Résultats de recherche : jaugeage

Nov 172017
 

(Mise à jour du 19/04/2018en fin d’article : conclusion de cette nouvelle jauge)

Le jaugeage consiste à enterrer les légumes récoltés pour pouvoir les conserver à l’abri du froid (et de la chaleur, mais bon comme on fait ça pour les légumes d’hiver, ce n’est en théorie pas un problème).

On peut jauger simplement les carottes (par exemple) du jardin dans un bac de sable à la cave.

Chez nous il y a quelques centaines à quelques tonnes de légumes racines à jauger, donc on fait ça dans dans un fossé. Jusqu’à présent, Aline et moi (et Sandrine et Denis) creusions tous les ans une nouvelle fosse en bord d’une serre pour enterrer les légumes. On a précisé notre technique au cours du temps, notamment en utilisant des filets l’an passé ; mais c’était pas trop pénible et il fallait trouver une solution pérenne.

Un article du bulletin technique d’agriculture bio (je ne retrouve pas la référence, mais je crois que c’était dans un bulletin de la CAB) nous a donné une solution avec une fosse extérieure et pérenne. Et du coup on s’est offert le passage de la mini-pelle pour 2017, l’infini et l’au-delà :

Mini-pelle qui a donc défoncé cette planche de bettes qu’on n’avait pas eu besoin de continuer à désherber et ça, c’était le bonus !

Et voilà le travail en 1/4 d’heure maximum… Quand il nous faut 10 heures pour en faire une deux fois moins large et deux fois moins profonde. 

C’est énorme ! Les personnes dedans sont un adulte et un enfant de tailles normales. 😀

Techniquement, pour avoir le plus d’inertie thermique possible, j’ai demandé à ce que la terre ne soit pas évacuée mais déposée en buttes sur les côtés ainsi que sur le fond, là d’où vient le vent. Là où est prise la photo, c’est en pente douce pour passer en brouette.

L’emplacement a été choisi car à l’ombre de la serre quasiment toute la journée en hiver (donc parfait pour que le soleil ne chauffe pas les sacs entreposés), et une bonne partie de la journée toute l’année (donc pas super pour produire, de toute façon).

On a des tas de voiles d’ombrage qui ne nous servent pas (on ombre les serre au “blanc”) et il faut protéger les légumes des souris, donc depuis des années on les utilise pour les jauges. Ici ça permet aussi de stabiliser notre fosse en sable. Hopey nous file un coup de patte bienvenu.

(Et Aline aussi).

Les légumes seront protégés du froid avec des voiles de forçage de récup’ (P19). On a décidé d’en mettre 4. On “emballe” les légumes récoltés et mis en sac dans ces voiles.

 

#Astuce ! On sait très exactement combien de pièces ou quel poids font les sacs, ce qui permet de ne sortir que le nombre de sacs nécessaires pour la semaine ! #Astuce #Astuce le nombre/poid est un dividende ou un multiple de ce qu’il faut par AMAP.

 

Et voilà, c’est emballé. On rajoute encore du voile d’ombrage, contre les rongeurs (le P19, ça les gêne pas, ça se grignote easy), qui était déjà à l’affût en train de couiner dans les herbes… Aussi un peu pour diminuer la lumière.

Voilà ce qui se passe sous le voile… C’est quand même un peu trop lumineux, à voir comment tout ça se comporte.

On voit quand même que ça reste bien à l’ombre.

Par rapport à notre ancienne façon de procéder (qui conservait très bien les légumes, le problème était l’ergonomie):

Avantages : on ne creuse plus (énorme avantage qui devrait surpasser les inconvénients) et l’accès est ergonomique. Il devrait y avoir – d’écart de températures quand il fait “chaud” que dans les serres

Inconvénients (?) (à voir à l’issue de cette première jauge) : + de lumière que dans la jauge enterrée sous serre , + d’écarts de température peut-être quand il gèle à pierre fendre.

Mise à jour du 18/04/2018, après un hiver :

Cet hiver, on a tout eu ! Des périodes trop chaudes, des périodes très froides, beaucoup de pluie et même beaucoup de neige.

On est très très content du résultat de la conservation des légumes dans cette jauge. Cette année on y avait mis des navets, des betteraves et des céleris.

Concernant les navets : la conservation n’est pas mieux qu’avant, au bout d’un moment ils pourrissent. Je pense que c’est la durée qui est là le facteur limitant.

Concernant les betteraves (petites cette année, à peine 200g en moyenne) et les céleris très gros cette année (> à 600g en moyenne) : conservation EXCELLENTE jusqu’au 31 mars (dernière livraison), meilleure qu’avec notre ancien système.

Concernant la tenue de la fosse : il a fallu remonter quelques endroits qui s’étaient écrouler et donc enlever et remettre le filet. On espère qu’avec la végétation qui va fatalement pousser, cela ne se reproduira plus.

Déc 062016
 

Cette année, il fait froid assez tôt (enfin !) et on en est déjà à notre deuxième série d’endives mise en jauge.

Cette année on a choisi une variété qui n’a pas besoin de substrat pour être forcée. Dans des caisses au noir, ça suffit.

On a semé (semis direct) 1 planche d’endives au mois de mai qu’on a éclaircies au moment du premier désherbage pour laisser un plant tous les 5 cm à peu près.

On a creusé une fosse pour déposer les caisses, et bénéficier de l’inertie thermique du sol.

On a arraché 1/3 des endives.

On les a laissées telles quelles 1 semaine sur le sol, dehors.

Aujourd’hui, on a coupé les feuilles et mis les racines bien rangées dans des caisses.

Puis on a lavé à grande eau (pour que les feuilles blanches poussent proprement).

On a posé les caisses dans la fosse à la suite de la première série.

Et on a occulté le tout.

 

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Encore quelques semaines avant de pouvoir les manger.

Déc 042013
 

Bon en fait, ça n’a pas été très long ni très dur, parce que la culture est plutôt ratée pour plusieurs raisons que détaillerais plus bas.

On voit d’ailleurs déjà sur la photo ci-dessous que les navets ne sont pas très beaux, ni très gros : IMG_3644

On arrache tous les navets, on jette les véreux (il n’y a normalement presque pas de vers quand on couvre correctement la culture depuis le semis jusqu’à la récolte), puis on coupe la racine au couteau : si elle résiste, on jette carrément le navet, c’est qu’elle est trop fibreuse et le navet sera fibreux. Puis on coupe les fanes : à ce stade également, si on a l’impression que c’est dur ou fibreux, on jette le navet.

Ainsi, nous ne proposons, sauf erreur exceptionnelle de tri, que des navets très tendres et délicieux (un de mes légumes préféré), surtout crus !

 

IMG_3646

Nous avons semé pour l’automne et les réserves 4 planches, comme l’an passé. Nous avons distribué les 2 premières planches en automne, et étions parties, le jour des photos, pour mettre en jauge les deux autres planches, mais malheureusement il n’y a eu que 50kg de navets récoltés ! Ils sont donc partis dans les paniers d’AMAPs de la semaine dernière.

IMG_3645

La récolte et le rendement de cette culture sont donc effectivement mauvais. Plusieurs raisons à ça, et notamment parce que j’ai mal mené la culture.

  • Par la force des rotations, l’emplacement  des navets 2013 était dans une parcelle bien plus pauvre que celle de 2012 pour laquelle le rendement et la récolte avait été terrible, avec en outre très peu de travail : les navets poussant sur un sol riche pouvaient être collés-serrés sans souci, ils ne se faisaient pas concurrence. De fait nous n’avions pas eu besoin de les éclaircir et comme sans éclaircissage il restait peu de place au sol et peu de lumière à cause des fanes très belles, il n’y avait quasiment pas eu besoin de désherber. En 2013, on a tenté de renouveler l’expérience, mais on s’est aperçu qu’il allait falloir éclaircir/désherber pour que finalement les navets poussent quand même. Ce qu’on a fait assez tardivement, vu qu’on espérait ne pas avoir à la faire. On a payé ce manque de discernement avec la taille des navets à la récolte, assez petits,
  • J’ai eu des problème avec celui des deux semoirs le plus précis que j’utilise normalement pour les navets. J’ai donc utilisé l’autre, qui sème plus dru et donc le semis sur la ligne était beaucoup trop serré, nécessitant encore plus d’éclaircissage,
  • J’ai semé la 2de série sur 4 rangs au lieu de 3, pour expérimenter, et pour rattraper un peu la 1ere série que je voyais déjà pas terrible : mal m’en a pris la concurrence sur 4 rangs sur ce sol pauvre était trop importante pour ces pauvres navets. Ils étaient encore plus petits que ceux de la première série,
  • On a mal couvert la première série par manque de voile (par manque de moyen financier) et total, et sans surprise, vraiment, je ne sais pas ce que j’ai espéré à ce moment là, 1/3 de la 1ere série de 2 planches était véreux et donc bon à jeter directement,
  • J’ai voulu testé de couvrir les navets avec un filet anti-insecte au lieu de voile de type de forçage : normalement ça aurait dû être efficace contre les mouches du navet, il savère que non et qu’on a eu plus de véreux que quand on couvre d’un voile. Je ne le referais pas.

Résultat, il n’y a pas de navets en jauge

Heureusement, mon ami Michel m’a conseillé de semé des navets dès septembre sous serre pour avoir des navets en plein hiver. Ce que j’ai fait, donc le manque de navet en jauge devrait être réglé par la présence de navets sous serre, le plus vite possible j’espère !

Nov 072013
 

Cet après-midi (n’allez pas croire mais on bosse toujours le matin hein : récoltes, fin du stockage des courges d’hier (beaucoup plus lentement avec la fatigue accumulée de la semaine), semis, désherbage et entretien divers), on a fait une partie du jaugeage des céleris : c’est à dire qu’on les sort du champs pour les mettre dans une fosse remplie de sable (sous serre chez nous) où ils pourront se conserver tout l’hiver.

On arrache les céleris à la bêche :

IMG_3436ceux ci sont très gros ! plus de 1 kg à vue de nez

On les aligne bien pour pouvoir les éplucher facilement et rapidement à la bêche : on coupe les racines et les feuilles, afin qu’ils végètent au lieu de continuer leur croissance et la photosynthèse durant le stockage :

IMG_3438tchak !

IMG_3439tchak !

Après on galère en ramenant les brouettes très lourdes et qui s’embourbent dans cette parcelle très mouillante.

On les ramène jusqu’à la serre où on a préalablement creusé un beau fossé de 20 m :

IMG_3442

 

 

On dispose les céleris côte à côte :

IMG_3445le filet est là pour les protéger des rongeurs et éventuellement nous aider à les ressortir plus facilement (on teste)

Puis on recouvre de terre (sable). Il faut bien mouiller la terre  juste après le jaugeage :

IMG_3444

Il faut retenir que le jaugeage, comme tout stockage, est très physique avec beaucoup de port de charges, plusieurs fois, et pas mal de km, souvent dans la boue ! Heureusement, ça tombe bien, “hors saison” (si tant est que ce terme soit applicable au maraîchage), donc quand on a moins de boulot mais aussi quand on a déjà réduit les horaires de travail et qu’on ne peut pas faire ça plus de 2 heures de suite. Mais on se sent éreinté comme après 4 heures de désherbage !

Et ce n’est que le début ! 200 céleris depuis lundi, il doit en rester autant.

Et puis, en jaugeage on a encore les navets, les betteraves et, hélas, les endives (à suivre, donc).

Avr 172018
 

Aujourd’hui, enfin depuis des jours, il ne pleut pas et il fait chaud.

Du coup tout pousse à fond c’est la folie.

Cette semaine, y’a du monde à la ferme, pour pouvoir faire un maximum de boulot avant les vacances d’Aline. Du coup aujourd’hui, on était 4 avec Maxime et Suzanne en plus, et demain on est même 5, avec Fred !

Aujourd’hui, nous les femmes, on a donc

  • planté 1412 céleris,
  • planté 164 pieds de courgettes dehors,
  • planté 793 patates à purée Spunta (meilleures patates du monde)
  • semé 500 graines de choux de Pontoise, 500 graines de choux de Milan, 1000 graines de choux rouges et 1000 graines de choux blancs,
  • arrosé des tas de trucs et découvert les carottes sous serre qui allaient avoir vraiment trop chaud,
  • désherbé seulement 2 fois 20 mètres de carottes hyper enherbé (les photos parlent d’elles-même, hélas)

Maxime qui est venu exprès pour faire ce qu’on n’avait pas du tout envie de faire, a curé la bauge des biquets et de l’âne (pendant qu’eux se la coulaient douce), une vraie horreur, et refait la fosse de jaugeage qui s’était écroulée par endroits.

Le résumé en images :

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Jan 112018
 

Ah ! Les endives !

En théorie c’est assez simple, je vous donne les grandes lignes pour comprendre la suite :

  1. on sème des graines d’endives (avril)
  2. si on ne les a pas semées en direct, on les plante, (mai)
  3. on désherbe
  4. dès qu’il y a des périodes de gel (donc en théorie, décembre) on sort les racines d’endives du sol, on coupe les feuilles et on les fait geler (vernalisation)
  5. on met les racines nues en jauge et à l’obscurité. Grâce à la vernalisation, elles se disent qu’elles doivent refaire des feuilles, et grâce à l’obscurité, ces feuilles sont “blanches”
  6. on récolte des belles endives blanches (à partir de janvier en général ici)

Ça fait un moment que ça nous pose problème. Après les avoir très bien réussies les premières années (la chance des débutants, ce n’est donc pas un mythe), on a galèré plusieurs années de suite.

  • En 2013, la culture nous avait paru trop gourmande en temps de semis/plantation et désherbage et pas du tout rentable. On avait donc décidé qu’on achèterait directement les racines à forcir à un autre maraîcher bio en 2014 pour gagner du temps de travail
  • En 2014, les racines, qu’on a achetées donc, n’étaient pas du tout terribles, notamment parce qu’elles n’avaient pas été sorties au moment opportun et livrées à une période sans gel et avaient végété chez nous plusieurs semaines avant qu’il ne gèle dessus
  • En 2015, on s’est dit qu’on maîtrisait mieux en faisant tout et on a recommencé à en faire mais en semis direct : beaucoup de pertes de racines (je ne sais plus pourquoi) et donc peu de racines forcées et comme 1 racine = 1 endive, vraiment pas beaucoup d’endives
  • En 2016, semis direct encore, on a changé de variété pour une “Variété fixe issue d’une sélection nouvelle pour le forçage précoce à moyen. Très productive et robuste. Pour le forçage sans couverture de terre.” (variété Macun, bla-bla du semencier ici). Sans couverture de terre, vous verrez plus loin quel est le grand intérêt ! Mais bref, résultat CATASTROPHIQUE, elles ont toutes pourries au forçage ! (attention, image choc ci dessous, éloignez les personnes sensibles)

Malgré tout, on était super satisfaite de cette histoire “sans couverture de terre”, alors on a réfléchi toute l’année au dernier, dernier moment à comment on allait les faire cette saison (c’est à dire à partir de avril 2017, en fait) une fois qu’on allait les avoir sorties…

Fred avait fait un article en 2011 (!!!)  sur la méthode qu’on utilisait jusqu’à 2016, c’est intéressant à lire pour comprendre ce qui a changé.

Les endives “sans couverture de terre”, ça permet d’éviter de mettre les racines nues dans le sable et donc ça évite beaucoup de manutention : remplir des caisses d’endives, défaire les caisses d’endives pour les mettre dans du sable, et puis pelleter du sable tout le temps et ça, ça devenait de plus en plus insupportable, de pelleter. “Sans couverture de terre”, c’était du coup quand même déjà vachement plus facile.

Mais pour cette année, le postulat supplémentaire pour notre bien-être était : STOP ! on ne creuse plus de jauge tous les ans, c’est trop pénible, plus jamais. En plus d’être trop pénible ça c’est révélé trop humide (re-regarder les photos, hein…). On a donc fait faire une jauge pour la conservation, mais ça ne résolvait le problème de la jauge de forçage (température, obscurité).

Et c’est là que j’ai une idée de génie de dernière minute (c’est pour ça qu’elle est de génie, elle m’est réellement tombée dessus, et il était temps). Je me suis dis “mais dis donc, on a des trucs qui ressemblent à des fosses hors d’eau et hors gel et qui sont vides à l’époque des endives, et dont on peut réguler à peu près la température… C’est les bacs chauffants !!!”. J’ai donc relu la documentation sur les endives, et ça paraissait être jouable, et puis de toute façon on n’avait pas d’autre solution, sauf à creuser, et ça c’était donc hors de question.

Donc depuis 2017 :

  1. début mai, semis des endives Macun au semoir (1 planche de 40m, 4 rangs)
  2. désherbage et éclaircissage de 5cm entre chaque endive
  3. décembre 2017 la météo annonce plusieurs jours de gel ! Idée de génie ! (franchement bienvenue, j’étais à 2 doigts de laisser tomber)
  4. Fred soulève les endives au tracteur,
  5. j’achète de la bâche d’ensilage à toute vitesse pour les mettre correctement au noir (ça nous servira à autre chose, vous verrez plus tard dans l’année, mais là pour les endives c’était hyper urgent !)
  6. on sort les racines, le 8 décembre, on coupe les feuilles. Vu que comme par hasard, on a toujours pas reçu la bâche d’ensilage achetée 2 jours avant, ( 😀 ), on laisse passer le WE et il peut à torrent dessus, nous on trouve ça génial (autant de sable lessivé qu’on n’aura pas à porter)
  7. (à vrai dire on en avait déjà tellement marre qu’on n’avait même pas pris le temps de les mettre en caisse pour pouvoir finir de bosser un peu plus tôt). Donc quelques jour plus tard, le 14 décembre, on a reçu la bâche et donc on met tout en caisse, collet des racines à même hauteur (c’est important sinon les plus grandes empêchent les plus petites de refaire des feuilles) ; ce qui sous-entend de faire des caisses de même gabarit de racines nues,
  8. on pose les caisses dans le bac chauffant, on arrose bien bien bien, on met la bâche noire et on vérifie que c’est bien noir et c’est L’OBSCURITÉ TOTALE, C’EST TROP L’EUPHORIE, on est super satisfaite de cet investissement surtout que la bâche s’appelle “silodor” et est emballée dans un plastique doré
  9. on met le chauffage et le thermostat sur 10° et on croise les doigts
  10. je n’ose surtout rien vérifier avant d’avoir laissé passé une semaine, j’ai la hantise du moisi (re-re-garder les photos…), je vérifie juste et ajuste la température
  11. 1 semaine après on rouvre pour arroser et vérifier et … tiliiiiiin !!
  12. on est SUPER CONTENTE !!! On remet ça la semaine suivante
  13. et… la semaine d’après ON LES RÉCOLTE ! soit le 5 janvier JOIE ! BONHEUR ! ALLÉGRESSE !

Bien. Mais ça fait pas beaucoup d’endives à la fin. Les 5 caisses que vous voyez, là, c’est 1/2 planche et ça fait à peine 10 kg d’endives, donc ça fait pas beaucoup dans chaque panier (environ 80 paniers en tout) et pour le moment une seule AMAP a pu en avoir.

Techniquement ça fonctionne, et ça ça donne envie de faire des endives en 2018. Parce que c’était la dernière année qu’on se donnait avant de laisser tomber pour toujours.

MAIS ! On a perdu encore énormément de racines nues à l’arrachage : trop petites ou trop abîmées. Sûrement plus de la moitié. En plus d’être hyper frustrant et pas rentable du tout, c’est du travail débile en plus puisque comme je vous l’ai dit plus haut, tous les petits bouts et tous les tas de déchets qu’on a faits, il va falloir les ramasser et les sortir du champs pour pas que ça repousse. Youpi.

Donc améliorations prévues pour 2018 :

  • on refait à nouveau le semis indirect qui permettra de sélectionner les plus beaux plants,
  • on fait 2 planches au lieu d’une.

C’est de nouveau plus de travail de semis/plantation (ce qu’on avait essayé de réduire avec le semis au semoir) à un moment on disons le tout net, on a vraiment déjà TROP de travail. Mais on devrait gagner en désherbage en faisant un désherbage thermique juste avant de planter. Affaire à suivre, donc.

 

EDIT du 20/02/2018 : dernière récolte aujourd’hui. La technique de forçage c’est avérée la meilleure jusqu’à présent avec très peu de perte. Reste à améliorer rendement en quantité de racine dans le champs…

Déc 072012
 

Fred, du GAB 72, m’a fourni un document récapitulatif pour la conservation des légumes au niveau du producteur. C’est à dire pour qu’ils soient conservés le plus longtemps possible après récolte avec l’aspect qu’ils avaient à la récolte.

Attention, ça ne concerne pas la conservation à la maison, pour une consommation idéale dans les jours suivants l’acquisition (voire semaines pour certains).

(clic sur l’image pour agrandir et télécharger)

À mon avis, cela concerne surtout les gros producteurs qui font de la vente indirecte ou de grosses récoltes à l’avance.

À la ferme du hanneton, la plupart des légumes mentionnés dans ce tableau sont récoltés à point pour être vendu le jour même, le lendemain ou le surlendemain au plus tard, et consommés les jours suivants. À point, cela signifie  à la fois une maturation idéale pour la consommation avec le meilleur goût possible et à la fois une conservation dans un bel aspect au moins jusqu’à 1 ou 2 jours après la vente pour les légumes les plus fragiles (les “feuilles”, les aubergines). Concrètement il n’y a donc pas de temps ni de lieu de stockage.

Dans cette liste, nous ne conservons à moyen/long terme que les patates (bâtiment isolé, ventilé, vrac), courges (bâtiment isolé, ventilé, vrac), oignons et ails et échalotes (bâtiment isolé, ventilé, vrac), choux (bâtiment isolé, ventilé, vrac). Betteraves, céleris et navets sont conservés en jauge pour passer l’hiver (voir le jaugeage).

 

Déc 052012
 

Après avoir fini de ramasser les betteraves il y a une dizaine de jours (presqu’1 tonne au total quand même 🙂 🙂 :), ça au moins ça a bien fonctionné 🙂 🙂 :)), on a entrepris de les mettre en jauge il y a quelques jours.

On a d’abord trié les plus grosses des plus petites : ces dernières seront vendues en premier alors que les plus grosses qui se conserveront mieux sont mises en jauge, c’est à dire stockées dans la terre pour se conserver.

C’est très facile, d’abord il faut creuser. On a choisi de les mettre à l’abri sous serre, les -15° pendant 15 jours de l’an passé m’ont quelque peu, heuuuuu, refroidie.

On pose au fond un vieux voile de forçage qui ne peut plus servir à protéger les cultures, qu’on plie en deux pour le doubler afin qu’il soit plus solide. Cela permettra de sortir plus facilement les betteraves au fur et à mesure de la demande.

Puis on dépose délicatement au fond les betteraves effeuillées et équeutées  :

là, on les réparties bien, histoire de dire.

Ensuite, on ratisse le sable qui a été déposé sur les côtés quand on a creusé, pour les recouvrir. Il faut quand même que l’épaisseur de sol au dessus des betteraves soit suffisant pour empêcher la lumière de passer et les feuilles de repousser.

 

Pour fignoler la mise à l’abri du froid, de l’humidité et un peu de la lumière on a recouvert d’un voile de forçage.

Et voilà les belles grosses betteraves que vous aurez cet hiver dans vos paniers :

 

Le jaugeage permet aux légumes d’être stockés à température et hygrométrie stable et idéale.

N. B.  : quelques semaines auparavant, on a procédé exactement de même pour les navets. Cela pourrait être fait aussi pour les carottes (mais chez nous elles passent l’hiver en terre dehors sans trop de problème).

:)
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