Juil 232017
 

En ce moment, vous avez certainement dû en entendre parler, se tiennent les états généraux de l’alimentation, qui sont directement liés à l’agriculture française et de ce qu’on veut en faire :

Pourquoi des États généraux de l’alimentation ?

Annoncés par le Président de la République en juin dernier, les États généraux de l’alimentation visent à :

Pour une fois, les acteurs de l’agriculture bio on été conviés en amont à la structuration des états généraux et à la mise en place des consultations. On peut lire sur un communiqué de l’Agence Bio :(intégralité du message ici)

“Lancement de la consultation du public sur les États Généraux de l’Alimentation.

L’Agence Bio a participé au lancement des États Généraux de l’Alimentation afin notamment d’amplifier le développement de la filière bio, créatrice d’emplois et de valeurs dans nos territoires. Tous les domaines sont concernés : à l’amont, la production agricole, mais également à l’aval, la transformation, la distribution… Au total, l’agriculture bio représente près de 118 000 emplois directs en équivalent temps plein, soit 32 500 emplois gagnés en seulement 4 ans.

L’heure est maintenant à la consultation du public sur les Etats Généraux de l’Alimentation. Un site internet a été créé pour l’occasion : www.egalimentation.gouv.fr

Il s’agit d’élaborer un diagnostic partagé sur les différentes questions soulevées par les Etats Généraux de l’Alimentation et de formuler des propositions concrètes afin de nourrir l’agenda des solutions des différents Ministères.

N’hésitez pas à vous inscrire pour participer aux différentes consultation pour une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement et de l’homme sur l’ensemble du territoire.”

Il y a 10 consultations publiques :

C’est un peu enflammé, compliqué, mais très intéressant et peut-être qu’on peut espérer infléchir la politique agricole. Il est donc important que chacun donne son avis, et tout le monde peut le faire. C’est long et il faut réfléchir, mais ça vaut la peine non ?

Concrètement, voici comment ça fonctionne :

  • vous devez vous inscrire (en haut à droite) mais ça peut être un pseudonyme
  • pour chaque consultation il y a 3 parties
    1. le problème qui reprend et développe le titre de la consultation,
    2. les causes (plusieurs propositions, vous pouvez en outre donner la votre),
    3. les solutions (également plusieurs propositions, et vous pouvez aussi donner la votre).
  • pour ces trois parties, à chaque fois, vous avez la possibilité de donner votre avis avec des boutons “d’accord” ; “mitigé” ; “pas d’accord” et en plus d’argumenter votre avis. Vous pouvez également donner votre accord à des avis précédemment développés.

OK, je le reconnais c’est long, et fastidieux. Mais les participations déjà existantes sont passionnantes. Et, vous pouvez y revenir à plusieurs reprises jusqu’au 20 octobre. Vous pouvez ciblez les propositions qui vous intéressent dans chaque partie, et surtout lire celles déjà faites pour éviter les doublons ;).

Je m’y suis mise aujourd’hui, et dans un premier temps mon plan d’action est le suivant : donner mon avis sur chaque proposition (avec les boutons), éventuellement en argumentant ; lire les solutions proposées et donner mon avis sur les solutions. Je reviendrais probablement lire les causes un autre dimanche (ouiii d’accord, je n’ai pas pu m’empêcher déjà un peu fouiner… rhôôôô) 😉 .

Bonne participation et bon courage !

Fév 192015
 

Une BD en ligne à lire (et/ou) télécharger sur le site de la confédération paysanne.

“Un jour, dans une soirée, une copine m’a présenté un paysan” C’est ainsi que le personnage principal de cette BD, une citadine sensible aux enjeux environnementaux, rencontre un paysan de la Confédération paysanne, Michel. Elle est déçue car il n’a pas de moustache… 
Lagriculture paysanne expliquee aux urbains

Cette BD développée sur un ton humoristique présente de façon simple et pédagogique l’agriculture paysanne et ses 6 thèmes : autonomie, répartition, travail avec la nature, développement local, qualité des produits et transmissibilité des fermes. La BD retrace l’expérience des parents de Michel qui à travers la rencontre de nombreux paysans de la Conf’ essaient de reprendre la main sur leur mode de production et sur le sens de leur métier. À diffuser largement !”

Jan 142015
 

À lire dans Reporterre :

Les députés européens ont adopté mercredi une directive facilitant les autorisations de cultures transgéniques. Elles ne seront plus décidées au niveau communautaire, mais par chaque Etat. Et les entreprises pourront attaquer les interdictions. (…)

“Et les entreprises pourront attaquer les interdictions”

Une directive qui va faciliter l’adoption du Traité Transatlantique TAFTA.

Oct 092014
 

Un vaste accord de libre-échange est en cours de négociation entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Négocié en toute opacité, celui-ci comporterait de nombreux dangers pour les normes sociales, environnementales et sanitaires. Il représente aussi une menace démocratique dans la mesure où il permettrait aux multinationales de poursuivre les Etats devant des tribunaux d’arbitrage privé. Cette vidéo fait état des menaces que représente le projet de traité transatlantique (TAFTA).

Plus d’information : http://www.collectifstoptafta.org

Mar 092013
 

Dites à vos élus à Bruxelles de voter en mars pour une autre politique agricole !

“Depuis plus de 50 ans, les pratiques agricoles industrielles qui polluent  le sol,  l’eau et  l’air ont été subventionnées et encouragées, alors que l’agriculture de qualité a largement régressé. Avec près de 50 milliards d’Euros annuels, la  Politique Agricole Commune représente 40% du budget européen. Ainsi, ce sont vos impôts qui sont gaspillés.

Les dommages pour nos campagnes et notre agriculture sont frappants : en Europe 3,7 millions d’emplois agricoles ont été perdus au cours de la dernière décennie, et 300 millions d’oiseaux des champs ont disparu depuis 1980. En France, 91% des cours d’eau sont contaminés par les pesticides. C’est inacceptable ! Le temps est venu de transférer les aides publiques vers des pratiques agricoles qui respectent l’environnement, et permettent de produire une alimentation saine aujourd’hui et pour les générations futures. Il est plus que temps d’avoir une politique agricole qui bénéficie à la société dans son ensemble.

Si vous ne voulez pas que vos impôts subventionnent des pratiques qui dégradent l’environnement et les paysages et contribuent à la diminution du nombre d’emplois en agriculture, demandez à vos députés européens de voter mi-mars pour une politique agricole plus verte et plus juste. Pour la première fois depuis 50 ans les députés européens sont en mesure d’orienter la Politique Agricole Commune vers plus de durabilité et moins de gaspillage d’argent public. Il s’agit d’une occasion à ne pas manquer !

Faites-leur savoir que vous voulez que votre argent soutienne une agriculture respectueuse de la nature ! http://fr.farmingfornature.eu/

 

Je rajoute mon grain de sel :

Rappelons que les aides de la PAC sont des aides à l’hectare, qui bénéficient donc au plus gros exploitants ; mais aussi aux industriels.
Il y a depuis peu des aides pour les maraîchers (entre autres) qui n’existaient pas du tout avant : pour une exploitation comme la mienne, cela correspond à 1300€ par an, charges déduites (10000€/an pour un petit céréalier conventionnel avec une centaine d’ha)
Les aides soumises à normes environnementales ont été fortement écrémées, et de toute façon ne sont que des mesures incitatives (personne ne vient vérifier que vous avez bien fait les 5 mètres de zone tampon à côté de la rivière ou du fossé, comme vous l’avez déclaré, hein…).

Bref, il est temps que ça change et que soient prises en compte la préservation et l’amélioration de l’environnement, la création d’emploi (2 travailleurs à temps plein sur ma ferme, dont 1 salariée et 1 patronne qui se paie 0€ pour 50 à 100 heures par semaine ; contre 1 travailleur à temps très partiel (<50% du temps légal de travail quand même..) sur une exploitation céréalière d’une centaine d’ha).

Jan 222013
 
Tous les citoyens européens sont invités à donner leurs avis sur la politique de production agricole biologique.

Vous pouvez remplir le questionnaire en ligne, mais également donner d’autres suggestions de réflexions comme par exemple sur le volet social (qui n’est quasi pas abordé dans ce questionnaire), sur les aides PAC qui pourraient (devraient ?) mieux prendre en compte l’agriculture biologique (plus durable, surfaces plus petites mais plus créatrice d’emploi), …

 

Consultation en vue du réexamen de la politique européenne relative à l’agriculture biologique

Contexte – L’agriculture biologique dans l’UE

L’agriculture et la production biologiques jouent un rôle économique important dans le paysage agricole européen. Elles peuvent offrir des débouchés commerciaux aux producteurs agricoles qui souhaitent répondre à la demande croissante de produits de qualité respectueux de l’environnement.

Dans le cadre de la politique agricole commune, la production biologique est soutenue par le budget, les politiques et la législation de l’Union européenne. Cette approche vise à renforcer la confiance des consommateurs, tout en créant les conditions d’une concurrence équitable entre les producteurs de produits biologiques dans les 27 États membres. Les dispositions relatives à la production biologique sont énoncées dans le règlement n° 834/2007 du Conseil et le règlement n° 889/2008 de la Commission.

L’agriculture biologique n’utilise qu’une partie relativement limitée de la superficie agricole de l’Union européenne — environ 5 % — mais ce secteur est en pleine expansion du fait d’une demande en croissance constante. Avec la crise économique, les consommateurs continueront-ils de s’orienter vers un mode de vie plus durable et de privilégier les produits biologiques ?

Questions soulevées dans cette consultation 

Cette consultation permettra à la Commission européenne de recueillir vos avis sur la meilleure manière de développer l’agriculture biologique.

(…)

 

Sep 092012
 

“Depuis le début du 21e siècle, l’Europe traverse une période de profonds changements. Un des enjeux vitaux concerne l’agriculture et les zones rurales, ain

si que la relation entre agriculteurs et consommateurs. C’est le domaine de ce qu’on appelle la politique agricole commune de l’Union européenne (ou PAC).

L’Europe invite chaque citoyen à donner son avis en répondant au questionnaire suivant : cliquez ici.”

À mon humble avis de maraîchère bio en galère, les choix proposés relatifs aux revenus des agriculteurs, à la PAC et aux systèmes de subventions sont trop restrictifs. J’ai cherché un contact pour donner mon avis à ce sujet, pas trouvé. Par défaut, j’ai dû dire que je n’avais pas d’avis alors que j’ai bien réfléchi à la question.
Ceci dit, bien que j’ai quand même des doutes sur l’utilité d’une telle enquête et sa réelle prise en compte pour les débats à venir, ne boudons pas l’occasion de se positionner (un peu).
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