sept 062010


Comme j’ai planté mes choux beaucoup trop tôt (c’est en faisant des erreurs que l’on apprend), ça fait déjà un mois que je pourrais les récolter.

C’est un vrai problème, car je les voulais pour la fin d’automne, et ils arrivent en plein été. Je tâche de les faire durer le plus longtemps possible sur les pieds, car si je les vends maintenant, ils vont me manquer au moment où j’en aurais besoin sur le marché et surtout pour remplir les paniers.

Dilemne, si je les laisse sur pied, ils risquent de finir par éclater (ils sont déjà tellement ÉNORMES). Hors, autre problème on a toujours pas de stockage. On espérait en arrivant en janvier pouvoir avoir fait construire un bâtiment pour les récoltes de conserve, mais, là, c’est vraiment pas possible (on a même pas encore fini de faire la demande de permis de construire, c’est dire). Si on pouvait stocker pas de problème : le chou se conserve très très bien, plusieurs mois, il suffit au moment de la vente d’ôter les feuilles extérieures qui se seront flétries.

Mais la récolte est absolument magnifique ! Après les brocolis de la première série et les choux-fleurs (planté trop tôt aussi, ça aura été des choux d’été et il n’y en aura pas cet automne) qui étaient tout à fait satisfaisant, on a des choux cabuts blancs et rouges et des choux frisés énormes, et sur tous les pieds !

(un chou blanc moyen. La pochette d’appareil photo fait plus de 12cm. Ils sont gros comme des ballons de foot)

(Les choux frisés sont encore plus gros).

C’est réellement très impressionnant, surtout dans du sable (ah ouiche, c’est la plage ici hein)  et d’autant plus pour nous qui craignions de rater cette culture (bon les dates n’étaient pas les bonnes, et ça peut faire qu’au final, malgré ces monstres, ça se finira mal). Les plus petit choux font plus de 1 kg pièce et les plus gros près de 3,5 kg…

Cette parcelle n’a probablement pas été cultivé depuis longtemps ce qui explique le bon rendement. En plus, ils ont été à l’ombre durant les heures les plus chaudes grâce au bois voisin. C’est peut-être d’ailleurs ce qui va me permettre de les garder un peu plus sur pied, avec le soleil de fin d’été, ils restent plus à l’ombre qu’avant…

En plus de ça, pour le chou blanc au moins qu’on a déjà dégusté, c’est un vrai délice. Un peu d’amertume, un peu de sucré, croquant et juteux à souhait, une perfection !

Heureusement que nous vendons en AMAP car ce genre de légumes, trop gros, se vend très mal sur les marchés, même en les coupant (j’avoue qu’ils font peur).

En tous cas, cette semaine, chou pour tout le monde !

oupss  ! Deux semaines sans note, ce blog devient une friche. J’ai tout de même penser à alimenter le site durant tout ce temps (j’ai des idées plein la tête et des photos plein mon appareil).

En attendant, pour patienter, des photos de la ferme en été (août, je vous ai dit que j’avais un peu de retard ?). Vous pouvez les voir dans cet album, j’ai mis des descriptions pour chacune.

Depuis presque le début de la récolte, soit quand même plus d’un mois, (ce qui prouve que c’est difficile de rester à jour sur ce site), on observe une dégénérescence très rapide de certains pieds d’aubergine :

  • Jaunissement et flétrissement des feuilles :

  • Qui dessèchent et se recroquevillent :

  • Le phénomène a été immédiat dès que la fructification à commencé. On l’observe surtout sur la variété « barbentane », une variété ancienne, d’aubergine de forme longue. Toujours est-il que les fruits sont parfaitement ridicules, comme stoppés dans leur croissance et que les plantes donnent des aubergines de 3 à 10 cm de long et d’1 cm de diamètre (et moches en plus) :

Après mûre observation, il y a donc plus d’un mois, j’ai appelé à la rescousse notre technicien régional en maraîchage bio qui est une véritable mine d’or (et représente à lui seul un des intérêts de s’installer en région Pays de la Loire). Il a diagnostiqué du verticillium, un champignon du sol qui attaque la plante par la racine et empêche la bonne circulation de la sève. La variété ancienne barbentane étant moins vigoureuse que d’autres est plus sensible à l’attaque et flétrit.

Ce problème est assez fréquent sur les aubergines en maraîchage bio et est à mettre au crédit de rotation trop rapide : en gros, les rotations, c’est éviter de mettre plusieurs années de suite des légumes de la même famille sur le même sol (par exemple des aubergines derrière de tomates, des concombres derrière des courgettes, des petits pois derrière des haricots…) afin d’une part que les maladies spécifiques de la famille ne se reconduisent d’une année sur l’autre, d’autre part pour ne pas épuiser le sol. C’est difficile à faire avec les solanacées (famille des tomates, poivrons aubergines et pommes de terre) car, ils se conduisent sous serre en général et occupent beaucoup de place dans la saison, alors qu’en général on a pas énormément de serre. Pas assez en tous cas pour avoir une rotation suffisante qui devrait être de 4 ans minimum (les rotations les plus rapides sont de 3 ans, sur d’autres légumes).

Chez nous, on savait qu’on risquait des problèmes en installant les aubergines dans cette serre, dans laquelle il était manifeste que la dernière culture était des tomates. Mais pour diverses raisons, c’était difficile de faire autrement cette année et on a donc mal fait, sciemment. Finalement d’ailleurs, on s’en sort plutôt bien.

Pour résoudre cela, il faudrait éradiquer le champignon ou contourner le problème  donc soit :

  • en évitant pendant 3 ans de mettre des solanacées : sans proie, le champignon disparaîtrait,
  • en effectuant une solarisation du sol : technique qui permet de surchauffer le sol (permet également de désherber), mais nécessite que la serre soit vide en été : quasiment impossible à mon sens,
  • soit en utilisant des plants greffés, plus vigoureux donc résistant (mais là, le champignon est toujours dans le sol).

Heureusement, il me reste l’autre variété, bien plus vigoureuse. Et puis, les barbentanes ne concernent qu’à peine un quart de ma production d’aubergine (c’est d’ailleurs une variété qui ne me plaît pas trop à tel point que je me demande encore pourquoi j’en ai acheté alors que je savais très bien ce que c’était).

Voyez quand même le résultat :

(à gauche barbentane malade, à droite black pearl résistante)

Recettes

Légumes Taggué avec :
août 222010

Nos choux sont plutôt en avance…

Quelques idées pour les cuisiner, qui s’accordent à la saison :

Salade multicolore aux deux choux

et

Salade de chou tiède.

Une idée simple, rapide et toujours délicieuse : chou cru et pomme, sans fioriture.

août 162010

Voici les tomates de la deuxième série :

La tomates Noire de Crimée  qu’un précédent article mentionnait fait également partie des variété ancienne.

Les variétés anciennes sont plus coûteuse à produire : moindre rendement, semences plus chères, fruits moins homogènes, sensibilité accrue aux maladies, aux défauts d’arrosage, … ce qui explique que ces variétés soient plus chère à la vente que les variétés classiques.

Il y a dix jours (oué oué oué, j’ai du retard dans la mise à jour des histoires de ferme), les 2T sont venus passer une journée à la ferme et ils en ont profité pour déménager les ex-poussins dans le vrai poulailler.

Ils sont quand même vigoureux, alors attraper une vingtaine de poules et les transporter 2 par 2 puis 4 par 4 (la méthode a été affinée en court de route) n’était pas une mince affaire :

Transport dans la brouette sur les 200m qui séparent les deux poulaillers.

L’arrivée des poules noires dans le poulailler des poules rousses émeut les premières locataires qui semblent d’un premier abord terrorisées  :

Mais, rapidement après que toutes les poules aient été transférées, les vieilles reprennent du poil de la bête et les deux groupes se forment. Les vieilles vieilles poules rousses (celles présentes avant nous) en oublient même leur rivales rousses précédentes.

Les deux premiers jours, les poules rousses battaient les noires et les empêchaient de boire, de manger et de dormir. Ca s’est vite tassé, il faut dire que les noires sont plus hautes que les rousses et plus vives aussi. Elles doivent être impressionnantes d’un point de vue de poule et elles ne se laissent d’ailleurs pas marcher sur les pattes. 10 jours après, il ne reste plus qu’un petit nombre de jeunes qui restent à dormir dehors et qu’on doit donc rentrer tous les soirs à la main, mais ça s’arrange plus vite que pour l’insertion des rousses.

Reste à savoir comment va se passer l’intégration du dernier p’tit poulet  ;)

Mais mais mais ?

Mais où sont passés les biquets ?

Après 1 mois de « nurserie », nos 4 biquets ont ratissé leur jardin, et il n’y a plus rien à brouter, ils en sont contraints à se satisfaire du foin qui leur sert de litière (je les soupçonne de fainéantise). On supposait qu’ils allaient se rendre tout seuls un peu plus loin, en passant d’une herbe à l’autre. Mais c’était sans compter qu’ils ont manifestement les jetons de passer par le couloir qui mène à la pâture (couloir de fils électriques, mais enfin, y’a laaaaargement la place de passer). J’ai déjà tenté de les emmener mais ça n’avait pas fonctionné jusqu’à ce we.

Une première tentative a réussi samedi dernier (grâce à l’alléchante K. et son bouquet de fleur). Et alors, ils ont découvert là le paradis ! Il faut dire que la végétation y fait jusqu’à un bon mètre de hauteur, et en diversité, c’est autre chose que leur petit jardin ! Ils y sont restés des heures jusqu’à la nuit, et ont réussi à revenir tous seuls.

Mais il fallait encore un peu les pousser. Parce que quand même, ils sont là pour entretenir cette satanée pâture et pas à se prélasser sur le tas de bouse.

Vous voyez là Farenne, Farouk et Firmin. En bon troupeau, ils ne se séparent jamais, mais Fuji reste toujours un peu à l’écart ces derniers temps. Je ne sais pas si il se fait jeter où si il fait des manières.

Pour les sortir de leur tas de boue, il faut vraiment mettre les formes, et tâcher d’en amadouer au moins un ! Cette fois-ci, c’est Farouk qui a pris la décision de venir vers moi.

Une fois qu’on a réussi à en convaincre un, si il est bien déterminé, les autres finissent par suivre :

Et voilà ! Une bonne chose de faite ! (Bon en vérité vraie, depuis 2-3 jours, ils réussissent à se motiver assez pour y aller tous seul, mais quoi, j’avais besoin d’un film).

Une fois dans la pâture, le cirque n’est cependant pas fini ! Fuji, à force de s’écarter des autres, finit par se perdre dans cette jungle. Du coup, il se met à bêler comme un sourd pour appeler ses potes, mais ils sont pas cools, ils lui répondent pas. Du coup, pauvre gars, il est vraiment perdu. Faut dire que vous les voyez, vous là dedans ?

Quand c’est comme ça, il revient comme un foudingue vers les cabanes pour vérifier qu’ils n’y sont pas. Puis, il les appelle pendant des heures ! Hier, ça a été le summum. Il passait dans une cabane, bêlait à pierre fendre, puis passait à l’autre pour les chercher, recommençait sa java, puis allait sur la colline aux chèvres, les appelait à nouveau, retournait à la première cabane vérifier, des fois que, et encore et encore.

Il a fait tout seul une première tentative pour rejoindre la troupe dans la pâture (quand même) sans succès, les autres ne lui répondant pas. Après deux bonnes heures, j’ai craqué, je l’y ai remmené de force. (oui oui oui, il a fallu que je le pousse). Arrivé à destination, il a de nouveau brayé pour appeler les autres, qui ne répondaient pas. Moi je suis quand même un peu plus haute qu’un biquet, alors je les voyais, du coup j’essayais de pousser Fuji vers, eux,mais à travers les hautes herbes, c’était difficile. Finalement, Farenne a ENFIN ! fini par lui répondre (je soupçonne un « non mais tu vas te la fermer oui ? » parce que c’est vraiment saoulant), ce qui fait qu’il a pu les rejoindre.

Après, on était tranquille.

Ca ne lui a pas empêché de recommencer aujourd’hui, cela dit.

Aller, une belle photo pour finir.

Aujourd’hui, le lundi 26 juillet 2010.

Aujourd’hui, d’après mon planning, il fallait :

  1. palisser les concombres et les tomates,
  2. récolter concombres, courgettes, tomates, brocolis et choux fleurs …
  3. désherber les poireaux,
  4. désherber les navets,
  5. désherber les salades,
  6. faire quelques traitements,
  7. irriguer,
  8. préparer les contenu des paniers des AMAPs.
  9. Ajoutons à cela que j’avais rendez-vous en début d’après midi avec la conseillère de la chambre pour le suivi JA. Une bonne journée quoi (encore que, pas si intense que ça).

Heureusement, on a l’aide d’une amie ces jours-ci (ce qui me permet d’ailleurs d’écrire cet article). J’ai aussi pu grâce à elle me permettre de me reposer ce matin, ce qui était absolument nécessaire, vu mon état d’épuisement (là ça va mieux). Je me suis pas gênée (d’ailleurs je fais pas ce que je veux n’c'pas ?) d’autant plus que j’avais travaillé hier dimanche.

Mais, reprenons les points précédents dans l’ordre.

  1. Quelques heures ont suffit pour finir le boulot de palissage entamé en fin de semaine et qui concerne maintenant 3 serres, 14 rangs, 180 pieds de concombres et 880 pieds de tomates. C’est toujours un peu pénible et long quand les pieds font 50 cm, mais maintenant qu’ils font tous au moins 1m50, c’est beaucoup plus facile et rapide : on travaille debout, à hauteur. Il faut toujours travailler avec des gants, car entre les piquants des concombres et la sève ultra tachante des tomates, on a sinon, les mains dans un sale état. Ce qui est parfait aujourd’hui, c’est qu’il ne fait pas trop chaud dehors et que le travail sous serre reste agréable (les palissages précédents étaient un rien pénibles).
  2. En fait, les récoltes sont la première chose qu’on fait le matin. Plusieurs raisons à ça : les légumes sont plus frais (grâce à la rosée et au températures plus basses la nuit) et se conservent dans un bel état plus longtemps. On privilégie également le travail dans les serres les plus tôt possible en été pour se soustraire à la chaleur tropicale qu’il y règne très vite. Et puis, c’est un façon de commencer tranquillement la journée. On récolte certains légumes systématiquement tous les jours, comme les courgettes ou les concombres qui grossissent de façon spectaculaire au cours même de la journée. D’autre légumes sont récoltés juste avant la vente : le matin même pour les salades, ou la veille pour la plupart. D’autre légumes sont récoltées en plusieurs fois, car ils supportent bien la conservation et restent frais quelques jours (haricots par exemple) : en partie car il faut les récolter plusieurs fois par semaine car sinon ils sont trop gros, trop mûrs, trop vieux, mais également car cela me permet d’avoir la quantité nécessaire pour remplir les paniers (des fois ça loupe quand même, par exemple, l’AMAP de Lombron commence à bien savoir que je suis pas très douée pour savoir quelle quantité de haricot je vais pouvoir récolter :twisted: ). Aujourd’hui donc, nous avons récolté des courgettes, des tomates, des concombres, des choux-fleurs, des brocolis.
  3. Pendant que nous les filles, on récoltait, Fred désherbait les poireaux, à la main. C’est une bien lourde tâche qu’il a commencé la semaine dernière. On arrivait assez bien à gérer le désherbage jusque début juin, mais depuis, c’est presque une catastrophe. Les grosses pluies et le soleil ne nous laissent aucun répit et c’est aggravé par le fait qu’on arrose les cultures en aérien. Le goutte à goutte nous permettrait de limiter les zones arrosées et donc la pousse des mauvaises herbes. On doit améliorer ça pour l’année prochaine, en optimisant les agencements des cultures : celles qui seront irriguées au goutte à gouttes des autres. Cette année, ce n’était pas possible pour les cultures extérieures, il nous manquait du matériel pour installer le goutte à goutte. Bref, on se laisse déborder, c’est une horreur. On fait dans l’urgence, enlever ce qui monte à graine, mais c’est quand même difficile à deux. Avec un peu d’aide, on a amélioré la situation (quand même), mais à mon sens, ça reste critique. ce qui est difficile, c’est qu’on a énormément de millasse et ça, c’est une vrai saloperie à enlever : des millier de racines capillaires et des milliers de graines. Franchement, même avec des gants on se déchire les mains à force de les arracher. La semaine dernière, il nous a fallu l’équivalent d’1 semaine de boulot pour désherber 4*50 m de panais envahis. Maintenant, outre les poireaux, on attaque les carottes et les navets.
  4. Les navets, j’ai commencé à les désherber hier. Après les panais de la semaine dernière, c’est presqu’une partie de plaisir (l’avantage et l’intérêt, entre autres, de désherber quand c’est tout petit). On désherbe à la main, dans le rang et entre les rangs, et on en profite pour éclaircir. Il y a 100 m à désherber à peu près, ça va nous prendre quelques heures encore.
  5. Pour les salades, c’est facile et rapide, je prends le sarcloir et je désherbe en faisant un X entre mes rangs disposés en quinconce (c’est la technique que m’a apprise Michel). Enfin un désherbage réglé en 1/2 heure maximum. Et puis, un passage pour toute la durée de la culture suffit.
  6. Les choux nécessitent des traitements (autorisés en agri bio, bien sûr) contre les chenilles et les petites mouche (altises) qui les grignotent. Fred s’est occupé de ça. Aujourd’hui, c’était juste application du répulsif. Il a également arrosé au purin de consoude les concombres : apport en nutriments nécessaire en ce moment car les pieds faiblissent : ça se voit quand les fruits commencent à se tordre. Il a également préparé un purin d’ortie, encore plus riche en azote pour les prochaines fois.
  7. L’irrigation nous prend entre 1/2 heure et 1 heure 1/2 par jour chacun quand il ne pleut pas. Je m’occupe des serres et des semis et Fred de l’arrosage extérieur. On a pu considérablement baisser cette charge de travail pour l’extérieur quand on a enfin réussi à trouver d’où venait le problème de manque de pression dans nos tuyaux. Sinon, il fallait arroser 1 par 1 les emplacements extérieurs. Maintenant, on peut le faire deux par deux. Dans les serres, c’est plus rapide, mais il faut gérer le risque de champignons (humidité + températures plus fraîches de la nuit) et donc arroser au bon moment de la journée et pas trop, pour qu’il n’y pas trop d’humidité dans les serres au moment où la nuit tombe.
  8. Enfin, comme toutes les semaines, il me faut prévoir en début de semaine le contenu des paniers de l’AMAP  de la Madeleine au Mans (livraison le jeudi) et celui de l’AMAP de Lombron du vendredi. Je fixe le contenu pour Le Mans dès le lundi, mais en même temps, je pense déjà à celui de Lombron; il faut en effet que je puisse fournir un panier aussi varié et conséquent à l’un comme à l’autre. Je regarde ce que j’ai de disponible dans les champs, j’essaie d’estimer es quantités et si cela peut entrer dans la composition des paniers à 10€, à 15€ ou des deux, pour les deux AMAP la même semaine ou pour une seule. En général, jusqu’à présent, les premières récoltes d’un légume vont dans les paniers à 15€ (parce qu’il y en a beaucoup moins), et la semaine suivante dans tous les paniers. Ce que je mets dans une seule AMAP une semaine se retrouve dans l’autre la semaine suivante. C’est quand même un peu compliqué, et pour moi ce qui est le plus stressant de mon travail, car, c’est là que je stresse de ne pas avoir assez de produits. Voici par exemple ce qu’on peut trouver cet été dans les paniers d’une des deux AMAPs :

(clic pour voir en grand)

  1. Cet après midi, j’ai donc reçu ma référente de la chambre d’agriculture pour le suivi JA (Jeune Agriculteur). C’est une proposition de soutien de la Chambre pour les jeunes installés les premières années, dans les domaines choisis. En l’occurrence, j’ai choisi un soutien comptable, et un soutien pour les plan de fumure (à partir d’analyses de sol, des cultures précédentes et celles en place, on « calcule » ce qu’on doit apporté comme engrais et autres nutriments, organique ou de synthèse quand on est pas en « bio »). Cette fois, c’était pour la compta, et pour déterminer comment je devais faire pour calculer les prix de revient, pour à terme, pouvoir fixer un prix juste de chaque produit. C’est un de mes grands projets, et j’ose espérer qu’il servira à d’autres que moi. Comme je suis assez organisée, j’ai déjà pas mal avancé sur le sujet, alors on a pu aller assez vite et j’ai de nouvelles pistes pour finaliser ça après une année complète.

    Et puis, il y a toutes les petites choses de la journée : aller voir les biquets et les emmener à la pâture (oui oui, j’en ai rêvé mes biquets poltrons me l’ont permis, me voilà bergère, je vais tâcher de faire une vidéo), faire le tour des champs, faire le bilan de la journée, peser les récoltes, gérer les temps passés aux différentes tâches, etc… etc…

    Aujourd’hui, 22 heures de boulot cumulées.

    EDIT : mise à jour de l’article sur la fête du marché, avec un montage photo (merci les amis).

    Vous trouverez sous ce lien un reportage d’Yves Decaens, journaliste de France Inter (magazine interception), sur les AMAP. Il a été rediffusé aujourd’hui, après une première diffusion au mois de février. Je n’avais pas voulu l’écouter à l’époque, pas envie d’entendre parler un truc que je connais sur le bout des doigts, surtout parce que je m’imaginais que, comme ça arrive souvent, ça allait être truffé d’erreurs, d’approximations et d’à prioris, mais j’avais tort.

    C’est un très bon reportage (attention, il dure quand même 3/4 d’heure) qui reflète, je pense la réalité. Si vous voulez en savoir plus sur les AMAP, comprendre les tenants et aboutissants pour l’agriculteur, cette émission vous donnera les clés. Sympas aussi les reportages auprès de différents agriculteurs, qui permettent de comprendre les différentes approches, les ressentis, les fonctionnements, les engagements, et l’intérêt des AMAP.

    L’intervention de la FDSEA aurait méritée débat (je ne suis pas du tout d’accord avec ce que dit son représentant, qui ne répond d’ailleurs pas à la question concernant les AMAP  en particulier, puisqu’il fait une digression sur l’agriculture bio), mais c’est bien le seul bémol que je peux donner.

    (Maints articles dans les journaux sur la ferme, les AMAP, à la télé parait-il aussi, et à la radio. Mais voici le premier article numérique).

    Vous trouverez sur le blog d’Yves Ollivier, élu Vert à la Mairie du Mans, un article sur l’AMAP  de la Madeleine.

    Il a gratifié de sa visite la distribution de cette semaine, afin de se rendre compte des besoins de l’AMAP  pour la distribution des paniers. Il nous faudrait un endroit plus adapté !

    Je mets en lien dans la barre de gauche tous ces articles sur l’agriculture.

    Le blog d’Yves Olliver

    © 2010 La ferme du Hanneton Les photos et textes sont la propriété des fermiers - Merci de nous contacter pour toute utilisation Suffusion WordPress theme by Sayontan Sinha