Juin 222016
 

Vous êtes démunis quand on vous dit que les produits bio ce ne sont que du marketing ?

Que c’est trop cher ?

Qu’il y a bio et bio  ?

Ce livret est fait pour vous. Et d’ailleurs, même si vous êtes déjà bien informé.

GuideBioSceptique

cliquez sur l’image pour avoir le guide complet ! et lire tous les arguments.

Morceaux choisis repris du guide :

on ne peut pas nourrir la planète avec l’agriculture bio : en l’agriculture biologique les rendements égaux ou inférieurs de 10 à 20% à ceux de l’agriculture conventionnelle dans les pays développés (là où l’ont produit bien assez voire trop), en revanche, dans les pays du Sud elle permet d’améliorer les rendements de 50 à 100 % tout en augmentant l’autonomie des paysans. De plus, l’agriculture conventionnelle n’est pas durable. Quand l’agriculture bio améliore la qualité des sols , l’agriculture conventionnelle les dégrade, voire les rend impropres à la culture

le bio c’est (trop) cher : Les aliments non bio sont plus coûteux qu’on ne le pense. Leur prix n’intègre pas les coûts supportés par les contribuables pour traiter l’eau, fortement polluée par les nitrates et les pesticides ni les subventions massives versées aux agriculteurs pour garantir leur compétitivité sur le marché. De plus, produire en bio coûte plus cher  : les contrôles, les semences bio, l’alimentation des animaux, et les apports de matière organique représentent des postes de charge importants pour les producteurs bio et surtout; la charge de main d’oeuvre est plus importante à l’hectare qu’en conventionnel. Et c’est bien ! Parce que c’est de l’emploi.

Local, c’est mieux. Je me fournis chez mon voisin, il est pas labellisé, mais il produit en bio et puis c’est local. Non, si votre voisin n’est pas labellisé en bio, c’est probablement que ses pratiques ne le permettent pas. Car même si le label est coûteux, à partir du moment où on travaille “bio”, on a tout intérêt économiquement à vendre en “bio” donc à être labellisé. La plus value financière ne couvre pas forcément le surcoût lié à la production bio, mais elle existe bel et bien quand même, et est justifiée. Votre voisin s’en approche peut-être et tant mieux, parce que le passage en bio ne sera pas compliqué pour lui. 🙂 Demandez-lui comment il desherbe et ce qu’il fait contre les maladies, les ravageur et quel est son engrais.

Le bilan carbone des productions locales et des circuits courts n’est pas toujours bon. Les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication et à l’épandage des engrais chimiques sont considérables. Elles représentent 70 à 80 % des émissions totales des exploitations en grandes cultures (100kg d’azote épandus par hectare équivaut à 10 000 km parcourus en voiture). En France, les animaux d’élevage sont en partie nourris avec du soja importé d’Amérique du Sud, à 80 % OGM. La culture du soja y est développée au détriment des cultures destinées à nourrir les populations locales. Elle entraîne également la déforestation de la forêt amazonienne. A contrario, bio sont élevés avec une alimentation bio majoritairement issue des fermes.

Malgré l’ambigüité souvent entretenue, un aliment produit localement n’est pas nécessairement un produit sain. Le fait de consommer les produits de votre voisin agriculteur ne vous apporte aucune garantie sur le mode production de ses produits. Le cahier des charges relatif à l’agriculture biologique interdit strictement l’utilisation des OGM, des engrais et pesticides de synthèse. La solution, pour manger sain, est donc de manger des produits bio locaux.

Local et bio c’est l’idéal !

Vous trouverez le recensement de tous les agriculteurs bio près de chez vous où que vous soyez en France dans l’annuaire de l’agence bio (voir cet article)

  One Response to “Des arguments pour expliquer l’agriculture bio”

  1. Merci, ça tombe à pic et les dessins sont super en plus 🙂

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