Juin 052017
 

Aujourd’hui, lundi 8 juin, j’ai bossé avec Fred et Maggie.

On a commencé par planter la dernière série de concombres (130)

(on voit bien les 3 séries à 3 stades différents)

Puis on a récolté toutes les carottes pour demain et surtout pour faire de la place aux futurs melons.

Ensuite, on a planté 80 courgettes :

3ème série de courgettes de plein champ au premier plan devant les 2èmes et 1ères (on récolte ces dernières)

Ensuite chacun est parti de son côté. Je ne sais pas trop ce qu’à fait Fred le reste de la matinée, mais quant à moi, j’ai récolté 25 kg de courgettes, et 1 concombre. Puis, j’ai perdu le concombre pendant que je le stockais. Du coupje lance un appel désepéré : WANTED 1 concombre, LE concombre du 5/06/17. Récompense : LE concombre.

Je me suis ensuite jetée à corps perdu dans la récolte des petits-pois. Jusqu’au déjeuner (petits-pois au menu, alors on peut se demander si j’ai vraiment eu une pause). Puis après le déjeuner. J’ai eu un gros moment d’angoisse quand, après une pause “eskimo au café”, je me suis demandée quels étaient les rangs que j’avais déjà récoltés (à cette heure-là, il m’en restait la moitié à faire, quand même…). Bilan 30 kg en 4:30, stockage et eskimo compris. Évidemment, j’étais seule le jour de la PIRE récolte, je crois que ça arrive tous les ans, et ce, de façon aléatoire malgré tout. C’est FOU !

Pendant ce temps là, Fred désherbait enfin ses fraises, et c’est beau ! Ça a dû être bien pénible et ça a surtout été presque aussi long que ma récolte de petits-pois.

Il a aussi entrepris de récolter toutes les larves de coccinelles qui trainaient dans les carottes pour les mettre dans les tomates qui ont un peu de pucerons, il faut bien le dire. 172 m’a t il dit, et ça quand même, c’est balèse (euh, coccinelles, pas pucerons). Et pif paf pouf, un peu de lutte bio grâce au insectes auxiliaires.

INTERLUDE : ENFIN Il PLEUT !!!!!!

Tant que j’y étais à faire un petit tour pour voir tout ce que Fred avait fait pendant que je vivais un enfer kafkaïen dans les petits-pois, je me suis rendue compte que …

tinlinnnnn !!!!

Et que vraiment les serres de tomates étaient bien jolies.

Et pendant ce temps là, Maggie, le chat le plus mignon du monde, avec de coeurs – coeurs dans les yeux a chopé au moins 3 lapins (matin – midi – soir). Que sa mère Mamita lui a scandaleusement volé. Et dévoré (tranquille, 3 lapins dans la journée et on se demande pourquoi elle est si grosse ?), à l’exception de 5 pattes et 2 queues que Hopey a réussi à lui arracher. Bravo Maggie. Ça aussi c’est de la lutte bio intégrée 😀


Heureusement, demain, Aline revient et Pierre aussi. Parce que là je suis morte.

Fév 082012
 

L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.

Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé [1].

Nos gouvernants ne peuvent donc plus feindre d’ignorer cette réalité : l’autorisation de cultures d’OGM en plein champ serait fatale à l’apiculture (miel, pollen, propolis) et à l’abeille.

Gare aux manigances

Les consommateurs européens ne veulent pas d’OGM dans le miel. La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l’abeille au profit de multinationales. Depuis la décision de la CJUE, les tractations vont pourtant bon train.

L’arrêt de la Cour de Justice s’appuie sur le fait que le pollen de maïs MON 810 n’est pas autorisé à la consommation humaine. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette interdiction dans le cas du miel sont à l’étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs.

Seule solution : le moratoire

La coexistence des cultures OGM en plein champ et de l’apiculture est impossible. Personne ne peut plus ignorer cette réalité.

L’abeille est un élément indispensable de l’environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, elle pourrait tout bonnement disparaître de nos campagnes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM !

Face à ce risque inadmissible, nous demandons instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et à nos décideurs européens et nationaux de protéger l’abeille, l’apiculture et les professionnels de l’apiculture et de :
- suspendre immédiatement et ne pas renouveler l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810,
- bloquer l’avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères,
- faire évaluer rigoureusement l’impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats
- respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.

Le miel et les produits de la ruche doivent rester des aliments sains et naturels.

Liens :

Signer la pétition

Télécharger la pétition

UE : le miel contaminé par des OGM ne peut être mis sur le marché sans autorisation spécifique, Inf’OGM

Juil 122011
 

Il y a quelques temps, deux jeunes filles de première au CFPPA du Rheu à Rennes m’ont contactée pour savoir si elles pouvaient utiliser certaines images du blog pour illustrer leur TPE et me demander quelques renseignements. En l’échange de quoi, elles m’ont permis de mettre en ligne leur travail.

Je trouve qu’il vaut tout à fait la peine d’être lu et qu’il est plutôt réussi. C’est un beau travail synthétique et je pense qu’elles ont très bien compris les tenants et aboutissants qu’elles ont étudiés de l’agriculture bio, même si je ne suis pas forcément d’accord avec les conclusions (cela n’a pas d’importance d’ailleurs) et si pour la technique en maraîchage, il manque quelques trucs.

Vous pouvez le lire ici.

Je ne sais pas ce qu’a donné leur oral et si elles passent par là, j’espère qu’elles nous le diront.

Encore merci de laisser la lecture de ce document accessible.

Sep 272010
 

Avec la participation active (et aimable…) de Lilou.

Parce que ce n’est plus possible de perdre 2 caisses de courgettes tous les 3 jours parce qu’elles se font boulotter (et le pire, c’est qu’ils goûtent à chaque courgette, mais en laissent 99,99%).

3 mulots attrapés dans le we. 2 morts, 1 relâché dans le champs de maïs de Pascal (oups… 😕 oui, mais nous on arrive pas à les tuer, c’est tellement mignon !!)

Lilou Corp™

Raticide et insecticide en tous genres depuis 2002

Méthode brêvetée et prouvée

Avr 252010
 

(Edit : article corrigé le 2/05/2010 : le fourmilier se dit en fait fourmilion et je rajoute quelques information à son sujet)

On a beaucoup, beaucoup de fourmis dans les champs et dans les serres. Je supposais que ce n’était pas tellement dérangeant, jusqu’à ce que j’apprenne qu’elles pouvaient gêner l’installation des auxiliaires (ces insectes sympas comme les coccinelles qu’on installe ou qu’on laisse s’installer pour qu’ils s’occupent des insectes nuisibles comme les pucerons).

J’avais donc dans l’idée de mettre des pièges (solution de 50% sel de bore 50% de sucre) pour les attraper quand on a été témoin hier d’un véritable spectacle.

Dans nos belles salades,

Il y avait une forte forte activité des fourmis. La première idée a été de croire qu’elles étaient en train de nous manger les salades (c’était la panique, hein). J’ai soulevé une feuille de salade, et que voit-on ? :


Toutes les fourmis sont en fait là pour une chenille. Et finalement, c’est peut-être pour ça que les salades sont si belles. La chenille fini par être tuée et ramenée vers la fourmilière :

Impressionnant non ? On voit au milieu de la vidéo à peu près qu’elles sont embêtées et changent de tactique pour toutes se mettre d’un côté de la chenille (un peu vidée de sa substance d’ailleurs) et la tirer. En fait, c’est parce que le sol est en pente à cet endroit là (enfin, pour elles ça fait une pente) et qu’elles galèrent pour remonter.

Un qui a bien compris que les fourmis sont pas des alpinistes fortiches, c’est le foumilier fourmilion, qui fait des pièges adéquats :

(la tactique d’attrape : souffler jeter du sable pour faire tomber la fourmi au fond)


Quand le fourmilion est présent (ou réveillé ?), il est sous le trou et chope la fourmi dès qu’elle tombe dans le trou. Malin non ? Parce qu’à notre échelle, tâcher de sortir de ce piège, c’est comme d’essayer de grimper à toute vitesse la dune du Pilat poursuivi par un diplodocus. Voilà la larve du fourmilion :

Au stade adulte, le fourmilion ressemble à une libellule. la présence de ses insecte est fortement corrélée à la nature du sol qui se doit d’être très fluide pour permettre aux larves de se nourrir des petits insectes qu’ils piègent. Ce qui explique leur forte présence sur notre sol sableux. Depuis la prmeière version de cette article il y a une dizaine de jours, on a pu remarquer une explosion du nombre de pièges.

Vous trouverez une article complet sur cet insecte ici.

Finalement tout est bien à sa place, et je vais réfléchir à deux fois avant de réduire le nombre de fourmis.

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