Déc 312014
 

(Mise à jour juin 2016)

Documents à destinations des (futurs) employeurs (il manque beaucoup de choses, mais je vous laisse découvrir les joies du patronat hein).

N’hésitez pas à vous rapprocher aussi souvent que nécessaire de votre MSA et de l’inspection du travail. En vous installant, vous aurez normalement accès à de nombreuses informations lors de votre formation ou au moment de l’installation lors de la visite sur votre exploitation des intervenants de la MSA.

Contrat, charges et salaires :

Les registres obligatoires quand on a de la main d’oeuvre (salariée ou non) :

(voir le document de l’ADEFA 86 qui liste les documents obligatoires)

  • Pour le registre du personnel, un cahier indiquant nom / prénom / numéro sécurité sociales / statut (CDD, CDI, stagiaire) / fonction / date entrée et date de sortie suffit,
  • Le registre des horaires tel que proposé par l’association des salariés agricoles de l’Aisne,
  • La convention collective et les grilles de salaires mises à jour, qui doivent être laisser à disposition des salariés.

En ce qui concerne le maraîchage :

Prévention et sécurité :

Nov 242013
 

Cliquer sur l’image pour entendre Olivier de Robert.

Sans titre

Oct 132013
 

Sans titre(clic sur l’image pour accéder au site)

David qui suit se site depuis quelques temps se lance dans la formation menant à sa future installation en maraîchage bio.

Il projette de raconter son parcours, son installation et la suite, je lui souhaite, sur son blog : le (futur) jardin de David.

À ce titre il sera au moins tout aussi intéressant que le blog de la ferme et probablement complémentaire. Une chance pour pour tous ceux qui cherchent des infos sur l’installation et plus largement sur le maraîchage bio.

Bon courage donc, David et que ton projet aboutisse dans les formes souhaitées !

Mai 272013
 

Après avoir interdit la reproduction des semences, pourquoi ne pas aller encore plus loin ?
Appauvrir les ressources en semences et perdre définitivement l’adaptation et l’adaptabilité des semences au sol, n’était pas suffisant. Il faut en plus être sûr qu’on les ai vraiment perdues à tout jamais…

Avoir un potager pourrait bientôt devenir un acte répréhensible. Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales). En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

EDIT de Mousty, un commentaire qui mérite sa place dans l’article :

Attention à la manipulation, faire miroiter « le pire » pour faire passer « le moins pire » est aussi une tactique pour faciliter l’acceptation ! :-/

Je dis cela car cet article (dont la source semble peu claire) livre une interprétation ‘dramatique’ qui ne me semble pas très honnête : quand tu lis le texte de l’UE, les paragraphes traitant des dérogations et des variétés anciennes laissent bien place au jardinier amateur. Pourquoi vouloir exagérer l’info ? Il y a déjà suffisamment de bonnes raisons pour se mobiliser et se battre contre cette scandaleuse et inique proposition de loi !!

(Cela dit, interdire les potagers peut clairement être une prochaine étape : les lobbyistes doivent en rêver, la Commission est à leur botte, les Etats ont perdu leur souveraineté… tout se met en place pour le pire scénario.)

Avr 232013
 

RadioAlpa

Fred a été interviewé pour la ferme il y a quelques jours pour une nouvelle émission de Radio Alpa, Recto-Verso par Corinne St Félix.

C’est passé ce soir, et vous pouvez le réécouter ici :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Mar 092013
 

Dites à vos élus à Bruxelles de voter en mars pour une autre politique agricole !

“Depuis plus de 50 ans, les pratiques agricoles industrielles qui polluent  le sol,  l’eau et  l’air ont été subventionnées et encouragées, alors que l’agriculture de qualité a largement régressé. Avec près de 50 milliards d’Euros annuels, la  Politique Agricole Commune représente 40% du budget européen. Ainsi, ce sont vos impôts qui sont gaspillés.

Les dommages pour nos campagnes et notre agriculture sont frappants : en Europe 3,7 millions d’emplois agricoles ont été perdus au cours de la dernière décennie, et 300 millions d’oiseaux des champs ont disparu depuis 1980. En France, 91% des cours d’eau sont contaminés par les pesticides. C’est inacceptable ! Le temps est venu de transférer les aides publiques vers des pratiques agricoles qui respectent l’environnement, et permettent de produire une alimentation saine aujourd’hui et pour les générations futures. Il est plus que temps d’avoir une politique agricole qui bénéficie à la société dans son ensemble.

Si vous ne voulez pas que vos impôts subventionnent des pratiques qui dégradent l’environnement et les paysages et contribuent à la diminution du nombre d’emplois en agriculture, demandez à vos députés européens de voter mi-mars pour une politique agricole plus verte et plus juste. Pour la première fois depuis 50 ans les députés européens sont en mesure d’orienter la Politique Agricole Commune vers plus de durabilité et moins de gaspillage d’argent public. Il s’agit d’une occasion à ne pas manquer !

Faites-leur savoir que vous voulez que votre argent soutienne une agriculture respectueuse de la nature ! http://fr.farmingfornature.eu/

 

Je rajoute mon grain de sel :

Rappelons que les aides de la PAC sont des aides à l’hectare, qui bénéficient donc au plus gros exploitants ; mais aussi aux industriels.
Il y a depuis peu des aides pour les maraîchers (entre autres) qui n’existaient pas du tout avant : pour une exploitation comme la mienne, cela correspond à 1300€ par an, charges déduites (10000€/an pour un petit céréalier conventionnel avec une centaine d’ha)
Les aides soumises à normes environnementales ont été fortement écrémées, et de toute façon ne sont que des mesures incitatives (personne ne vient vérifier que vous avez bien fait les 5 mètres de zone tampon à côté de la rivière ou du fossé, comme vous l’avez déclaré, hein…).

Bref, il est temps que ça change et que soient prises en compte la préservation et l’amélioration de l’environnement, la création d’emploi (2 travailleurs à temps plein sur ma ferme, dont 1 salariée et 1 patronne qui se paie 0€ pour 50 à 100 heures par semaine ; contre 1 travailleur à temps très partiel (<50% du temps légal de travail quand même..) sur une exploitation céréalière d’une centaine d’ha).

Jan 152013
 

J’ai déjà donné pas mal d’info dans l’article sur le parcours à l’installation.

Je rajoute les documents suivants :

Vous trouverez également des mines d’informations sur les sites suivants (il faut parfois fouiner) :

Jan 142013
 

Pour cette partie de la doc, il s’agit uniquement des différentes formes d’exploitations agricoles.

 

Jan 132013
 

Quelques éléments de réglementation (la liste n’est pas exhaustive)

Pour l’agriculture biologique en particulier :

Pour les semences (mise à jour du 14/01/14)

Nov 192011
 

Une amie me demandait l’autre jour comment ça se passait à la ferme, si on “s’en sortait”. Cela fait plusieurs fois qu’on me pose la question, et évidemment, c’est justifié. Je profite de lui avoir répondu par écrit pour faire un presque copier/coller qui m’arrange et qui permet de faire le point :

Alors il y a déjà beaucoup de points positifs :

  • on se débrouille plutôt bien techniquement, même si bien entendu il y a des améliorations à faire,
  • du coup, on peut remplir sans souci nos paniers d’AMAP en variété et sans problème de quantité (si quelqu’un de concerné n’est pas d’accord, il ne faut pas hésiter à en discuter),
  • les légumes sont beaux, sains et bons (on peut aussi carrément s’améliorer dans la taille pour certains légumes, c’est notamment un gros problème de sol qu’on a et qu’on essaie de régler),
  • je pense qu’on pourrait même augmenter nos ventes d’une dizaine de paniers mais je préfère être sûre avant de me lancer . Ce qui fait qu’on se situerait à +15% de ce qui est prévu comme nombre de panier sur une telle surface dans le peu de simulations qui existent (du moins, qui existaient quand j’ai fait mes propres études économiques, il y a peut-être plus de données maintenant. Ca, j’en suis très fière parce que j’estime que c’est uniquement grâce à ma super organisation et à ma capacité à tout envisager en bloc et dans les moindres détails et à court et moyen terme que c’est possible (un peu de fierté, ça permet aussi de mettre du coeur à l’ouvrage ;))
  • on habite à la campagne, dans un coin sympa,
  • on a ici trouvé un bon groupe de copains, alors qu’on était pas du tout de la région (je reste persuadée que le réseau “bio/écolo” y est pour beaucoup)
  • j’ai la meilleure salariée du monde. y’a rien à redire là dessus, c’est comme si c’était moi, voire en mieux. Non, je ne la prête même pas.
  • je salarie quelqu’un et ça c’est une belle réussite
  • Fred et moi pour le moment on passe nos journées ensemble et ça on kiffe
  • on a pas quasi de perte et on vend tout ce qu’on produit, grâce au système d”AMAP,
  • on a des animaux ! (enfin, “j’ai”, parce que je crois que Fred pourrait s’en passer même si il trouve ça sympa).
Bon, sinon y’a des points cruciaux négatifs et qui pour certains risquent de poser rapidement de GROS problèmes :
  • financièrement, le bilan est excessivement tendu : je peux payer ma salariée, les charges salariales, mes charges et celles de fred (il est conjoint collaborateur = corvéable à merci mais pas payé mais quand même protégé), les emprunts. Pour les dépenses mensuelles, c’est déjà une autre paire de manche et je peux les honorer tant qu’il n’y en a pas trop, sinon, on est obligé de renflouer la caisse entreprise avec de l’argent privé et là à force, ben, on en a plus, d’argent privé. Et finalement, pour les dépenses imprévues, c’est très, très  difficile et bien entendu, il est impossible de me payer. Ajouté à ça que j’ai pour le moment certaines exonérations du fait que je viens de m’installer qui vont diminuer d’année en années (donc les charges augmenter) , on voit que la perspective d’amélioration n’est pas évidente.  Il faudrait minimum 1000€ de chiffre d’affaires mensuel supplémentaire ; hors, même si j’augmente de 10 paniers, ça ne ferait que 400-500€/mois. Je peux baisser certaines charges, mais c’est assez limité. et comme je l’ai dit, on a pas de perte ! Et les paniers, c’est la meilleure façon de vendre : la plus rentable la plus rapide la moins coûteuse en production (puisque pas de perte). Outre le côté monétaire, crucial, ne nous voilons pas la face, franchement bosser autant pour RIEN DU TOUT, c’est vraiment pas satisfaisant, ni épanouissant (enfin, pas besoin de faire un dessin, je pense que n’importe qui peut comprendre),
  • Fred devrait bosser à l’extérieur, c’est ainsi qu’on avait prévu l’affaire. Bon il a dû démissionner de son travail pour venir ici, et on comptait bien qu’il ne trouve pas de travail tout de suite pour qu’il puisse m’aider un maximum. Maintenant, il va vraiment falloir qu’il trouve et quand il aura du boulot, il y aura une personne de moins à la ferme et même si on est organisé au petit poil, ça va être chaud, très, très chaud. Je ne peux pas non plus payer une personne de plus ; même pas 3-4 mois de saisonnier, ce qui serait pourtant nécessaire. Ni même augmenter les horaires de ma salariée. Et la perspective de bosser PLUS m’angoisse. Qui plus est, ça veut dire qu’in ne serait plus là non plus pour s’occuper de la maison et des repas ce qui me fera “perdre” du temps (et oui, Fred est meeeeeeeerveilleuuuuuuuux, au moins autant que moi :P, un vrai homme d’intérieur). Si on pouvait, financièrement, on resterait tous les deux à bosser là, c’est vraiment ce qui nous plait. mais je ne peux pas me passer de ma salariée ; en plus éthiquement, ça ne me vient même pas à l’esprit.
  • je voudrais pouvoir payer plus ma salariée, parce que vu le travail, ça me semble juste, même quitte à pas me payer mais même ça c’est pas possible, ou encore,  avoir un second salarié genre 20h/semaine quitte là encore, à pas me payer mais à bosser moins. Mais là encore, c’est complètement impossible,
  • on a beaucoup de boulot. bon ça de passe de détail. je ne sais pas combien de temps on peut gérer moralement et physiquement ce genre d’excès, sachant que ça va pas s’améliorer quand Fred bossera.
Pour résumer, d’un point de vu personnel, c’est satisfaisant, et on pourrait s’en contenter, si on était philosophe. D’un point de financier, ça va devenir critique dans l’année qui vient et malheureusement, c’est toujours le nerf de la guerre ; et puis ça me suer de bosser autant et de pas récupérer les fruits de mon labeur.
Bon, on mourra jamais de faim.
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