Nov 172010
 

Aujourd’hui le mercredi 17 novembre 2010

Mercredi jour de marché. …

Eh non ! …

On a arrêté, voilà 3 semaines, ça devenait trop ridicule au regard du temps perdu passé (préparation, route, vente) et du très peu qu’on y gagnait (de moins en moins). Un soulagement. On peut se le permettre car les AMAPs fonctionnent plutôt bien. D’ailleurs, franchement, je me demande comment on peut s’en sortir les premières années sans ce genre de soutien, à moins de reprendre une clientèle suffisante et assurée. Et les premières années sont vraiment cruciales !

En fin de compte aujourd’hui, on aura pas fait beaucoup de choses, mais ça nous aura bien occupé. Je profite encore d’Aline ce mois-ci.

Ce matin, on anticipait la récolte de poireaux pour les AMAPs de jeudi et vendredi (vous allez vite comprendre pourquoi). J’avais compté qu’il nous fallait arracher quelques 550 poireaux et ensuite les déshabiller, couper, laver… Michel, je te vois monter sur tes grands chevzaux, alors explication :

  • mes poireaux des sables sont ridiculement petits comparés à ceux qui poussent chez toi dans la bonne et riche terre (100g une fois préparés en moyenne…),
  • j’ai de la perte (1/3 quand même) à cause de la teigne du poireaux : une chenille qui creuse tout ce qu’elle sait là-dedans (c’est vrai qu’ils sont bons). J’intègre tout ça quand je calcule ce que je dois récolter. C’est de notre grande faute, on a manqué le(s) dernier(s) traitement(s) au Bacillus Thurengensis.

(la sympathique et bien nommée teigne)

Bref, tout ça à deux nous a pris TOUTE la matinée (et encore après pesage, il en manque encore pas mal et on va devoir en refaire demain). Matinée au cours de laquelle j’ai pris une grande décision : démonter des éléments en bois de la serre de semis pour faire de la place et pouvoir y travailler à l’abri du vent, car, je peux vous dire que ce matin, à éplucher les poireaux, temps humide et vent du nord, c’était l’horreur sibérienne. Pas deux fois.

J’ai tenté de faire autre chose en même temps (d’habitude, j’y arrive plutôt bien, mais là j’ai dû épuiser mes capacités au cours de l’été) et ai donc lancé de l’arrosage dans les serres, qui devait être très rapide : l’humidité favorisant les champignons comme chacun sait, et le froid ne permettant pas toujours d’aérer les serres, il faut donc éviter de prendre ce risque (la mâche par exemple ne serait plus récoltable en cas de oïdium). Bon, je l’ai carrément oublié pendant 1 heure dans la serre de semis de carotte / bettes, comme en plein été quoi… Heureusement, c’est là où c’était le moins grave. Comme il fait moins froid les jours à venir à priori, et que ce sont des légumes qui craignent moins le froid que les épinards de la serre d’à côté par exemple, je vais laisser la serre bien s’aérer les jours prochains.

Après une bonne pause déjeuner au chaud (j’vous jure, on en pouvait plus) j’ai fait quelques commandes de matériel pendant qu’Aline désherbait les bettes, puis s’est occupé des arbres que Fred et moi sommes allés chercher chez nos jeunes collègues des pépinières genetay de  Sablé sur Sarthe. On était ravis de nos emplettes, les arbres sont vraiment beaux, et se prend à rêver qu’ils vont bientôt crouler sous les fruits. Si vous êtes du coin de Sablé ou compter y faire une ballade, passer à la pépinière, vous vous ferez plaisir sur les arbres d’ornement et les fruitiers (et il faut aider les jeunes agriculteurs, c’est important) !

Alors, on a rangé les arbres en pot dans une serre en attendant de savoir où les mettre (kiwis, figuiers, et lavande), creuser des gros trous pour mettre les racines des gros fruitiers à l’abri en attendant de savoir où les mettre (des pêches, des poires, des coings, des pommes, des nèfles, des prunes, des cerises), et enfin, on a planté 10 groseillers et 5 cassis (autant de trous hein) : un trou, un mélange sable (la terre du trou quoi)/terreau avec un peu de granulé de compost, on met le pied, on verse le mélange et zou.

Deux bonnes heures de bêchage après, on était contente de finir notre journée, juste à la nuit, à 17:00 (j’aime les jours courts).

Pour moi, encore du boulot de chef en rentrant : 2 heures à préparer les journées de demain et vendredi, faire le bilan de cette journée, repasser quelques commandes, etc…

  4 Responses to “Un jour au hasard”

  1. J’hallucine de ta capacité de travail, bon et de Fred et d’Aline, bien sûr!
    Tu montreras bientôt ces magnifiques arbres sur place?

  2. Ah c’est vrai que dans le coin, y’a du sable!
    Bon courage pour affronter le froid…

  3. Mlle Miracle : ben, tu sais, on a pas vraiment le choix si on veut que ça marche 🙂
    Florence : c’est carrément la plage tu veux dire 😉

  4. Maman : oui oui j’espère bien que les récoltes seront bonnes. en tous ca, on aura au moins des groseilles et cassis pour nous l’an prochain.
    Pour le reste, il va falloir être patients.

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