Août 102017
 

Je m’étais donnée le challenge de créer durant l’été des “rotations perpétuelles” juste pour les serres (c’est plus facile) ; c’est à dire faire les plans jusqu’à la fin de temps en année 1 ; année 2 ; année 3 …. et cycliquement.

C’est chose faite après quelques tortures de mes méninges. Je voulais également regrouper au plus possible les familles de légumes pour n’avoir qu’à “glisser” les cultures d’une année sur l’autre.

Couleurs par familles :

bleu : chenopodiacées jaune : protéagineux
rouge : solananacées violet : cucurbitacées
vert clair : valérianacées vert foncé : asteracées (et aromates parce que c’était plus simple)
orange : ombellifères rose : crucifères (dominant pour le mesclun)

(pour les 4 années à venir. Je n’ai pas poursuivi mon glissement plus avant, mais il faut faire glisser les planches chaque année jusqu’à la 9ème suivante vers le bas (9 à cause du nombre de solanacées en été)

Configuration :

  • 6 serres / 22 planches de 36 à 40m
  • région France / Pays de la Loire / Sarthe
  • climat océanique dégradé
  • sol sableux réchauffant vite / sol très pauvre à petits rendements
  • commercialisation essentiellement en AMAP nécéssitant de pouvoir faire 100 paniers par semaine ; et 3*30 identiques
Juil 302017
 

Un des désherbage majeur que nous faisons sur la ferme est le désherbage à la houe maraîchère, ou cultivateur, ou pousse-pousse, … (selon des régions).

C’est un désherbage au sarcloir, facilité par la roue qui permet d’être debout et droit. La houe permet de désherber l’interrang et les allées entre les planches.

Concrètement, on l’utilise avant le désherbage à la main (qui permet le désherbage sur le rang), et puis une semaine après pour fignoler notre désherbage à la main, ensuite en entretien. On passe en avant puis en arrière pour d’une part, bien sarcler ce qui n’a pas été sarclé au premier passage, d’autre part pour que la lame repasse derrière les pieds du maraîcher qui ont tassé et ré-enterrer les herbes dont on veut se débarrasser.

Notre Super Stagiaire Suzanne est la première d’une longue série de maraîchers et apprentis-maraîchers à l’utiliser avec une telle aisance, ce qui permet de montrer toute l’ergonomie de l’outil. C’est fluide, c’est rapide et ça semble tellement facile et agréable ! Mieux qu’un long discours d’explication ergonomiques les vidéos parlent d’elles-mêmes 😀

Juil 232017
 

En ce moment, vous avez certainement dû en entendre parler, se tiennent les états généraux de l’alimentation, qui sont directement liés à l’agriculture française et de ce qu’on veut en faire :

Pourquoi des États généraux de l’alimentation ?

Annoncés par le Président de la République en juin dernier, les États généraux de l’alimentation visent à :

Pour une fois, les acteurs de l’agriculture bio on été conviés en amont à la structuration des états généraux et à la mise en place des consultations. On peut lire sur un communiqué de l’Agence Bio :(intégralité du message ici)

“Lancement de la consultation du public sur les États Généraux de l’Alimentation.

L’Agence Bio a participé au lancement des États Généraux de l’Alimentation afin notamment d’amplifier le développement de la filière bio, créatrice d’emplois et de valeurs dans nos territoires. Tous les domaines sont concernés : à l’amont, la production agricole, mais également à l’aval, la transformation, la distribution… Au total, l’agriculture bio représente près de 118 000 emplois directs en équivalent temps plein, soit 32 500 emplois gagnés en seulement 4 ans.

L’heure est maintenant à la consultation du public sur les Etats Généraux de l’Alimentation. Un site internet a été créé pour l’occasion : www.egalimentation.gouv.fr

Il s’agit d’élaborer un diagnostic partagé sur les différentes questions soulevées par les Etats Généraux de l’Alimentation et de formuler des propositions concrètes afin de nourrir l’agenda des solutions des différents Ministères.

N’hésitez pas à vous inscrire pour participer aux différentes consultation pour une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement et de l’homme sur l’ensemble du territoire.”

Il y a 10 consultations publiques :

C’est un peu enflammé, compliqué, mais très intéressant et peut-être qu’on peut espérer infléchir la politique agricole. Il est donc important que chacun donne son avis, et tout le monde peut le faire. C’est long et il faut réfléchir, mais ça vaut la peine non ?

Concrètement, voici comment ça fonctionne :

  • vous devez vous inscrire (en haut à droite) mais ça peut être un pseudonyme
  • pour chaque consultation il y a 3 parties
    1. le problème qui reprend et développe le titre de la consultation,
    2. les causes (plusieurs propositions, vous pouvez en outre donner la votre),
    3. les solutions (également plusieurs propositions, et vous pouvez aussi donner la votre).
  • pour ces trois parties, à chaque fois, vous avez la possibilité de donner votre avis avec des boutons “d’accord” ; “mitigé” ; “pas d’accord” et en plus d’argumenter votre avis. Vous pouvez également donner votre accord à des avis précédemment développés.

OK, je le reconnais c’est long, et fastidieux. Mais les participations déjà existantes sont passionnantes. Et, vous pouvez y revenir à plusieurs reprises jusqu’au 20 octobre. Vous pouvez ciblez les propositions qui vous intéressent dans chaque partie, et surtout lire celles déjà faites pour éviter les doublons ;).

Je m’y suis mise aujourd’hui, et dans un premier temps mon plan d’action est le suivant : donner mon avis sur chaque proposition (avec les boutons), éventuellement en argumentant ; lire les solutions proposées et donner mon avis sur les solutions. Je reviendrais probablement lire les causes un autre dimanche (ouiii d’accord, je n’ai pas pu m’empêcher déjà un peu fouiner… rhôôôô) 😉 .

Bonne participation et bon courage !

Juil 212017
 

Les fleurs de tomates se pollinisent assez facilement, même sans pollinisateur, mais c’est quand même bien de les aider un peu.

Sinon, voilà ce qui se passe :

Affreux non ?

Entre autres dégénérescences : fruits déformés, suture (cul du fruit) malformée ou pas formée du tout, fruit multiple, … Ci-dessus, on cumule tout.

à gauche une tomates de la même variété bien pollinisée, à droite notre elefant man, recto/verso

celle-ci est bien immonde aussi

Cette année, on a quelques beaux spécimen du genre, parce qu’on a oublié les premières polinisations (bon ok ok ok, pas que les premières) (c’est ce qui se passe quand on est épuisé). Pourtant rien de plus simple. La tomates s’autopollinise, donc il suffit de secouer le pied de tomates pour qu’à chaque fleurs, le pollen de l’étamine tombe sur le pistil et le fertilise.

Et comme nos tomates sont palissées sur des ficelles, concrètement il nous suffit de passer à toute vitesse entre deux rangs, les bras écartés et de faire vibrer les ficelles les unes après les autres 😀

Juin 232017
 

Est-ce la chaleur suffocante ?

Est-ce l’absence d’eau depuis très longtemps ?

En tous cas, les fourmis ont faim et soif…

De façon exceptionnelle et jamais vue (enfin, chez nous en tous cas), elles s’attaquent aux pieds d’aubergine pour y boire :

Le bar (creusé par les fourmis)

Les piliers de comptoir


Une punaise opportuniste profite de la boisson à volonté. On n’est pas sectaire chez les fourmis, contrairement à ce qu’on pourrait croire d’une fourmilière.

Juin 222017
 

Aujourd’hui, on a planté les brocolis et choux-fleurs semés en pépinière le 9 mai.

9,5 heures de boulot (on était 3 : Aline, Jo et moi).

Concrètement, Jo arrachait les plants, les déposait dans un seau et nous apportait les seaux, pleins de plants donc.

En suivant le décamètre on déposait les plants tous les 50 cm, le long de la planche et en quinconce entre les 2 rangs de la planche, dans les sillons creusés par Fred et son tracteur avant-hier.

Planche après planche, une fois déposés les plants, on les plantait : c’est très facile grâce aux sillons, il suffit de ramener la terre des deux bords du sillon vers le creux où est déposé le plant.

Hier, j’avais monté les lignes d’arrosage (une sacrée galère soit dit en passant) et arrosé 2 heures pour que le sol soit moins sec et que les plants ne souffrent pas. Une fois qu’on a eu couvert la moitié de la surface, on a déclenché l’arrosage sur cette première partie pendant qu’on plantait l’autre moitié (sinon, les choux fleurs auraient vraiment trop souffert !).


On a tout arrosé en tout 3 heures dans la journée après la plantation.

Et voilà le résultat

Pendant ce temps-là, au frais dans le bâtiment, Mamita…

Qui choisit le carton pile à sa taille alors que celui qui est derrière est bien plus grand. 

Merci Jo de venir au pied-levé nous aider !

Mai 272017
 

Marie vous montre comment planter les chayottes (ou christophines)

  • on fait des trous tous les mètres le long du grillage qui a servi auparavant aux petits-pois rame,

  • on met du fumier qu’on mélange au sable,

  • on émiette la motte et on dégage les racines (ça fait quand même un petit moment qu’elles sont en pot),

  • on met la chayotte dans le trou en prenant garde aux racines,

  • on recouvre de terre (euh, de sable ^^)

  • un superbe plantation de 15 chayottes ( 😀 )

 

  • on met en place l’irrigation (ici gaine au goutte à goutte) et comme cette serre a été déjà arrosée aujourd’hui pour les tomates qui sont à côté mais avant la plantation de chayottes, et ben on les arrose à l’arrosoir, et ça fait une belle photo (on aurait JAMAIS fait ça si il y en avait eu des dizaines)

Mai 172017
 

Comme c’est Fred qui fait le désherbage des courges quasiment tout seul, et qu’il a franchement mieux à faire dans la vie  😉 , cette année on tente de planter les courges sous couvert de paille. C’est la paille de Pascal notre super voisin agriculteur qui a non pas 1 mais 2 gros tracteurs et qui nous aide énormément (on fait pas le poids avec nos petits tracteurs de maraîchage), et nous vend de la paille pour les animaux, ou pour les courges, donc.

On a étalé touuuuute cette paille les deux semaines précédentes (sur les buttes que Fred avait préparées, avec un beau sillon au milieu de chacune d’elles), installé les gaines d’irrigation hier, et notre stagiaire du mois, Marie, vous montre comment on plante notre courge dans ce diaporama (ici la nouvelle coqueluche des maraîchers : FICTOR)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On écarte la paille en essayant de tomber pile sur le sillon qui est dessous (et on y arrive les doigts dans le nez), on pose la motte sur la terre dans le fond du sillon, et on recouvre de paille.

Aujourd’hui, avant 16:00 on MOURRAIT de chaud, et je peux vous dire que bosser, sous le soleil, c’était horrible. Ça ne nous a pas empêché de ces fulgurances dont nous avons le secret et on peut retenir celle-ci d’aujourd’hui “huuuuuummm ça donne envie de se coucher sous la paille”. Car, eh oui ! Il faisait peut-être 35°c dehors, mais sous la paille au niveau des racines de nos courges, il faisait 10 bons degrés de moins ! PAR – FAIT !

Concrètement, on a un décamètre qui nous permet de toujours savoir où planter les plantes au cm près. On passe à deux dans les rangs, l’une tient le plateau contenant les godets, l’autre balance lesdits godets aux emplacements prévus par les itinéraires techniques et les bonnes pratiques culturales, soit pour les courges tous les 90 cm. “Balance ??!!??” me faites-vous remarquer, interloqués. Bah ouais, oh, les plantes, c’est pas du tout les chochottes qu’on croit et on va pas se baisser une fois de plus pour elles pour les poser délicatement tous les 90 cm, en plus on a autre chose à faire nous aussi. Donc on reste debout, on avance et on les balance.

“Tiens pour une fois que tu bosses, je vais te prendre en photo” me dit Aline

Le décamètre nous sert seulement sur le premier rang (pour cette culture), après on plante les autres rangs en se fiant au premier planté.

“Belles des champs”


Et voilà. On a pas encore tout planté car la variété Green Hokkaïdo fait son intéressante comme d’habitude et a pris du retard à la levée (elle a de la chance que ce soit vraiment mes potimarrons préférés de tous les temps). Donc hormis cette variété voici ce qu’on a planté, de droite à gauche du la photo (ça vous fait une belle jambe)  :

2 rangs de 55 potirons vert Kabocha

2 rangs de 55 potimarrons orange Uchiki Kuri

2 rangs de 55 courges Butternut

2 rangs de 55 courges vertes Cornue d’hiver

2 rangs de 55 courges orange Fictor

à venir donc 2 rangs de XX ? potimarrons verts Green Hokkaïdo.

Vous remarquerez la volonté artistique dans l’agencement des couleurs de notre champs de (futures) courges.

Avr 122017
 

On a la chance de pouvoir compter sur notre stagiaire Pierre et pouvoir le laisser bosser tout seul pendant que je suis en réunion.

Je l’ai laissé avec la tâche de débarrasser la serres des bettes. L’instruction était : arracher les 2 planches de bettes, les mettre sur le compost sans étaler celui-ci plus que de raison, tout ça en 2:30 maximum (considérant que ça doit prendre moins de temps mais qu’il est novice). Et comme c’était un milodi de vacances, je lui ai laissé Milo pour l’aider.

Après avoir fait la 1ère planche en balançant chaque pied dans la brouette au fur et à mesure de l’arrachage ; et selon le rapport de Milo :

“Tata, on a fait la première planche et après j’ai eu l’idée qu’en fait, on arrache toutes les bettes on les laisse par terre, et après on arrache toute les ciboulettes et après, en fait, on met tout dans la brouette.”

“Et alors c’était mieux ?”

“Bah oui ! En fait ça nous a pris que 4 brouettes ! Et c’était beaucoup plus rapide et en fait ça faisait moins mal au dos !”

Comme quoi on a toujours besoin d’être plusieurs pour réfléchir et parfois d’un plus petit que soi. Ça se passe pareil entre Aline et moi et je suis contente qu’ils aient trouvé une meilleure stratégie en cours de route (ce que j’espérais en les voyant faire au début). C’est comme ça qu’on apprend à mieux travailler et réduire la pénibilité et c’est important. Ils ont fait du bon boulot en moins de temps qu’imparti au départ. Bravo les gars ! Et merci c’est bien propre :

Et ce tas de compost respecte à la perfection mes attentes 🙂 😀

Mar 292017
 

Aujourd’hui, j’ai planté 1400 plants de patates. Les plants de patates bio sont de chez Payzons ferme. La variété O’Siren est magnifique !


à gauche variété Margod, le must have de la patate primeur / été selon moi, et à droite la O’Siren

C’est assez rapide à faire, et une fois balancées déposées dans le sillon, il suffit de les recouvrir au rateau (c’est plus simple et pas plus long que de sortir le tracteur pour le faire à la butteuse).

Ça a été suffisament rapide pour que j’arrive à l’heure à l’école puisque c’était aujourd’hui Milodi ;-). Ainsi on a pu installer l’arrosage pour les patates dès après nos pâtes au fromage/glace habituels. Le sol est très très sec, on a laissé arroser 4 heures.

Merci mon p’tit maraîcher préféré !! <3 <3

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