Mar 282010
 

Gros article pour aujourd’hui. J’ai tellement tardé à parlé des semis pour faire des plants que l’on a déjà planté ce que j’avais semé.

Je vais donc tâché d’expliquer comment on fait le semis et de vous emmené jusqu’à la plantation des épinards. Comme on a eu quelques déboires, j’vais vous raconter ça aussi.

La méthode est la suivante : on fait des semis en motte, en terrine ou en godet selon les plantes, on attend que ça germe et que ça ait la taille voulue (plusieurs vraies feuilles) pour planter ensuite en pleine terre. Selon les plantes, on repique une fois entre le semis et la plantation en pleine terre.

Faire du semis indirect permet d’avoir des plants plus tôt (il fait plus chaud dans la serre de semis) et de les mettre en place avec de l’avance sur les mauvaises herbes : mois de concurrence et moins de désherbage.

Pour les épinards, j’ai fait un semis en mini-mottes.

Le matériel est le suivant :

  • du terreau,
  • un tamis,
  • de l’eau,
  • des plaques de semis,
  • un plateau pour travailler.

On tamise le terreau, afin de le nettoyer et d’éviter les trop grosses particules de terre : si la terre reste en morceaux, la graine peut risquer de rester collée à un morceau et d’être entourée de vide, donc de ne pas profiter des apports nutritifs mais d’être noyée au moindre arrosage. En bref, tamiser permet d’optimiser la levée.

Quand on a fait assez de terre (très très pénible le tamisage avec ces vieux sac de terreau, il était trop humide et colmatait le tamis), on peut remplir les plaques. J’ai utilisé les plaques de semis car c’est la technique utilisée par la maraîchère précédente, qui ne disposait pas de motteuses. Je n’aime pas du tout cette technique, et j’en ai eu confirmation au court de cette culture, mais pour ces débuts, il fallait bien s’adapter.

Dans les plaques, il reste quand même assez difficile de tasser suffisamment la terre (à mon avis, mais peut-être que je m’y prend mal).

Ensuite, dans un bac rempli d’eau, je trempe les plaques pour imbiber les mottes.

La partie que je préfère : les graines. Ici pour les épinards, 3 graines par motte.

Enfin, on retamise de la terre sur tout ça et on arrose. On attend que ça lève.

Pendant ce temps, on met dans la serre dédiée, de l’engrais de fond (en quantité, 3T/ha, soit 1 sac de 40 kg pour la surface dévolue aux épinards), et on installe l’irrigation.

Irrigation au goutte à goutte : on installe des gaines jetables, qui seront reliées au réseau enterré. Des vannes individuelles permettent de gérer l’irrigation de chaque culture dans la serre. Dans cette serre, nous auront des épinards, mais aussi des pommes de terre et des petits pois.

Cette étape (irrigation sur toute la serre + bâchage des épinards) nous a pris toute une journée, contre 1/2 journée attendue, et là, on voit bien encore les galères de l’installation : manque d’anticipation, mais aussi, problème à trouver le matériel (tout le monde n’a pas le même rangement que nous, c’est un scandale !), état parfois déplorable qui nous oblige à perdre du temps en réparation (ne moyenne deux fois plus de temps que prévu pour la tâche), … En l’occurrence, pour les gaines, nous croyions avoir des bobines de gaines neuves. L’illusion était parfait, tout était bien enroulé, effectivement. Mais il ne s’agissait que de bouts de gaines, parfois, heureusement de plus de 40m (la dimension de la serre), et il nous a fallu dévider 2 bobineau pour trouver ce qu’il nous fallait.

Pour se rendre compte, une fois la mise en eau faite de l’état des gaines … :

(Évidemment on a pas non plus trouvé les bon raccords pour effectuer les réparations). Un aller-retour vers Angers (1/2 journée le déplacement quand même, encore perdue pour la production) dès le lendemain nous aura permis de racheter ce qu’il faut pour la suite des plantations.

Ensuite, on met en place les bâches, qui permettent d’avoir des épinards propres et de limiter les mauvaises herbes (maintenant que c’est en place, je peux vous dire que le stock de graine est tellement énorme que je ne suis pas sûre que les bâches soient utiles à cet égard).

(un dévidoir, assez pratique, une fois n’est pas coutume)


Quelques semaines après, on peut planter les épinards. On voit les deux cotylédons (les premières “fausses” feuilles), qui sont les feuilles allongées et les deux premières feuilles (les petites rondes).

Alors, le principe avec ces plaques, c’est qu’on utilise un truc plein de piquots pour démouler les mottes. De ce genre là :

Ca, c’est fait maison, mais il en existe des qui doivent se vendre avec les plaques, à coût trop élevé avait jugé la précédente. Du coup, c’était tellement galère qu’on a décidé de démouler les mottes unes à unes… Une heure par plaque, sachant que pendant ce temps tout ce qui est déjà démoulé dessèche à vitesse grand V…

Par la suite, heureusement, Fred aura mieux réussi que moi à utiliser les “démouloirs” et on ça sera beaucoup plus facile et beaucoup moins long, surtout.

Enfin, on plante, et on arrose.

Résumé :

  • Semis le 8 février,
  • Plantation : mi mars,
  • Arrosage : régulier et assez fréquent des plants, ce système de plaques ne permettant pas de conserver l’humidité de la motte,
  • Engrais de fond début mars : un peu trop tard, mais il était déjà assez dégradé (car vieux),
  • Plantation : 12 heures de travail cette fois à cause du démoulage. Normalement on aurait dû compter 3/4 d’heures par plaque de 240,
  • De nouveau de l’engrais une semaine après la plantation (je ne sais pas si c’est idéal).

J’ai fait trop de plants : 10 plaques de 240 graines, pour 8 rangs de 60 m à terme. Je ne sais plus pourquoi, peut-être parce que j’avais pensé que la germination ne serait que de 50%. Du coup, on en a aussi mi dehors, sur plastique noir également.

J’ai choisi une variété peu sensible à la montaison, c’est à dire à la floraison + production de graines qui se produit plus vite quand le temps se réchauffe. J’espère avoir deux ou trois récoltes sur cette série.

  5 Responses to “Du semis à la plantation : semis en plaque des épinards”

  1. Ce jeune vert tendre, ch’sais pas pour vous, mais moi ça m’émeut !

  2. ah ! Mousty, tu n’as pas vu le vert de petit pois.

  3. ben dis donc vous allez pas manquer d’épinards !
    attention ça monte très vite au printemps
    pour moins galérer avec le tamis, prends de la maille plus grosse +/- 1cm et tu couvres en tamisant plus fin
    super la dérouleuse !

  4. Michel : coucou 🙂 Oui pour le tamis, je sais bien, mais j’ai pas encore trouvé ici. Ca manque cruellement d’un magasin de matos. Là on a du terreau neuf et ça va pour tamiser. Pour les épinards, oui, je fais attention.

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