Juin 082012
 

que j’ai connue, dit notre voisin du Grillon.
Finalement, je ne sais pas si je dois me sentir rassurée !

Ces 10 derniers jours ont été particulièrement rudes, parce qu’outre la fatigue (14 heures de boulot par jours en moyenne y compris le WE et ce, depuis 3 semaines), le désherbage dont on ne vient pas à bout et pour lequel on ne voit pas de fin possible, tous les jours on s’est aperçu qu’une culture avait des problèmes. Ce alors qu’on commençait moralement à souffler après les mois d’avril et mai catastrophiques en terme de production et de récolte, et qu’on commençait à se dire que ça allait finir par s’arranger.

Liste non exhaustive… (hélas)

Du fait de notre sol sableux très asséchant et qui chauffe vite à l’intersaison, on n’avait pas eu jusque là de problèmes sanitaires liés au froid ou à l’humidité. Il a fait si mauvais ce début de printemps que même chez nous la première plantation de concombre est presque totalement morte et qu’il a fallu tout resemer et replanter. Je sais que c’est bien pire chez ceux dont les sols sont plus argileux. Par exemple nous avons pu planter nos pommes de terre correctement et dans les temps (les dernières juste après le 15 avril), mais certains n’ont pu le faire que la semaine dernière, avec 1 mois et demi de retard ! J’étais plutôt rassurée d’avoir fait cette plantation cruciale dans les temps, mais hélas, comme chez nos voisins, les plants sont peu fournis en feuilles et pour certaines variétés, déjà en fleur. Ce qui signifie que le “stock” de tubercule est déjà présent qu’il n’y en aura pas plus en nombre (donc moins que d’habitude) et que c’est pas pour autant que les calibres seront plus élevés. Autant dire que les rendements vont être pourris.

Dans les serres, même pour les plantations plus tardives, c’est pas la joie. Ici les melons :

La feuille ratatiné en tête de plant est pleine de pucerons noirs. Toute la culture est infestée. Fred est intervenu aussitôt avec une solution au savon. Ca a été assez efficace sur d’autres cultures, un peu plus tôt. Nous n’avons jamais eu de problème de pucerons comme cette année. La pression n’est pas si important que ça, mais significativement plus que d’habitude : les coccinelles, en très grand nombre chez nous, semblent avoir un peu de retard.

Mes première tomates (la moitié de la production) sont dans un très, très mauvais état :

Je pense que plus de la moitié de cette série est foutue : feuillage violacé, bouquets coulés, parfois même plus de tête, pas de système racinaire ; bref à terme peu ou pas de fruit… Nous avons tout bien observé hier avec le technicien maraîcher régional, on n’arrive pas à trouver la raison. D’autant moins que cela n’atteint pas tous les pieds, mais une large bande bien localisée dans la serre. Heureusement la série suivante se porte bien, mais malheureusement, je ne pense pas qu’elle suffise à donner profusion de tomates.

Les courgettes sont un peu déformées, alors que la plante est belle et vigoureuse. Cela est probablement dû à des piqûres d’insecte au moment de la nouaison, piqûre indécelable à postériori.

Les épinards, après avoir traînés dans le froid, ont bien profité du soleil , un peu trop car après 2 semaines de récoltes (soit 4 récoltes en tout…), ils sont montés directement à graines. Y’a plus rien à en tirer.

 

Alors là, ce sont des oignons. Ils se portent bien, bizarrement, pour le moment du moins. Ils ne sont pas encore complètement étouffés par l’herbe. Bien entendu, on a pas du tout le temps de les désherber. D’autant que le désherbage le plus efficace possible, à la main, a déjà été fait il y a un mois à peine après un premier désherbage à la bineuse. Cette parcelle était propre, avant la culture.

 

Ca vous laisse imaginer l’enherbement dans les poireaux, qui eux sont dans une parcelle plutôt mouillante, qui n’était pas si propre à la fin de la culture précédente et dans laquelle on a pas pu intervenir comme prévu au tracteur à cause de la météo et où même les petits outils manuels sensés nous facilité le déhserbage manuel n’ont servi à rien. D’ailleurs, bien que nous ayions fini de désherber à la main 1/4 de ces derniers il y à peine 2 semaines, l’herbe et en particulier la millasse repousse déjà ! C’est complètement désespérant.

Les échalotes, que j’ai laissées trop longtemps sous le voile pour cause de présence importante de criocères ravageurs (c’est très beaux les criocères pourtant), ont été mal aérées et sont abîmées par le botrytis. Les bulbes seront plus petits qu’attendus (donc, baisse de rendement).

 

Je ne vous montre pas de photos des 300 m de brocolis et des 100m de choux fleurs, c’est trop déprimant. Ils auraient dû être bons à récolter depuis 3 semaines, si ils n’avaient pas peiné tout le mois d’avril. Là les plantes sont chétives et donc les pommes également (en gros la taille de la pomme est corrélée à la hauteur de la plante). Bien entendu, ce rendement calamiteux ne me permet déjà pas de remplir mes objectifs, et donc les paniers  (pourtant, je prévois déjà une sacré marge d’erreur). On a pu ramasser 1,6 kg de brocolis sur les 300 m (soit pour 1000 pieds environs…). J’ai fait un rapide calcul, ça fait 200 € le kilo de brocolis. On vous en a pas laissé hein. On les a mangé ce soir. Ils étaient bons. (heureusement !). Les choux fleurs, je préfère même pas en parler.

Non seulement, cette plantation a complètement foiré, n’ayons pas peur des mots, mais en plus, dans cette parcelle mouillante, il n’a jamais été possible de désherber, et il va falloir du travail du sol tout l’été pour rattraper le coup. Il aurait fallu tout désherber à la main, c’était le seul moyen possible, mais plutôt que d’être trempées pendant des jours dans ce champs on a préféré désherber les épinards (on a bien fait, tiens, quelle erreur tactique ! il aurait été plus malin de désherber les poireaux !). Le reste de la parcelle destinée aux choux d’hiver n’est toujours pas prête également pour des raisons d’impossibilité d’intervention au tracteur. Il va pourtant être plus que temps de planter !

J’espère chaque jour ne pas découvrir une nouvelle catastrophe (tiens j’ai encore vu une série de salades qui montait à graine ce matin). Mais je sais pas, je la sens mal cette année. Très très mal même.

 

Pour finir, un article de Fred pour le GAB 72  et avec l’avis du voisin en prime (c’est une bonne année pour le foin, pour une fois !) :

  3 Responses to “L’année la plus dure”

  1. Bon courage alors …

  2. bonjour je voudrai éliminé de la millasse dans mon jardin que faire ???

  3. Bonjour

    il faudra désherber à la main en arrachant bien les racines et avant qu’elle ne monte à graine. Il va falloir le faire plusieurs années de suite jusqu’à ce que le stock de graines du sol soit réduit au minimum. Mais vous observerez déjà une très grosse amélioration à la repousse de la seconde année 🙂
    Le desherbeur thermique ne fonctionne pas car ce n’est pas une plante à fleur
    SI vous n’enlevez que la partie aérienne (en binant par exemple) la même plante repoussera depuis les racines.

    Bon courage, j’espère que vous avez un sol sableaux, cela facilitera le désherbage. Et, un conseil, faites-le assis, par beau temps en écoutant de la musique ou en discutant ça rendra la chose tranquille et agréable.

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