Juil 262010
 

Aujourd’hui, le lundi 26 juillet 2010.

Aujourd’hui, d’après mon planning, il fallait :

  1. palisser les concombres et les tomates,
  2. récolter concombres, courgettes, tomates, brocolis et choux fleurs …
  3. désherber les poireaux,
  4. désherber les navets,
  5. désherber les salades,
  6. faire quelques traitements,
  7. irriguer,
  8. préparer les contenu des paniers des AMAPs.
  9. Ajoutons à cela que j’avais rendez-vous en début d’après midi avec la conseillère de la chambre pour le suivi JA. Une bonne journée quoi (encore que, pas si intense que ça).

Heureusement, on a l’aide d’une amie ces jours-ci (ce qui me permet d’ailleurs d’écrire cet article). J’ai aussi pu grâce à elle me permettre de me reposer ce matin, ce qui était absolument nécessaire, vu mon état d’épuisement (là ça va mieux). Je me suis pas gênée (d’ailleurs je fais pas ce que je veux n’c’pas ?) d’autant plus que j’avais travaillé hier dimanche.

Mais, reprenons les points précédents dans l’ordre.

  1. Quelques heures ont suffit pour finir le boulot de palissage entamé en fin de semaine et qui concerne maintenant 3 serres, 14 rangs, 180 pieds de concombres et 880 pieds de tomates. C’est toujours un peu pénible et long quand les pieds font 50 cm, mais maintenant qu’ils font tous au moins 1m50, c’est beaucoup plus facile et rapide : on travaille debout, à hauteur. Il faut toujours travailler avec des gants, car entre les piquants des concombres et la sève ultra tachante des tomates, on a sinon, les mains dans un sale état. Ce qui est parfait aujourd’hui, c’est qu’il ne fait pas trop chaud dehors et que le travail sous serre reste agréable (les palissages précédents étaient un rien pénibles).
  2. En fait, les récoltes sont la première chose qu’on fait le matin. Plusieurs raisons à ça : les légumes sont plus frais (grâce à la rosée et au températures plus basses la nuit) et se conservent dans un bel état plus longtemps. On privilégie également le travail dans les serres les plus tôt possible en été pour se soustraire à la chaleur tropicale qu’il y règne très vite. Et puis, c’est un façon de commencer tranquillement la journée. On récolte certains légumes systématiquement tous les jours, comme les courgettes ou les concombres qui grossissent de façon spectaculaire au cours même de la journée. D’autre légumes sont récoltés juste avant la vente : le matin même pour les salades, ou la veille pour la plupart. D’autre légumes sont récoltées en plusieurs fois, car ils supportent bien la conservation et restent frais quelques jours (haricots par exemple) : en partie car il faut les récolter plusieurs fois par semaine car sinon ils sont trop gros, trop mûrs, trop vieux, mais également car cela me permet d’avoir la quantité nécessaire pour remplir les paniers (des fois ça loupe quand même, par exemple, l’AMAP de Lombron commence à bien savoir que je suis pas très douée pour savoir quelle quantité de haricot je vais pouvoir récolter :twisted:). Aujourd’hui donc, nous avons récolté des courgettes, des tomates, des concombres, des choux-fleurs, des brocolis.
  3. Pendant que nous les filles, on récoltait, Fred désherbait les poireaux, à la main. C’est une bien lourde tâche qu’il a commencé la semaine dernière. On arrivait assez bien à gérer le désherbage jusque début juin, mais depuis, c’est presque une catastrophe. Les grosses pluies et le soleil ne nous laissent aucun répit et c’est aggravé par le fait qu’on arrose les cultures en aérien. Le goutte à goutte nous permettrait de limiter les zones arrosées et donc la pousse des mauvaises herbes. On doit améliorer ça pour l’année prochaine, en optimisant les agencements des cultures : celles qui seront irriguées au goutte à gouttes des autres. Cette année, ce n’était pas possible pour les cultures extérieures, il nous manquait du matériel pour installer le goutte à goutte. Bref, on se laisse déborder, c’est une horreur. On fait dans l’urgence, enlever ce qui monte à graine, mais c’est quand même difficile à deux. Avec un peu d’aide, on a amélioré la situation (quand même), mais à mon sens, ça reste critique. ce qui est difficile, c’est qu’on a énormément de millasse et ça, c’est une vrai saloperie à enlever : des millier de racines capillaires et des milliers de graines. Franchement, même avec des gants on se déchire les mains à force de les arracher. La semaine dernière, il nous a fallu l’équivalent d’1 semaine de boulot pour désherber 4*50 m de panais envahis. Maintenant, outre les poireaux, on attaque les carottes et les navets.
  4. Les navets, j’ai commencé à les désherber hier. Après les panais de la semaine dernière, c’est presqu’une partie de plaisir (l’avantage et l’intérêt, entre autres, de désherber quand c’est tout petit). On désherbe à la main, dans le rang et entre les rangs, et on en profite pour éclaircir. Il y a 100 m à désherber à peu près, ça va nous prendre quelques heures encore.
  5. Pour les salades, c’est facile et rapide, je prends le sarcloir et je désherbe en faisant un X entre mes rangs disposés en quinconce (c’est la technique que m’a apprise Michel). Enfin un désherbage réglé en 1/2 heure maximum. Et puis, un passage pour toute la durée de la culture suffit.
  6. Les choux nécessitent des traitements (autorisés en agri bio, bien sûr) contre les chenilles et les petites mouche (altises) qui les grignotent. Fred s’est occupé de ça. Aujourd’hui, c’était juste application du répulsif. Il a également arrosé au purin de consoude les concombres : apport en nutriments nécessaire en ce moment car les pieds faiblissent : ça se voit quand les fruits commencent à se tordre. Il a également préparé un purin d’ortie, encore plus riche en azote pour les prochaines fois.
  7. L’irrigation nous prend entre 1/2 heure et 1 heure 1/2 par jour chacun quand il ne pleut pas. Je m’occupe des serres et des semis et Fred de l’arrosage extérieur. On a pu considérablement baisser cette charge de travail pour l’extérieur quand on a enfin réussi à trouver d’où venait le problème de manque de pression dans nos tuyaux. Sinon, il fallait arroser 1 par 1 les emplacements extérieurs. Maintenant, on peut le faire deux par deux. Dans les serres, c’est plus rapide, mais il faut gérer le risque de champignons (humidité + températures plus fraîches de la nuit) et donc arroser au bon moment de la journée et pas trop, pour qu’il n’y pas trop d’humidité dans les serres au moment où la nuit tombe.
  8. Enfin, comme toutes les semaines, il me faut prévoir en début de semaine le contenu des paniers de l’AMAP  de la Madeleine au Mans (livraison le jeudi) et celui de l’AMAP de Lombron du vendredi. Je fixe le contenu pour Le Mans dès le lundi, mais en même temps, je pense déjà à celui de Lombron; il faut en effet que je puisse fournir un panier aussi varié et conséquent à l’un comme à l’autre. Je regarde ce que j’ai de disponible dans les champs, j’essaie d’estimer es quantités et si cela peut entrer dans la composition des paniers à 10€, à 15€ ou des deux, pour les deux AMAP la même semaine ou pour une seule. En général, jusqu’à présent, les premières récoltes d’un légume vont dans les paniers à 15€ (parce qu’il y en a beaucoup moins), et la semaine suivante dans tous les paniers. Ce que je mets dans une seule AMAP une semaine se retrouve dans l’autre la semaine suivante. C’est quand même un peu compliqué, et pour moi ce qui est le plus stressant de mon travail, car, c’est là que je stresse de ne pas avoir assez de produits. Voici par exemple ce qu’on peut trouver cet été dans les paniers d’une des deux AMAPs :

(clic pour voir en grand)

  1. Cet après midi, j’ai donc reçu ma référente de la chambre d’agriculture pour le suivi JA (Jeune Agriculteur). C’est une proposition de soutien de la Chambre pour les jeunes installés les premières années, dans les domaines choisis. En l’occurrence, j’ai choisi un soutien comptable, et un soutien pour les plan de fumure (à partir d’analyses de sol, des cultures précédentes et celles en place, on “calcule” ce qu’on doit apporté comme engrais et autres nutriments, organique ou de synthèse quand on est pas en “bio”). Cette fois, c’était pour la compta, et pour déterminer comment je devais faire pour calculer les prix de revient, pour à terme, pouvoir fixer un prix juste de chaque produit. C’est un de mes grands projets, et j’ose espérer qu’il servira à d’autres que moi. Comme je suis assez organisée, j’ai déjà pas mal avancé sur le sujet, alors on a pu aller assez vite et j’ai de nouvelles pistes pour finaliser ça après une année complète.

    Et puis, il y a toutes les petites choses de la journée : aller voir les biquets et les emmener à la pâture (oui oui, j’en ai rêvé mes biquets poltrons me l’ont permis, me voilà bergère, je vais tâcher de faire une vidéo), faire le tour des champs, faire le bilan de la journée, peser les récoltes, gérer les temps passés aux différentes tâches, etc… etc…

    Aujourd’hui, 22 heures de boulot cumulées.

    EDIT : mise à jour de l’article sur la fête du marché, avec un montage photo (merci les amis).

      2 Responses to “Un jour au hasard”

    1. quelques astuces à mettre en place pour l’herbe, mais à part ça,
      je crois vraiment que tu m’épates, tout cela est géré d’une façon admirable.
      je peux enfin dire qu’au moins 1 de mes stagiaires s’est installée, mais c’est gràce à ton obstination !
      ici les pluies sont toujours aussi rares, alors pas d’herbe : les 5000 poireaux et les carottes se désherbent en 2h, les navets pas du tout mais le terrain est propre d’avant. et ça viendra chez toi aussi
      il me tarde d’aller voir sur place.

      bises
      michel

    2. merci merci !!
      je ne pouvais pas avoir meilleur compliment, et j’espère que tu ne seras pas déçu quand tu viendras !

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