Juil 212017
 

Les fleurs de tomates se pollinisent assez facilement, même sans pollinisateur, mais c’est quand même bien de les aider un peu.

Sinon, voilà ce qui se passe :

Affreux non ?

Entre autres dégénérescences : fruits déformés, suture (cul du fruit) malformée ou pas formée du tout, fruit multiple, … Ci-dessus, on cumule tout.

à gauche une tomates de la même variété bien pollinisée, à droite notre elefant man, recto/verso

celle-ci est bien immonde aussi

Cette année, on a quelques beaux spécimen du genre, parce qu’on a oublié les premières polinisations (bon ok ok ok, pas que les premières) (c’est ce qui se passe quand on est épuisé). Pourtant rien de plus simple. La tomates s’autopollinise, donc il suffit de secouer le pied de tomates pour qu’à chaque fleurs, le pollen de l’étamine tombe sur le pistil et le fertilise.

Et comme nos tomates sont palissées sur des ficelles, concrètement il nous suffit de passer à toute vitesse entre deux rangs, les bras écartés et de faire vibrer les ficelles les unes après les autres 😀

Juin 232017
 

Est-ce la chaleur suffocante ?

Est-ce l’absence d’eau depuis très longtemps ?

En tous cas, les fourmis ont faim et soif…

De façon exceptionnelle et jamais vue (enfin, chez nous en tous cas), elles s’attaquent aux pieds d’aubergine pour y boire :

Le bar (creusé par les fourmis)

Les piliers de comptoir


Une punaise opportuniste profite de la boisson à volonté. On n’est pas sectaire chez les fourmis, contrairement à ce qu’on pourrait croire d’une fourmilière.

Juin 222017
 

Aujourd’hui, on a planté les brocolis et choux-fleurs semés en pépinière le 9 mai.

9,5 heures de boulot (on était 3 : Aline, Jo et moi).

Concrètement, Jo arrachait les plants, les déposait dans un seau et nous apportait les seaux, pleins de plants donc.

En suivant le décamètre on déposait les plants tous les 50 cm, le long de la planche et en quinconce entre les 2 rangs de la planche, dans les sillons creusés par Fred et son tracteur avant-hier.

Planche après planche, une fois déposés les plants, on les plantait : c’est très facile grâce aux sillons, il suffit de ramener la terre des deux bords du sillon vers le creux où est déposé le plant.

Hier, j’avais monté les lignes d’arrosage (une sacrée galère soit dit en passant) et arrosé 2 heures pour que le sol soit moins sec et que les plants ne souffrent pas. Une fois qu’on a eu couvert la moitié de la surface, on a déclenché l’arrosage sur cette première partie pendant qu’on plantait l’autre moitié (sinon, les choux fleurs auraient vraiment trop souffert !).


On a tout arrosé en tout 3 heures dans la journée après la plantation.

Et voilà le résultat

Pendant ce temps-là, au frais dans le bâtiment, Mamita…

Qui choisit le carton pile à sa taille alors que celui qui est derrière est bien plus grand. 

Merci Jo de venir au pied-levé nous aider !

Mai 272017
 

Marie vous montre comment planter les chayottes (ou christophines)

  • on fait des trous tous les mètres le long du grillage qui a servi auparavant aux petits-pois rame,

  • on met du fumier qu’on mélange au sable,

  • on émiette la motte et on dégage les racines (ça fait quand même un petit moment qu’elles sont en pot),

  • on met la chayotte dans le trou en prenant garde aux racines,

  • on recouvre de terre (euh, de sable ^^)

  • un superbe plantation de 15 chayottes ( 😀 )

 

  • on met en place l’irrigation (ici gaine au goutte à goutte) et comme cette serre a été déjà arrosée aujourd’hui pour les tomates qui sont à côté mais avant la plantation de chayottes, et ben on les arrose à l’arrosoir, et ça fait une belle photo (on aurait JAMAIS fait ça si il y en avait eu des dizaines)

Mai 172017
 

Comme c’est Fred qui fait le désherbage des courges quasiment tout seul, et qu’il a franchement mieux à faire dans la vie  😉 , cette année on tente de planter les courges sous couvert de paille. C’est la paille de Pascal notre super voisin agriculteur qui a non pas 1 mais 2 gros tracteurs et qui nous aide énormément (on fait pas le poids avec nos petits tracteurs de maraîchage), et nous vend de la paille pour les animaux, ou pour les courges, donc.

On a étalé touuuuute cette paille les deux semaines précédentes (sur les buttes que Fred avait préparées, avec un beau sillon au milieu de chacune d’elles), installé les gaines d’irrigation hier, et notre stagiaire du mois, Marie, vous montre comment on plante notre courge dans ce diaporama (ici la nouvelle coqueluche des maraîchers : FICTOR)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On écarte la paille en essayant de tomber pile sur le sillon qui est dessous (et on y arrive les doigts dans le nez), on pose la motte sur la terre dans le fond du sillon, et on recouvre de paille.

Aujourd’hui, avant 16:00 on MOURRAIT de chaud, et je peux vous dire que bosser, sous le soleil, c’était horrible. Ça ne nous a pas empêché de ces fulgurances dont nous avons le secret et on peut retenir celle-ci d’aujourd’hui “huuuuuummm ça donne envie de se coucher sous la paille”. Car, eh oui ! Il faisait peut-être 35°c dehors, mais sous la paille au niveau des racines de nos courges, il faisait 10 bons degrés de moins ! PAR – FAIT !

Concrètement, on a un décamètre qui nous permet de toujours savoir où planter les plantes au cm près. On passe à deux dans les rangs, l’une tient le plateau contenant les godets, l’autre balance lesdits godets aux emplacements prévus par les itinéraires techniques et les bonnes pratiques culturales, soit pour les courges tous les 90 cm. “Balance ??!!??” me faites-vous remarquer, interloqués. Bah ouais, oh, les plantes, c’est pas du tout les chochottes qu’on croit et on va pas se baisser une fois de plus pour elles pour les poser délicatement tous les 90 cm, en plus on a autre chose à faire nous aussi. Donc on reste debout, on avance et on les balance.

“Tiens pour une fois que tu bosses, je vais te prendre en photo” me dit Aline

Le décamètre nous sert seulement sur le premier rang (pour cette culture), après on plante les autres rangs en se fiant au premier planté.

“Belles des champs”


Et voilà. On a pas encore tout planté car la variété Green Hokkaïdo fait son intéressante comme d’habitude et a pris du retard à la levée (elle a de la chance que ce soit vraiment mes potimarrons préférés de tous les temps). Donc hormis cette variété voici ce qu’on a planté, de droite à gauche du la photo (ça vous fait une belle jambe)  :

2 rangs de 55 potirons vert Kabocha

2 rangs de 55 potimarrons orange Uchiki Kuri

2 rangs de 55 courges Butternut

2 rangs de 55 courges vertes Cornue d’hiver

2 rangs de 55 courges orange Fictor

à venir donc 2 rangs de XX ? potimarrons verts Green Hokkaïdo.

Vous remarquerez la volonté artistique dans l’agencement des couleurs de notre champs de (futures) courges.

Avr 122017
 

On a la chance de pouvoir compter sur notre stagiaire Pierre et pouvoir le laisser bosser tout seul pendant que je suis en réunion.

Je l’ai laissé avec la tâche de débarrasser la serres des bettes. L’instruction était : arracher les 2 planches de bettes, les mettre sur le compost sans étaler celui-ci plus que de raison, tout ça en 2:30 maximum (considérant que ça doit prendre moins de temps mais qu’il est novice). Et comme c’était un milodi de vacances, je lui ai laissé Milo pour l’aider.

Après avoir fait la 1ère planche en balançant chaque pied dans la brouette au fur et à mesure de l’arrachage ; et selon le rapport de Milo :

“Tata, on a fait la première planche et après j’ai eu l’idée qu’en fait, on arrache toutes les bettes on les laisse par terre, et après on arrache toute les ciboulettes et après, en fait, on met tout dans la brouette.”

“Et alors c’était mieux ?”

“Bah oui ! En fait ça nous a pris que 4 brouettes ! Et c’était beaucoup plus rapide et en fait ça faisait moins mal au dos !”

Comme quoi on a toujours besoin d’être plusieurs pour réfléchir et parfois d’un plus petit que soi. Ça se passe pareil entre Aline et moi et je suis contente qu’ils aient trouvé une meilleure stratégie en cours de route (ce que j’espérais en les voyant faire au début). C’est comme ça qu’on apprend à mieux travailler et réduire la pénibilité et c’est important. Ils ont fait du bon boulot en moins de temps qu’imparti au départ. Bravo les gars ! Et merci c’est bien propre :

Et ce tas de compost respecte à la perfection mes attentes 🙂 😀

Mar 292017
 

Aujourd’hui, j’ai planté 1400 plants de patates. Les plants de patates bio sont de chez Payzons ferme. La variété O’Siren est magnifique !


à gauche variété Margod, le must have de la patate primeur / été selon moi, et à droite la O’Siren

C’est assez rapide à faire, et une fois balancées déposées dans le sillon, il suffit de les recouvrir au rateau (c’est plus simple et pas plus long que de sortir le tracteur pour le faire à la butteuse).

Ça a été suffisament rapide pour que j’arrive à l’heure à l’école puisque c’était aujourd’hui Milodi ;-). Ainsi on a pu installer l’arrosage pour les patates dès après nos pâtes au fromage/glace habituels. Le sol est très très sec, on a laissé arroser 4 heures.

Merci mon p’tit maraîcher préféré !! <3 <3

Mar 282017
 

Aujourd’hui c’était la plantation des bulbilles d’oignons. Une grande nouveauté dans notre itinéraire technique des oignons puisque jusque là on commençait au semis, c’est à dire avec la graine. Nous avons commandé la même variété que celle qu’on prend d’habitude en graine : Sturon. J’aurais peut-être hésité si la variété dont je suis satisfaite n’avait pas été disponible.

Il faisait un temps idéal, pas trop chaud, pas trop froid, avec une belle lumière qui seyait à merveille à nos bulbilles, que voilà : 

Après 5 minutes de plantation, c’était si beau, tout ce doré, que je n’ai pas résisté à la photo :

Concrètement, on prend les bulbilles et on les pose en les enfonçant légèrement tous les 4 cm, et sur 4 rangs (espacés de 30 cm)

On a fait 3 planches de 50m d’oignons en 5 heures : 2*2 heures et 1 heure toute seule à mettre le P19 (le voile de protection, contre les insectes en l’occurence) : c’est trop long pour le voile,mais il y avait assez de vent pour me gêner. On peut réduire à 4:30 je pense.

J’ai calculé qu’il faut 6 kg de bulbille par planche de 50m


avant

après et tout doré

Bilan de ce changement d’habitude et d’IT : 100% positif à ce niveau de la culture, car on a gagné énormément de temps : pas de semis en mini-mottes (qui nous aurait pris 5-6 heures) et un gain de temps à la plantation (-40%, je pense).

À voir comment ça se passe au niveau du desherbage : avant on sarclait car il y avait de la place entre les plants. Maintenant on est obligé de passer à la main, donc ça prend plus de temps. On va peut-être gagner sur le nombre de désherbages car à partir d’un certain stade les oignons se toucheront, et donc l’herbe ne poussera pas entre eux.

Et bien sûr, cette euphorie du jour reste à confirmer avec la récolte.

Mar 272017
 

Après tout un tas de bazar comme nourrir des animaux et porter des sacs de 70 L de terreau, on s’est précipité dans la serre de semis pour repiquer les aubergines, les poivrons et les céleris.

MAGNIFIQUE nouveau record de la team maraîchère ! 3:30 pour repiquer 1248 plants de céleris contre 4:30 pour 1040 l’an passé

et magnifiques petits céleris.


150 aubergines et 50 poivrons de chaque sorte. Ils sont pas vaillants, c’est normal, on leur a quand même arraché les racines. Demain ça ira mieux.

Après ça et après avoir arrosé 2-3 trucs, direction la nouvelle serre dans laquelle on a mis des petits pois, pour les redresser contre le grillage et désherber. Tout ça à toute vitesse. Et après les LAPINS apparement ! GRRRRR.

Hop on file manger et on revient fissa fissa pour récolter les panais de la semaine.

Aline se précipite ensuite sur le filtre du forage pour le nettoyer dans l’objectif d’une irrigation optimum pour notre tour d’arrosage de demain mardi, et je cours avec ma brouette vers les carottes pour en récolter pour la semaine.

J’espère qu’on sera aussi efficace demain, pour planter nos 15 kg de bulbilles d’oignons   😯    😎   😆  !

Pour finir quelques photos des semis en cours…

des salades à différents stades (on en plante demain)

des chayottes/christophines… c’est beau hein ? Elles prendront la place des petits pois sous la nouvelle serre.

des aromates qu’on va pas tarder à repiquer

Mar 222017
 

Aujourd’hui on a repiqué notre première série de tomates (635 plants)

%d blogueurs aiment cette page :