Mar 172016
 

Visites récurrentes et effrenées d’un lapin qui semble avoir quelque troubles neurologiques, ou qui est pour le moins fort brouillon.

C’est beaucoup de dégâts pour de si petites carottes, surtout que par dessous, les petites rongeurs s’y mettent aussi.

Et que les petits chats chassent en courant sur le voile de protection et surtout en le défonçant 🙁

Jan 082016
 

On a appris cette semaine qu’il n’y aurait presque pas de fumier, au mieux moitié moins que ce qu’on peut se fournir habituellement c’est à dire 2 fois moins que nos besoins.

GlobalWarming

Juil 232015
 

Jour après jour, les pieds de melons meurent car ils se font croquer la racine par les taupes. Ces dernières suivent la gaine pour creuser leur galerie, et dézinguent les racines “gênantes” au passage (les taupes ado quittent le nid pour faire leur propre vie à peut près au moment où on plante les melons, je pense que c’est pour ça que c’est cette culture qui en pâtit le plus) :

IMG_7741

 

On avait eu le même problème l’an passé (sauf que je croyais que c’était les souris qui mangeaient les racines) et du coup cette année, on a fait 50% de melons en plus en pensant que ça suffirait à compenser la perte. Las ! Il y a beaucoup de taupes cette année (comme de pucerons, de souris diverses et variés et de lapins, d’ailleurs). On a perdu plus de la moitié des pieds et en plus la canicule a cramé les fleurs ce qui fait qu’il n’y a presque pas de fruits.

Une culture bien ratée, une culture qui coûte chère, du temps perdu une serre employée à rien ou pas grand chose et des consommateurs déçus à la fin !

Mais maintenant qu’on a cerné le problème, je pense qu’en décalant la gaine d’une 15aine de cm l’an prochain, on devrait éviter que la galerie des taupes passe par les racines. En attendant pour cette année, les melons vont être très rares 🙁 .

Avr 302014
 

Lundi de Pâques.

ATTAQUE DE LIMACES DANS LES CÉLERIS !

IMG_4289avant

IMG_4285après

On n’a jamais eu vraiment de problème avec les limaces ici, avec ce sol sableux si asséchant. Ces bestioles ont besoin d’humidité pour survivre. Mais après 2 années bien pluvieuses, elles sont maintenant bien en place.

Pas motivée pour deux sous de ramasser des limaces un jour férié après avoir travaillé toute la matinée et alors que j’avais prévu de faire la sieste des papiers l’après-midi, j’appelle les neveux pour venir m’aider (et me forcer un peu). Le grand n’en a rien à fiche mais le petit est méga motivé. Rendez-vous pris à 14:30 pour leur faire un sort.

À 13:30 :

“Allo Tata ? Est-ce que je peux venir tout de suite pour ramasser les limaces ?” (avec 1 heure d’avance, donc)

“Oui si tu veux”

“OUAIIIIIIIIIS, OUAIIIIIS, elle a dit oui !!!” *hurlements de la foule en délire*

Bref, après ça, le ramassage des limaces, c’est l’fun assuré.

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IMG_4294quand même

Fred ramassera à nouveau une quarantaine de limace le soir même et Aline et moi autant le lendemain matin.

Depuis ça a eu l’air de les calmer, mais une des 3 planches de céleris à été ravagée d’un bon tiers.

IMG_4299une planche qui a résisté à l’attaque (et qui a été bien désherbée, on peut le noter)

IMG_4300la planche du front des limaces… Bien éclaircie. (mais aussi très bien désherbée)

Juin 032013
 

Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.

On commence à peine à voir poindre l’espoir de récolter enfin quelques légumes, on accuse un retard énorme de multiples problèmes dans lesquels la trésorerie a un poids énorme, et alors que nos salades commencent à devenir bien pommées et bien belles, les biquets (qui ont pourtant une nouvelle pâture bien grasse et une clôture bien électrique -j’ai testé-), n’ont rien trouvé de mieux que de se sauver pour aller en boulotter une bonne centaine…

Mai 272013
 

Les constats après les gels de vendredi (-1°C) et dimanche matin (-3°C !!!) :

Sur les courges :à priori (mais on sera mieux fixé dans 2-3 jours) mois de 5% de pieds touchés

IMG_2681les traces de “brûlure” sont en fait des traces de gel

 Contre toute attente, sous voile de forçage, les haricots ont bien pris le gel, ça se voit même au travers :

IMG_2686on voit bien les tâches brunes de brûlure

En fait le voile verglacé, collé aux feuilles n’a pas rempli son rôle protecteur et même aggravé le phénomène en restant plus longtemps qu’il n’a réellement gelé, en contact avec les plants :

IMG_2687(heureusement, ceux-ci n’étaient pas encore en fleur, ils devraient s’en sortir, malgré un retard probable)

Quelques patates primeurs qui allaient justement fleurir ont gelé, sur le dessus du pied. On a eu peur pour cette variété, mais peu de dégâts finalement à déplorer :

IMG_2679patates primeurs variété Aniel, gelées

Par contre, sur la parcelle de la seconde série, pour la conservation, beaucoup de dégâts ! Les plants qui commençaient juste à sortir ont été laminés par le bas de la parcelle par le froid : (4 rangs sur 24 quand même)

IMG_26824 rangs de patates, mais rien au premier plan sur plusieurs dizaines de mètres

De près le plant est bien cuit ! D’autres, pire, semblent avoir gelé à 100% :

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Les fleurs de petits-pois ont l’air encore vaillantes. Je ne sais pas à quelle température elles commencent à souffrir sais maintenant qu’elles gèlent à -4°, on a quand même eu chaud ! (enfin, façon de parler).

Peu ou pas de dégâts dans les légumes situés sur les parcelles les plus proches des haies.  Les parcelles touchées sont celles situés sur le “haut” de l’exploitation, de part et d’autre des serres.

Mai 162013
 

Je l’ai déjà évoqué avec les choux de chine, les légumes sont très sensibles aux conditions climatiques et si elles ne sont pas cohérentes avec ce qu’ils ont prévu (température, pluviométrie, intensité lumineuse, durée du jour), ils se dépêchent de se reproduire pour être sûrs de faire des graines avant de dépérir (sans passer par la phase “bons à manger” qui précède).

On rencontre ce phénomène de “montée à graine” surtout au printemps quand les conditions climatiques sont très variables et qu’il peut suffire d’une semaine de différence au moment du semis pour changer complètement le destin de la plante. En maraîchage, on est calé à peu près d’une année sur l’autre en fonction du climat du coin, de son type de sol, des observations qu’on peut faire à chaque saison pour chaque culture, des moyens techniques dont on dispose (bac chauffant ou non, serre chauffée ou non, …), …

Mais en gros, pour une exploitation donnée, les dates de semis/plantations sont reproductibles d’une année sur l’autre pour une année à peu près normale et qui suit les saisons. Tout en sachant, qu’au printemps et pour les primeurs, on prend quelques risques (c’est une des raisons pour laquelle les primeurs sont plus chers).

Alors, voilà, quand on a un déficit de soleil, de lumière et de chaleur depuis plusieurs mois (pour les primeurs, parce que pour nous autres humains ça va faire plus d’un an maintenant ; et pour autant, est-ce qu’on monte à graine, nous, je vous le demande ?????) ; ben , ça ne se passe pas bien du tout, du tout dans les champs, et depuis le fiasco de choux évoqué plus haut, il ne se passe pas un jour sans qu’on déplore une défection légumière. Et croyez-moi, faut avoir un moral solide pour supporter ça.

Suivant les choux de chine, les carottes sous serre ne sont effectivement pas restées stoïques :

CarotteSerre-1

2/3 des carottes sont montées à graine contre environ 10% les autres années (sous serre, après 6 mois de culture, c’est une perte normale) : au lieu de 100 bottes par planche, nous n’en récoltons que 25-30. Pas de quoi pouvoir fournir 3 AMAPS

CarotteSerre-2il faut s’imaginer que sur ce volume, nous en jetons les 2/3

Les radis longs type “glaçon”, fait exprès pour le printemps, ont mis trop de temps à pousser et son montés avant d’atteindre la bonne taille pour être récoltés : RadisGlacon-1

100% de perte pour cette culture que j’avais programmée pour changer un peu des navets primeurs. Je les ai vérifié 1 à 1, espérant quand même récolter de ces bons radis, mais ils ont tous scrupuleusement fait une bonne tige solide.

RadisGlacon-3(clic pour voir des fleurs de radis)

Enfin, un peu de répit avec les épinards qui nous ont permis 4 récoltes avant de décréter que c’était bien leur tour de monter :

Epinardon voit bien le bourgeon floral au centre de cette touffe d’épinards

Ce qui ne monte pas à graine n’en peinent pas moins et beaucoup d’autres cultures rencontrent des problèmes. Les petits-pois par exemple, semés en février/mars on mis beaucoup de temps à pousser et sont déjà en retard d’un mois.

PPoisRameIci, devant mon petit 37, la variété à rame qui devrait normalement déjà dépasser le grillage et avoir des fleurs

PPoisNainla variété naine présente mieux, avec ses fleurs, mais reste très basse pour la saison : j’ai peur qu’elle ne s’arrête à cette première série de fleurs

Les betteraves, plantées il y a un mois n’ont presque pas bougé.  Ma crainte est qu’elles ne montent à graines dès que les conditions seront meilleurs pour elle. C’est un légume que je ne fais pas habituellement pour le printemps, mais qu’on a fait exceptionnellement cette année dès qu’on s’est rendu compte que tout peinait et qu’on n’allait pas avoir les quantité de légumes attendues ni nécessaires (tout comme le mesclun supplémentaire -… sans commentaire- ; les haricots sous serre et d’autres trucs que je prévois en plus grande quantité que d’habitude pour la suite).

BR-2

BR-1

Et, fin du fin, on a eu une gelée blanche post-saints de glaces, aujourd’hui 16 mai. En théorie passé le 15 mai, il n’y a plus de risque de gelée. Enfin, la théorie, c’était AVANT le changement climatique.

CourgettesPC-2 Devant Aline qui récolte les derniers épinards, on voit étinceler dans le soleil du matin les derniers cristaux de gelée sur cette feuille de courgette (clic pour une autre photo)

Je crois qu’on peut résumer la situation en affirmant qu’il y aura peu (pas ?) de primeurs cette année.

Bref, entre le temps qu’on subit, comme tout le monde, dans notre intégrité physique, avec absence de soleil et de chaleur depuis plus d’un an quand même, les légumes qui peinent et les cultures qui ratent pour cause de météo, l’angoisse de ne pas pouvoir fournir les AMAPs, malgré un travail acharné et la mise en place de cultures supplémentaires pour “sauver les meubles” (donc, encore plus de boulot, puisque les cultures supplémentaires prennent la place de cultures qu’on a déjà menées mais qui n’ont pas aboutit), la souris (ça, ça serait presqu’un divertissement à côté des déboires climatiques), les pertes financières que cela entraînent (dépenses supplémentaires à cause des rachats de semences, pertes de semences, mais aussi travail supplémentaire, avec en face, moins de vente donc moins de chiffre d’affaires pour payer tout ça) ; tant de problèmes récurrents (depuis plus d’un an ! ), on se sent vraiment démoralisés.

Mai 062013
 

Bon, ben, y’a pas que les choux de Chine qui ont raté, les concombres semblent bien partis pour nous lâcher incessamment sous peu.

Mercredi, sans savoir que l’autre a fait pareil, Aline et moi passons faire chacune notre tour dans la serre de concombre pour jeter un oeil de contrôle. On repère toutes les deux le même plant qui est tombé… et on se dit toutes les deux qu’on a dû le brutaliser en plantant ou qu’un chat s’est couché dessus (ouais, ils nous font quelques blagues de temps en temps).

Le lendemain, on passe devant ensemble et là, l’horreur :

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C’est pas 1 concombre tombé, mais 1/3 de la planche des concombre “long” variété Aramon. Le truc qui vous fait dire que le lendemain, y’aura plus un seul concombre debout :(.

Et on voit bien que ceux qui restent encore dressés n’ont pas l’air vaillants vaillants.

En enlevant les concombres malades, on se rend compte que le problème réside à la racine :

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IMG_2567système racinaire qui a disparu, collet resserré et en train de devenir fibreux : la sève ne peut plus passer (enfin, pour ça il faudrait d’abord avoir des racines).

Ces symptômes sont ceux d’un parasite racinaire entraînant donc une nécrose et en l’occurrence sur nos jeunes plants, une fonte des semis.

Il existe à nos latitudes 2 champignons qui pourraient être responsables de ce genre de dégâts sur les concombres : des oomycètes et en particulier le pythium ; ou un champignon d’une famille différente, le fusarium. Difficile de savoir exactement lequel des deux est le responsable chez nous. Il existe beaucoup d’autres maladies pour le concombre, mais l’un de ces deux là semble le plus probable. Pour les autres maladies non cryptogamiques, la plupart des semences F1 actuelles sont créées pour être résistantes.

La raison du développement de la maladie est probablement une rotation trop courte depuis la dernière culture de concombre dans cette serre (2 ans sans concombre, alors qu’il aurait fallu au mieux 3 ans). Cela peut également venir de la semence elle-même si elle a été produite par des plants malades (la première hypothèse me parait tout de même plus plausible). Les voisins du Grillon m’avaient d’ailleurs prévenu qu’après quelques années, on risquait de voir se développer des maladies racinaires sur les concombres même en faisant au mieux les rotations ; et devoir passer à des plants greffés (voir plus loin).

Sur des plants bien développés et en cours de production, le problème n’est pas forcément létal mais diminue la production ; et les fruits peuvent également présenter des symptômes et être impropres à la vente. Bon, là, sur de jeunes plants, chacun comprend que c’est irrécupérable.

Une solution réside dans la greffe du plant de concombre sur des plants de courgette. Je vais essayer cette solution et refaire une série de concombre si il me reste assez de semence de courgette pour ça (comme je m’en suis fait bouffé par la souris, rien de moins sûr qu’il reste de la semence dont je n’aurais pas besoin cette année pour faire des courgettes). Mais même si cette solution fonctionne, on aura un retard sur la production de concombre longs (les courts semblent en bonne forme pour le moment, sauf que la souris m’en a bouffé 1 gros tiers, donc avec cette seule variété, c’est un peu juste en quantité pour faire la saison).

Enfin, si cette solution s’avère concluante, il nous faudra à l’avenir soit acheter du plant greffé (beaucoup plus cher, et on maîtrise encore moins les dates puisqu’on ne gère pas le semis ; et pour ici où il faut pouvoir faire dans le précoce à cause de la mauvaise qualité des sols, ça c’est un vrai problème) ; soit faire soit-même les greffes, donc acheter de la semence de courgette en plus spécialement pour le concombre, faire un double semis (concombre + courgette : plus de temps et besoin de plus de place qu’on a pas) et passer du temps à greffer (…) : un concombre beaucoup plus cher à produire quoi. La graine de concombre long, c’est quand même déjà 1€ LA graine.

L’idéal serait que la terre entière et surtout les AMAPiens de la Sarthe, admettent enfin qu’il n’y a rien de meilleur que les concombres courts ! 😀 Ils sont moins chers, plus faciles à produire et bien moins sensibles à tout un tas de truc. Et carrément meilleur, si, si (pour tout dire, ils ont du goût, eux, en fait).

Je vous tiens au courant de ce que donne la solution de secours.

Avr 302013
 

Il y a deux ans, j’avais fait des choux de Chine, très utiles pour le maraîcher car précoces et rapides à produire pour le printemps qui est une période avec très peu de production, et donc d’autant plus difficile à gérer quand on vend en paniers.

Pour faire des paniers, il faut de la diversité et de la quantité : si on ne peut mettre  que des radis et des épinards (ce que j’ai en ce moment dans les champs par exemple), ça ne suffit clairement pas à faire une diversité suffisante pour un panier hebdomadaire à cuisiner pour se nourrir, et ça ne permet en quantité qu’un repas et, mettons, un apéro. L’enjeu est donc de réussir à avoir le plus de légumes dit “de conserves” produits en automne et début d’hiver (choux pommés et frisés, pommes de terre, courges, betteraves, céleris, navets, carottes et poireaux) et d’avoir les conditions de conservation adéquates pour pouvoir fournir des paniers le plus tard possible au printemps, grâce à cette réserve ; et compléter petit à petit avec les légumes primeurs au fur et à mesure qu’ils arrivent.

Chez nous par exemple et d’expérience, entre nos sols qui réchauffent vite mais qui sont très pauvres et pas du tout poussants (il faut qu’on compte en général 2 bonnes semaines de plus que sur un sol “poussant” pour que les légumes arrivent à maturité, et ils sont également plus petits) ; l’idéal serait de pouvoir fournir des légumes de conserve jusque début/mi-avril faire une pause de quelques semaines pour ensuite reprendre les récoltes vers mi-mai (en 3 ans, pour diverses raisons, comme manque de surface, mauvais stockage, manque d’expérience et mauvaises conditions climatiques, je n’ai pas encore réussi. C’est mon challenge).

Pour cela il faut évidemment une bonne réserve, et avec les conditions climatiques de 2012 (cf. pas mal d’articles de la catégorie “poisse“), ça a été encore pire cette année : fin janvier, il n’y avait quasi plus rien à manger dans les champs et dans les réserves. Heureusement, le système solidaire des AMAPs et surtout parce que celles que je fournis sont très compréhensives, nous aide à surmonter cette énième période difficile tant économiquement que moralement (encore merci, tous).

Nous avons donc pris le parti de faire autant que possible dans la précocité dans l’espoir de réduire au maximum la période d’arrêt : semis hyper précoces de mesclun, radis divers, et donc, chou de Chine. Il y a deux ans, j’avais mal choisi la variété (peu adaptée à la culture de printemps) et j’avais pu en récolter quelques uns mais la plupart avait “monté” (je vais expliquer ce terme plus loin, pas de panique). De plus, j’avais l’impression que les AMAPiens n’avaient pas tellement apprécié ce légume, ce qui m’arrangeait aussi, vu que je ne m’y retrouvais pas du tout économiquement puisque nous avions donc travaillé pour ne quasi rien récolter et qu’en plus je n’avais pas tellement apprécié cette culture, ni d’ailleurs le légume en lui-même. Mais, beaucoup m’en ont réclamé en fin d’année quand il s’est agit de choisir les semences de 2013, et en théorie, comme expliqué plus haut, c’est une bonne stratégie pour le printemps.

Mouais…

Vous vous en doutez, vu le titre de l’article, ça ne s’est pas passé très exactement comme prévu.

Voici le résultat à J-7/10 d’une récolte possible : une fleur qui pousse au lieu d’avoir quelque chose qui ressemble plus à une bonne grosse salade chicorée bien dense.

ChouChine-2

C’est ce qu’on appelle “monter à graine”; et c’est ce qui se produit quand la plante a connu des conditions difficiles (conditions qui varient selon la plante concernée et la saison) ; ou/et qu’il se met à faire trop chaud d’un coup.

En gros, la plante se dit : “oulàlà, cette saison est bien mal barrée pour moi, si je ne me dépêche pas, je vais mourir avant de pouvoir me reproduire et perpétuer l’espèce, je vais vite me dépêcher de faire des graines, sans passer par la phase feuillage”. Ce qu’elle s’empresse donc de faire dès que les conditions semblent s’améliorer (de son point de vue, s’entend, parce que bon, si je pouvais avoir des discussions philosophiques avec certains d’entre ces légumes “à feuilles” ;  on pourrait palabrer des jours sans se mettre d’accord, et pire, je n’arriverais certes pas à la convaincre de pousser correctement, c’te bande de têtus…).

Pourquoi ne pas consommer quand même le légume sous cette forme ? Parce que :

ChouChine-3le chou de chine monté n’a qu’une très petite quantité de feuilles, qu’on pourrait consommer feuille par feuille au début de la montaison, mais il faudrait une 20aine de choux pour avoir l’équivalent d’un chou non monté. De plus, tout devient rapidement très fibreux et peu goûteux. Quant à toute la partie “tige”, c’est sans intérêt, fibreux et dur. (je remets l’image du chou de chine attendu pour bien que vous vous rendiez compte de la différence, en cliquant sur cette photo).

Or, donc, forte de toutes ces connaissances et de mon expérience malheureuse d’il y a deux ans, j’avais quand même scrupuleusement choisi la variété que je voulais produire, le chou de chine Kaboko F1. La fiche conseil nous indique :

  • qu’il est très hâtif (planté vers le 20 mars, nous aurions dû pouvoir les récolter d’ici 10 jours),
  • qu’on le sème entre janvier et mars pour le récolter entre mai et juillet (j’ai choisi, par besoin, de le semer fin janvier, mais aussi pour ne pas risquer qu’il soit soumis à de fortes chaleurs (fortes chaleurs de fin mai-juin ; hein, donc bon ; ce n’est pas caniculaire non plus),
  • TOLÉRANT À LA MONTAISON. …

C’était donc sans compter sur les conditions difficiles de début 2013 (pire que début 2012 ; qu’on croyait pourtant dans la profession la pire année maraîchère de tous les temps) : froid, pas de soleil (donc non plus de lumière), humide ; puis chaud comme un printemps, puis re-froid comme en hiver mais au printemps, etc… etc… de quoi faire perdre la tête même à n’importe qui disposant d’un peu de sang-froid, et donc à fortiori de n’importe quelle plante.

Pour le coup, TOUS les choux ont monté, cette fois ; c’est  plus de 10 heures de boulot pour rien ! (sans compter le coût des semences/intrants).

ChouChine-1300 choux de chine semés/plantés/engraissés/désherbés/bichonnés, pour rien. RIP le chou de chine.

En outre, il semblerait que les carottes primeurs aient des velléités de suivre le même chemin. C’est normal d’avoir sous serre au printemps, une proportion non négligeable de légumes montés quand ils ont été semés à l’automne, mais la proportion semble malheureusement cette année bien plus importante que d’habitude (et leur taille n’est pourtant pas encore suffisante pour permettre la récolte :-().

Mar 282013
 

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Alors il faut savoir que ce potager partagé est menacé :

“Au cœur de Bruxelles, le potager Ernotte est un écrin de nature où poussent des fruits et des légumes savoureux. C’est un lieu de passage, de fête et d’échanges multiculturels qui a la particularité de rassembler régulièrement les habitants du quartier, les personnes âgées et les enfants venus des écoles voisines. On vient ici pour se ressourcer, entrer en contact avec la terre, fuir la grisaille urbaine et la tension qui en découle. C’est un espace où l’on prend le temps, un espace porteur de valeurs solidaires.

Au printemps 2011, ce potager Ernotte est menacé de destruction par la commune d’Ixelles qui envisage d’y bâtir des immeubles à logements privés. Un groupe d’irréductibles « potagistes » décide alors de résister à l’envahisseur et une lutte citoyenne s’engage face à une décision communale arbitraire.

Pascal Haass, un cinéaste habitant le quartier, rencontre alors Ulrike, Stefano et une vingtaine d’autres potagistes qui s’impliquent dans le but de faire entendre leur voix. Tour à tour drôle et émouvant, ce film se veut le reflet d’un questionnement plus profond sur la société de demain. Quelle place veut-on laisser aux espaces naturels et aux initiatives citoyennes ?

Pour la réalisation de ce film documentaire, nous sollicitons aujourd’hui votre aide afin de faire entendre la voix de ces potagistes. Devenez coprod du projet et parlez-en autour de vous.

Pour l’équipe du film,
Pascal et Gabriel”

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