Mai 272017
 

Marie vous montre comment planter les chayottes (ou christophines)

  • on fait des trous tous les mètres le long du grillage qui a servi auparavant aux petits-pois rame,

  • on met du fumier qu’on mélange au sable,

  • on émiette la motte et on dégage les racines (ça fait quand même un petit moment qu’elles sont en pot),

  • on met la chayotte dans le trou en prenant garde aux racines,

  • on recouvre de terre (euh, de sable ^^)

  • un superbe plantation de 15 chayottes ( 😀 )

 

  • on met en place l’irrigation (ici gaine au goutte à goutte) et comme cette serre a été déjà arrosée aujourd’hui pour les tomates qui sont à côté mais avant la plantation de chayottes, et ben on les arrose à l’arrosoir, et ça fait une belle photo (on aurait JAMAIS fait ça si il y en avait eu des dizaines)

Mai 172017
 

Comme c’est Fred qui fait le désherbage des courges quasiment tout seul, et qu’il a franchement mieux à faire dans la vie  😉 , cette année on tente de planter les courges sous couvert de paille. C’est la paille de Pascal notre super voisin agriculteur qui a non pas 1 mais 2 gros tracteurs et qui nous aide énormément (on fait pas le poids avec nos petits tracteurs de maraîchage), et nous vend de la paille pour les animaux, ou pour les courges, donc.

On a étalé touuuuute cette paille les deux semaines précédentes (sur les buttes que Fred avait préparées, avec un beau sillon au milieu de chacune d’elles), installé les gaines d’irrigation hier, et notre stagiaire du mois, Marie, vous montre comment on plante notre courge dans ce diaporama (ici la nouvelle coqueluche des maraîchers : FICTOR)

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On écarte la paille en essayant de tomber pile sur le sillon qui est dessous (et on y arrive les doigts dans le nez), on pose la motte sur la terre dans le fond du sillon, et on recouvre de paille.

Aujourd’hui, avant 16:00 on MOURRAIT de chaud, et je peux vous dire que bosser, sous le soleil, c’était horrible. Ça ne nous a pas empêché de ces fulgurances dont nous avons le secret et on peut retenir celle-ci d’aujourd’hui “huuuuuummm ça donne envie de se coucher sous la paille”. Car, eh oui ! Il faisait peut-être 35°c dehors, mais sous la paille au niveau des racines de nos courges, il faisait 10 bons degrés de moins ! PAR – FAIT !

Concrètement, on a un décamètre qui nous permet de toujours savoir où planter les plantes au cm près. On passe à deux dans les rangs, l’une tient le plateau contenant les godets, l’autre balance lesdits godets aux emplacements prévus par les itinéraires techniques et les bonnes pratiques culturales, soit pour les courges tous les 90 cm. “Balance ??!!??” me faites-vous remarquer, interloqués. Bah ouais, oh, les plantes, c’est pas du tout les chochottes qu’on croit et on va pas se baisser une fois de plus pour elles pour les poser délicatement tous les 90 cm, en plus on a autre chose à faire nous aussi. Donc on reste debout, on avance et on les balance.

“Tiens pour une fois que tu bosses, je vais te prendre en photo” me dit Aline

Le décamètre nous sert seulement sur le premier rang (pour cette culture), après on plante les autres rangs en se fiant au premier planté.

“Belles des champs”


Et voilà. On a pas encore tout planté car la variété Green Hokkaïdo fait son intéressante comme d’habitude et a pris du retard à la levée (elle a de la chance que ce soit vraiment mes potimarrons préférés de tous les temps). Donc hormis cette variété voici ce qu’on a planté, de droite à gauche du la photo (ça vous fait une belle jambe)  :

2 rangs de 55 potirons vert Kabocha

2 rangs de 55 potimarrons orange Uchiki Kuri

2 rangs de 55 courges Butternut

2 rangs de 55 courges vertes Cornue d’hiver

2 rangs de 55 courges orange Fictor

à venir donc 2 rangs de XX ? potimarrons verts Green Hokkaïdo.

Vous remarquerez la volonté artistique dans l’agencement des couleurs de notre champs de (futures) courges.

Avr 122017
 

On a la chance de pouvoir compter sur notre stagiaire Pierre et pouvoir le laisser bosser tout seul pendant que je suis en réunion.

Je l’ai laissé avec la tâche de débarrasser la serres des bettes. L’instruction était : arracher les 2 planches de bettes, les mettre sur le compost sans étaler celui-ci plus que de raison, tout ça en 2:30 maximum (considérant que ça doit prendre moins de temps mais qu’il est novice). Et comme c’était un milodi de vacances, je lui ai laissé Milo pour l’aider.

Après avoir fait la 1ère planche en balançant chaque pied dans la brouette au fur et à mesure de l’arrachage ; et selon le rapport de Milo :

“Tata, on a fait la première planche et après j’ai eu l’idée qu’en fait, on arrache toutes les bettes on les laisse par terre, et après on arrache toute les ciboulettes et après, en fait, on met tout dans la brouette.”

“Et alors c’était mieux ?”

“Bah oui ! En fait ça nous a pris que 4 brouettes ! Et c’était beaucoup plus rapide et en fait ça faisait moins mal au dos !”

Comme quoi on a toujours besoin d’être plusieurs pour réfléchir et parfois d’un plus petit que soi. Ça se passe pareil entre Aline et moi et je suis contente qu’ils aient trouvé une meilleure stratégie en cours de route (ce que j’espérais en les voyant faire au début). C’est comme ça qu’on apprend à mieux travailler et réduire la pénibilité et c’est important. Ils ont fait du bon boulot en moins de temps qu’imparti au départ. Bravo les gars ! Et merci c’est bien propre :

Et ce tas de compost respecte à la perfection mes attentes 🙂 😀

Mar 292017
 

Aujourd’hui, j’ai planté 1400 plants de patates. Les plants de patates bio sont de chez Payzons ferme. La variété O’Siren est magnifique !


à gauche variété Margod, le must have de la patate primeur / été selon moi, et à droite la O’Siren

C’est assez rapide à faire, et une fois balancées déposées dans le sillon, il suffit de les recouvrir au rateau (c’est plus simple et pas plus long que de sortir le tracteur pour le faire à la butteuse).

Ça a été suffisament rapide pour que j’arrive à l’heure à l’école puisque c’était aujourd’hui Milodi ;-). Ainsi on a pu installer l’arrosage pour les patates dès après nos pâtes au fromage/glace habituels. Le sol est très très sec, on a laissé arroser 4 heures.

Merci mon p’tit maraîcher préféré !! <3 <3

Mar 282017
 

Aujourd’hui c’était la plantation des bulbilles d’oignons. Une grande nouveauté dans notre itinéraire technique des oignons puisque jusque là on commençait au semis, c’est à dire avec la graine. Nous avons commandé la même variété que celle qu’on prend d’habitude en graine : Sturon. J’aurais peut-être hésité si la variété dont je suis satisfaite n’avait pas été disponible.

Il faisait un temps idéal, pas trop chaud, pas trop froid, avec une belle lumière qui seyait à merveille à nos bulbilles, que voilà : 

Après 5 minutes de plantation, c’était si beau, tout ce doré, que je n’ai pas résisté à la photo :

Concrètement, on prend les bulbilles et on les pose en les enfonçant légèrement tous les 4 cm, et sur 4 rangs (espacés de 30 cm)

On a fait 3 planches de 50m d’oignons en 5 heures : 2*2 heures et 1 heure toute seule à mettre le P19 (le voile de protection, contre les insectes en l’occurence) : c’est trop long pour le voile,mais il y avait assez de vent pour me gêner. On peut réduire à 4:30 je pense.

J’ai calculé qu’il faut 6 kg de bulbille par planche de 50m


avant

après et tout doré

Bilan de ce changement d’habitude et d’IT : 100% positif à ce niveau de la culture, car on a gagné énormément de temps : pas de semis en mini-mottes (qui nous aurait pris 5-6 heures) et un gain de temps à la plantation (-40%, je pense).

À voir comment ça se passe au niveau du desherbage : avant on sarclait car il y avait de la place entre les plants. Maintenant on est obligé de passer à la main, donc ça prend plus de temps. On va peut-être gagner sur le nombre de désherbages car à partir d’un certain stade les oignons se toucheront, et donc l’herbe ne poussera pas entre eux.

Et bien sûr, cette euphorie du jour reste à confirmer avec la récolte.

Mar 272017
 

Après tout un tas de bazar comme nourrir des animaux et porter des sacs de 70 L de terreau, on s’est précipité dans la serre de semis pour repiquer les aubergines, les poivrons et les céleris.

MAGNIFIQUE nouveau record de la team maraîchère ! 3:30 pour repiquer 1248 plants de céleris contre 4:30 pour 1040 l’an passé

et magnifiques petits céleris.


150 aubergines et 50 poivrons de chaque sorte. Ils sont pas vaillants, c’est normal, on leur a quand même arraché les racines. Demain ça ira mieux.

Après ça et après avoir arrosé 2-3 trucs, direction la nouvelle serre dans laquelle on a mis des petits pois, pour les redresser contre le grillage et désherber. Tout ça à toute vitesse. Et après les LAPINS apparement ! GRRRRR.

Hop on file manger et on revient fissa fissa pour récolter les panais de la semaine.

Aline se précipite ensuite sur le filtre du forage pour le nettoyer dans l’objectif d’une irrigation optimum pour notre tour d’arrosage de demain mardi, et je cours avec ma brouette vers les carottes pour en récolter pour la semaine.

J’espère qu’on sera aussi efficace demain, pour planter nos 15 kg de bulbilles d’oignons   😯    😎   😆  !

Pour finir quelques photos des semis en cours…

des salades à différents stades (on en plante demain)

des chayottes/christophines… c’est beau hein ? Elles prendront la place des petits pois sous la nouvelle serre.

des aromates qu’on va pas tarder à repiquer

Mar 222017
 

Aujourd’hui on a repiqué notre première série de tomates (635 plants)

Mar 152017
 

À la ferme du hanneton, nous faisons pousser nos légumes bio délicieux depuis la graine. On maîtrise ainsi tout le cycle jusqu’à la vente ce qui nous permet d’avoir les plants qu’on veut quand on veut, de la qualité requise.

On fait pousser nos plants fragiles sous nos serres de semis et pour ceux qui ont besoin de chaleur, dans des bacs chauffants, très simple à faire et pas très coûteux. Nous en avons 3 et nous en avons refait un ces derniers jours, ce qui nous donne l’occasion de vous montrer comment c’est fait, dedans…

Voici le vieux machin :

Le problème est que tout était en train de se sauver car le cadre en bois ne tenait plus du tout. On a donc commencé par refaire tout le tour : (et que j’te scie et que j’te martelle)


Pif paf pouf, voilà un beau bac chauffant tout bien recadré. On peut voir les câbles qui permettent de chauffer, dans tout ce bazar qu’on a mis :

Les arceaux nous servent à calfeutrer le bac pour la nuit afin de ne pas gaspiller l’énergie

Et voilà des petits plants de tomates, aubergines et poivrons bien au chaud à 20°, avec les toute nouvelles graines de courgettes. 

C’est bien beau tout ça mais ça nous dit pas comment est fait le bac chauffant !!!

Et voilààaàaàaààaàa , tinliiiiiiin :

Nos bacs font environ 5 m de long pour 70 cm  de large, et nous utilisons pour chacun 1 câble de 30m / 837W / 230V disposé en serpentin dans le sable. Au début de saison quand on commence les semis, on soulève la bâche noire pour mouiller abondament le sable afin que la chaleur se transmette mieux.

notre fournisseur de câble chauffant

le fournisseur de thermostat

les plaques de polystyrène et le sable se trouvent dans les magasins de bricolage.

Mar 092017
 

Blowing with the windblowin’ with the wind

Mais comment en-est on arrivé là ?

  • Aline et Pierre ont semé des centaines de godets de petits pois entre le 6 et le 10 février (j’étais en vacances ! Ah  ! Quel bonheur ! ) : moitié de petits pois nain “douce provence”, moitié de rame “first early may”
  • Puis Aline et Pierre ont planté des pieux et du grillage comme des forcenés, dans le vent et sous la pluie.

sauriez-vous reconnaître qui est qui ?

  • Cette semaine, Aline, Marine et moi, on a planté tous les petits pois :

  • Dehors : 3 planches de “nain” et 3 planches de “rame”, les nains étant judicieusement placés du côté du soleil pour ne pas être à l’ombre des “rame”. Plantation de part et d’autre du grillage tous les 50 cm.

  • On n’a pas oublié de mettre de l’arrosage, au goutte à goutte

Au total : dehors on a 420 plants de petits pois nains “douce provence” et 420 plants de petits pois rame “first early may” qui vont j’espère répondre à leur petit nom ; et sous la serre, tout de même 156 plants de petits pois nains “douce provence” et 155 plants de petits pois rame “first early may”.

Les chattes sont au taquets, et les petits pois astucieusement placés pas loin du spot à croquettes, les lapins vont prendre de sacrés risques s’ils se pointent.

 

Mar 082017
 

Quand on est rentré de vacances, je suis tombée devant ce miraculeux chantier !!

Une nouvelle serre !

(merci Aline et Pierre d’avoir si bien bossé, en toute sécurité 😉 ).

Du coup, il fallait mettre une bâche de serre. Et nous avons fait appel à notre équipe de choc particulière, les AMAPiens !

Faire des tranchées (2*40m), mettre une bâche, fixer la bâche, tout ça était prévu samedi dernier. Autant faire des tranchées ne posait pas de souci particulier (si ce n’est qu’à 15 c’st quand même plus facile qu’à 2), autant on ne pensait pas pouvoir mettre la bâche, avec la météo de la semaine dernière (10,5m * 40m dans la pluie et surtout le vent).

En tout cas, les tranchées avaient déjà été bien entamées par Fred, Stéphane et Malo le vendredi soir :

Et finies le samedi matin avec tout le restant de notre fière équipe :

Entre 10 heures et 11 heures du matin, ce samedi et inexplicablement, il n’y avait pas un brin de vent !! Incroyable.

Ce fût donc fait et parfaitement fait en 2 temps 3 mouvements, ou presque.

Et puis hop hop hop, vite, vite, vite, on a remis de la terre pour fixer et tendre la bâche, avant que le temps ne change (et je vous rappelle qu’il y a eu une tempête dans les heures qui ont suivi, c’est vraiment fou ce créneau horaire qu’on a eu !)

crédits photo @Éric

crédits photo @Éric

Après ces 2 petites heures de chantier titanesque, on range tout et on se prépare à l’apéro…

crédits photo @Éric

…apéro pendant lequel tout semble bien se passer pour la serre, la bâche et l’escabeau.

 

Et comme il restait du monde prévu pour l’après-midi, des AMAPiens, prêts à encore en découdre, on a creusé une tranchée pour prolonger le réseau d’irrigation.

Avec un petit pont de bois pour passer sur la tranchée avec nos brouettées de poireaux (ceux qu’on voit dans le fond)

Pendant ce temps là, Mamita…

Le surlendemain, après la tempête, tout va toujours très bien, madame la marquise…

…sauf pour ladite marquise Hopey, qui ne sait plus ni où ni qui ni qu’est-ce ni dans quel état j’erre et qui se retrouve à chouiner (oui oui oui…) en dehors de la serre, sous la pluie et dans le vent…

Merci à Thierry et Lynda, Magali et Joel, Stéphane et Malo, Françoise et Alain, Anne-Laure, Anthony, Jean-Christophe, Louis, Christophe, Élisabeth et Claude, Claire et Bernard, Éric, Florence, Stéphanie et Morgan, et bien sûr Pierre et Aline qui ont fait le plus gros du boulot.

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