Août 102017
 

Je m’étais donnée le challenge de créer durant l’été des “rotations perpétuelles” juste pour les serres (c’est plus facile) ; c’est à dire faire les plans jusqu’à la fin de temps en année 1 ; année 2 ; année 3 …. et cycliquement.

C’est chose faite après quelques tortures de mes méninges. Je voulais également regrouper au plus possible les familles de légumes pour n’avoir qu’à “glisser” les cultures d’une année sur l’autre.

Couleurs par familles :

bleu : chenopodiacées jaune : protéagineux
rouge : solananacées violet : cucurbitacées
vert clair : valérianacées vert foncé : asteracées (et aromates parce que c’était plus simple)
orange : ombellifères rose : crucifères (dominant pour le mesclun)

(pour les 4 années à venir. Je n’ai pas poursuivi mon glissement plus avant, mais il faut faire glisser les planches chaque année jusqu’à la 9ème suivante vers le bas (9 à cause du nombre de solanacées en été)

Configuration :

  • 6 serres / 22 planches de 36 à 40m
  • région France / Pays de la Loire / Sarthe
  • climat océanique dégradé
  • sol sableux réchauffant vite / sol très pauvre à petits rendements
  • commercialisation essentiellement en AMAP nécéssitant de pouvoir faire 100 paniers par semaine ; et 3*30 identiques
Nov 232016
 

(Principe des rotations dans cet article)

Depuis 2010, à notre arrivée (ordre chronologique inversé) :

En 2017 :

Suite aux discussions d’AG d’AMAP, on a décidé d’arrêter les salsifis pour les paniers et de n’en faire que pour les commandes et la boutique en ligne. Soit 1 planche au lieu de 3 ce qui libère de la place pour les patates douces qui ont trouvé un très, très grand succès : on va doubler leur surface. On devait continuer les épinards, mais sous serre uniquement au printemps (en reflexion pour l’automne, dehors) ; malheureusement le temps de monter la nouvelle serre dans laquelle ils devaient être semés, et le temps de semer est passé. Ce sera pour 2018 !

2017

En 2016 :

on a choisit d’arrêter de produire des patates de conservation pour libérer de l’espace dans les champs : ainsi, on peut produire plus d’autres légumes (plus de variétés, par exemple les patates douces, et plus de certains légumes qu’on faisait déjà) et faire des rotations plus faciles.

Rotation-20162016

Rotations 2015 :

Rotation-20152015

Rotations 2014 :

Nous avons amendé le sol très fortement en 2013 avec beaucoup de fumier, du calcaire et du magnésium. On a vu que ça payait !

En 2014, je continue de tourner, mais avec un peu plus de souplesse grâce à cette amélioration apportée. J’ose les choux sur la parcelle de sable pauvre, alors que je ne pensais pas pouvoir même y songer ! C’est peut-être un pari, mais on verra.

La seule contrainte a été de bien penser ce qui allait succéder aux parcelles “sales” (les courges 2013 étaient quand même pas mal enherbées). J’espérais faire des carottes à la suite, ce sera finalement des betteraves, très simple à désherber et surtout plus tardive à implanter donc qui permettent de faire des faux semis en amont. Et donc, des choux dont le désherbage est encore plus simple pour l’autre parcelle ayant contenu des courges.

(Ben va être soulagé que les fraises aient bougé)

Rotation-20142014

Pour 2013 :

L’expérience aidant, je rajoute la difficulté de regrouper ensemble les cultures qui s’arrosent de la même façon (sol ou aérien) pour optimiser le placement du matériel et surtout pour éviter que les légumes qui ne doivent pas être mouillés en partie aérienne (évite les moisissures) ne se retrouvent à côté d’une rampe d’arroseurs :

Rotation-20132013  ce qu’on avait prévu

(J’attends que le technicien approuve ce plan, mais je le trouve pas trop mal, au vu de l’historique. EDIT : rotations 2013 approuvées).

EDIT DE MAI 2013

Finalement, vu les difficultés de production de tout ce début d’année, plusieurs choses ont d’ores et déjà pas mal bougé, et puis, en plus, on s’est rendu compte que par endroit je m’étais carrément plantée sur le nombre de planches disponibles. J’ai donc refait un plan correct avec le bon nombre de planches et l’ai modifié en fonction des éléments suivants :

  • mauvaise levée des oignons >> 2 planches au lieu de 5 prévues >> 3 planches disponibles
  • mauvaise levée des choux fleurs >> 1/2 planche au lieu de 2 prévues >> 1 planches disponible
  • parcelle pour choux chinois et épinards non accessible à l’époque prévue de la plantation >> choux chinois et épinards déplacés, remplacés par bettes (qui se plantent plus tard, quand ça avait un peu séché)
  • épinards/mesclun débarrassés (c’est normal mais je n’y avais pas pensé) >> cultures à la suite
  • choux d’hiver et choux fleurs hiver déplacés, pour laissé place aux carottes
  • cultures supplémentaires de betterave de printemps
  • planches supplémentaires de brocolis (peut-être) choux d’hiver
  • j’avais complètement oublié les navets pour cet hiver (hem hem)

Voilà donc le plan 2013 définitif (enfin, j’espère)

Rotation-2013plan réalisé (mai 2013)

Comme on voit c’est pas évident de suivre des rotations correctes (encore moins idéales) : un problème dans une culture peut le remettre en cause.

Rotations 2012 :2012

Rotation 2011 : 

2011

Rotation année 1, 2010 : 

(je me suis pas trop foulée pour le schéma on voit bien)

 

2010

 

Nov 232016
 

Et désormais : les rotations perpétuelles ! (de 2017 jusqu’à la fin des temps)

(par ordre chronologie inversé de 2010 à 2017)

(mise à jour régulière)

printemps/ été 2017

Nouveauté en 2017 !! Une nouvelle serre pour 6 serres en tout et 1800m² total à peu près. En fait on n’a pas eu le temps de faire les épinards, la serre n’était pas finie de monter.

rotationserres-2016-2017

hiver 2016-2017

RotationSerres-2016été 2016

RotationSerres-2015-2automne-hiver 2015-2016

Serres-2015printemps-été 2015

RotationSerres-2014-2automne 2014 – hver 2015

RotationSerres-2014été 2014

RotationSerres-2013-2hiver 2013

RotationSerres-2013-1été 2013

RotationSerres-2012-2hiver 2012-2013

 
RotationSerres-2012-1 été 2012

RotationSerres-2011-2hiver 2011-2012

RotationSerres-2011-1été 2011

RotationSerres-2010-2hiver 2010 – 2011

RotationSerres-2010-1été 2010

Comme on voit, c’est pas facile de faire de bonnes rotations dans les serres. À partir de 2013, pour cette raison, j’ai décidé de faire les petits pois exclusivement à l’extérieur. Je gagne en place et en rotation, ce que je perds en précocité. C’est mieux pour le sol, même si les petits pois ont un intérêt certain en tête de rotation (protéagineux, donc nourrissent le sol en azote avec l’azote de l’air, l’azote étant l’engrais principal pour les légumes). De ce fait, je peux faire en 2013, 2 planches de courgettes sous serre au lieu d’1, j’ai le temps de passer les cultures les unes derrière les autres (c’est un peu chaud, mais ça passe, alors qu’avant je devais débarrasser des cultures qui auraient encore pu produire pour placer les suivantes), et je peux améliorer petit à petit le sol en insérant des engrais verts dans la rotation : ils peuvent se placer à un moment plus intéressant, d’un point de vu de la demande en place que les petits pois du mois d’avril/mai.

EDIT !!! avec la nouvelle serre en 2017, on peut refaire des petits pois et des épinards sous serre ! Et hop on regagne de la précocité :-). En plus on fait une planche de carotte primeur de plus et ça va être bien confortable.

Jan 072016
 

Faire des rotations (par famille de légumes) est indispensable en agriculture biologique. Elles permettent :

  • d’éviter les maladies, qui sont souvent spécifiques d’une famille (par exemple le verticilium sur les solanacées)
  • de répartir les ressources du sol (les différentes plantes n’ont pas les mêmes besoins) en permettant qu’un élément du sol très prélevé l’année 1 par une plante puisse se reconstituer les années suivantes.
En moyenne, la durée de retour d’une famille sur une parcelle est de 3-4 ans, parfois plus.
Il faut composer avec la nature du sol, comme quand chez nous, les parcelles sont aussi différentes :
type de sol
Rotation-surfacessurfaces
L’idéal serait d’avoir une grosse parcelle supplémentaire pour une rotation supplémentaire avec des céréales. Mais sur une petite surface comme la nôtre, déjà pas rentable économiquement, ce n’est pas possible.

Bref, il faut se casser la tête tous les ans. Il faut donc placer toutes les cultures sur la surface, mais pas les mêmes familles à la même place qu’en 2012, ni 2011 ni d’ailleurs 2010 pour bien faire (c’est là que ça devient dur).
Quand on sait que je fais par exemple + de 800m2 de carottes par an sur 18000 ; et que le panais (300 m2) est de la même famille, et,  pour compliquer, qu’il faut que je garde les meilleures parcelles pour des cultures plus exigeantes, on comprend tout de suite que c’est un vrai casse-tête.

En gros les familles :

  • crucifères : choux/navets/radis
  • cucurbitacées : courges/courgettes/melon
  • solanacées : patates/tomates/poivrons/aubergines
  • liliacées : poireaux/oignons/échalotes/ail
  • protéagineux : pois/haricots
  • chénopodiacées : épinards/bettes/betteraves
  • ombellifères : carottes/panais/céleris/fenouil

Voir dans cet article les rotations que j’ai suivies depuis 2010, à notre arrivée

Nov 142013
 

Mise à jour des articles sur les rotations  avec les nouveaux plans

Pour les champs

Pour les serres.

Mai 292013
 

Après tant et tant de retournements de situations dans les champs, les emplacements prévus pour 2013 ne sont pas terriblement respectés.

J’ai donc mis à jour l’article sur les rotations.

Août 242010
 

Depuis presque le début de la récolte, soit quand même plus d’un mois, (ce qui prouve que c’est difficile de rester à jour sur ce site), on observe une dégénérescence très rapide de certains pieds d’aubergine :

  • Jaunissement et flétrissement des feuilles :

  • Qui dessèchent et se recroquevillent :

  • Le phénomène a été immédiat dès que la fructification à commencé. On l’observe surtout sur la variété “barbentane”, une variété ancienne, d’aubergine de forme longue. Toujours est-il que les fruits sont parfaitement ridicules, comme stoppés dans leur croissance et que les plantes donnent des aubergines de 3 à 10 cm de long et d’1 cm de diamètre (et moches en plus) :

Après mûre observation, il y a donc plus d’un mois, j’ai appelé à la rescousse notre technicien régional en maraîchage bio qui est une véritable mine d’or (et représente à lui seul un des intérêts de s’installer en région Pays de la Loire). Il a diagnostiqué du verticillium, un champignon du sol qui attaque la plante par la racine et empêche la bonne circulation de la sève. La variété ancienne barbentane étant moins vigoureuse que d’autres est plus sensible à l’attaque et flétrit.

Ce problème est assez fréquent sur les aubergines en maraîchage bio et est à mettre au crédit de rotation trop rapide : en gros, les rotations, c’est éviter de mettre plusieurs années de suite des légumes de la même famille sur le même sol (par exemple des aubergines derrière de tomates, des concombres derrière des courgettes, des petits pois derrière des haricots…) afin d’une part que les maladies spécifiques de la famille ne se reconduisent d’une année sur l’autre, d’autre part pour ne pas épuiser le sol. C’est difficile à faire avec les solanacées (famille des tomates, poivrons aubergines et pommes de terre) car, ils se conduisent sous serre en général et occupent beaucoup de place dans la saison, alors qu’en général on a pas énormément de serre. Pas assez en tous cas pour avoir une rotation suffisante qui devrait être de 4 ans minimum (les rotations les plus rapides sont de 3 ans, sur d’autres légumes).

Chez nous, on savait qu’on risquait des problèmes en installant les aubergines dans cette serre, dans laquelle il était manifeste que la dernière culture était des tomates. Mais pour diverses raisons, c’était difficile de faire autrement cette année et on a donc mal fait, sciemment. Finalement d’ailleurs, on s’en sort plutôt bien.

Pour résoudre cela, il faudrait éradiquer le champignon ou contourner le problème  donc soit :

  • en évitant pendant 3 ans de mettre des solanacées : sans proie, le champignon disparaîtrait,
  • en effectuant une solarisation du sol : technique qui permet de surchauffer le sol (permet également de désherber), mais nécessite que la serre soit vide en été : quasiment impossible à mon sens,
  • soit en utilisant des plants greffés, plus vigoureux donc résistant (mais là, le champignon est toujours dans le sol).

Heureusement, il me reste l’autre variété, bien plus vigoureuse. Et puis, les barbentanes ne concernent qu’à peine un quart de ma production d’aubergine (c’est d’ailleurs une variété qui ne me plaît pas trop à tel point que je me demande encore pourquoi j’en ai acheté alors que je savais très bien ce que c’était).

Voyez quand même le résultat :

(à gauche barbentane malade, à droite black pearl résistante)

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