Avr 212010
 

Aujourd’hui le 20 avril 2010

Pour une fois, j’ai réussi à être dehors à 9:30. D’habitude, c’est plutôt 10:00, je profite de rester à la maison faire des trucs pour la maison en attendant de bien me réveiller, ou alors pour passer des coups de fils. Là, on a de la visite, alors on est allégé des tâches ménagères.

Le programme de la journée initialement prévu était :

  • finir de désherber les carottes sous serre,
  • désherber les radis et les navets dehors, les couvrir de P17 (un voile de forçage, qui est aussi une bonne protection contre les insectes et en ce moment, c’est le but),
  • planter les pommes de terre,
  • arroser les oignons (c’est un programme, on doit le faire à la main),
  • éventuellement, si on avait encore un moment, commencer à désherber les oignons et échalottes (deuxième série, on l’a déjà fait il y a 1 mois)
  • plus tout l’inévitable quotidien.

Bon, alors, déjà, je sais pas trop où sont passées les minutes entre, disons, 9:30 et midi.

Je sais que j’ai désherbé les carottes, comme prévu, pendant une heure. Pour le reste, ben je crois que ça correspond au temps qu’on passe tout les jours à vérifier ceci-cela, chercher un truc par ci, Fred par là, ouvrir des portes, en fermer d’autres, ouvrir des robinets, porter des seaux remplis d’herbe au compost, réfléchir au programme de la journée, etc…

Fred a préparé une bonne partie de la matinée les sillons pour planter les pommes de terre.

Puis, à deux, c’est pas possible autrement, on a ouvert en grand toutes les portes de serres. (c’est à dire qu’on lève les petits cotés et qu’on les calent sur des étais) : avec le soleil et les températures actuelles (c’est super, il fait chaud, on est bien dehors à la campagne !!), c’est indispensable. La température monte facilement à 40° en ce moment dans les serres si on ne fait pas de courant d’air.

Ensuite, j’ai imaginé commencer à planter les pommes de terre avant le déjeuner, en me libérant de l’arrosage des oignons auprès des p’tites nièces. Parce que là où ils sont situés, c’est pas très pratique d’installer un arrosage automatique, ou alors il faudrait sans arrêt le déplacer pour les cultures à venir et on arrose pas les oignons tous les jours. Donc finalement, le plus simple est de tirer un tuyau d’arrosage avec l’embout adéquat et de faire ça à la main, et puis, il faut le savoir, l’arrosage, c’est LE GRAND bonheur des enfants, alors, autant ne pas les priver, n’est-ce pas.

Mais en fait, ça a raté. Déjà, on a passé une bonne demi-heure à installer le tuyau (qu’on avait déplacé à l’autre bout des champs précédemment), et ensuite, impossible de le faire fonctionner. L’eau sortait bien de la vanne, mais rien n’arrivait en bout de tuyau. On a vérifié tous les raccords (ouais, parce que pour faire 100m de tuyau, y’a quelques coutures), de l’eau sortait à chaque niveau, mais toujours pas au bout,un embout spécial qui permet de casser le jet en asperseur. J’ai donc supposé qu’à rester traîner quelques jours dehors, il était bouché. Bon, en fait, non, c’est un peu comme pour le démoulage des plaques, j’ai appelé Fred à la rescousse et il a résolu le problème en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, puisqu’en fait lui n’a vu aucun problème : il savait que l’embout était réglable (c’est lui qui l’a monté), et même réglable au point de pouvoir être vissé et fermé. Cela dit, j’ai une petite excuse, comment savoir qu’on peut visser un truc quand même en y mettant toutes ses forces, on est incapable de le  faire bouger d’1 mm ? c’est ce qui m’arrive chaque fois que j’essaie de dévisser un truc que Fred a vissé avant moi.

Bref, tout ça pour dire que j’ai du passé une heure là-dessus, pendant que les radis et les navets étaient désherbés (heureusement, si il avait fallu compter sur nous pour ça, on y serait encore) ; et qu’il était plus que temps d’aller déjeuner. Et là, bonheur intense : on déjeune dehors. Oui monsieur, oui madame, ça vous fait peut-être ni chaud ni froid, mais pour nous, avoir un jardin, manger dehors dès que l’occasion se présente et savoir que c’est pas près de s’arrêter, c’est un bonheur et une richesse incomparable ! (et le we on a même le temps de faire des barbecues, et alors ça, …).

Donc, bon, on en a profité hein, au soleil, avant de se lancer dans la plantation des patates. Je reviendrais sur la technique plus tard, là on est dans un article pas prise de tête.

À deux, on a donc passé 2:30 à poser les pommes de terres (5 variétés, 16 rangs de 50m) dans les sillons faits par Fred. Pendant ce temps, les filles se reposaient et l’arrosage des oignons était pris en charge par leur Grand-Mère finalement (Shrek, c’est mieux que l’arrosage en fait). Puis Fred est repassé avec le tracteur pour refermer les sillons avec la butteuse :

Je l’ai aidé en fermant les sillons de bout de rang au rateau.

Encore un peu de rangement divers, fermeture des serres, ratissage d’un futur coin de fleur et je me suis arrêtée pour le travail extérieur. Il était 19:30.

Fred est encore resté dehors (finir de passer le tracteur, arroser des fleurs), et est rentré à 20:00 passé.

J’ai encore bossé 1:30 ce soir sur l’administratif avant de prendre un peu de temps pour le blog (mais là, tout le monde est couché par contre). C’est pas beaucoup, en moyenne, j’y passe plutôt deux heures par jour et en ce moment il faut compter l’équivalent de deux journées de boulot par semaine pour tout l’administratif (il y a un rythme à prendre, que je ne dois pas avoir encore ; mais surtout beaucoup de papiers et de choses à mettre en route aux débuts de l’installation). J’aurais aimé disposer ce soir d’un peu plus de temps pour réfléchir à certains devis et investissements et pour ne pas laisser s’accumuler  un tas de papier à ranger sur le bureau, mais je n’étais plus assez concentrée pour ça.

Finalement, on aura presque rempli le programme de la journée. J’ai abandonné en cours de route l’idée de poser le voile sur les radis et navet. Ca nous prend pas mal de temps (il n’est pas très aisément manipulable, il est trop large et trop fin ; et en plus, on n’a pas encore la bonne technique tous les deux ensemble pour le faire, on perd un temps fou à essayer de se comprendre, total, il nous faut bien 3/4 d’heure pour mettre une longueur de voile. Michel, je commence  comprendre pourquoi tu pestais contre nous…). Bon, pourquoi donc ai-je abandonné cette idée ? Tout simplement parce qu’on reçoit demain un semoir tout neuf et que je vais en profiter pour semer une planche de radis, avant de couvrir 3 planches d’un coup avec le P17 (les ancien radis, ceux de demain, et les navets).

Bon, pour le désherbage des oignons et échalottes, c’était de toute façon complètement utopique.

Bilan de la journée bien plus positif que celui de la première journée que j’avais racontée sur ce mode. j’ai compris que je voulais en faire toujours plus. Alors ma parade, c’est que je fais un programme pour la semaine sur 4 ou 5 jours. Ce qui me laisse une journée ou deux pour gérer les imprévus et surtout le temps à passer que je maîtrise pas encore.

  to “Un jour au hasard”

  1. Fred est un super-héros, il ne connaît pas sa force !

  2. Salut les cousins,

    J’adore vos aventures ! Ca donne vraiment envie de venir vous voir… En tout cas merci de prendre de ton temps précieux pour nous narrer toutes ces aventures. Un gros bisous à vous 2 et à tous vos visiteurs qu’on connaitrait.
    A très vite,

    Julie

  3. “j’ai compris que je voulais en faire toujours plus” ahaha eh ba

  4. (merde) eh bah 34 ans pour s’en rendre compte c’est un peu long.

  5. slt fred et deph

    une site sympa pour suivre votre activité et apprendre les ficelles du métier. j’aime beaucoup votre site bien illustré et commenté . continué comme sa et bon courage vous en aurez besoin . bisou greg

  6. Fred est trop fort, il trouve toujours la solution en deux temps trois mouvements, ça m’agace.
    Julie cousine : ^^ ben, venez !
    Ben : hum hum…
    Greg : merci pour tes encouragements et félicitations, ça fait plaisir.

  7. pour bien poser un voile il faut bien le tendre dans la longueur, le problème avec Delphine c’est que si on tend très fort ….c’est Delphine qui s’envole !
    si tu couvres pas les navets /radis DES LE SEMIS ils seront verreux si la mouche est présente
    tu te souviens que les oignons peuvent se désherber au thermique même poussés ( qd ils sont jeunes encore )

    au boulot à 10h, j’y crois pas ! et ça se dit paysanne

  8. hihihih ! j’ai pas de récolte encore (à par aujourd’hui), ni de marchés. et puis, je travaille avant 10 heures (bon, sauf quand je suis tellement morte que je me recouche mais bref) je fais de l’administratif et de l’OR-GA-NI-SA-TION :-p
    Bon, je crois qu’on va avoir un problème sur les navets alors.
    Non pour les oignons, je ne me souvenais pas ! Merci du tuyau (quand je pense que ma belle soeur vient de se taper 7 heures de désherbage…).

  9. L’autre jour j’ai pensé beaucoup à vous en désherbant les oignons plantés par une des filles qui nous loue la maison au petit paradis. Je sais qu’il y a une façon de faire sans se laisser le dos, mais quand je commence à travailler je ne fais pas attention, c’est trop accro la desherbation. Le jour que je vienne faudra me mettre à desherber aussi!

  10. Pour les oignons, je vois que le desherbeur thermique sans se baisser. Sinon, ils semés trop serrés pour passer un outil entre deux, je trouve. Donc, il faut désherber à la main. Mais en restant assis ou à genoux, on a pas mal au dos (enfin, en tous cas, moi j’ai pas mal au dos quand je fais ça). Moi aussi j’aime bien désherber. c’est paisible, on fera ça ensemble 🙂

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