petit problème devient vite un gros souci quand on bosse d’arrache-pied sans répit et à flux tendu !).

V. et moi avons commencé ce matin par nourrir la chatte qui s’incruste préparer les légumes pour l’AMAP de ce soir : au menu poireaux, carottes, pommes de terre et panais. J’ai passé 1/2 heure à trier les échalotes que je destinais aux gros paniers à 15€ pour finir par oublier de les mettre dans le camion ! J’ai dû improviser sur place et remplacer les échalotes par un supplément des autres légumes. Pendant ce temps, V. dégermait les pommes de terre. En effet, en bio, pas d’anti-germinatif ! Les pommes de terre stockées depuis septembre finissent par germer plus ou moins et plus ou moins tôt selon les variétés et il n’y a rien d’autre à faire qu’à les dégermer à la main : cela ne nuit pas à la qualité gustative du légume, et on en profite pour trier ce qui n’est plus bon à manger ou tout simplement plus présentable.

Bon en même temps, on a fini un semis de petits pois, commencé la semaine dernière et interrompu pour cause de manque de graines qu’il a fallu recommandées.

Après ce démarrage sur les chapeaux de roue, Aline est arrivée. Tandis que V. se lançait dans la récolte de poireaux (585 en tout pour compléter les 700 épluchés la veille), j’ai rangé quelques filets de protection et Aline s’est occupée d’épandre l’engrais de fond et l’engrais NPK à l’emplacement des futures échalotes.

Nous avons ensuite rejoins V. pour finir la récolte des poireaux et les éplucher : il nous en faut environ 100 kg pour cette semaine (85 paniers + le marché), ce qui fait environ 1200 poireaux à récolter et éplucher ! (ils ne sont en effet pas très gros…).

Je me suis octroyée une petite pause pour arroser tous nos semis de deux semaines. On fait ça à l’arrosoir, c’est un peu fastidieux. J’en ai profiter pour prendre quelques photos :

des terrines (^^) de poivrons en 1er plan, et de tomates qui commencent à germer en 2nd. On les a semés la semaine dernière, ils sont sur bac chauffant.

des épinards en veux-tu en voilà, âgés de deux semaines

3 séries de salades, semées tous les 10 jours : le plus vieux semis devant

deux séries de petits pois pour la serre : à droite, ceux semés avant le gros froid il y a 1 mois et à gauche ceux semés il y a deux semaines

L’épluchage des poireaux a encore duré jusqu’à la pause déjeuné, et nous n’avons pas encore fini. Il en reste quelques un pour se mettre en jambe demain matin.

Pendant ce temps, Fred continuait la fabrication du deuxième bac chauffant qu’Aline et V. avaient entamée la semaine dernière, admirez :

Le sable recouvre des plaques de polystyrène qui permettent d’isoler le bac. Le sable sera humidifier afin que la chaleur se propage bien sur tout la surface du bac. Le câble rouge est une résistance. Le tout va être recouvert de la bâche noire et ressemblera comme deux gouttes d’eau au premier bac :

Un thermostat permet de contrôler la température à l’intérieur du bac. La nuit, ou les jours de froid et sans soleil, on laisse recouvert de la bâche.

Je vous laisse deviner lequel des deux bac est le plus chaud… 

L’après-midi, je recevais le contrôleur d’ECOCERT pour le contrôle annuel de l’exploitation qui me permet d’avoir la certification “agriculture biologique”. Audit passé sans souci et avec succès. Rien de notable sauf que ça prend du temps sur du travail de production.

Fred faisait de la tronçonneuse dans tous les sens et Aline et V. récoltaient des carottes et des panais en série.

À 16:30, branle-bas de combat, il faut se préparer pour aller distribuer les légumes à l’AMAP de Changé. Quand on peut, on y va à deux, comme ce soir. Arrivés sur place, on décharge les caisse de légumes et avec les personnes de permanence, on pèse les légumes et on confectionne les paniers. Cette semaine était la dernière distribution pour cette AMAP avant l’arrêt hivernal : on fait un arrêt des paniers de 6 semaines, prévu dans le contrat, pendant la période où il n’y presque plus de légumes d’hiver et pas encore de légumes de printemps. J’ai donc prévu plus de légumes que d’habitude (1,5 panier environ) pour que chacun profite un peu plus longtemps des légumes.

Rentrés à la maison, je me suis mise au boulot de chef : faire le bilan de la journée, préparer celle de demain, divers courrier, diverses autres planifications pour les semaines à venir, lire et répondre aux mails.

Idéalement, il aurait fallu que je fasse une bonne heure d’étirements pour me détendre, éviter les TMS et autres problèmes de santé à long terme et rester toujours aussi souple. Bon, je manque de temps, ça m’agace. (les filles ! J’espère que vous les faites hein !)

Temps de travail pour aujourd’hui 

Préparation des légumes de l’AMAP : 1h45

Semis de petits pois et installation de l’irrigation : 1h

Épandage de l’engrais : 3/4h

Irrigation des semis : 1/2h

Irrigation des serres : 1/4 h

Récolte et préparation des poireaux : 6h30

Récolte des carottes : 1h30

Récolte des panais : 2h

Installation du bac chauffant (en partie) : 3h00

Entretien : 2h00

Rangements divers : 3/4h

Vente (AMAP) : 2h1/4 (dont 1h de trajet AR)

Travail “administraitif” : 5h00 (dont 2h00 avec ECOCERT)

Total :

18 heures réparties sur 3 personnes (Aline, V. et moi)

5 heures pour Fred (qui assure tout le boulot à la maison en plus)

2h1/4 de vente pour laquelle on s’est déplacée à 2 (c’est plus fun hein)

2 heures de boulot de chef d’entreprise pour moi

 

Une bonne journée de travail de 10 heures, et c’est encore l’hiver…

Nov 172010
 

Aujourd’hui le mercredi 17 novembre 2010

Mercredi jour de marché. …

Eh non ! …

On a arrêté, voilà 3 semaines, ça devenait trop ridicule au regard du temps perdu passé (préparation, route, vente) et du très peu qu’on y gagnait (de moins en moins). Un soulagement. On peut se le permettre car les AMAPs fonctionnent plutôt bien. D’ailleurs, franchement, je me demande comment on peut s’en sortir les premières années sans ce genre de soutien, à moins de reprendre une clientèle suffisante et assurée. Et les premières années sont vraiment cruciales !

En fin de compte aujourd’hui, on aura pas fait beaucoup de choses, mais ça nous aura bien occupé. Je profite encore d’Aline ce mois-ci.

Ce matin, on anticipait la récolte de poireaux pour les AMAPs de jeudi et vendredi (vous allez vite comprendre pourquoi). J’avais compté qu’il nous fallait arracher quelques 550 poireaux et ensuite les déshabiller, couper, laver… Michel, je te vois monter sur tes grands chevzaux, alors explication :

  • mes poireaux des sables sont ridiculement petits comparés à ceux qui poussent chez toi dans la bonne et riche terre (100g une fois préparés en moyenne…),
  • j’ai de la perte (1/3 quand même) à cause de la teigne du poireaux : une chenille qui creuse tout ce qu’elle sait là-dedans (c’est vrai qu’ils sont bons). J’intègre tout ça quand je calcule ce que je dois récolter. C’est de notre grande faute, on a manqué le(s) dernier(s) traitement(s) au Bacillus Thurengensis.

(la sympathique et bien nommée teigne)

Bref, tout ça à deux nous a pris TOUTE la matinée (et encore après pesage, il en manque encore pas mal et on va devoir en refaire demain). Matinée au cours de laquelle j’ai pris une grande décision : démonter des éléments en bois de la serre de semis pour faire de la place et pouvoir y travailler à l’abri du vent, car, je peux vous dire que ce matin, à éplucher les poireaux, temps humide et vent du nord, c’était l’horreur sibérienne. Pas deux fois.

J’ai tenté de faire autre chose en même temps (d’habitude, j’y arrive plutôt bien, mais là j’ai dû épuiser mes capacités au cours de l’été) et ai donc lancé de l’arrosage dans les serres, qui devait être très rapide : l’humidité favorisant les champignons comme chacun sait, et le froid ne permettant pas toujours d’aérer les serres, il faut donc éviter de prendre ce risque (la mâche par exemple ne serait plus récoltable en cas de oïdium). Bon, je l’ai carrément oublié pendant 1 heure dans la serre de semis de carotte / bettes, comme en plein été quoi… Heureusement, c’est là où c’était le moins grave. Comme il fait moins froid les jours à venir à priori, et que ce sont des légumes qui craignent moins le froid que les épinards de la serre d’à côté par exemple, je vais laisser la serre bien s’aérer les jours prochains.

Après une bonne pause déjeuner au chaud (j’vous jure, on en pouvait plus) j’ai fait quelques commandes de matériel pendant qu’Aline désherbait les bettes, puis s’est occupé des arbres que Fred et moi sommes allés chercher chez nos jeunes collègues des pépinières genetay de  Sablé sur Sarthe. On était ravis de nos emplettes, les arbres sont vraiment beaux, et se prend à rêver qu’ils vont bientôt crouler sous les fruits. Si vous êtes du coin de Sablé ou compter y faire une ballade, passer à la pépinière, vous vous ferez plaisir sur les arbres d’ornement et les fruitiers (et il faut aider les jeunes agriculteurs, c’est important) !

Alors, on a rangé les arbres en pot dans une serre en attendant de savoir où les mettre (kiwis, figuiers, et lavande), creuser des gros trous pour mettre les racines des gros fruitiers à l’abri en attendant de savoir où les mettre (des pêches, des poires, des coings, des pommes, des nèfles, des prunes, des cerises), et enfin, on a planté 10 groseillers et 5 cassis (autant de trous hein) : un trou, un mélange sable (la terre du trou quoi)/terreau avec un peu de granulé de compost, on met le pied, on verse le mélange et zou.

Deux bonnes heures de bêchage après, on était contente de finir notre journée, juste à la nuit, à 17:00 (j’aime les jours courts).

Pour moi, encore du boulot de chef en rentrant : 2 heures à préparer les journées de demain et vendredi, faire le bilan de cette journée, repasser quelques commandes, etc…

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