Chayotte, christophine, chouchou… les tropiques dans les champs sarthois

Les chayottes (ou christophines ou chouchou, selon les lieux) sont des curcubitacées cultivées sous les tropiques… et à Lombron dans la Sarthe 😀

Nous les cultivons sous serre car c’est très sensible au froid, et qu’il faut pouvoir les palisser (les tuteurer). C’est une culture pérenne, c’est à dire que le pied repart tous les ans.


On les a installées il y a 3 ans, et on avait profité de la présence de Maxime en saisonnier pour qu’il installe très fermement les piquets et le grillage qui désormais les retiennent. C’est réellement grâce à lui que ça tient si bien depuis tout ce temps.

Pour les produire, le travail est très facile : à la fin automne et sous serre donc (ou dans le jardin, à l’abri du gel contre un mur exposé au sud, par exemple)

  • récupérer des chayottes bio (les nôtres viennent de la production maison de Marie, AMAPienne de Lombron)
  • faire un trou dans un sol meuble (ou faire un mélange meuble qui comblera le trou) et y déposer du fumier mélangé au sol (1 bonne grosse pelleté par fruit)
  • planter la chayotte dans le mélange précédent, pointe vers le haut, le haut doit sortir
  • installer du goutte à goutte (pas d’arrosage aérien qui risque de provoquer l’oidium sur les feuilles)
  • pailler (ça doit passer l’hiver) et recouvrir de P17 dès qu’il risque de faire trop froid sous serre
  • reproduire tous les 50 cm

Les fruits vont faire des racines et commencer à germer au début du printemps.

Le travail n’est pas très dur, mais ce sont des plantes sensibles à l’oidium comme toutes les courges (mais moins que les courgettes sous serre à cette saison par exemple) et c’est un peu la loterie d’une année sur l’autre quand au résultat (un froid trop tardif ou trop précoce, une pression plus importante d’oidium et y’a plus rien)

Le besoin en eau n’est pas très important mais il faut l’augmenter quand les fruits se forment : comme ils grossissent en fin d’été/début d’automne, préférer un gros arrosage par semaine un jour où il fait beau que plusieurs petits arrosages qui risque d’augmenter le risque de maladie cryptogamiques.

 

Les chayottes de cuisinent comme des courgettes dont le goût est très proche. Il faut enlever la peau qui est fine mais quand même trop dure à manger.

 

 

 

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