Avr 212017
 

On a repoussé les plantations prévues en début de semaine ce vendredi à cause des gelées prévues hier matin et ce matin.

Heureusement car voici comment c’était ce matin :

Vous y avez cru hein ?

En fait, Fred a oublié de bien fermer un truc qui fuit hier soir et la fuite a créé ces belles sculptures de glace.

Mais il a quand même gelé et malgré toutes les protections qu’on a installées partout partout en prévision, on a eu quelques dégâts dans les patates.

Du boulot en plus à prévoir 🙁 pour les renforcer après ce gros épisode de stress en pulvérisant du purin d’ortie.

 

Notre journée sous le soleil n’en a pas moins été très productive puisqu’on a planté, pour le dernier jour de Pierre et le retour de vacances de Aline ; 1200 céleris…

105 aubergines et 134 poivrons …

126 concombres courts,

et 315 bettes.

+ du desherbage, pas mal d’arrosage et beaucoup de portes à ouvrir / fermer et de cultures à couvrir pour la nuit et découvrir pour le jour. Mine de rien ces tâches (arrosage, protection etc…) qui ne sont pas strictement des trucs de mains dans la terre, ça prend 3:30 dans la journée !  😯 :O

+ le rôle de gardien de troupeau de biquets épris de liberté.

+ mon rôle délicat de médiateur. L’image parle d’elle-même 😀

Déc 312016
 

Enfin ! Ça fait bien 2 ans qu’on attend un épisode de froid conséquent.

Il ne neige pas encore, mais le paysage est très joli depuis hier.

Beaux cristaux de givre, étang gelé, paysages féériques ou angoissants….

(et tous les endroits, grâce au givre désormais très visibles, où les biquets ont bouffé leur grillage et peuvent s’échapper…  🙄 )

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Mai 192016
 

Les épinards, ça n’a jamais très bien fonctionné sur notre sol hyper pauvre (c’est très éxigeant, comme la plupart des feuilles mais encore plus). On a même arrêté d’en faire quelques années, et puis à force de “remonter” notre sol, on a retenté cette année. C’était mal parti (mauvais semis), puis finalement ça se présentait bien, avec même de très bonnes récoltes depuis 10 jours, j’en étais bien la première étonnée, et Aline en était presque à aimer s’occuper des épinards (alors qu’on a vraiment une expérience POURRIE avec eux, et qu’il y a de quoi aller à reculons dans le champ).

Bref, hier encore, après une récolte anthologique mardi, je les trouvais super beaux et me réjouissais de la récolte d’aujourd’hui qui allait être facile et abondante.

Las ! Voilà à quoi ressemblait les 250 m2 d’épinards ce matin au moment de la récolte :

Epinards

On voit nettement sur cette photo des crocs de rongeurs (ou de chat, va savoir, elles sont tellement affamées, les pauuuuuuvres) mais ça ce n’est pas vraiment un problème, il n’y a que quelques feuilles touchées. Non le problème c’est bien toutes ces tâches blanches.

Ce matin, dans l’urgence du boulot à faire, j’ai cru que c’était l’oidium (ça poourrait vu les conditions météo dernièrement) ; mais à la réflexion ce n’est pas ça. On s’est creusé la tête avec Fred et on a pensé à plusieurs hypothèses (et aucune solution) :

  • un grignotage de la surface des feuilles en dessus et dessous par une limace ? → NON Aucune limace à l’horizon
  • la même chose par un acarien ? → il y a bien des acariens sous les feuilles mais comment expliquer que tous se soient mis à grignoter en l’espace de 24 heures les 250 m2 d’épinards ? Impossible à croire
  • ça ressemble à des traces mécaniques (les crocs en font partie) qui auraient pu être également produites par la pluie très forte d’hier → comment expliqué que les épinards du mesclun n’en porte aucune ? Et même si le phénomène météo avait été hyper localisé, il ne peut l’être au point que les salades à moins de 10m soient tout à fait indemnes (et heureusement) ni les patates et tomates du jardin de Milo qui jouxtent les épinards.

Pas de réponse finalement (ou pas encore du moins) mais on a bien et bien fini la récolte des épinards. Pouf comme ça du jour au lendemain.

La vie de maraîchère ça peut vite faire passer de l’euphorie à la déception la plus totale !

Avr 272016
 

En avril ne te découvre pas d’un fil c’est connu ! Journées pluvieuses et couvertes, avec un vent glacial du nord,  des soirées au ciel bien découvert qui accentuent le froid de la nuit, des gelées matinales suivies de grand soleil en matinée, ce sont à peu près les pires conditions pour tous les jeunes plants de printemps.

Cette nuit, une des plus forte gelées de l’année (et oui ! de celles qu’on attendait en janvier) avec du -3.5°C au niveau du sol et donc de nos pauvres petits plants frileux.

  • Les tomates sous serre ont été protégées par un chauffage d’appoint, elles n’ont pas trop souffert (pas plus de dégât que ce qui avait déjà gelé la semaine dernière et qu’on remplacera par des tomates de la seconde série
  • Les concombres ont été bien protégés par le tunnel nantais de P17 sous serre, ils ont plus souffert des lapins qui nous en ont défoncé plus d’une paire en creusant des terriers ! 😡
  • Quelques patates dehors découvertes par le vent défait ont gelé
  • Courgettes sous serre OK
  • Mesclun, radis et pépinière de choux, dehors (et protégés) : ce que je craignais un peu car encore tout petit donc plus sensible ; un peu de dégats sur les feuilles qui étaient collées sur les voiles qui glacé, mais rien de grave à terme, je pense
  • La cata : les courgettes dehors malgré le voile qui permet de protéger du 0 -1 mais pas du -3

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Heureusement dans les bacs chauffants, les plants se portent bien et devraient nous permettent de faire quelques remplacements. On sera mieux fixé d’ici quelques jours et surtout quand le gel sera bien passé !

Jan 202016
 

Voici tous les légumes qu’on peut trouver à la ferme du hanneton tout au long de l’année.

Des légumes de saison, ultra frais, bio, bons et de qualité.

SaisonLegumes(disponible en 3 pages ici

 

Jan 082016
 

On a appris cette semaine qu’il n’y aurait presque pas de fumier, au mieux moitié moins que ce qu’on peut se fournir habituellement c’est à dire 2 fois moins que nos besoins.

GlobalWarming

Nov 092015
 

#DATAGueule :

“Pourquoi est-il si difficile de réagir à la crise climatique que nous affrontons aujourd’hui ? Quels sont nos blocages individuels et pourquoi notre société semble si grippée ? Et si l’état de la planète nous forçait à réfléchir au-delà des simples données scientifiques ? La dégradation du globe depuis 200 ans est le fruit de nos choix de société. Les réponses au changement climatique présent passeront donc sans doute par de nouveaux choix de société, collectifs et individuels. C’est l’histoire d’un thermomètre qui nous obligea à nous poser des questions philosophiques…

Rendez-vous le 17 novembre à 20h50 sur France 4 pour un Datagueule spécial de 90 minutes : “2°C avant la fin du monde”.”

 

Nov 072015
 

MIRAMAP, le mouvement réseau des AMAPs, propose des pistes de réflexions, des actions et des documents relatifs aux problèmes liés au changement climatique, à l’aube de la COP21.

La confédération paysanne a elle édité un document pour mieux comprendre les enjeux et solutions concernant l’agriculture.

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Avr 282014
 

Plantation des premières courgettes en plein champs.

Pcourgettec’est long une planche de courgettes ! 

Merci Priscille !

Déc 052013
 

Alors que le début d’année 2013 était catastrophique et dans la lignée de 2012, ce qui n’était pas rassurant mais surtout déprimant, aujourd’hui on peut finalement dresser un bilan positif de cette année en terme de travail.

Dès juin, les légumes d’été qui ont finalement rattrapé le retard qu’ils avaient en début de saison ont été là et en abondance, et ça c’est poursuivi jusqu’à maintenant avec les légumes d’automne et d’hiver. C’est très confortable de ne pas angoisser pour savoir comment remplir les paniers d’une semaine sur l’autre : pour fournir des AMAPs il faut en effet toujours avoir en tête qu’il faut chaque semaine et pour chaque légume du panier (au minimum 4 légumes différents, le plus souvent entre 5 et 7) assez de récoltes pour 30 paniers à la fois, pour 90 paniers sur la semaine et assez de chaque légume dans chaque panier pour pouvoir le cuisiner.

Cet été, comparé à l’été horrible de 2012 durant lequel pendant 4 mois Fred et moi n’avons eu aucun WE, aucun dimanche et où j’ai bossé en moyenne 100h semaine, avec toujours des soucis de production à gérer et des angoisses sur les conséquences que ça pouvait avoir dans les paniers, c’était le bonheur : des horaires plutôt corrects (50-60 heures semaine selon les semaines) et on n’a pas bossé le dimanche. En outre on a eu des champs magnifiquement désherbés, la récompense de 3 ans et demi de boulot acharné.

Mais si cela a été si “facile” c’est paradoxalement parce que le printemps a été catastrophique du point de vue de la production : en gros il n’y a pas eu de légume de février à mi-mai par manque de réserve (origine du problème 2012, année fatale) et par quasi absence de légumes primeurs pour diverses raisons climatiques dont principalement froid et absence de soleil. De ce fait, il n’y a pas eu de distribution pendant tout ce temps soit grosso modo 12 semaines d’arrêt pour les AMAPiens au lieu de 6. On voit clairement quand on a des soucis tels que ceux décrits ici l’intérêt économique et moral (hyper important quand on travaille autant) des AMAPs puisque même si nous ne livrions rien pendant tous ces mois difficiles, les paniers étaient quand même payés et que l’exploitation recevait la même somme qu’un autre mois normal où les paniers étaient bien livrés. Qu’on se rassure cette absence de légumes a été rattrapée dans les paniers de juin à maintenant avec un peu plus de légumes toutes les semaines que ne le prévoie le contrat.

Je remercie à nouveau les AMAPiens qui consomment nos légumes et nous soutiennent depuis plusieurs années maintenant et ont su faire preuve de solidarité quand c’était nécessaire.

En tous cas, grâce à  cette absence de récolte et donc de livraison (qui prennent 6 heures par semaine, hors préparation), nous avons eu le temps de nous consacrer exclusivement à la production et également au désherbage ce qui a bien entendu été bénéfique pour les mois suivants et pour la charge de travail moyenne. De plus nous n’avons pas été surchargé et dépassé par la masse de travail non fait  qui s’accumule facilement entre mai et début juillet.

Dès juin, donc, nous avons vu enfin le fruit de notre travail et ça change tout ! On met plus de coeur à l’ouvrage quand on voit le fruit de son travail.

Coup du sort, et coup de chance, l’arrière saison a été superbe, avec des températures douces et encore pas mal de soleil. ALORS QU’ON AVAIT PRESQUE PLUS DE DÉSHERBAGE  À FAIRE (le pied). Tranquille pépère quoi, finger in the nose comme on dit outre-manche.

Ainsi nous avons eu des tomates jusque début novembre, et le travail a continué à se dérouler sans précipitation. Tellement même que j’ai failli me faire avoir avec le gel ;-).

On peut encore à présent étaler toutes les grosses récoltes de réserves. Normalement fin novembre on a déjà tout rentré. Là, même si maintenant il va falloir faire ça rapidement, il reste encore des choux et des betteraves à jauger et on a pratiquement fini de creuser les silos pour les endives.

Finalement, un année quasi idéale en terme de charge de travail. Je crois même que j’ai enfin commencé à me reposer un peu de quelques 5 années de folie furieuse ;-).

 

Note : cette analyse concerne bien le travail, pas les résultats économiques. Une saison en moins, ça ne se rattrape pas, une saison en moins qui suit une année très compliquée et très difficile (celle-là à tout point de vue), on met très longtemps à s’en remettre.

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