Nov 172017
 

Le jaugeage consiste à enterrer les légumes récoltés pour pouvoir les conserver à l’abri du froid (et de la chaleur, mais bon comme on fait ça pour les légumes d’hiver, ce n’est en théorie pas un problème).

On peut jauger simplement les carottes (par exemple) du jardin dans un bac de sable à la cave.

Chez nous il y a quelques centaines à quelques tonnes de légumes racines à jauger, donc on fait ça dans dans un fossé. Jusqu’à présent, Aline et moi (et Sandrine et Denis) creusions tous les ans une nouvelle fosse en bord d’une serre pour enterrer les légumes. On a précisé notre technique au cours du temps, notamment en utilisant des filets l’an passé ; mais c’&tait pas trop pénible et il fallait trouver une solution pérenne.

Un article du bulletin technique d’agriculture bio (je ne retrouve pas la référence, mais je crois que c’était dans un bulletin de la CAB) nous a donné une solution avec une fosse extérieure et pérenne. Et du coup on s’est offert le passage de la mini pour 2017, l’infini et l’au-delà :

Mini-pelle qui a donc défoncé cette planche de bettes qu’on n’avait pas eu besoin de continuer à désherber et ça, c’était le bonus !

Et voilà le travail en 1/4 d’heure maximum… Quand il nous faut 10 heures pour en faire une deux fois moins large et deux fois moins profonde. 

C’est énorme ! Les personnes dedans sont un adulte et un enfant de tailles normales. 😀

Techniquement, pour avoir le plus d’inertie thermique possible, j’ai demandé à ce que la terre ne soit pas évacuée mais déposée en buttes sur les côtés ainsi que sur le fond, là d’où vient le vent. Là où est prise la photo, c’est en pente douce pour passer en brouette.

L’emplacement a été choisi car à l’ombre de la serre quasiment toute la journée en hiver (donc parfait pour que le soleil ne chauffe pas les sacs entreposés), et une bonne partie de la journée toute l’année (donc pas super pour produire, de toute façon).

On a des tas de voiles d’ombrage qui ne nous servent pas (on ombre les serre au “blanc”) et il faut protéger les légumes des souris, donc depuis des années on les utilise pour les jauges. Ici ça permet aussi de stabiliser notre fosse en sable. Hopey nous file un coup de patte bienvenu.

(Et Aline aussi).

Les légumes seront protégés du froid avec des voiles de forçage de récup’ (P19). On a décidé d’en mettre 4. On “emballe” les légumes récoltés et mis en sac dans ces voiles.

 

#Astuce ! On sait très exactement combien de pièces ou quel poids font les sacs, ce qui permet de ne sortir que le nombre de sacs nécessaires pour la semaine ! #Astuce #Astuce le nombre/poid est un dividende ou un multiple de ce qu’il faut par AMAP.

 

Et voilà, c’est emballé. On rajoute encore du voile d’ombrage, contre les rongeurs (le P19, ça les gêne pas, ça se grignote easy), qui était déjà à l’affût en train de couiner dans les herbes… Aussi un peu pour diminuer la lumière.

Voilà ce qui se passe sous le voile… C’est quand même un peu trop lumineux, à voir comment tout ça se comporte.

On voit quand même que ça reste bien à l’ombre.

Par rapport à notre ancienne façon de procéder (qui conservait très bien les légumes, le problème était l’ergonomie):

Avantages : on ne creuse plus (énorme avantage qui devrait surpasser les inconvénients) et l’accès est ergonomique. Il devrait y avoir – d’écart de températures quand il fait “chaud” que dans les serres

Inconvénients (?) (à voir à l’issue de cette première jauge) : + de lumière que dans la jauge enterrée sous serre , + d’écarts de température peut-être quand il gèle à pierre fendre.

Sep 162015
 

Suite à notre récolte historique des patates, il s’avère que nous allons manquer de place de stockage quand les courges vont arriver.

Aussi, nous proposons à nos AMAPiens de garder chez eux un stock de patates : avoir en une fois ce qui correspond à ce qui aurait été mis dans les paniers chaque semaine entre octobre et décembre, soit environ 10 kg.

Mais il faut savoir comment conserver ses patates !

Ce qu’on veut éviter c’est qu’elles pourrissent, qu’elles germent ou qu’elles verdissent. Pour cela il suffit d’une bonne aération, de fraîcheur et d’obscurité.

En gros il ne faut surtout pas faire ça :

patates

10 kg de patates c’est comme un chat d'<3 à stocker

  • Laissez les patates dans le filet pour l’aération ou encore mettez les dans un panier en osier ou étalée sur une clayette. Vous pouvez mettre une feuille de journal entre chaque couche,
  • Pour éviter le verdissement, elles doivent être à l’abri de la lumière. Une patate verte n’est pas commestible,
  • Pour empêcher la germination, il faut un endroit frais et sec. Le mieux est que la température varie peu. Pour info dans notre bâtiment qui est en moyenne entre 8 et 18° en automne/hiver (avec des fluctuations parfois importantes en automne) nous n’observons pas de germination avant plusieurs mois. La température idéale est inférieure à 10°. Vous pouvez toujours tester de mettre des pommes mûres à côté car elles dégagent de l’éthylène qui serait un frein à la germination. La germination n’empêche pas la consommation, et pour empêcher et/ou freiner le flétrissement qu’elle entraîne, il suffit de dégermer les patates.
Sep 162014
 

Ok, tout le monde n’a pas de maison de hobbit ni de double cave voutée, mais vous avez l’idée.

Conservation

Je rajoute aux précisions de cet article que certains légumes se conservent de toute façon assez mal et qu’il faut préférer les consommer en premier :

  • radis
  • brocolis
  • salade
  • épinards
  • mesclun
  • bettes
  • primeurs (premières carottes, premiers navets, premières patates, … car la peau est trop fine et ils n’ont pas encore beaucoup de “matière”)

Vous avez toutes les astuces pour déguster les légumes dans les meilleures conditions !

Déc 072012
 

Fred, du GAB 72, m’a fourni un document récapitulatif pour la conservation des légumes au niveau du producteur. C’est à dire pour qu’ils soient conservés le plus longtemps possible après récolte avec l’aspect qu’ils avaient à la récolte.

Attention, ça ne concerne pas la conservation à la maison, pour une consommation idéale dans les jours suivants l’acquisition (voire semaines pour certains).

(clic sur l’image pour agrandir et télécharger)

À mon avis, cela concerne surtout les gros producteurs qui font de la vente indirecte ou de grosses récoltes à l’avance.

À la ferme du hanneton, la plupart des légumes mentionnés dans ce tableau sont récoltés à point pour être vendu le jour même, le lendemain ou le surlendemain au plus tard, et consommés les jours suivants. À point, cela signifie  à la fois une maturation idéale pour la consommation avec le meilleur goût possible et à la fois une conservation dans un bel aspect au moins jusqu’à 1 ou 2 jours après la vente pour les légumes les plus fragiles (les “feuilles”, les aubergines). Concrètement il n’y a donc pas de temps ni de lieu de stockage.

Dans cette liste, nous ne conservons à moyen/long terme que les patates (bâtiment isolé, ventilé, vrac), courges (bâtiment isolé, ventilé, vrac), oignons et ails et échalotes (bâtiment isolé, ventilé, vrac), choux (bâtiment isolé, ventilé, vrac). Betteraves, céleris et navets sont conservés en jauge pour passer l’hiver (voir le jaugeage).

 

Juil 172012
 

Pour inspirer Alexandre 😉

(et merci Mathilde pour le lien).

Juin 072012
 

En vrac et sans queue ni tête, mais à toute fin utile :

  • Pour les épinards et salades, mâche, mesclun, le mieux est de les laver tout de suite et de les conserver ensuite au frais dans le moulin à salade au frigo, si celui ci tient dans le frigo ! Vous aurez ainsi des légumes très frais et croquants même plusieurs jours après.
  • Les “feuilles” en général fanent très vite : les bettes prennent de la place, donc ce n’est pas facile de les mettre comme précédemment au frigo, mais au frais à la cave ou dans le bac à légumes, sans laver, elles se conservent 3-4 jours.
  • Pour les racines : ne les laver surtout pas et conserver les avec leur fanes pour celles qui en ont : à la cave, à défaut dans le bac à légumes.
  • Préférez toujours la cave au frigo (d’ailleurs sauf si vous avez toujours de la viande au frigo, le réglage au minimum de ce dernier est largement suffisant pour tout le reste et bien plus profitable aux légumes).
  • Les “fruits” ne se conservent pas au frigo ! (enfin, si, mais c’est moins bon). Si vous voulez la quintessence de la tomate, laissez-là dans le panier à fruits, en plus, c’est très joli. Vous pouvez mettre une cloche grillagée par dessus, contre les insectes. Si toutefois vous préférez le frigo, sortez les légumes plusieurs heures avant de les cuisiner surtout si vous les manger crus.
  • Les courges et potimarrons se conservent le mieux entre 15 et 20° dans un endroit aéré et sec. Un panier dans la cuisine est du plus bel effet.
  • Les courgettes, poireaux à la cave (c’est vraiment dans n’importe quel ordre, aucun souci de la saisonnalité !).
  • Ainsi que les haricots et les petits-pois à condition de les étaler (sinon la condensation dû à la “respiration” du tas les fait pourrir).
  • Oignons, ail, échalotes, dans un endroit sec.
  • Les choux à la cave. Attention, autant les choux pommés peuvent se conserver plusieurs semaines, voire plusieurs mois, autant les brocolis et choux fleurs doivent être consommés rapidement.
  • Les légumes petits se conservent moins longtemps que les gros : vous aurez plus de mal à conserver des radis que des navets par exemple.

 

Pour tous, un endroit aéré est le mieux (c’est le rôle que rempli en fin de compte le moulin à salade dans le frigo).
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