Fév 262015
 

Des radis dans les paniers la semaine prochaine !!!

On a testé la culture associée carottes/radis pour avoir un peu plus rapidement des radis

CarotteRadis1c’que c’est beau !

CarotteRadis2et très propre !

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Carottes semées entre fin octobre et mi-novembre : 4 rangs par planche, espacés de 30 cm.

Radis semés dernière semaine de décembre : 1 rang entre chaque rang de carottes. Il faut avoir désherbé avant.

Testé aussi radis/pommes de terre sous serre. À voir d’ici quelques semaines.

Oct 252014
 

On a vidé la dernière serre de tomates aujourd’hui

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Mar 152014
 

Après le débâchage il y a 2 semaines, les AMAPiens sont revenus nous aider à bâcher les deux serres. Nous avons eu de la chance, il a fait très beau et surtout il n’y a presque pas eu de vent.

(oui je sais j’ai mélangé les équipes mais c’est pour les besoins du scénario).

Fred avait préparé le chantier en étalant au sol la bâche qu’il allait falloir installer.

IMG_4029avant le rush

Après l’arrivée de tout le monde et un café, Fred, chef de chantier, réunit son monde et donne les explications.

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La bâche est d’un seul tenant, de la longueur de la serre, donc entre 36 et 40m selon la serre concernée. On voit bien sur la photo ci-dessus l’intérêt d’être le plus nombreux possible pour la déployer. Les personnes qui sont à l’intérieur de la serre avec des balais se tiennent prêtes à pousser sur la bâche avec lesdits balais pour aider à la passer par dessus les fils de nylon.

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Sur les vidéos suivantes on voit très bien la manoeuvre :

Après au fur et à mesure de l’expérience, c’est à dire après avoir fait la 1ère serre, on fait les choses dans le bon ordre et on fixe la bâche aux demi-lunes aux deux bouts, essentiellement pour ne pas être trop enquiquiné par le vent (même quand il n’y en a pas beaucoup).

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Après il est enfin temps de remettre dans le trou toute la terre qui a été décaissée la semaine précédente par les balèses creuseurs. J’aurais voulu une autre vidéo mais c’est à ce moment précis que j’ai eu un problème de batterie, à la place. Donc je dois expliquer.

Alors, on met d’abord de la terre, sur un premier côté, dans la bâche qui repose au fond du trou, bien placée. On tâche de faire un “boudin” régulier tout le long. Quand il y en a partout, on tire tous ensemble sur toute la longueur, le bord de la bâche vers le haut afin de tendre la bâche dans les deux sens, et on redépose le tout au fond du trou.

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Puis on repli la bâche restante sur le boudin.

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On procède à l’identique de l’autre côté, puis de chaque côté on vérifie que tout est bien tendu dans toutes les dimension : le moindre pli peut faire une prise au vent et limiter la durée de vie de la bâche, voire créer un vrai problème pour la structure de la serre s’il est trop important. Donc on fait les ajustements nécessaires.

Enfin, on blinde de terre les deux tranchées, le plus possible pour tendre la bâche.

Et voilà au bout d’une deuxième journée de boulot deux serres bâchées dans les règles de l’art :

IMG_4057Serre 4

IMG_4052Serre 1

Enfin, presque parce que profitant que je n’étais pas là pour prendre des photos, la serre 1 a vécu une aventure fantastique, mais je ne sais pas trop à quel moment, quand la tranchée s’est écroulée le long des montants (le sable creusé la semaine précédente avait sêché) et qu’un certain nombre de montants sont tombés à la suite. Il a fallu étayer en catastrophe en mettant des parpaings sous les montants pour pouvoir ré-installer correctement la bâche et l’enterrer. Du coup, la serre est maintenant tordue (mais la bâche est très bien tendue).

IMG_4051les chats sont très très contents ils ont vous avez bien travaillé

IMG_4042Après deux folles journées à creuser et pelleter

À lire, l’article de Magali sur le blog de l’AMAP de Changé.

 

Merci à Bernard, Quentin, Pascaline et Monsieur, Fabrice, Magali et Joël, Laurent, Valérie, Vincent et Hugo, Vincent et Félix, Alexandra et Fabrice, Bernard, Marie-Odile et Monsieur, Anne-Laure, Dorine, Hervé, Mélanie et Père, Catherine, la famille BigPic, Marylène, Bertrand, Anne, Antoine et Gwen et Sam.

Et un merci supplémentaire à vous qui êtes venus à plusieurs reprises.

Mar 072014
 

Samedi 1 mars, nous avons entamé avec l’aide des AMAPiens de Changé, Lombron et La Madeleine (Le Mans) le chantier de remplacement des bâches pour deux serres.

Il fallait ce jour là creuser les tranchées de chaque côté des serres pour enlever les bâches.

IMG_3978à 9:00 juste avant l’arrivée des AMAPiens – serre 4

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à 9:00 juste avant l’arrivée des AMAPiens – serre 4

IMG_3979Tout le  monde est bien arrivé. L’outillage : une belle collec.

Je suis dans une position des plus enviable car après une opération, je ne suis pas vraiment en mesure de pelleter et ne peux donc que faire des photos ce jour là. J’en profite pour partir au magasin à 9:15 acheter des rafraîchissements et quand je reviens je suis complètement ahurie par le boulot qui a déjà été fait !

IMG_3983à 10:15 juste après l’arrivée des AMAPiens – serre 4

 Cette serre 4 ést en fait une serre dont les arceaux sont ancrés ce qui permet d’installer une bâche qui n’est pas maintenue dans une tranchée mais par des câbles qui la recouvre : ce système permet de relever la bâche et d’aérer facilement la serre. C’est la seule serre que nous ayons avec ce système : les 4 autres ont des arceaux “posés” et le tout est maintenu parce que la bâche et solidement enterrée des deux côtés (d’où les tranchées).

À l’usage, nous préférons ce second système : l’aération améliorée ne nous a pas convaincu et au besoin, on préfère rafraîchir les serres par une aspersion aérienne rapide le midi et/ou en blanchissant les bâches l’été. Par contre le câblage fragilise la bâche et finit par la couper, et surtout le vent s’engouffre sous la bâche par les côtés ce qui en ces temps mouvementés augmente les risques d’arrachage de bâche et de destruction de serre.

Nous avons donc décidé que la nouvelle bâche de la serre 4 serait elle aussi enterrée.

Après la serre 4 la matinée se poursuit avec la serre 1 :

IMG_3989une bien belle tranchée

IMG_3987B. et C. apprenant à J. à se servir de la bêche

IMG_3993C. qui vérifie que J. fait bien son boulot, quand même.

IMG_3992Les mecs qui se racontent des histoires qui font bien rire en bêchant.

IMG_3990J. est un vrai pro !

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Après presque 4 tranchées et un apéro, l’équipe du matin s’en retourne.

L’après-midi, avec une nouvelle équipe et quelques resistants, les bâches de la serre 1 sont enlevées (la seule serre dont la bâche est en plusieurs lés. La nouvelle sera en une pièce) :

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IMG_4007les lés en bon état sont mis de côtés et conservés pour remplacer d’autre bâches ici et là notamment sur les portes de serre.

IMG_4008serre 1 débâchée

IMG_4009serre 4 débâchée

Il reste encore à placer des fils de nylon sur tout le demi– cercle de la serre 4 et dans toute la longeur pour que la bâche qui sera très très tendue par le poids de la terre une fois qu’elle sera dans la tranchée soit maintenue à la surface des arceaux sans tomber à l’intérieur de la serre (la formulation ne me convainc guère, mais on peut peut-être comprendre ce que je veux dire en regardant les marques qui sont sur la superbe serre 5 montée il y a 3 ans en arrière plan).

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IMG_4012La plus belle tranchée du jour oeuvre de B.

Demain on (ils) remet(tent) ça pour le bâchage…

 

Merci à Hervé, Louis (et Céline pour la bonne nourriture ! -les enfants ont ADORÉ la tarte aux pommes), Bernard, Anne-Laure, Tom, Milo, Leilou et Tilin (qui n’ont presque pas fait de bazar ;-)), Perrine, Rachid, Naofel et Jalil qui a assuré grave, Bertrand, Guillaume, Vincent, Laurent, Stéphane et Christelle, et Claude.

Nov 072013
 

Cet après-midi (n’allez pas croire mais on bosse toujours le matin hein : récoltes, fin du stockage des courges d’hier (beaucoup plus lentement avec la fatigue accumulée de la semaine), semis, désherbage et entretien divers), on a fait une partie du jaugeage des céleris : c’est à dire qu’on les sort du champs pour les mettre dans une fosse remplie de sable (sous serre chez nous) où ils pourront se conserver tout l’hiver.

On arrache les céleris à la bêche :

IMG_3436ceux ci sont très gros ! plus de 1 kg à vue de nez

On les aligne bien pour pouvoir les éplucher facilement et rapidement à la bêche : on coupe les racines et les feuilles, afin qu’ils végètent au lieu de continuer leur croissance et la photosynthèse durant le stockage :

IMG_3438tchak !

IMG_3439tchak !

Après on galère en ramenant les brouettes très lourdes et qui s’embourbent dans cette parcelle très mouillante.

On les ramène jusqu’à la serre où on a préalablement creusé un beau fossé de 20 m :

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On dispose les céleris côte à côte :

IMG_3445le filet est là pour les protéger des rongeurs et éventuellement nous aider à les ressortir plus facilement (on teste)

Puis on recouvre de terre (sable). Il faut bien mouiller la terre  juste après le jaugeage :

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Il faut retenir que le jaugeage, comme tout stockage, est très physique avec beaucoup de port de charges, plusieurs fois, et pas mal de km, souvent dans la boue ! Heureusement, ça tombe bien, “hors saison” (si tant est que ce terme soit applicable au maraîchage), donc quand on a moins de boulot mais aussi quand on a déjà réduit les horaires de travail et qu’on ne peut pas faire ça plus de 2 heures de suite. Mais on se sent éreinté comme après 4 heures de désherbage !

Et ce n’est que le début ! 200 céleris depuis lundi, il doit en rester autant.

Et puis, en jaugeage on a encore les navets, les betteraves et, hélas, les endives (à suivre, donc).

Avr 112013
 

Aujourd’hui, comme on ne peut pas faire le desherbage prévu cette semaine dehors (il pleut, c’est trop mouillé pour les outils, et voilà, en attendant, les mauvaises herbes poussent, elles) ; on a planté les tomates de la première série (tomates cerises, cerisettes, tomates longues, tomates rondes, et un peu de tomates de diversification -variétés anciennes-)

Elles sont encore un peu petites, mais d’une part, cette semaine on a le temps, ça nous dégage du même coup du temps à venir, maintenant que c’est fait ; et en plus à partir de ce WE, les conditions devraient être poussantes : plus chaud, plus de soleil (enfin, ça peut difficilement être pire ceci dit). Météo France n’a pas intérêt à se planter !

Avant plantation, Pascal notre voisin agriculteur est venu mettre du fumier dans notre épandeur avec son gros tracteur, et Fred a pu épandre le fumier, mettre un peu d’engrais en granulé, retravailler le sol (incorporation, décompactage, et planche). Voilà où on est était ce matin :

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Il faisait beau à ce moment-là (à peu près juste à ce moment-là)

Ensuite, on trace les emplacements des pieds de tomates. Tous les 50 cm sur rang et sur les rangs des extrèmités (rangs 1 et 4, soit 90 cm entre), en quinconce. Pour le rang de tomates cerises + variétés anciennes, pour optimiser la place, j’ai réduit l’écart entre les pieds à 40 cm : c’est un risque car les pieds serrés empêchent une bonne aération et et augmentent les risques de maladies, mais d’expérience, sur nos sols pourris on a pas de feuillage très fournis (donc une optimisation -involontaire- de l’aération). On verra bien ce que ça donne.

Notez bien que je n’ai pas tenté ça sur les variétés sensées faire le volume de la saison…

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Aline trace les emplacements

Ensuite on place toutes les tomates. On peut, il fait pas trop chaud, mais quand il fait plus chaud, on installe les gaines, on met l’arrosage en route, on place/plante rang par rang.

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En là, on plante tout.

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 (Aliiiiiiine arrête de tasser ! :P)

Et voilà, une série de tomates de plantée :

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Rang 1 (de droite à gauche) : 15 délice (cerises rouges), 15 black cherry (cerises noires), 15 gold nugget (cerises jaunes), 27 noire russe (var. ancienne, noire, douce et peu acide), 20 coeur de boeuf (var. ancienne)

Rang 2 :  58 rio grande (type roma allongée), 16 beef arbason (grosses tomates)

Rang 3 : 38 cerisette-brin de muguet (petites tomates, type cocktail, très très bonnes et plutôt productives : bien que petites, elles ont un grand succès auprès des amapiens) , 38 cindel (ronde classique)

Rang 4 : 77 cindel

Rang 5 : 46 cindel, 30 estiva (ronde, à farcir)

Rang 6 : 76 estiva

 

Ensuite, mise en place de l’irrigation et irrigation  : 1 demi-journée, avant d’arrêter complètement l’arrosage pendant 2 semaines pour que les pieds fassent de bonnes racines bien profondes :

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On a dû changer les plans (et plants) initiaux  : à savoir autant de rondes cindel et d’estiva (celles qui sont pour faire “du volume” -enfin, pas d’inquiétude, ce sont comme même des variétés qui ont bon goût-) et 1 rang complet d’allongées : les plants de rio étaient chétifs, et certains d’estiva plus que chétifs :


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un plant “estiva” petit mais normal (échelle avec la paille) (photo du feuillage en cliquant sur la photo)

IMG_2423Un plant “estiva” chétif : plus petit, plus fin, feuilles moches et plus claires (clic sur photo)

Du coup, comme on s’était trompé en faisant des semis de beef arbason prévu pour la seconde série au moment des la 1ers semis, que ceux-ci étaient beaux, on a remplacé des “rio grande” par des arbason, et pour les estiva, on a remplacé par les cindel les plus belles.

Cela permettra d’ailleurs de faire un comparatif entre deux variétés de tomates “à farcir” (beef arbason et estiva) puisqu’elles auront été semées / plantées en même temps et dans les mêmes conditions, pour voir laquelle des deux est la plus rentable, et éventuellement faire un choix différent l’an prochain.

La raison de ces plants chétifs ? Il faut qu’on se penche sur la question. Aline pense que les godets après repiquage étaient trop près de la porte de la serre et ont eut plus froid. Je pense qu’il peut aussi y avoir un problème de bac chauffant (qu’il soit moins efficace à cet endroit -raisons multiples à vérifier-), car la porte en question est moins souvent ouverte que la seconde vers laquelle on observe pas tant de différence entre les plants. Une troisième raison est que les semis ont pu peiner avant repiquage parce qu’ils étaient sur le bord du bac chauffant et donc plus soumis aux écarts de températures que sur le milieu du bac (mais ça, on ne saura pas, vu qu’on ne se rappelle plus comment étaient placés les semis au départ). Il aurait fallu pouvoir faire tout de suite du purin d’ortie pour fortifier les plants dans 15 jours, mais voilà, y’a pas encore d’orties.

Tout ce boulot nous a demandé 2:30 à deux, soit 5 heures en tout. Sans compter le temps de travail du sol et épandage, le temps de semis, de repiquage et le temps de pose des ficelles cet après-midi (1:30 en tout) pour les palisser quand ce sera le moment.

Déc 052012
 

Après avoir fini de ramasser les betteraves il y a une dizaine de jours (presqu’1 tonne au total quand même 🙂 🙂 :), ça au moins ça a bien fonctionné 🙂 🙂 :)), on a entrepris de les mettre en jauge il y a quelques jours.

On a d’abord trié les plus grosses des plus petites : ces dernières seront vendues en premier alors que les plus grosses qui se conserveront mieux sont mises en jauge, c’est à dire stockées dans la terre pour se conserver.

C’est très facile, d’abord il faut creuser. On a choisi de les mettre à l’abri sous serre, les -15° pendant 15 jours de l’an passé m’ont quelque peu, heuuuuu, refroidie.

On pose au fond un vieux voile de forçage qui ne peut plus servir à protéger les cultures, qu’on plie en deux pour le doubler afin qu’il soit plus solide. Cela permettra de sortir plus facilement les betteraves au fur et à mesure de la demande.

Puis on dépose délicatement au fond les betteraves effeuillées et équeutées  :

là, on les réparties bien, histoire de dire.

Ensuite, on ratisse le sable qui a été déposé sur les côtés quand on a creusé, pour les recouvrir. Il faut quand même que l’épaisseur de sol au dessus des betteraves soit suffisant pour empêcher la lumière de passer et les feuilles de repousser.

 

Pour fignoler la mise à l’abri du froid, de l’humidité et un peu de la lumière on a recouvert d’un voile de forçage.

Et voilà les belles grosses betteraves que vous aurez cet hiver dans vos paniers :

 

Le jaugeage permet aux légumes d’être stockés à température et hygrométrie stable et idéale.

N. B.  : quelques semaines auparavant, on a procédé exactement de même pour les navets. Cela pourrait être fait aussi pour les carottes (mais chez nous elles passent l’hiver en terre dehors sans trop de problème).

Juin 132011
 

Ici, sous serre, les tomates sont prêtes à mûrir, mais dans les jardin il va être temps de faire le premier palissage et la première taille.

Voici une technique, j’espère que les (nombreux) maraîchers (de pointe, je ne leur arrive encore pas à la cheville) qui me lisent corrigeront si je dis des âneries.

L’exemple est sur ficelle, sous serre, mais faut imaginer que la ficelle tendue de haut (sur la structure de la serre) en bas (sur le pied de tomate) peut-être assimilée à des tuteurs dans le jardin. Le palissage des tomates est comparable à celui des concombres, que j’ai expliqué dans un précédent article.

Voici donc un pied de tomate, prêt à se casser la gueule :

Il va s’agir de mettre une ficelle, de le tuteurer dessus, c’est à dire le faire tourner autour, puis d’enlever tous les gourmands.

La ficelle, accrochée par le haut sur des câbles courant dans toute la serre, doit être fixée au pied de la plante :

Un noeud simple suffit, mais il faut penser à le placer sous une feuille afin qu’il soit retenu et que la ficelle ne se détende pas. Lors de la fixation de la ficelle, cette dernière doit être tendue mais pas raide, sinon, au fur et à mesure des palissages successifs, tourner la plante autour devient trop difficile et on risque de casser le pied de tomate.

Voici une vidéo qui montre le palissage, suivi de la taille :

Comme vous le voyez sur la vidéo, on tourne la plante autour de la ficelle, en faisant passer la ficelle sous les feuilles, un tour à chaque niveau de feuille, c’est bien. Attention, à ne pas la faire passer sur les tiges des bouquets ! Au début, c’est un peu stressant, et on se demande si la plante va résister, mais faut pas s’y fier ce sont des coriaces. Vous connaissez le roseau ? Ben les tomates c’est pareil, ça ploie mais ne rompt pas (en vérité ça arrive, mais on est pas obligé de prendre des pincettes non plus). Vous verrez, après 5 palissages successifs dans la saison pour 600 pieds de tomates, vous trouverez qu’elles commencent à bien faire, ces chochottes !

Je vous conseille de palisser d’abord, et de tailler ensuite, avant de passer au pied suivant. Ainsi, si en palissant vous cassez la tête qui permet à la plante de croître et donner des fruits, vous pourrez toujours être sauvé par un gourmands.

Mais d’abord, qu’est ce qu’un gourmand et pourquoi vouloir à tout prix tailler les tomates ? La plante est composée de bas en haut de racines, d’une tige principale, de feuilles, et tout en haut d’un bourgeon terminal, qui fait un bouquet de fleurs (qui deviendront des fruits, et en l’occurence des tomates), puis continue de pousser pour faire d’autres feuilles, puis d’autres fleurs etc… Voilà le principal. Sous chaque nouveau bouquet et à la base de la feuille qui est juste en dessous se forme un gourmand : c’est une tige secondaire qui possède également un bourgeon terminal qui va lui-même faire des fleurs, des feuilles et tout le bazar. Outre le fait que ça fait partir le pied de tomate dans tous les sens et qu’on ne sait plus quoi palisser, il prend sa part de ressource (nourriture, eau, etc…) qui du coup de va pas dans la tige principale. Pour permettre à la tige principale de profiter à 100% de la ressource, on enlève donc les gourmands, le plus tôt possible dans leur stade de développement ce qui permettra d’avoir des fruits plus beaux,plus gros et sûrement meilleurs.

Donc, voilà, une fois que vous avez palissé, vous enlevez les gourmands. J’ai oublié de faire une photos après la taille, ce qui n’est pas malin, mais je pense que tout le monde a compris.

Vous êtes maintenant parés pour savoir quoi faire de vos pieds de tomates. Mais il reste quelques trucs à savoir :

  • Il faut palisser/tailler tout les 7-10 jours,
  • Attention, il y a des gourmands au pied juste au dessus de la racine, ne vous laissez pas avoir !
  • Tous les trucs vieux et fanés, ça continue quand même à pomper sur la plante, sans aucun intérêt (pas de fruits, pas de photosynthèse…). Vous pouvez donc sans vergogne effeuiller le bas du pied de tomate situé sous le premier bouquet dès que celui-ci rougit (garder 1 ou 2 feuilles). Plus tard dans la culture, quand votre tige principale fait près de 2m, et qu’il y a plusieurs bouquets en cours, ne garder qu’1 feuille sur 3,
  • Si vos bouquets comportent plus de 5-6 fleurs il faut enlever tout ce qui est en trop, sinon vous allez épuiser la plante (j’ai eu des bouquets de 20 fleurs avec ces conditions climatiques de fou !!),
  • Certaines variétés font plus de gourmands que d’autres, c’est normal,
  • Certaines variétés anciennes ont du mal à faire durer le bourgeon terminal de la tige principale (les noires de crimée par exemple) : dans ce cas, je vous conseille de toujours garder le dernier gourmand, au cas où, pour faire repartir le pied dessus en cas de problème. Si vous ne savez pas comment vont se comporter vos variétés, faites ainsi par défaut et vous observerez facilement après quelques palissage/taille si le bourgeon terminal semble bizarre.

Au jardin, vous pouvez en profiter pour faire des structures originales et artistiques qui serviront de tuteur. J’en ai vu dans un jardin de Lombron, très jolie. Vous trouverez quelques exemples et idées sur ce site.

Les tomates cerise ne nécessitent pas de taille, vous pouvez les conduire en buisson. Toutefois, je serais tentée de couper certaines têtes des nombreuses branches pour limiter un peu la prolifération et permette à la plante de se concentrer sur les autres. Je pense que le pied n’en durera que plus longtemps. Pour ma part, je taille les tomates cerise, sinon on ne peut plus passez dans les allées, jusqu’à ce que le plante soit assez haute pour passer par dessus le câble sur lequel est accroché la ficelle de tuteurage,  puis je les conduis sur 2 ou 3 brins (pas plus sinon, trop de poids sur le câble et la structure de la serre). Michel les fait tuteurer sur du grillage et ne les laissent pas pousser au-delà d’1m50 de haut si mes souvenirs sont bons.

Comme pour les concombres, attention à ne pas louper un tour de palissage, c’est plus difficile à faire quand les plantes se sont tordues parce qu’en poussant, la partie neuve retombe par terre et prend le pli tordu. On risque alors de casser le pied en le remontant de force.

Avr 062011
 

Voilà (DÉJÀ !!!) deux semaines, nous avions prévu le montage d’une nouvelle serre. Indispensable pour cet été et les tomates. Elle nous a en fait déjà manqué cet hiver pour pouvoir faire des rotations correctes dans les serres et laisser le sol se reposer un peu.

Si nos envies de multinationale d’expansion se concrétisent, une serre supplémentaire sera encore bienvenue.

En attendant, et en espérant que le jour prévu du bâchage soit propice (pas de vent pas de pluie) Fred a commencé à préparer le chantier 10 jours avant. La serre était comprise dans l’achat de la ferme, mais n’avait jamais été montée.

Déballage, et pointage des éléments, lecture de la notice…

montage du pignon et préparation des éléments à monter en attendant de l’aide.

Puis en début de semaine Hadrien et Ludo sont venus mettre la main à la patte. En gros sans eux ç’eut été impossible.

fignolage du pignon. Je peux cafter, ça leur a pris 1:30 à réfléchir dans tous les sens.

Ainsi, en moins deux jours, c’était réglé, une belle structure complète :

construction des arceaux (18 en tout)

une fois tous les arceaux et les deux pignons montés : ce qui aura pris autant de temps que de monter le premier pignon 😀

mise en place des filins de nylon (ou un truc du genre) qui servent à éviter que la bâche ne pende entre les arceaux.

Le temps prévu pour ce we n’était pas fabuleux, mais je suis pas assez en forme pour faire un article à suspense, alors, je vous dis tout de suite que malgré tout, on a eu le temps qu’il fallait : pas de pluie et pas de vent (sauf pile au moment de passer la bâche par dessus la serre, mais ça s’est bien terminé).

Donc en ce samedi matin, nous avions convoqué une fameuse équipe de creuseurs : en 5’5″ ce fût réglé et deux magnifiques tranchées prêtes à accueillir la bâche furent creusées : 40 par 40 au bas mot ! Fred qui était chef de chantier a été très strict là-dessus. En effet, les tranchées sont indispensable pour maintenir la bâche enterrée. Avec ce système-là, c’est la bâche enterrée qui tient l’ensemble de la serre. Il existe aussi des systèmes avec bâche non enterrée, ce qui est pratique pour aérer, mais par contre, la structure doit être ancrée au niveau de chaque arceau et la bâche maintenue sur la structure par un ensemble de drisses.

En fait ça a été tellement rapide (9 personnes en plus de Fred et moi) que c’était fini en 1:15. J’ai à peine eut le temps de m’occuper de  l’indispensable irrigation du jour et de me retourner pour donner 2 – 3 coups de pelles. Bravo pour cette efficacité !

là c’est déjà presque fini !

 

Puis, arrivée d’une seconde équipe en début d’après midi pour la pose de la bâche. Là encore, grâce au concours de 14 autres personnes ça a été très rapide : 1:30. Par contre, on était à peine assez pour bien faire le travail. Avec 2 personnes de plus ça aurait été parfait. À retenir pour la prochaine fois.

Tout a été très facilité par l’intervention de nos voisins et amis concurrents du GAEC du Grillon qui ont dirigé d’une main de maître le montage de la bâche. Encore une fois, ils nous sont indispensables.

Bon, déjà, on déroule la bâche :

Puis on la fait passer de l’autre côté de la serre pour la recouvrir. À ce moment -là, personne ne peut prendre de photos, tout le monde a les mains occupées à tenir la bâche. Il faut imaginer que deux personnes sont grimpées sur les pignons et d’autres se déplacent le long des arceaux sur des escabeaux pour la faire avancer. Il ne faut surtout pas que les arceaux soient humides, sinon la bâche colle dessus et est impossible à déplacer. C’est bien entendu à ce moment-là qu’il y a eu un coup de vent, mais il faut croire que le tas de personnes qui était accroché dessous faisait le poids !

la bâche posée vue d’extérieur

la bâche posée vue d’intérieur

Bon… C’est là qu’on s’est rendu compte qu’il y avait un gros problème. On avait anticipé un tas de problème vu que dans cette ferme, dès qu’on utilise quelque chose, ça marche pas. C’est pour ça que Fred avait fait un pointage minutieux du matériel avant de monter la serre. Pour autant ça n’a pas suffit puisqu’une fois posée, il s’est avéré que la bâche n’était pas assez large. Au lieu de dépasser de chaque côté de 1m20 environ, ce qui permet de bien l’enterrer, il ne dépassait que 40 cm de bâche. Il fallait malgré tout s’activer, et nos comparses du Grillon ont pris rapidement les choses en main et décidé qu’on allait s’en contenter. Pour rendre la chose possible, il fallait remonter le fond des tranchée. Oui, je sais, chers creuseurs,  ça veut bien dire reboucher… (Hem hem…)…

donc, là, on rebouche un peu

Il convient que la bâche reste tout le temps bien tendue, donc pendant que certains rebouchent, d’autre tiennent fermement la bâche.


On passe enfin à la phase suivante : déposer une première couche de terre sur la bâche sur un premier côté de la serre pour la maintenir et commencer à la tendre : on fait un boudin dans un repli de bâche : quelques-uns tiennent ce repli pendant que les autres déposent la terre.

Puis, sur ce boudin, on remet un bonne couche de terre.

voilà ce que ça donne à la fin de la manip’

Après ça, c’est parti on fait la même chose de l’autre côté, en tendant la bâche le plus possible. Ici on l’a fait par moitié, comme on peut le voir :

Il faut vraiment très bien tendre la bâche, c’est la garantie de la réussite de la pose.

on sent que ça se relâche et que le plus important est fait !

Enfin, des deux côtés, on met des tas et des tas de terre sur la bâche pour bien en alourdir le bas et la faire tenir au mieux.

Et voilà :

Il reste néanmoins un peu de boulot : installer l’irrigation aérienne, les supports de culture, les portes…

Encore quelques jours quoi.

Merci à l’équipe de la semaine : Hadrien et Ludovic

Merci à l’équipe du samedi matin, fameux creuseurs : Brieuc, Nicole, Daniel, Philippe, Marie, Adalberto, Mickaël, Stéphane et Boris.

Merci à la grosse équipe de samedi après-midi : Théo, Joël, Vincent, Florence et Laurent, Olivier, Valérie et Guillaume, Philippe, Stéphane (encore), Thierry, Alain et surtout, surtout, Cor et Jean-Marie, nos chers concurrents sans qui rien n’aurait été possible et qui n’ont même pas saboté mes échalotes.

Merci à Florence et Valérie (et ouais deux fois) qui ont en prime fait du désherbage.

Et retenons la phrase du jour : “Finalement, le travail c’est pas si mal” (Brieuc, qui n’est quand même pas bien vieux)

Fév 212011
 

La culture de l’endive est une culture longue qui s’étale sur près d’une année.

La première étape a été de semer l’endive à la fin du mois de février 2010, dans la serre de semis et en petites mottes. On l’a ensuite repiquée en plein champs à la fin mars-début avril.

Pendant tout le printemps et l’été, la plante pousse; la partie aérienne ressemble à une salade (l’endive est une chicorée comme la scarole). La racine, qui est la partie qui va le plus nous intéresser, va pousser pour devenir assez massive.

À l’automne, 1 ou 2 mois avant de compter récolter des endives, on arrache les racines. On peut les laisser ressuyer, c’est à dire les laisser à même le champs quelques jours(s’il ne gèle pas). Ensuite, on taille les racines pour qu’elles aient la même longueur et quelles ne soient pas trop étalées. On coupe les feuilles à 2 ou 3 centimètres au dessus du collet (la limite entre les feuilles et la racine). Les endives sont alors prêtes à être mises en place.

On a creusé une fosse dans une serre pour remettre les racines en terre. La racine (très développée chez l’endive) constitue une réserve pour la plante. L’endive est en fait le gros bourgeon qui va sortir de la racine. Cette étape s’appelle le forçage de l’endive. Les racines sont donc mises côte à côte dans la fosse, en mettant le collet au niveau de la surface du sol.

On a recouvert les endives d’un film noir pour qu’elles soient à l’abri de la lumière et accessoirement cela les maintient un peu plus au chaud. Elles ont été installées autour du 12 décembre 2010. Je pensais qu’elles seraient récoltées 1 mois ou 1 mois et demi après mais avec le froid qu’on a eu, ça a été plus long que prévu. Du coup les endives sont arrivées trop tard pour se retrouver dans les paniers et j’en suis désolé. Nous les vendrons donc sur le marché de Lombron, le vendredi soir.

On a regardé de temps en temps sous le plastique noir pour voir où ça en était (comme sur la photo suivante environ 5 semaines après la mise en place).

Enfin voici le jour J: les endives sont prêtes!

Première récolte le vendredi 18 février, et on devrait pouvoir en récolter pendant encore 2 semaines.

A déguster en salade ou comme endives au jambon. Elles sont très bonnes et pas du tout amères. Bon appétit!

EDIT : au dessus de la Loire, c’est une erreur de les semer en février, il faut le faire mi-avril ! On l’a appris à nos dépends en 2011.

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