Oct 082012
 

Samedi, c’était la récolte des courges avec l’aide des AMAPiens de Lombron, La Madeleine, et Changé.

Avant la récolte, le champ avait cette tête-là :

On voit qu’il y a de nombreux fruits par pied. Ils ne sont pas très gros mais on toutefois une taille raisonnable et je préfère car c’est plus facile à vendre que des gros fruits qui font peur aux cuisinie(è)r(e)s. Alors, en juillet, j’étais bien contente, la récolte s’annonçait plutôt bien.

Mais, il a fallu que les courges prennent un coup de soleil, qui a mis à mal plus de la moitié des potimarrons verts (var. green hokkaido) et par dessus ça, le gel le 19 septembre, qui a touché la moitié des courges restantes, toutes variétés confondues.

Ici on voit un beau potimarron vert, en bon état par miracle (le haut de la parcelle était plus préservé des intempéries) :

En dessous un potimarron vert qui a pris le gel sur son coup de soleil :

Et ci-dessous d’autres courges ayant pris “juste” le gel…

pommes d’or

butternut

potimarron orange (var. uchiki kuri)

Comme pour les patates, Aline et moi avons préparé le chantier à l’avance en apportant sur place les caisses de stockage, les outils, et en se mettant d’accord sur le fonctionnement :

  • 1 équipe était donc chargée de  détacher les bons fruits au sécateur, et de les remonter vers les caisses
  • où une autre équipe s’occupait de trier les courges par variétés et par taille : un nombre précis de fruits par caisse afin de facilité le comptage pour connaître les rendements

On a choisi de laisser sur place les fruits pourris plutôt que de les mettre au compost. Cela évitait pas mal de boulot et les quelques repousses qui subsistent après le travail du sol ne sont pas si gênantes : il n’y en a plus après le premier désherbage.

La première équipe a fini avant la seconde et a pu participer au tri, avec parfois un peu de difficulté…

“attend, on met quoi là déjà dans ces caisses ?”

“euh ? c’est combien par caisse déjà”

“40 ou 50, je sais plus. Hé mais attend là, tu mets des petites dans la caisse des grosses !”

“Ah je sais plus où j’en suis dans mon compte, c’est malin”

“mais mince les gars, arrêtez de délirer, on va encore se faire disputer parce qu’on a fait n’importe quoi !”

On a mis de côté les courges trop abîmées pour être vendues mais qui restent à priori consommables rapidement. De même pour les hybrides dont on ne peut savoir à l’avance si le goût sera bon ou pas. Une petite partie a été donnée pour des personnes en grande difficulté, le reste sera donné aux AMAPiens qui le veulent.

Voici la récolte, effectuée le matin. Une quinzaine de personne, 1 heure de boulot (ça a été rapide aussi parce que la récolte est médiocre).

L’après-midi, sous la pluie, il n’y avait plus qu’à transporter les caisses dans la serre afin que les courges sèchent avant d’être stockées définitivement

J’étais bien tranquille  à l’abri pour peser les caisses 😉 …

À 6 personnes, 1 heure a suffit pour tout stocker.

le champ après récolte

Bon, passons aux choses sérieuses :

N.B. : les résultats 2012 tiennent compte des courges gelées-mais-pas-trop. Je ne sais comment elles vont se conserver. Si le temps se maintient TRÈS humide comme depuis la récolte il y a deux jours, la conservation va être moins bonne, car les courges ne pourront pas sécher correctement, même sous la serre, avant stockage.

Je ne vais raisonner que sur les courges qui m’intéresse pour le fonctionnement des paniers d’AMAP (soit les potimarons et les butternuts) pour simplifier le raisonnement.

On voit que la variété green hokkaido présente vraiment un mauvais rendement, avec moins d’un fruit consommable par pied. Les variétés uchiki kuri et buternut présentent des rendements en nombre de fruits corrects mais plutôt dans la fourchette basse quand même (à tempérer après coup en fonction de la conservation -ou non- des fruits qui ont pris le gel). le poids moyen des fruits est correct également. On attend en effet à un rendement de 2-5 kg au m2 (1 pied/m2 et 2-4 fruits par pied) pour les potimarrons, selon les sources (voir ).

Pour pouvoir comparer avec une année climatiquement “normale”, voici les résultats de la récolte 2011 (pour la comparaison, je n’y présente que les résultats pour les mêmes courges, mais il y avait d’autres variétés) :

 (rendements complets de 2011 ici)

On constate que le rendement en 2011 sur les grosses courges est significativement supérieur, plutôt dans le haut de la fourchette donnée : plus de fruits par pied et plus gros. Concrètement, pour les potimarrons (green hokkaido + uchiki kuri), pour une surface identique, on avait 40% de fruits de plus.

J’attendais pour cette année des rendements équivalents, soit en gros :

  • 700 potimarrons de plus d’1 kg, soit 7 par panier au lieu de 440 soit à peu près 4 par panier (et plus petits)
  • 500 belles butternut, soit 5 par paniers au lieu des 360 récoltés, et plus petites.
  • Pour résumer, et si les courges se conservent, ce qui n’est pas gagné (gel pour certaines + forte humidité actuelle et  prévue pour toutes), au lieu des 12 courges prévues dans le paniers (donc 12 semaines, jusqu’à fin février, puisque je n’en mets pas toutes les semaines), il n’y en aura que 7 ou 8, plus petits et donc, dans le meilleur des cas, jusqu’en mi-janvier, à peu près.
Bon, vite fait quand même, un mot sur les autres courges : de bons rendements, sous réserve de la conservation toujours, pour les petites courges (pomme d’or et patidou), meilleur même qu’en 2011 pour les patidous (ils avaient raté en 2011). Les courges spaghetti, destinées aux commandes, présentent également un bon rendement, meilleur qu’en 2011 même si les fruits sont plus petits.

Merci à Vincent, Magali et Joël, Séverine, Clara et Quentin, Aline et Léon, Émilie et Hugo, Priscille, Valérie et Joël, Laurent, Bernard, Pascal, Benoît, Marie-Odile et Jean-Michel.

  2 Responses to “Récolte des courges 2012”

  1. Je pensais que les courges résistaient mieux au gel que ça, vu leur période de récolte… Heureusement que certaines espèces ont donné de meilleurs résultats !
    En tous cas l’ambiance avait l’air d’être bonne durant la récolte 🙂

  2. Les résultats des espèces qui n’ont pas pourri inclus les courges gelées… Je ne sais pas comment ça va se conserver.

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