Jan 182017
 

On a finit de rebâcher la serre de semis (enfin ! juste à temps) la semaine dernière après 4 après-midis de travail.

On a eu de la chance entre le début du chantier en 2016 et sa reprise, il n’y a pas eu de vent. Juste beaucoup de gel ce qui fait qu’on a dû attendre que nos tas de terre dégèlent pour pouvoir reprendre le chantier. Et par contre, c’est là qu’il s’est mis à faire du vent…

Voici en reportage photo

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Bref, on a survécu, au froid au vent et aux courbatures, et Minette est heureuse dans sa nouvelle serre, bien ensoleillée.

Déc 062016
 

Cette année, il fait froid assez tôt (enfin !) et on en est déjà à notre deuxième série d’endives mise en jauge.

Cette année on a choisi une variété qui n’a pas besoin de substrat pour être forcée. Dans des caisses au noir, ça suffit.

On a semé (semis direct) 1 planche d’endives au mois de mai qu’on a éclaircies au moment du premier désherbage pour laisser un plant tous les 5 cm à peu près.

On a creusé une fosse pour déposer les caisses, et bénéficier de l’inertie thermique du sol.

On a arraché 1/3 des endives.

On les a laissées telles quelles 1 semaine sur le sol, dehors.

Aujourd’hui, on a coupé les feuilles et mis les racines bien rangées dans des caisses.

Puis on a lavé à grande eau (pour que les feuilles blanches poussent proprement).

On a posé les caisses dans la fosse à la suite de la première série.

Et on a occulté le tout.

 

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Encore quelques semaines avant de pouvoir les manger.

Nov 232016
 

(Principe des rotations dans cet article)

Depuis 2010, à notre arrivée (ordre chronologique inversé) :

En 2017 :

Suite aux discussions d’AG d’AMAP, on a décidé d’arrêter les salsifis pour les paniers et de n’en faire que pour les commandes et la boutique en ligne. Soit 1 planche au lieu de 3 ce qui libère de la place pour les patates douces qui ont trouvé un très, très grand succès : on va doubler leur surface. On devait continuer les épinards, mais sous serre uniquement au printemps (en reflexion pour l’automne, dehors) ; malheureusement le temps de monter la nouvelle serre dans laquelle ils devaient être semés, et le temps de semer est passé. Ce sera pour 2018 !

2017

En 2016 :

on a choisit d’arrêter de produire des patates de conservation pour libérer de l’espace dans les champs : ainsi, on peut produire plus d’autres légumes (plus de variétés, par exemple les patates douces, et plus de certains légumes qu’on faisait déjà) et faire des rotations plus faciles.

Rotation-20162016

Rotations 2015 :

Rotation-20152015

Rotations 2014 :

Nous avons amendé le sol très fortement en 2013 avec beaucoup de fumier, du calcaire et du magnésium. On a vu que ça payait !

En 2014, je continue de tourner, mais avec un peu plus de souplesse grâce à cette amélioration apportée. J’ose les choux sur la parcelle de sable pauvre, alors que je ne pensais pas pouvoir même y songer ! C’est peut-être un pari, mais on verra.

La seule contrainte a été de bien penser ce qui allait succéder aux parcelles “sales” (les courges 2013 étaient quand même pas mal enherbées). J’espérais faire des carottes à la suite, ce sera finalement des betteraves, très simple à désherber et surtout plus tardive à implanter donc qui permettent de faire des faux semis en amont. Et donc, des choux dont le désherbage est encore plus simple pour l’autre parcelle ayant contenu des courges.

(Ben va être soulagé que les fraises aient bougé)

Rotation-20142014

Pour 2013 :

L’expérience aidant, je rajoute la difficulté de regrouper ensemble les cultures qui s’arrosent de la même façon (sol ou aérien) pour optimiser le placement du matériel et surtout pour éviter que les légumes qui ne doivent pas être mouillés en partie aérienne (évite les moisissures) ne se retrouvent à côté d’une rampe d’arroseurs :

Rotation-20132013  ce qu’on avait prévu

(J’attends que le technicien approuve ce plan, mais je le trouve pas trop mal, au vu de l’historique. EDIT : rotations 2013 approuvées).

EDIT DE MAI 2013

Finalement, vu les difficultés de production de tout ce début d’année, plusieurs choses ont d’ores et déjà pas mal bougé, et puis, en plus, on s’est rendu compte que par endroit je m’étais carrément plantée sur le nombre de planches disponibles. J’ai donc refait un plan correct avec le bon nombre de planches et l’ai modifié en fonction des éléments suivants :

  • mauvaise levée des oignons >> 2 planches au lieu de 5 prévues >> 3 planches disponibles
  • mauvaise levée des choux fleurs >> 1/2 planche au lieu de 2 prévues >> 1 planches disponible
  • parcelle pour choux chinois et épinards non accessible à l’époque prévue de la plantation >> choux chinois et épinards déplacés, remplacés par bettes (qui se plantent plus tard, quand ça avait un peu séché)
  • épinards/mesclun débarrassés (c’est normal mais je n’y avais pas pensé) >> cultures à la suite
  • choux d’hiver et choux fleurs hiver déplacés, pour laissé place aux carottes
  • cultures supplémentaires de betterave de printemps
  • planches supplémentaires de brocolis (peut-être) choux d’hiver
  • j’avais complètement oublié les navets pour cet hiver (hem hem)

Voilà donc le plan 2013 définitif (enfin, j’espère)

Rotation-2013plan réalisé (mai 2013)

Comme on voit c’est pas évident de suivre des rotations correctes (encore moins idéales) : un problème dans une culture peut le remettre en cause.

Rotations 2012 :2012

Rotation 2011 : 

2011

Rotation année 1, 2010 : 

(je me suis pas trop foulée pour le schéma on voit bien)

 

2010

 

Nov 232016
 

(par ordre chronologie inversé)

(mise à jour régulière)

printemps/ été 2017

Nouveauté en 2017 !! Une nouvelle serre pour 6 serres en tout et 1800m² total à peu près. En fait on n’a pas eu le temps de faire les épinards, la serre n’était pas finie de monter.

rotationserres-2016-2017

hiver 2016-2017

RotationSerres-2016été 2016

RotationSerres-2015-2automne-hiver 2015-2016

Serres-2015printemps-été 2015

RotationSerres-2014-2automne 2014 – hver 2015

RotationSerres-2014été 2014

RotationSerres-2013-2hiver 2013

RotationSerres-2013-1été 2013

RotationSerres-2012-2hiver 2012-2013

 
RotationSerres-2012-1 été 2012

RotationSerres-2011-2hiver 2011-2012

RotationSerres-2011-1été 2011

RotationSerres-2010-2hiver 2010 – 2011

RotationSerres-2010-1été 2010

Comme on voit, c’est pas facile de faire de bonnes rotations dans les serres. À partir de 2013, pour cette raison, j’ai décidé de faire les petits pois exclusivement à l’extérieur. Je gagne en place et en rotation, ce que je perds en précocité. C’est mieux pour le sol, même si les petits pois ont un intérêt certain en tête de rotation (protéagineux, donc nourrissent le sol en azote avec l’azote de l’air, l’azote étant l’engrais principal pour les légumes). De ce fait, je peux faire en 2013, 2 planches de courgettes sous serre au lieu d’1, j’ai le temps de passer les cultures les unes derrière les autres (c’est un peu chaud, mais ça passe, alors qu’avant je devais débarrasser des cultures qui auraient encore pu produire pour placer les suivantes), et je peux améliorer petit à petit le sol en insérant des engrais verts dans la rotation : ils peuvent se placer à un moment plus intéressant, d’un point de vu de la demande en place que les petits pois du mois d’avril/mai.

EDIT !!! avec la nouvelle serre en 2017, on peut refaire des petits pois et des épinards sous serre ! Et hop on regagne de la précocité :-). En plus on fait une planche de carotte primeur de plus et ça va être bien confortable.

Nov 072016
 

Une super carte interactive du magazine La Vie sur les performances de chaque départements (métropole) en terme d’écologie pour divers facteurs : gestion des déchets, transition énergétique, agriculture bio, qualité de l’air, qualité de l’eau, biodiversité, consommation durable… (10e édition en partenariat avec France Bleu.)
Très intéressant

Cliquez sur la carte !

palmaresecologie-lavie-2016

Les 8 critères pris en compte sont détaillés ici.

Sep 192016
 

Qu’est-ce que le tribunal international Monsanto ? Non ce n’est pas Monsanto qui part en guerre contre tous ses détracteurs, mais tout l’inverse (en plus maitenant qu’ils ont fusioné avec Bayer, bonjour l’angoisse)
“Un nombre croissant de citoyens de différentes régions du monde voient aujourd’hui l’entreprise américaine Monsanto comme le symbole d’une agriculture industrielle et chimique qui pollue, accélère la perte de biodiversité et contribue de manière massive au réchauffement climatique.
(…)
Selon les critiques de Monsanto, la multinationale a pu ignorer les dommages humains et écologiques causés par ses produits et maintenir ses activités dévastatrices grâce à une stratégie d’occultation systématique : lobbying auprès des agences de réglementation et des autorités gouvernementales, mensonges et corruption, financement d’études scientifiques frauduleuses, pression sur les scientifiques indépendants, manipulation des organes de presse, etc. 

Organisé à La Haye, du 14 au 16 octobre 2016, le Tribunal sur Monsanto aura pour mission d’évaluer les faits qui lui sont reprochés et de juger les dommages causés par la multinationale. Le Tribunal prendra appui sur les Principes directeurs relatifs aux entreprises et droits de l’homme adoptés au sein de l’ONU en 2011. Le Tribunal évaluera également les actions de Monsanto au regard du crime d’écocide, dont l’inclusion a été proposée dans le droit international pénal. Il examinera l’opportunité de réformer le Statut de Rome créant la Cour pénale internationale en vigueur depuis 2002 afin d’y inclure le crime d’écocide et de permettre la poursuite des personnes physiques et morales soupçonnées d’avoir commis ce crime.Conscients des enjeux planétaires que représente la reconnaissance du crime d’écocide, qui seul permettra de garantir le droit des humains à un environnement sain mais aussi celui de la nature à être protégée, les initiateurs du Tribunal contre Monsanto lancent un appel à la société civile, à tous les citoyens et citoyennes du monde, pour qu’ils participent au financement de cette opération exemplaire, à travers une vaste plateforme de crowdfunding international.”

Ici : http://www.monsanto-tribunalf.org/

Pour signer : personnesorganisations/entreprises

Pour  participer au crowfunding.

Et le réseau Biocoop participent par une camapagne de pub rigolote et angoissante.

Août 072016
 

Vous verrez bientôt un peu partout notre nouveau logo créé par l’artiste La Buse.

En voici toutes les versions !

Juil 172016
 

Un article très intéréssant sur l’installation en volailles bio de Françoise Louapre, hors cadre familial, sur le site de la FRAB (Fédération Régionale des Agrobiologistes de Bretagne)
Analyse économique très pertinente qui explique bien la difficulté à rendre rentable son exploitation et comment on ne peut pas se rémunérer.
C’est valable pour toutes les productions.

L’article complet en cliquant ici.

Juil 082016
 

Ce qu’on préfère par dessus tout, Aline et moi, c’est le désherbage.

Et plus encore le désherbage manuel.

C’est bien simple, on est assise au soleil, à écouter des feuilletons radiophoniques. Le pied.

À tel point que mardi, quand j’ai imaginé 10 secondes aller recommencer un semis de betteraves (le premier étant assez miteux, je reparlerais plus tard des conditions de cultures compliquées cette année) ; j’ai vu Aline installée dans les carottes se transformer en ours grognon et j’ai vite changé d’avis pour qu’elle redevienne mignonne comme un chaton. OUF ! 😉

On désherbe donc beaucoup, même si on en a beaucoup moins à faire que les 3 premières années (conséquement moins d’ailleurs vu qu’on est des tarés -Fred n’est pas en reste- du désherbage, forcément y’en a moins à faire d’année en année).

Voici notre technique, sur des semis directs comme, par exemple, la carotte :

  • Travail du sol (ça fait un premier désherbage)
  • Semis
  • Désherbage thermique à semis + 6-10 jours selon la période de semis (il ne faut pas que les graines aient levées, et la levée s’effectue plus vite en été)
  • Désherbage à la houe maraîchère à semis +2-3 semaines selon la levée des carottes (si elles sont très petites on risque de les enfouir)
  • Désherbage à la main à semis +4-6 semaines : on s’assoie et on enlève tout ce qui n’est pas de la carotte et puis on fait notre geste magique le “frout frout”. On a 2 façons de faire sur les carottes : soit un 1er passage juste pour enlever les mauvaises herbes puis un second 15 jours après pour éclaircir, soit les deux actions en 1 passage. Selon la densité de semis et selon l’enherbement, l’une des 2 est plus rapide que l’autre
  • Nouveau désherbage à la houe maraîchère dans la semaine qui suit le désherbage manuel. C’est du fignolage mais ça évite de repasser une dernière fois à la main. Parce qu’on a beau aimer ça, après y’a encore d’autres carottes à désherber. Et des panais. Et des betteraves…

Et voilà comment on obtient ce genre de résultat :

Vert

IMG_0791endives, salsifis, céleris, carottes, haricot verts. 
Zéro adventice.

Juin 222016
 

Vous êtes démunis quand on vous dit que les produits bio ce ne sont que du marketing ?

Que c’est trop cher ?

Qu’il y a bio et bio  ?

Ce livret est fait pour vous. Et d’ailleurs, même si vous êtes déjà bien informé.

GuideBioSceptique

cliquez sur l’image pour avoir le guide complet ! et lire tous les arguments.

Morceaux choisis repris du guide :

on ne peut pas nourrir la planète avec l’agriculture bio : en l’agriculture biologique les rendements égaux ou inférieurs de 10 à 20% à ceux de l’agriculture conventionnelle dans les pays développés (là où l’ont produit bien assez voire trop), en revanche, dans les pays du Sud elle permet d’améliorer les rendements de 50 à 100 % tout en augmentant l’autonomie des paysans. De plus, l’agriculture conventionnelle n’est pas durable. Quand l’agriculture bio améliore la qualité des sols , l’agriculture conventionnelle les dégrade, voire les rend impropres à la culture

le bio c’est (trop) cher : Les aliments non bio sont plus coûteux qu’on ne le pense. Leur prix n’intègre pas les coûts supportés par les contribuables pour traiter l’eau, fortement polluée par les nitrates et les pesticides ni les subventions massives versées aux agriculteurs pour garantir leur compétitivité sur le marché. De plus, produire en bio coûte plus cher  : les contrôles, les semences bio, l’alimentation des animaux, et les apports de matière organique représentent des postes de charge importants pour les producteurs bio et surtout; la charge de main d’oeuvre est plus importante à l’hectare qu’en conventionnel. Et c’est bien ! Parce que c’est de l’emploi.

Local, c’est mieux. Je me fournis chez mon voisin, il est pas labellisé, mais il produit en bio et puis c’est local. Non, si votre voisin n’est pas labellisé en bio, c’est probablement que ses pratiques ne le permettent pas. Car même si le label est coûteux, à partir du moment où on travaille “bio”, on a tout intérêt économiquement à vendre en “bio” donc à être labellisé. La plus value financière ne couvre pas forcément le surcoût lié à la production bio, mais elle existe bel et bien quand même, et est justifiée. Votre voisin s’en approche peut-être et tant mieux, parce que le passage en bio ne sera pas compliqué pour lui. 🙂 Demandez-lui comment il desherbe et ce qu’il fait contre les maladies, les ravageur et quel est son engrais.

Le bilan carbone des productions locales et des circuits courts n’est pas toujours bon. Les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication et à l’épandage des engrais chimiques sont considérables. Elles représentent 70 à 80 % des émissions totales des exploitations en grandes cultures (100kg d’azote épandus par hectare équivaut à 10 000 km parcourus en voiture). En France, les animaux d’élevage sont en partie nourris avec du soja importé d’Amérique du Sud, à 80 % OGM. La culture du soja y est développée au détriment des cultures destinées à nourrir les populations locales. Elle entraîne également la déforestation de la forêt amazonienne. A contrario, bio sont élevés avec une alimentation bio majoritairement issue des fermes.

Malgré l’ambigüité souvent entretenue, un aliment produit localement n’est pas nécessairement un produit sain. Le fait de consommer les produits de votre voisin agriculteur ne vous apporte aucune garantie sur le mode production de ses produits. Le cahier des charges relatif à l’agriculture biologique interdit strictement l’utilisation des OGM, des engrais et pesticides de synthèse. La solution, pour manger sain, est donc de manger des produits bio locaux.

Local et bio c’est l’idéal !

Vous trouverez le recensement de tous les agriculteurs bio près de chez vous où que vous soyez en France dans l’annuaire de l’agence bio (voir cet article)

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