mai 092010
 

Voilà maintenant plus d’une semaine que j’ai planté mes tomates sous serre pour la production de cet été.

Voici comment j’en suis arrivée là.

Mercredi 3 février 2010 : semis des tomates (3 heures de travail)

Les variétés et les quantités semées sont fonction de ce que je veux obtenir à l’arrivée et de pouvoir de germination (vu avec le technicien maraîchage bio qui était de passage la veille, compter 3-4 graines pour deux plants) :

  • 2 rangs de tomates cerises (compter 80 pieds par rang, 50 cm entre chaque pied sur le rang et 60-70 cm entre les rangs) ; variétés yellowpearshed et cerisette, soit 160 graines de chaque,
  • 2 rangs de tomates noires ; variété noire de crimée, soit 320 graines
  • 5 rangs de tomates rondes ; variétés estiva, marmande et délice des jardiniers , soit 200 graines de chaque pour les 2 première et 320 graines pour délice.

Semis en terrine, 1 graine au cm2 à peu près. pour faciliter le semis (c’est pas moi qu’il l’ai fait, j’avais des rendez-vous ce jour là),  j’ai commencer le quadrillage en disposant le 1er rang et la 1ere colonne.

On les a mis au chaud à la maison.

Deux semaines après, elles commençaient à pointer le bout de leur nez. j’ai remarqué que la variété délice levait très très mal.

Les voici à 3-4 semaines :

Jeudi 1 avril 2010 : repiquage des tomates (4h30 heures de travail)

Voici les tomates avant repiquage

  • Ensuite, remplissage des godets avec le terreau (pas de tamisage),
  • Séparation des plants :

  • Et repiquage proprement dit dans le godet :

Résultat au repiquage :

  • 90 cerisette,
  • 66 yellowpearshaped ,
  • 140 noire de crimée,
  • 84 estiva,
  • 132 marmande,
  • 84 délice des jardiniers.

On les laisse grandir et forcir jusqu’à 4-5 feuilles pour les replanter. Il a fallu trouver deux fois une chenille qui nous ravageaient différents plants. Elles ont fini au poules.

La même semaine, j’ai semé une deuxième série de tomates :

  • Cornue des andes (200 graines),
  • Coeur de boeuf (300 graines),
  • Marmande (300 graines),
  • Délice des jardiniers (220 graines).

Préparation de la serre et du sol

Pendant ce temps, on a préparé la serre.

Déjà la débarrasser des vieux plants de tomates existants et la désherber. ATTENTION ! Il faut pas faire ça en fait, replanter des tomates derrière des tomates. Mais comme on a déjà planté et semé les trucs les plus urgents dans les serres les moins longues à préparer, il nous restait plus trop le choix. Dans cette serres, les tomates semblaient dater de plus longtemps que dans l’autre serre restant, donc on a fait ce choix. On repartira mieux l’an prochain sur les rotations.

(on voit les tas de mauvaise herbes, mais avant ça, il a fallu enlever des brouettes et des brouettes de vieux plants de tomates)

Il aura fallu en tout 3 sessions de désherbage avant la plantation (en 1 mois grosso modo), à la main pour la première fois, puis au cultivateur. 6 heures de boulot en tout (pour le désherbage uniquement, et jusque là). Il faut y revenir sans cesse car tout le stock de graine de tomates (des milliards ?) germe dès que l’occasion se présente. On désherbe, on arrose (il faut absolument réhumidifier le sol) et ça germe. On bine, on arrose, ça germe. Et quand je dis « ça germe » je devrais dire ça tapisse.

3 semaines avant la plantation, on met de l’engrais de fond (du compost en granulés en l’occurence).

Jeudi 29 avril : plantation de la première série de tomates

Enfin, on peut planter !

On prépare la plantation : sillons, engrais (type NPK, en granulé aussi). J’ai prévu le tuteurage à venir, et les sillons sont donc judicieusement sous les fils métalliques qui supporteront les ficelles de palissage.

J’ai donc planté :

  • 75 cerisette (47% de réussite par rapport au semis),
  • 61 yellowpearshaped (38%) ,
  • 140 noire de crimée (44%),
  • 80 estiva (42%),
  • 108 marmande (54%),
  • 82 délice des jardiniers (26%).

Plantation des tomates : 5h30 de boulot.

Voici le plant de la serre :

J’ai planté les différentes variétés de telle sorte qu’en passant dans l’allée on puisse cueillir indifféremment à droite et à gauche pour ramasser la même chose et ne pas mélanger les variétés dans les caisses. Ainsi, on effectue qu’un passage par allée (hein, Michel :P).

Après plantation, on a arrosé au purin d’ortie (fortifiant) dilué à 10%. Pas d’arrosage ensuite pendant une semaine pour que les racines plongent correctement et ne restent pas en surface. Nouvel arrosage au purin d’ortie dès demain et on installe en même temps l’arrosage au goutte à goutte pour les arrosages suivants.

C’est après avoir planté consciencieusement tout ça et commencer à faire cet article que je me suis rendue compte que j’avais fait une GROSSE BOULETTE ! J’ai cru commander, semer et planter 2 variétés de tomates cerises et 4 variétés de tomates tomates, mais en fait, je me suis complètement emmêlés les pinceaux sur ces commandes et j’ai 3 variétés de tomates cerises : yellowpearshaped, cerisette et délice des jardiniers (que j’avais prise pour une tomate de bonne taille). C’est beaucoup trop, et pas assez de tomates normales ! Je ne sais pas trop quoi faire, j’aviserai quand je replanterai ma deuxième série de tomates, mais du coup elles prennent de la place pour pas grand chose. Je me vois pas vendre des tonnes de tomates cerises et en remplir les paniers des AMAP ! :-?

Je sens qu’on va vendre du plant…

  11 Responses to “Du semis à la plantation : les tomates”

  1. mais si les gens ils adorent les tomates cerises, c’est pas grave va.

  2. Moi, j’ai le droit d’être « bourré » et confondre tomates et tomates … Il ne reste plus qu’à inviter tous les gens qui se sont investis dans l’opération et utiliser les tomates -cerises comme amuses-gueules. Reste à trouver une date ? Passons sur ces bêtises et souhaitons-vous un bon courage pour la suite (la boîte aux lettes est terminée ) Bisous,
    papa

  3. On adore les tomates cerises, donc tu peux remplir les paniers de l’AMAP avec, ou vendre des plants, on est preneurs!
    C’est beau tous ces petits plants dans leur belle terre bien nettoyée.
    Moi ça m’épate! J’ai déjà du mal à nettoyer mes 6m2 de potager!

  4. Florence : eh bien, il faut pas trop regarder dehors en fait… dans les serres, on arrive à gérer, mais dehors, ça y est je suis complètement dépassée :-? J’ai eu des choses plus urgentes à faire, malheurueusement, alors que ça faisait 3 semaines que je le prévoyais, et du coup, c’est beaucoup trop envahi. Mais avec le temps actuel, pas possible de désherber en plus… Pour les plants, oui, j’ai prévu d’en vendre la semaine prochaine à notre mini marché :-)
    Papa : les tomates, je pense qu’on pourra les manger vers mi juillet… mais c’est sûr qu’on va pouvoir en faire des apéro !
    Ben : oui oui c’est pas grave d’avoir beaucoup de tomates cerises. le problème, c’est plutôt d’avoir moins des autres tomates que prévu; heureusement, je pense que j’en avais prévu trop au départ donc ça devrait le faire.

    merci tous, vous êtes choux.

  5. ben je suis content de servir encore à qque chose !
    les tomates cerise c’est de la folie : c’est impossible à tailler , et 30 ou 40 pieds c’est déjà trop.
    tes temps de travaux sont trop longs ( perfectionniste !) tu peux semer à la volée en terrine, ça va très bien et le repiquage en godets de 500 tomates se fait en 1heure ou 2 maxi
    pour la mise en place, si tu trace un sillon ( au tracteur ) tu n’as plus qu’à poser les plants tous les 50 cm et recouvrir
    je t’embrasse
    michel

  6. Merci pour les conseils. Je précise donc avec ce que dit mon ancien formateur :
    « je ne crois pas que ce soit utile de semer les tomates graine à graine puisqu’on les repique assez rapidement.
    Avec les élèves on les sème dans la caissette en secouant un petit carton, on recouvre et on a de pas mauvais résultat et on gagne beaucoup de temps.
    J’avais fait des essais de semis graine à graine dans des plaques alvéolées pour gagner du temps et de la vigueur au repiquage, mais ce n’était pas trop concluant »
    Je ferais ça l’an prochain :-)

  7. Bonjour ,

    Félicitation pour tous vos commentaires et pour le travail que vous vous donnez.

    Mais pouvez vous vous m’indiquer ou je peux m’approvisionner en graines de tomates estiva et autres car elles sont toutes des hybrides je pense.
    Merci

  8. Bonjour,
    je les achète ici et
    Mais c’est pas parce que ce sont des tomates hybrides que ce ne sont pas des semences bio, et ça ne veut pas non plus dire qu’elles contiennent des OGM. Ce sont des croisements qui permettent d’obtenir des qualités particulières. Les fruits ne sont pas stériles, mais par contre ne reproidisent pas forcément la même variété de tomate.
    estiva est une hybride.

  9. On voit que vous avez à la fois le sens de la pédagogie et de la technique, y compris le retour sur les erreurs – Ce que je voudrais savoir par contre c’est quand vous avez replanté les plants de votre deuxième série de semis- Merci

  10. On repique à deux feuilles et on plante à 4-5 feuilles, c’est indiqué dans l’article.
    les dates dépendent de votre zone géographique e du climat, donc ça peut varier d’une ou deux semaines selon les années pour une zone géographique donnée.
    en gros
    repiquage = semis + 1 mois
    plantation = repiquage + 1 mois

  11. ok merci , ce qui fait qu’en tenant compte d’aléas raisonnables de 10 à 20 % , cela donne la calendrier suivant pour avoir des plants de tomates robustes à planter après les dernières gelées, par exemple au 15 mai : semis à la mi-mars, repiquage à la mi avril, plantation à la mi-mai. Je peux réduire les aléas en mettant des tunnels type fraisier avec arceaux de 80 cm de haut et 1,20 de large ( et qui ne sont plus du tout utilisés pour les fraises ici en Dordogne).

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