Récolte des patates

Enfin l’article tant attendu sur la récolte des patates. Il aura fallu attendre quasiment 3 mois quand même, tout ça parce que je voulais absolument afficher les rendements dans cet article, un truc très rapide à faire (il m’aura fallu 5 minutes une fois que je m’y suis mise…), mais, il faut le croire, j’ai pas eu le temps avant…

Donc, en ce samedi 4 septembre, les AMAPiens de Lombron et du Mans sont venus nous aider pour la récolte des patates. Toute la semaine, j’avais préparé le terrain :

  • désherber : les herbes étaient tellement énormes que ça a pré-arraché les patates en même temps, et hop, d’une pierre deux coups (évidemment, c’est pas du tout académique (je peux vous dire qu’avant la récolte, j’étais déjà complètement morte),
  • réfléchi à l’organisation de la demi-journée de récolte : ouais, c’est pas facile d’être patron et encore moins pour diriger des genres d’esclaves volontaires. Du coup, j’ai décidé de déléguer à deux AMAPiens voisins qui sont venus prendre les instructions le matin même et m’aider à bêcher quelques rangs pour pouvoir débuter le travail plus rapidement,
  • bêcher autant de rangs que je pouvais encore le faire avant le samedi : 7-8 je crois (*50m), parce que bon, en fait, on s’est mal démerdé, on a pas pensé à mesurer les entraxes des outils adéquats sur le tracteur pour placer les rangs. Du coup, on ne pouvait pas arracher les patates au tracteurs, et il a fallu tout bêcher.

Bien, nous voilà au samedi après-midi, avec mes deux contremaîtres, un tableau d’écolier et une craie, on donne les instructions. 4 personnes munies de bêche vont bêcher les 2 rangs de patates “ferme” qui restaient à faire, pendant que tous les autres ramassent les patates “à purée” déjà bêchées :

ATTENTION !! … Top départ !

  1. Fouiller (comme les sangliers) pour récupérer toutes les pommes de terre (c’est du rendement en plus et pour l’année prochaine, une mauvaise herbe en moins, les patates germants et poussant comme qui rigole),
  2. Trier les bonnes des mauvaises (les grignotées, les moches, celles qui ont le taupin, celles qui ont verdi…),
  3. En même temps (on optimise les gestes à la ferme du hanneton), mettre les mauvaises dans un seau et faire des tas avec les bonnes.

(c’est-y pas beau ça ?)

Dans un second temps : mettre au compost les pommes de terre à jeter, mettre en caisse les autres, par variétés.

Pendant ce temps les bêcheurs bêchaient, et je crois qu’ils ont bien transpiré ! Le sol étant plus tassé à cet endroit.

Après les “purée” on a recommencé la manoeuvre avec les “ferme”…

Quelques heures après, une belle récolte et pas mal de fatigue et de crasse pour tout le monde.

Un bon apéro avec ce que chacun avait préparé pour se remettre, ce fut un après-midi bien sympathique. Bon, avec Fred, on a ensuite passé notre dimanche à tout peser et stocker, et là franchement, on a mis quelques jours à s’en remettre… Mais du coup, tââdââââmmmm ! LES RENDEMENTS !

En moyenne c’est très satisfaisant, et vous avez vu ces rendements de dingue (on est dans du sable hein) pour la margod et la nicola ? J’en suis encore, 3 mois après, toute fière !

Merci à tous les AMAPiens venus ce jour là. 1 après-midi de travail au lieu d’une semaine si on avait été deux dessus, ça vaut vraiment le coup, et le coût ! C’est aussi ce qui permet que les pommes terre, même en récolte manuelle,  soient à prix correct.

Cet article a 10 commentaires

  1. HANNETON JEAN-LOUIS

    Alors, on fait bosser des enfants ? Bravo à toute l’équipe d’esclaves volontaires car ramasser des pommes de terre en bêchant, c’est pas de la tarte. Quant au clone transgénique qui est sur la dernière photo, il faudrait le naturaliser ou le mettre dans un bocal comme à l’Institut Pasteur. Belles purées, gratins gouélants et frites (une fois !) en perspective.

  2. Priscille

    Beau travail et bon rendement ! Reste a savoir si les AMApiens reviendront l’an prochain maintenant qu’ils savent quel travail d’esclave c’est !!!

  3. Florence

    Oui on reviendra, c’était une excellente journée.
    Dommage on n’a pas eu le temps de finir de nettoyer les poireaux, c’était très amusant!
    L’année prochaine on fera mieux, on sera de meilleurs esclaves!

  4. Delphine

    C’est vrai, c’est bien dommage ^^
    Mais vous avez été parfaits.

  5. Mousty

    Du beau boulot, ça fait plaisir à voir… et ça me fait pleurer quand je vois les patates que je trouve ici (celles du fermier ça va mais c’est par 10 ou 25kg et elles germent vite)
    Priscille, je crois que l’année prochaine ils prendront en compte les entraxes ! ^^
    La variété “patates à oreilles et trompe” est très mignonne :-))

  6. Delphine

    Mousty : entreaxe ou pas l’an prochain, faudra aussi les ramasser ! c’est juste qu’il n’y aura pas besoin de bêcher

  7. MlleMiracle

    Mais qu’est ce que c’est que cette merveille d’esclaves? On dirait pas que vous avez froid chez vous, il faisait beau, dis donc! On m’a toujours dit que récolter les pommes de terre c’est la galère, vous avez bien fait de vous organiser. L’autre jour j’ai semé a la main, t’es pas très fière de ton amie? ;0)

  8. Delphine

    Hey, mais c’était le 4 septembre hein. il faisait pas encore froid !
    mais semé des pommes de terre ? tu veux dire planter j’espère ? Parce que si tu arrives à faire des pommes de terre avec des graines de pomme de terre, alors oui je serais plus que fière de toi !! Très impressionnée.
    Par contre, je m’étonne quand même de la date à laquelle tu sèmes?

  9. MlleMiracle

    Ah, non, on semait des graines pour la pâture, de l’herbe pour les ânes et le cheval. Et oui, je sais, c’est trop tard, mais le propiétaire du terrain n’avait pas eu le temps de le faire avant. On verra bien ce que ça donne, parce que là on commence à senitr le froid!

  10. Delphine

    ah oui, c’est mieux ! nous aussi, ce genre de graines là (qu’on sème en engrais verts pour que le sol ne reste pas nu et avoir un peu plus de matière organique) on les a semées tard.

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