Mai 042016
 

On a commencé par le palissage et la taille des pieds de tomates plantées il y a quelques semaines.

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Ensuite, on a tout bien désherbé.

Au total 4 heures de boulot (2h à 2) et une belle serre bien rangées.

 

Maintenant, allons desherber les carottes.

Avr 252014
 

Aujourd’hui le vendredi 25 avril.

Dernière semaine et dernier jour pour Aline en horaires d’hiver, on passe aux horaires d’été dans 10 jours à son retour de vacances !

L’arrêt saisonnier des paniers tombe parfaitement dette année pour nous permettre de nous dédier entièrement à la production et au travail intense d’avril/mai/juin : semis, plantation, désherbage, désherbage, désherbage…

Donc aujourd’hui, on commence par ouvrir les portes de serres, les bacs chauffant, jeter un oeil aux semis pour voir si il ne faut pas les arroser, lancer l’irrigation des serres (le vendredi, c’est le tour des serres et puis aves les 20 mm tombés cette nuit, pas la peine d’arroser dehors, heureusement que le désherbage a été fait 2 jours avant et que tout a bien séché, sinon il aurait fallu tout recommencer), nourrir les chats, le boulot concret peut commencer.

Aline a d’abord remonté les quelques plants de petits-pois qui s’écroulaient devant leur grillage. Ils se portent sinon très bien, et sont en fleur.

Puis on a mis des ficelles de palissage pour la seconde série de tomates qui va être plantée la semaine prochaine.

En passant on a pu admirer la première fleur de courgette, et voir qu’il y avait déjà plein de petites courgettes :

IMG_4317courgette partenon (parthénocarpique, ne nécessite pas de pollinisation, ce qui est parfait en début de saison quand il n’y a pas encore de pollinisateurs)

Ensuite pendant une bonne partie de la journée, on a fait le premier palissage de tomates, en même temps qu’un désherbage sur le rang, avec Minette donc…

IMG_4325la plus belle maraîchère et le chat le plus faignant sympa

Il s’avère que le coup de mettre la ficelle dans un trou sous la motte à la plantation fait gagner un temps confortable et qu’en plus on s’emmèle pas le bout des gants dans la ficelle en faisant le noeud, ce qui est très chic. Merci Michel.

Ce faisant, on a découvert les premières tomates, comme l’an passé et comme prévu, les cerises Gold nugget :

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Par rapport à l’an passé, elles ont 15 jours d’avance, et si tout le reste suit à l’avenant, elles devraient être mûres début juin, et les premières récoltes pour les paniers devraient arriver fin juin/début juillet (au lieu de mi-juillet). Cool non ?

L’après-midi, tout en continuant le palissage, Aline est allée faire le désherbage thermique des carottes, 3ème série en plein champ. (Balèse !).

On a fini vers 15:45 le palissage/taille de toute la première série :

IMG_4327à 11:30

IMG_4331à 15:45

Il nous restait juste le temps de remettre le voile sur les carottes, de fermer les portes de serre et les bacs chauffant, et puis Aline est partie en vacances, et moi faire un tas de bazar administratif.

Juin 082013
 

Même si on a dû virer un bon tiers des plants plantés précédemment, les concombres qui restent ont quand même pris et sont bien beaux. On a fait aujourd’hui le second palissage, et j’ai pris quelques photos.

On voit bien la différence entre les premiers plants et ceux qu’on a rajouté en deuxième série pour compenser la perte initiale :

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On a donc resemé la variété de concombre longs, plus sensible et pour laquelle on avait le plus de perte et replanté quelques plants cette semaine :

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On a également planté la semaine dernière du plant greffé (acheté) sensément  plus résistant :

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la greffe est tenue par la petite pince en plastique

On a également testé la greffe concombre sur courgette avec nos plants, on attend de voir ce que ça donne. Ils ne sont pas encore plantés. Ainsi, on aura quelques moyens de comparaison (avec plein de facteurs différents, je sais, je sais, c’est pas hyper bien rôdé comme protocole).

Bon, à palisser, les pieds de concombre longs paraissent bien vigoureux et présentent déjà plein de petits concombres :

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Ca devrait aller assez vite maintenant 🙂 (enfin une bonne nouvelle).

On me demande souvent comment il fait chaud dans la serre pendant la journée. Et bien entre 9:30 et 11:00 ce matin, alors qu’il faisait 24° avec une bonne brise sympa dehors, il faisait trèèès moite et trèèèès chaud dans la serre :

IMG_2713imaginez entre 12 et 14 heures… (tu vois Alexandre, on atteint très facilement les 40°C)

Mais ça n’a pas l’air de déranger Minette, qui est prête à tout pour dormir nous tenir compagnie à l’ombre des haricots IMG_2719

Enfin, pour ma part, je vais manger les premiers concombres ce soir, et j’en suis forte aise 😛

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OK, ils ne sont pas encore super beaux ni gros parce que ce sont les déchets de la taille, mais n’empêche que CA, ça annonce l’été.

Juin 232011
 

Pour que les aubergines produisent sans peiner, on peut les tailler au tout début, puis les conduire en buisson.

Rappel anatomique :

(la même vue sous un autre angle)

Alors c’est hyper simple et rapide, quand la plante a déjà au moins 6-8 feuilles en plus des cotylédons, on enlève :

  • les cotylédons,
  • les deux premières feuilles et leurs gourmands (normalement à ce stade, ce qui n’est encore qu’un gros bourgeon à la base de la feuille, sinon la tige axillaire à la base de la feuille),
  • et les gourmands des deux feuilles supérieures.

Et voilà c’est fini.

Plus simple que les tomates hein ?

Juin 212011
 

Rien de plus simple que le melon sauf qu’il demande de la chaleur.

Cette année des AMAPiens ont voulu des plants de melon à planter dehors. Je trouvais que c’était une excellente idée, car l’été semblait bien parti pour être chaud. On verra ce que ça donne après cette période humide.

Quoi qu’il en soit, voici la recette sans photo, j’ai pas eu le temps :

  • Pas d’engrais ni de fumier le melon se nourrit de rien
  • On plante en formant une cuvette au pied du plant et on arrose abondamment (mettons 1 litre)
  • Ensuite, on arrose deux fois par semaine 1/2 litre par pied
  • Quand les fleurs sont formées, on arrose tous les 2 jours (1/2 litre par pied)
  • À peu près à ce moment là, vous pouvez tailler votre melon, à la barbare en coupant les tiges qui dépassent à coupe de bêche (qui dépasse de quoi ? mais de son voisin de l’autre côté de l’allée ou de l’endroit où vous voulez qu’il soit tout simplement). Sous serre, je vais le faire cette semaine pour vous donner un ordre d’idée. Mais vous êtes pas obligé de tailler.
  • Quand les melons sont bien formés (on voit la belle forme ronde) on redescend l’arrosage à 1 fois par semaine (même quantité).
  • La récolte c’est pile quand la peau autour du pédoncule (la petite queue) commence à se fendiller.

Attention les piqûres de pucerons nuisent à la qualité gustative du melon.

Bon appétit.

Juin 132011
 

Ici, sous serre, les tomates sont prêtes à mûrir, mais dans les jardin il va être temps de faire le premier palissage et la première taille.

Voici une technique, j’espère que les (nombreux) maraîchers (de pointe, je ne leur arrive encore pas à la cheville) qui me lisent corrigeront si je dis des âneries.

L’exemple est sur ficelle, sous serre, mais faut imaginer que la ficelle tendue de haut (sur la structure de la serre) en bas (sur le pied de tomate) peut-être assimilée à des tuteurs dans le jardin. Le palissage des tomates est comparable à celui des concombres, que j’ai expliqué dans un précédent article.

Voici donc un pied de tomate, prêt à se casser la gueule :

Il va s’agir de mettre une ficelle, de le tuteurer dessus, c’est à dire le faire tourner autour, puis d’enlever tous les gourmands.

La ficelle, accrochée par le haut sur des câbles courant dans toute la serre, doit être fixée au pied de la plante :

Un noeud simple suffit, mais il faut penser à le placer sous une feuille afin qu’il soit retenu et que la ficelle ne se détende pas. Lors de la fixation de la ficelle, cette dernière doit être tendue mais pas raide, sinon, au fur et à mesure des palissages successifs, tourner la plante autour devient trop difficile et on risque de casser le pied de tomate.

Voici une vidéo qui montre le palissage, suivi de la taille :

Comme vous le voyez sur la vidéo, on tourne la plante autour de la ficelle, en faisant passer la ficelle sous les feuilles, un tour à chaque niveau de feuille, c’est bien. Attention, à ne pas la faire passer sur les tiges des bouquets ! Au début, c’est un peu stressant, et on se demande si la plante va résister, mais faut pas s’y fier ce sont des coriaces. Vous connaissez le roseau ? Ben les tomates c’est pareil, ça ploie mais ne rompt pas (en vérité ça arrive, mais on est pas obligé de prendre des pincettes non plus). Vous verrez, après 5 palissages successifs dans la saison pour 600 pieds de tomates, vous trouverez qu’elles commencent à bien faire, ces chochottes !

Je vous conseille de palisser d’abord, et de tailler ensuite, avant de passer au pied suivant. Ainsi, si en palissant vous cassez la tête qui permet à la plante de croître et donner des fruits, vous pourrez toujours être sauvé par un gourmands.

Mais d’abord, qu’est ce qu’un gourmand et pourquoi vouloir à tout prix tailler les tomates ? La plante est composée de bas en haut de racines, d’une tige principale, de feuilles, et tout en haut d’un bourgeon terminal, qui fait un bouquet de fleurs (qui deviendront des fruits, et en l’occurence des tomates), puis continue de pousser pour faire d’autres feuilles, puis d’autres fleurs etc… Voilà le principal. Sous chaque nouveau bouquet et à la base de la feuille qui est juste en dessous se forme un gourmand : c’est une tige secondaire qui possède également un bourgeon terminal qui va lui-même faire des fleurs, des feuilles et tout le bazar. Outre le fait que ça fait partir le pied de tomate dans tous les sens et qu’on ne sait plus quoi palisser, il prend sa part de ressource (nourriture, eau, etc…) qui du coup de va pas dans la tige principale. Pour permettre à la tige principale de profiter à 100% de la ressource, on enlève donc les gourmands, le plus tôt possible dans leur stade de développement ce qui permettra d’avoir des fruits plus beaux,plus gros et sûrement meilleurs.

Donc, voilà, une fois que vous avez palissé, vous enlevez les gourmands. J’ai oublié de faire une photos après la taille, ce qui n’est pas malin, mais je pense que tout le monde a compris.

Vous êtes maintenant parés pour savoir quoi faire de vos pieds de tomates. Mais il reste quelques trucs à savoir :

  • Il faut palisser/tailler tout les 7-10 jours,
  • Attention, il y a des gourmands au pied juste au dessus de la racine, ne vous laissez pas avoir !
  • Tous les trucs vieux et fanés, ça continue quand même à pomper sur la plante, sans aucun intérêt (pas de fruits, pas de photosynthèse…). Vous pouvez donc sans vergogne effeuiller le bas du pied de tomate situé sous le premier bouquet dès que celui-ci rougit (garder 1 ou 2 feuilles). Plus tard dans la culture, quand votre tige principale fait près de 2m, et qu’il y a plusieurs bouquets en cours, ne garder qu’1 feuille sur 3,
  • Si vos bouquets comportent plus de 5-6 fleurs il faut enlever tout ce qui est en trop, sinon vous allez épuiser la plante (j’ai eu des bouquets de 20 fleurs avec ces conditions climatiques de fou !!),
  • Certaines variétés font plus de gourmands que d’autres, c’est normal,
  • Certaines variétés anciennes ont du mal à faire durer le bourgeon terminal de la tige principale (les noires de crimée par exemple) : dans ce cas, je vous conseille de toujours garder le dernier gourmand, au cas où, pour faire repartir le pied dessus en cas de problème. Si vous ne savez pas comment vont se comporter vos variétés, faites ainsi par défaut et vous observerez facilement après quelques palissage/taille si le bourgeon terminal semble bizarre.

Au jardin, vous pouvez en profiter pour faire des structures originales et artistiques qui serviront de tuteur. J’en ai vu dans un jardin de Lombron, très jolie. Vous trouverez quelques exemples et idées sur ce site.

Les tomates cerise ne nécessitent pas de taille, vous pouvez les conduire en buisson. Toutefois, je serais tentée de couper certaines têtes des nombreuses branches pour limiter un peu la prolifération et permette à la plante de se concentrer sur les autres. Je pense que le pied n’en durera que plus longtemps. Pour ma part, je taille les tomates cerise, sinon on ne peut plus passez dans les allées, jusqu’à ce que le plante soit assez haute pour passer par dessus le câble sur lequel est accroché la ficelle de tuteurage,  puis je les conduis sur 2 ou 3 brins (pas plus sinon, trop de poids sur le câble et la structure de la serre). Michel les fait tuteurer sur du grillage et ne les laissent pas pousser au-delà d’1m50 de haut si mes souvenirs sont bons.

Comme pour les concombres, attention à ne pas louper un tour de palissage, c’est plus difficile à faire quand les plantes se sont tordues parce qu’en poussant, la partie neuve retombe par terre et prend le pli tordu. On risque alors de casser le pied en le remontant de force.

Juin 182010
 

Un peu de technique pour changer, et pour ceux qui on la chance d’avoir des concombres.

Voici un concombre semé en godet le 12 mars, et planté le 24 avril. Par miracle, la serre doit être assez bien protégée puisqu’ils n’ont subit aucun dommage lors des gelées de mai, la preuve avec une photo prise le 24 mai :

Et ils ont même carrément bien poussé puisqu’il fallait déjà les palisser, c’est à dire les tuteurer, en les enroulant autour d’une ficelle. Pour la manipulation des concombres, je vous conseille fortement les gants et même les manches longues, car ça griffe, et en plus, c’est plein d’araignées.

Là, je vous montre qu’il est déjà bien grand ce bestiaux :

Voici comment on procède pour le palissage, avec une ficelle (ce qui nécessite d’être sous serre pour pouvoir faire pendre la ficelle) :

  • Faire un noeud en bas de la tige. La ficelle doit être à peine tendue, pour permettre les enroulages futurs. Ce n’est pas non plus la peine de serrer le noeud comme un malade au risque de casser la tige, ni de faire un noeud compliqué :

  • Ensuite, délicatement, on enroule le concombre sur la ficelle. Pour qu’il tienne bien, il faut coincer chaque tour  sous une feuille (je vois pas comment expliquer ça autrement, essayez donc) :

  • Et voilà un beau pied de concombre bien maintenu :

Pour tuteurer des concombres dehors, il faut utiliser des tuteurs, et procéder de la même façon qu’autour de la ficelle.

Ensuite, on procède à la taille. Pour les concombres qu’on veut faire produire pendant longtemps, on taille les gourmands (comme pour les tomates) mais également les premiers concombres, jusqu’à la 6ème feuille (en partant du pied et en remontant).

Tailler, ça veut dire enlever (en fait, ça se casse facilement) et les gourmands, ce sont les tiges axillaires, visuellement, celles qui partent sur le côté quoi. Comment on sait qu’on a une tige, axillaire qui plus est, et pas un pédoncule de feuille ? Bon, là, je manque de photo, alors aller voir vos plants de concombre. Regardez la tige principale : tout en haut, vous voyez un amas de plusieurs petites feuilles et peut-être aussi un ou plusieurs mini concombre. Il s’agit du bourgeon/coeur, qui va permettre à la plante de continuer à croître et à produire des fruits et des feuilles et même des tiges axillaires ! Sous ce coeur, à l’aisselle du pédoncule d’une feuille, vous aller voir soit un début de bourgeon, qui donnera une nouvelle tige avec tous les attributs, soit déjà une nouvelle tige qui peut être aussi forte que la tige principale ! Il faut l’enlever sinon le pied va s’épuiser à produire des axillaires plutôt que de produire des concombres. On peut conduire sa culture sur plusieurs brins, mais alors il faudra à un moment supprimer des bourgeons apicaux (du haut des tiges) pour que le pied de concombre se concentre sur les concombres.

Comment fait-on pour tailler les premiers concombres ou les bourgeons ?

Voici un des premier concombres. Sur cette photo d’ailleurs et les deux suivantes, on peut voir à la base du pédoncule de la feuille du dessous un bourgeon que je n’ai pas encore enlevé, ceci pour que vous compariez vos observations et mes explications :-).

  • Alors tout simplement, on prend délicatement le concombre ou le bourgeon,

  • Et on le plie pour le casser :

Mon conseil : attention, tuteurer AVANT de tailler. Il n’est pas rare de casser la tête en palissant le concombre. Si vous n’avez pas encore taillé, vous pourrez faire repartir le pied sur un autre brin. Sinon, ben vous n’aurez plus de concombre.

À chaque taille, il faut enlever plusieurs bourgeons, c’est normal. Vous n’êtes pas obligé d’y passer tous les jours (surtout si comme moi, vous en avez près de 80). Pour ma part, je laisse quand même toujours le premier petit bourgeon sous le coeur principal (l’expérience…), et je ne taille que lorsque je palisse, pour économiser mon temps de travail.

Depuis le premier palissage le 24 mai, j’ai dû passer tous les 6 jours pour recommencer, et encore, j’aurais pu passer plus souvent. Les pieds prenaient près de 10 cm par jour, moins ces derniers jours, il fait moins beau. Attention à ne pas louper un passage, c’est plus difficile de les palisser quand ils se sont tordus parce qu’en poussant, la partie neuve retombe par terre et prend le pli tordu. On risque alors de casser le pied en le remontant de force.

 

Mise à jour 2016 : cette technique concerne les variétés hybride (F1) de concombres dont les fleurs sont parthenocarpiques. Concernant les variétés anciennes qui produisent des fleurs mâles et des fleurs femelles : Laisser une tige axillaire (un gourmand) à chaque entre-nœud : une fleur femelle apparaîtra au 1er nœud de cette tige. Tailler après la fleur femelle.

Si toutes les tiges axillaires sont supprimées comme cela est fait sur les concombres hybrides, vous risquez de ne voir que des fleurs mâles et pas de concombre.

Mise à jour 2011 : ici, l’article que le palissage et la taille des tomates.

Fév 142010
 

Bon, je vais reprendre un peu depuis le début.

Nous sommes donc arrivés dans la Sarthe le 15 janvier 2010. La ferme est constituée de 5,5 ha de terres, d’une maison d’habitation dans laquelle nous allons avoir pas mal de travaux, d’un hangar contenant l’essentiel du matériel de maraîchage qu’on peut mettre derrière un des deux tracteurs, d’un poulailler de 30 poules pondeuses (on va passer à 50), de 4 serres (tunnels plastiques non chauffés) avec une supplémentaire à monter, et d’une petite serre contenant un bac chauffant qui va nous permettre de faire nos propres plants.
Les terres sont organisées en pâture, champs et serres, plus l’espace autour de la maison et du hangar. Concrètement, on mettra en culture les serres, et 1,5 ha de terrain ; un peu moins cette première année.

L’exploitation était déjà du maraîchage, donc on a à peu près tout le matériel. On voudrait investir dans un autre moyen pour faire les mottes de plants (j’y reviendrai dans un autre article), dans un bâtiment technique (stockage des légumes et préparation des paniers), dans un camion que je pourrais conduire (celui-ci est trop dur pour mon bras), …
Elle est déjà certifiée en agriculture biologique, ce qui est un grand avantage. Nous n’aurons pas à attendre 3 ans pour vendre sous ce logo que la certification se fasse.
Par contre, il n’y a pas eu de culture depuis 2 ans, alors même si les terres de la partie cultivable ont été un peu entretenues, il faut quand même tout recommencer.
Et, bien sûr, nous n’avons pour le moment rien à vendre.

La première semaine, on savait pas trop où donner de la tête (maintenant non plus, cela dit). J’avais rêvé avoir le temps avant de venir de faire un planning, mais j’ai eu malheureusement bien trop d’autres choses à faire, ce qui fait que d’un point de vu organisation, c’est toujours pas ça. Je pense que ça va se tasser et que je vais pouvoir enfin faire une organisation du tonnerre, parce que ceux qui me connaissent le savent, ça va pas pouvoir durer comme ça .

Heureusement, mon père et Nicole sont venus nous aider toute cette première semaine, et moralement et physiquement, c’était une excellente idée. Mon père qui s’occupe d’un verger le reste de l’année nous a taillé tous les arbres fruitiers.

un des coins “verger” avant…

… et le même après

Nous avons beaucoup d’arbres sur la propriété, dont un magnifique eucalyptus dont les feuilles feront une excellente tisane, et ils n’ont pas été entretenus. Il y a aussi toutes les haies (environ 1 km)… Et pourtant, nous allons manquer de bois pour nous chauffer !
Il y aurait aussi les framboisiers à tailler qui occupent à peu près 1500 m2. Mais ils sont vieux, et on a préféré les laisser pour cette année, se concentrer sur les autres productions et récolter simplement ce qu’il y aurait sans se prendre trop la tête. Nous allons en enlever une partie l’automne prochain et mettre autre chose à la place. En même temps, on va diversifier la production de petits fruits en ajoutant des myrtilles, des groseilles et des cassis.

Pendant que mon père taillait, on a commencé à désherber une première serre (avec l’aide de Lilou ). Voici les étapes du désherbage et de la préparation du sol :

au départ

après quelques heures de désherbage : essentiellement du chiendent très pénible à retirer. Mais on a la chance d’être sur du sable, ce qui facilite son extraction.

On a retiré plusieurs dizaines de m3 de matière végétale…

après quelques jours de désherbage. On a donc enlevé tout le chiendent possible (des mètres et des mètres..) et tout ratissé

on a ensuite arrosé pendant plusieurs jours, le sol n’ayant pas reçu une goutte d’eau depuis plus d’un an

enfin, préparé le sol avec les outils du tracteur : rotavator puis rouleau et traceur (je reviendrai sur les outils plus tard).

Après ça, il a fallu encore monter les portes, et tout couvrir de plastique pour faire un faux semis. Cette technique consiste à préparer le sol comme si on allait y semer quelque chose. Les graines de mauvaises herbes germent alors qu’on y a rien semé d’autre, et on peut alors se débarrasser d’une certaine
quantité de celles-ci, avant de semer les bonnes graines. Ici, nous allons désherber au désherbeur thermique avant de semer des carottes, des radis et des navets. On couvre de plastique pour accélérer la levée des graines de mauvaises herbes.
En tout, sur cette serre, en désherbage et préparation, le temps passé à 1, 2 ou 3 selon les moments aura été de 25 heures (et c’était la moins sale).

En même temps on a commencé à débarrasser deux autre serres. On se mettait un peu la pression pour lancer des cultures au plus vite, mais finalement, il fait tellement froid, que rien de sert de se presser et du coup, on a un peu (pour Fred qui bosse beaucoup dans la maison) voire beaucoup (pour moi) ralenti le rythme cette semaine. La semaine prochaine, on commence les semis pour faire les premiers plants, et on continue le désherbage en parallèle.

On a aussi commencé à prendre pas mal de contacts dans la commune, entre autre, nos concurrents directs, très sympas , et les personnes impliqués dans la vie “bio” du coin, agriculteurs ou non.
C’est très motivant et on a déjà passé de bons moments.
On a fait le tour de quelques fournisseurs : il faut penser aux semences, mais aussi à l’engrais et à l’amendement, à l’aliment des poules, au matériel de protection individuelle, à faire établir des devis pour tous le matériel qu’on achètera par un emprunt (des nouvelles couvertures pour les serres, de l’irrigation, etc…), continuer des démarches administratives…
Et puis, gros chantier, il y a énormément de rangement et d’amélioration à faire dehors. Évidemment, on a pas du tout le temps de faire ça et c’est fort dommage parce que visuellement, on y gagnerait sacrément. Sans compter qu’on retrouverait peut-être nos p’tits, à savoir pouvoir faire une liste du matériel qu’on a vraiment et où le trouver.

Dans un prochain article, on parlera semis.

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