Fév 222018
 
Fév 212018
 

Je suis revenue au boulot depuis lundi, j’ai bossé pendant 2 jours sur l’administratif, et c’est mon premier jour dehors aujourd’hui, enfin ! et avec plaisir.

On bosse à trois cette semaine car on a un saisonnier d’hiver, Maxime. Et bien je peux vous dire qu’avoir un gars BALÈSE ça peut tout changer ! Aline l’a super bien formé pendant mes vacances alors il est hyper opérationnel et sait bosser tout seul, anticiper, prendre des (bonnes) initiatives, … Parfait quoi.

Aujourd’hui, on a donc eu un programme super bien rodé grâce à mes deux super comparses :

-Ouvrir des portes de serres, enlever les voiles de protection sous serre, débâcher et éteindre les bacs chauffants (Aline et Delphine).

-Pendant que Maxime nourrit les gros machins.

-Puis Maxime file dare-dare récolter des carottes pendant qu’Aline et moi décidons de la stratégie de la semaine concernant l’irrigation des serres, puis je rejoins Maxime pendant qu’Aline s’occupe de protéger du froid annoncé 2 vannes extérieures qui ne l’étaient pas encore.

-On récolte les carottes à 3 : 99kg (un peu rageant non ?).

-Je pars m’occuper des biquets, mais en fait, Ziggy l’âne fait un tel bazar de gros jaloux que je suis obligée de m’occuper exclusivement de lui pendant 1/4 d’heure, et il est pénible, alors que les biquets me réclament des câlins. La vie de propriétaire d’animaux est parfois très ingrate. Surtout quand on voit le résultat de leur occupation des vacances…

-Maxime, dans la force de son jeune âge, part s’occuper d’installer les grillages pour les petits pois (6 grillages de 40m à installer) : le truc de malade bien pénible puisqu’il faut mettre en place des pieux à la masse pour y faire tenir le grillage bien tendu. (L’ironie c’est qu’à l’autre bout de la ferme, pendant ce temps-là, y’a un mec avec une mini-pelle qui enfonce des pieux comme qui rigole pour clôturer les biquets… 😀 ). Après avoir vérifié qu’il est bien capable de faire ça tout seul (Oh !! Aline en a fait 1 hier avec lui quand même), je lui conseille de se ménager et de répartir le boulot sur la journée et la semaine. Il m’assure que tout va bien aller (mais, quand même !!)

-Nous, on désherbe les bettes, assez satisfaites de cette répartition du travail, héhé.

-On finit la matinée en dégageant un bout de clôture pour le boulot de l’entrepreneur, sous les yeux de Ziggy qui n’en revient pas de m’avoir retrouvée, il faut bien l’admettre.

-On checke Maxime qui est toujours vivant et prétend être toujours en forme… Et on prend notre pause. Avec Maxime.

-Retour de déjeuner pour semer des TOMATES !!! Youhou !!! Et Maxime, impressionnant, décide d’en finir avec ses grillages de petits pois (aucune pression n’a été exercée sur lui, je l’jure !). Je me demande pourquoi il scrute le soleil et l’ombre, je le trouve un peu bizarre… Jusqu’à une conversation avec Aline qui me dit “Il a même penser à mettre les grillages les plus petits pour les pois nains devant les grands grillages des pois rames pour ne pas qu’ils se retrouvent à l’ombre, c’est toi qui lui a dit ?” … Euh… (grand moment de solitude de la fermière qui revient de vacances et qui ne sait même plus travailler 😀 )

-Bref nous voilà, Aline et moi, dans la serre de semis à admirer les chats son travail en mon absence :

-Passées toutes ces sottises, on se décide enfin à semer : 364 tomates cindel, 130 tomates Grosse de Lombron, 93 tomates Cornue des Andes, 25 tomates cerises de chaque variété (GoldNugget, BlackCherry et Délice), 126 aubergines Black Pearl, 46 poivrons Milena, 46 poivrons Fiesta, et 48 poivrons Sprinter. Malheureusement, ce n’est pas si aisé qu’on peut le croire, on a quelques handicaps…

-Bref, on finit par y arriver, sous les bruits des coups de masse que Maxime assène à ses piquets depuis près de 4 heures !!! (le FOU)

-On ferme les bacs chauffants, on remet les voiles de protection dans les serres, on referme les portes, et on va voir si notre jeunot est encore en vie…

Une petite journée d’hiver dense et balèse, sous le soleil et dans le froid.

Jan 192018
 

Planter les patates c’est super facile !

  • On a commandé les patates qu’on voulait chez Payzons ferme (pour cette plantation sous serre, variété Sirtema) du calibre qu’on voulait (40/45).
  • Fred a creusé au tracteur 2 tranchées par planches, 2 planches de 36m (longueur de la serre)
  • On a balancé dans les tranchées à toute vitesse 1 patate tous les 20 cm (un peu plus de 400 plants), dans un sol amendé comme suit : 10 kg par planche d’engrais de fond (granulés), 10 kg par planche d’engrais (granulés) et 5 kg par planche de calcaire 
  • Ensuite on recouvre tout au rateau et à toute vitesse,

Charlot !

  • Comme on a pas de place perdre, on sème des radis entre les rangs de patates

  • on arrose un max en aérien : 3 heures ! (les gaines sont mises en place pour quand il n’y aura plus de radis MAIS des feuilles de patates qui craignent l’arrosage par le haut et les maladies cryptogamiques)

  • on met un voile en prévision de l’hiver (LOL)

  • Et voilààààà on est tranquille ! 

Jan 112018
 

Ah ! Les endives !

En théorie c’est assez simple, je vous donne les grandes lignes pour comprendre la suite :

  1. on sème des graines d’endives (avril)
  2. si on ne les a pas semées en direct, on les plante, (mai)
  3. on désherbe
  4. dès qu’il y a des périodes de gel (donc en théorie, décembre) on sort les racines d’endives du sol, on coupe les feuilles et on les fait geler (vernalisation)
  5. on met les racines nues en jauge et à l’obscurité. Grâce à la vernalisation, elles se disent qu’elles doivent refaire des feuilles, et grâce à l’obscurité, ces feuilles sont “blanches”
  6. on récolte des belles endives blanches (à partir de janvier en général ici)

Ça fait un moment que ça nous pose problème. Après les avoir très bien réussies les premières années (la chance des débutants, ce n’est donc pas un mythe), on a galèré plusieurs années de suite.

  • En 2013, la culture nous avait paru trop gourmande en temps de semis/plantation et désherbage et pas du tout rentable. On avait donc décidé qu’on achèterait directement les racines à forcir à un autre maraîcher bio en 2014 pour gagner du temps de travail
  • En 2014, les racines, qu’on a achetées donc, n’étaient pas du tout terribles, notamment parce qu’elles n’avaient pas été sorties au moment opportun et livrées à une période sans gel et avaient végété chez nous plusieurs semaines avant qu’il ne gèle dessus
  • En 2015, on s’est dit qu’on maîtrisait mieux en faisant tout et on a recommencé à en faire mais en semis direct : beaucoup de pertes de racines (je ne sais plus pourquoi) et donc peu de racines forcées et comme 1 racine = 1 endive, vraiment pas beaucoup d’endives
  • En 2016, semis direct encore, on a changé de variété pour une “Variété fixe issue d’une sélection nouvelle pour le forçage précoce à moyen. Très productive et robuste. Pour le forçage sans couverture de terre.” (variété Macun, bla-bla du semencier ici). Sans couverture de terre, vous verrez plus loin quel est le grand intérêt ! Mais bref, résultat CATASTROPHIQUE, elles ont toutes pourries au forçage ! (attention, image choc ci dessous, éloignez les personnes sensibles)

Malgré tout, on était super satisfaite de cette histoire “sans couverture de terre”, alors on a réfléchi toute l’année au dernier, dernier moment à comment on allait les faire cette saison (c’est à dire à partir de avril 2017, en fait) une fois qu’on allait les avoir sorties…

Fred avait fait un article en 2011 (!!!)  sur la méthode qu’on utilisait jusqu’à 2016, c’est intéressant à lire pour comprendre ce qui a changé.

Les endives “sans couverture de terre”, ça permet d’éviter de mettre les racines nues dans le sable et donc ça évite beaucoup de manutention : remplir des caisses d’endives, défaire les caisses d’endives pour les mettre dans du sable, et puis pelleter du sable tout le temps et ça, ça devenait de plus en plus insupportable, de pelleter. “Sans couverture de terre”, c’était du coup quand même déjà vachement plus facile.

Mais pour cette année, le postulat supplémentaire pour notre bien-être était : STOP ! on ne creuse plus de jauge tous les ans, c’est trop pénible, plus jamais. En plus d’être trop pénible ça c’est révélé trop humide (re-regarder les photos, hein…). On a donc fait faire une jauge pour la conservation, mais ça ne résolvait le problème de la jauge de forçage (température, obscurité).

Et c’est là que j’ai une idée de génie de dernière minute (c’est pour ça qu’elle est de génie, elle m’est réellement tombée dessus, et il était temps). Je me suis dis “mais dis donc, on a des trucs qui ressemblent à des fosses hors d’eau et hors gel et qui sont vides à l’époque des endives, et dont on peut réguler à peu près la température… C’est les bacs chauffants !!!”. J’ai donc relu la documentation sur les endives, et ça paraissait être jouable, et puis de toute façon on n’avait pas d’autre solution, sauf à creuser, et ça c’était donc hors de question.

Donc depuis 2017 :

  1. début mai, semis des endives Macun au semoir (1 planche de 40m, 4 rangs)
  2. désherbage et éclaircissage de 5cm entre chaque endive
  3. décembre 2017 la météo annonce plusieurs jours de gel ! Idée de génie ! (franchement bienvenue, j’étais à 2 doigts de laisser tomber)
  4. Fred soulève les endives au tracteur,
  5. j’achète de la bâche d’ensilage à toute vitesse pour les mettre correctement au noir (ça nous servira à autre chose, vous verrez plus tard dans l’année, mais là pour les endives c’était hyper urgent !)
  6. on sort les racines, le 8 décembre, on coupe les feuilles. Vu que comme par hasard, on a toujours pas reçu la bâche d’ensilage achetée 2 jours avant, ( 😀 ), on laisse passer le WE et il peut à torrent dessus, nous on trouve ça génial (autant de sable lessivé qu’on n’aura pas à porter)
  7. (à vrai dire on en avait déjà tellement marre qu’on n’avait même pas pris le temps de les mettre en caisse pour pouvoir finir de bosser un peu plus tôt). Donc quelques jour plus tard, le 14 décembre, on a reçu la bâche et donc on met tout en caisse, collet des racines à même hauteur (c’est important sinon les plus grandes empêchent les plus petites de refaire des feuilles) ; ce qui sous-entend de faire des caisses de même gabarit de racines nues,
  8. on pose les caisses dans le bac chauffant, on arrose bien bien bien, on met la bâche noire et on vérifie que c’est bien noir et c’est L’OBSCURITÉ TOTALE, C’EST TROP L’EUPHORIE, on est super satisfaite de cet investissement surtout que la bâche s’appelle “silodor” et est emballée dans un plastique doré
  9. on met le chauffage et le thermostat sur 10° et on croise les doigts
  10. je n’ose surtout rien vérifier avant d’avoir laissé passé une semaine, j’ai la hantise du moisi (re-re-garder les photos…), je vérifie juste et ajuste la température
  11. 1 semaine après on rouvre pour arroser et vérifier et … tiliiiiiin !!
  12. on est SUPER CONTENTE !!! On remet ça la semaine suivante
  13. et… la semaine d’après ON LES RÉCOLTE ! soit le 5 janvier JOIE ! BONHEUR ! ALLÉGRESSE !

Bien. Mais ça fait pas beaucoup d’endives à la fin. Les 5 caisses que vous voyez, là, c’est 1/2 planche et ça fait à peine 10 kg d’endives, donc ça fait pas beaucoup dans chaque panier (environ 80 paniers en tout) et pour le moment une seule AMAP a pu en avoir.

Techniquement ça fonctionne, et ça ça donne envie de faire des endives en 2018. Parce que c’était la dernière année qu’on se donnait avant de laisser tomber pour toujours.

MAIS ! On a perdu encore énormément de racines nues à l’arrachage : trop petites ou trop abîmées. Sûrement plus de la moitié. En plus d’être hyper frustrant et pas rentable du tout, c’est du travail débile en plus puisque comme je vous l’ai dit plus haut, tous les petits bouts et tous les tas de déchets qu’on a faits, il va falloir les ramasser et les sortir du champs pour pas que ça repousse. Youpi.

Donc améliorations prévues pour 2018 :

  • on refait à nouveau le semis indirect qui permettra de sélectionner les plus beaux plants,
  • on fait 2 planches au lieu d’une.

C’est de nouveau plus de travail de semis/plantation (ce qu’on avait essayé de réduire avec le semis au semoir) à un moment on disons le tout net, on a vraiment déjà TROP de travail. Mais on devrait gagner en désherbage en faisant un désherbage thermique juste avant de planter. Affaire à suivre, donc.

 

EDIT du 20/02/2018 : dernière récolte aujourd’hui. La technique de forçage c’est avérée la meilleure jusqu’à présent avec très peu de perte. Reste à améliorer rendement en quantité de racine dans le champs…

Jan 052018
 

Les goodies, c’est vachement bien, surtout quand en plus c’est utile !

1 tote-bag pour mettre les légumes

1 casquette pour se protéger du soleil quand on vient à la ferme

1 carnet pour noter des recettes bio !

Merci à Fred, Aline et Alex pour les photos.

Merci aux parfaits sujets : Dark Vador, Petit Chat qui se marre tout le temps, Anne-Laure et Bernard et Chris.

Déc 232017
 

Aline, Delphine et Fred vous souhaitent de joyeuses fêtes de fin d’année !

Joyeuses fêtes !!

Nous vous retrouvons fins prêts à une cure de légume dès le 2 janvier 😉

Déc 192017
 
Ce matin, une drôle de formation d’eau gelée sur la barrière des biquets.
Il faut avoir de la chance pour voir ça ! C’était magique.

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Déc 182017
 

Hier, Rémi, l’apiculteur qui a posé ses ruches sur la ferme, a fait des photos aériennes avec un drone.

Il faisait très brumeux, et malgré tout les photos sont super chouettes. On voit tout très bien, et même l’apiculteur 😉 (cliquez pour voir en grand)

Voici un peu de détail de ce qui se passe actuellement dans les champs :

Merci Rémi !

Déc 112017
 

J’ai demandé aux AMAPiens leurs recettes de marmite Sarthoise.

Ici vous pourrez lire celle d’Alex, en photo, étape par étape (d’où j’ai chipé les 2 suivantes).

Françoise nous propose sa recette ci-dessous :

Ingrédients :

  • choux et carottes émincés et cuits à la vapeur
  • du lapin, du filet de poulet, du jambon fumé. Le tout est coupé en bâtonnets
  • de l’huile de noix pour faire revenir
  • de la farine pour enrober la viande juste avant de la cuire
  • de la crème pour la sauce
  • sel, poivre du moulin
  • un peu d’eau de vie (et oui !)

Préparation :

  1. préparer les légumes, réserver au chaud
  2. faire attendre les invités car la viande va être raidie au dernier moment sinon elle durcit (avec l’eau de vie ? 😀 )
  3. faire chauffer l’huile de noix dans une grande marmite en fonte
  4. y jeter les viandes farinées bien remuer pour avoir une légère coloration homogène c’est assez rapide
  5. réduire le feu, flamber à l’eau de vie sel, poivre
  6. retirer la viande de la marmite, verser la crème ( un gros pot) aux premiers bouillons, ajouter les viandes, une minute encore et c’est prêt !  corriger l’assaisonnement si besoin.
  7. servir dans la marmite de cuisson accompagné des légumes.

Françoise précise : “Voici la première recette de Marmite Sarthoise, telle qu’elle nous a été présentée par un des 19 meilleurs chefs sarthois il y a plus de 20 ans…

Ce plat est délicieux mais vue la technique il vaut mieux se limiter dans le nombres des invités (8 maxi) sinon les quantités obligent a faire revenir la viande en plusieurs fois et il est plus difficile de servir chaud et ça refroidi vite…

Ceci est la première recette , il y en a eu d’autres où la viande est mélangée aux légumes et servie comme une potée mais alors la viande perd son moelleux dommage …

Bonne dégustation”

 

Christine quant à elle nous conseille celle proposée par tourisme en Sarthe (en vidéo)

Merci Françoise, merci Alex et Merci Christine.

Déc 072017
 

“La Commission européenne lance une consultation publique ouverte jusqu’au 12 février à tous les ressortissants de pays de l’UE et de pays hors UE.” (à lire sur le site de la LPO)

pour continuer à trouver de hannetons dans les courgettes : non aux pesticides !

Alors qu’une majorité d’États européens s’est prononcée fin novembre en faveur de l’utilisation pour cinq années supplémentaires du glyphosate, herbicide classé cancérigène et néfaste pour les écosystèmes, la Commission européenne lance une consultation. Son but : recueillir l’avis des citoyens sur la législation européenne  concernant les pesticides et les résidus de pesticides. Pour en déterminer les points forts et les points faibles

La mobilisation citoyenne et civile contre l’utilisation des pesticides en Europe et en France n’est pas finie. Cette consultation est l’occasion de remettre en question cette décision.

Nous vous invitons donc à répondre au questionnaire avant le 12 février prochain.”

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