Jan 112018
 

Ah ! Les endives !

En théorie c’est assez simple, je vous donne les grandes lignes pour comprendre la suite :

  1. on sème des graines d’endives (avril)
  2. si on ne les a pas semées en direct, on les plante, (mai)
  3. on désherbe
  4. dès qu’il y a des périodes de gel (donc en théorie, décembre) on sort les racines d’endives du sol, on coupe les feuilles et on les fait geler (vernalisation)
  5. on met les racines nues en jauge et à l’obscurité. Grâce à la vernalisation, elles se disent qu’elles doivent refaire des feuilles, et grâce à l’obscurité, ces feuilles sont “blanches”
  6. on récolte des belles endives blanches (à partir de janvier en général ici)

Ça fait un moment que ça nous pose problème. Après les avoir très bien réussies les premières années (la chance des débutants, ce n’est donc pas un mythe), on a galèré plusieurs années de suite.

  • En 2013, la culture nous avait paru trop gourmande en temps de semis/plantation et désherbage et pas du tout rentable. On avait donc décidé qu’on achèterait directement les racines à forcir à un autre maraîcher bio en 2014 pour gagner du temps de travail
  • En 2014, les racines, qu’on a achetées donc, n’étaient pas du tout terribles, notamment parce qu’elles n’avaient pas été sorties au moment opportun et livrées à une période sans gel et avaient végété chez nous plusieurs semaines avant qu’il ne gèle dessus
  • En 2015, on s’est dit qu’on maîtrisait mieux en faisant tout et on a recommencé à en faire mais en semis direct : beaucoup de pertes de racines (je ne sais plus pourquoi) et donc peu de racines forcées et comme 1 racine = 1 endive, vraiment pas beaucoup d’endives
  • En 2016, semis direct encore, on a changé de variété pour une “Variété fixe issue d’une sélection nouvelle pour le forçage précoce à moyen. Très productive et robuste. Pour le forçage sans couverture de terre.” (variété Macun, bla-bla du semencier ici). Sans couverture de terre, vous verrez plus loin quel est le grand intérêt ! Mais bref, résultat CATASTROPHIQUE, elles ont toutes pourries au forçage ! (attention, image choc ci dessous, éloignez les personnes sensibles)

Malgré tout, on était super satisfaite de cette histoire “sans couverture de terre”, alors on a réfléchi toute l’année au dernier, dernier moment à comment on allait les faire cette saison (c’est à dire à partir de avril 2017, en fait) une fois qu’on allait les avoir sorties…

Fred avait fait un article en 2011 (!!!)  sur la méthode qu’on utilisait jusqu’à 2016, c’est intéressant à lire pour comprendre ce qui a changé.

Les endives “sans couverture de terre”, ça permet d’éviter de mettre les racines nues dans le sable et donc ça évite beaucoup de manutention : remplir des caisses d’endives, défaire les caisses d’endives pour les mettre dans du sable, et puis pelleter du sable tout le temps et ça, ça devenait de plus en plus insupportable, de pelleter. “Sans couverture de terre”, c’était du coup quand même déjà vachement plus facile.

Mais pour cette année, le postulat supplémentaire pour notre bien-être était : STOP ! on ne creuse plus de jauge tous les ans, c’est trop pénible, plus jamais. En plus d’être trop pénible ça c’est révélé trop humide (re-regarder les photos, hein…). On a donc fait faire une jauge pour la conservation, mais ça ne résolvait le problème de la jauge de forçage (température, obscurité).

Et c’est là que j’ai une idée de génie de dernière minute (c’est pour ça qu’elle est de génie, elle m’est réellement tombée dessus, et il était temps). Je me suis dis “mais dis donc, on a des trucs qui ressemblent à des fosses hors d’eau et hors gel et qui sont vides à l’époque des endives, et dont on peut réguler à peu près la température… C’est les bacs chauffants !!!”. J’ai donc relu la documentation sur les endives, et ça paraissait être jouable, et puis de toute façon on n’avait pas d’autre solution, sauf à creuser, et ça c’était donc hors de question.

Donc depuis 2017 :

  1. début mai, semis des endives Macun au semoir (1 planche de 40m, 4 rangs)
  2. désherbage et éclaircissage de 5cm entre chaque endive
  3. décembre 2017 la météo annonce plusieurs jours de gel ! Idée de génie ! (franchement bienvenue, j’étais à 2 doigts de laisser tomber)
  4. Fred soulève les endives au tracteur,
  5. j’achète de la bâche d’ensilage à toute vitesse pour les mettre correctement au noir (ça nous servira à autre chose, vous verrez plus tard dans l’année, mais là pour les endives c’était hyper urgent !)
  6. on sort les racines, le 8 décembre, on coupe les feuilles. Vu que comme par hasard, on a toujours pas reçu la bâche d’ensilage achetée 2 jours avant, ( 😀 ), on laisse passer le WE et il peut à torrent dessus, nous on trouve ça génial (autant de sable lessivé qu’on n’aura pas à porter)
  7. (à vrai dire on en avait déjà tellement marre qu’on n’avait même pas pris le temps de les mettre en caisse pour pouvoir finir de bosser un peu plus tôt). Donc quelques jour plus tard, le 14 décembre, on a reçu la bâche et donc on met tout en caisse, collet des racines à même hauteur (c’est important sinon les plus grandes empêchent les plus petites de refaire des feuilles) ; ce qui sous-entend de faire des caisses de même gabarit de racines nues,
  8. on pose les caisses dans le bac chauffant, on arrose bien bien bien, on met la bâche noire et on vérifie que c’est bien noir et c’est L’OBSCURITÉ TOTALE, C’EST TROP L’EUPHORIE, on est super satisfaite de cet investissement surtout que la bâche s’appelle “silodor” et est emballée dans un plastique doré
  9. on met le chauffage et le thermostat sur 10° et on croise les doigts
  10. je n’ose surtout rien vérifier avant d’avoir laissé passé une semaine, j’ai la hantise du moisi (re-re-garder les photos…), je vérifie juste et ajuste la température
  11. 1 semaine après on rouvre pour arroser et vérifier et … tiliiiiiin !!
  12. on est SUPER CONTENTE !!! On remet ça la semaine suivante
  13. et… la semaine d’après ON LES RÉCOLTE ! soit le 5 janvier JOIE ! BONHEUR ! ALLÉGRESSE !

Bien. Mais ça fait pas beaucoup d’endives à la fin. Les 5 caisses que vous voyez, là, c’est 1/2 planche et ça fait à peine 10 kg d’endives, donc ça fait pas beaucoup dans chaque panier (environ 80 paniers en tout) et pour le moment une seule AMAP a pu en avoir.

Techniquement ça fonctionne, et ça ça donne envie de faire des endives en 2018. Parce que c’était la dernière année qu’on se donnait avant de laisser tomber pour toujours.

MAIS ! On a perdu encore énormément de racines nues à l’arrachage : trop petites ou trop abîmées. Sûrement plus de la moitié. En plus d’être hyper frustrant et pas rentable du tout, c’est du travail débile en plus puisque comme je vous l’ai dit plus haut, tous les petits bouts et tous les tas de déchets qu’on a faits, il va falloir les ramasser et les sortir du champs pour pas que ça repousse. Youpi.

Donc améliorations prévues pour 2018 :

  • on refait à nouveau le semis indirect qui permettra de sélectionner les plus beaux plants,
  • on fait 2 planches au lieu d’une.

C’est de nouveau plus de travail de semis/plantation (ce qu’on avait essayé de réduire avec le semis au semoir) à un moment on disons le tout net, on a vraiment déjà TROP de travail. Mais on devrait gagner en désherbage en faisant un désherbage thermique juste avant de planter. Affaire à suivre, donc.

Jan 052018
 

Les goodies, c’est vachement bien, surtout quand en plus c’est utile !

1 tote-bag pour mettre les légumes

1 casquette pour se protéger du soleil quand on vient à la ferme

1 carnet pour noter des recettes bio !

Merci à Fred, Aline et Alex pour les photos.

Merci aux parfaits sujets : Dark Vador, Petit Chat qui se marre tout le temps, Anne-Laure et Bernard et Chris.

Déc 232017
 

Aline, Delphine et Fred vous souhaitent de joyeuses fêtes de fin d’année !

Nous vous retrouvons fins prêts à une cure de légume dès le 2 janvier 😉

Déc 182017
 

Hier, Rémi, l’apiculteur qui a posé ses ruches sur la ferme, a fait des photos aériennes avec un drone.

Il faisait très brumeux, et malgré tout les photos sont super chouettes. On voit tout très bien, et même l’apiculteur 😉 (cliquez pour voir en grand)

Voici un peu de détail de ce qui se passe actuellement dans les champs :

Merci Rémi !

Déc 072017
 

“La Commission européenne lance une consultation publique ouverte jusqu’au 12 février à tous les ressortissants de pays de l’UE et de pays hors UE.” (à lire sur le site de la LPO)

pour continuer à trouver de hannetons dans les courgettes : non aux pesticides !

Alors qu’une majorité d’États européens s’est prononcée fin novembre en faveur de l’utilisation pour cinq années supplémentaires du glyphosate, herbicide classé cancérigène et néfaste pour les écosystèmes, la Commission européenne lance une consultation. Son but : recueillir l’avis des citoyens sur la législation européenne  concernant les pesticides et les résidus de pesticides. Pour en déterminer les points forts et les points faibles

La mobilisation citoyenne et civile contre l’utilisation des pesticides en Europe et en France n’est pas finie. Cette consultation est l’occasion de remettre en question cette décision.

Nous vous invitons donc à répondre au questionnaire avant le 12 février prochain.”

Nov 282017
 

On cause presse-motte, motteuse, mottes et mini-mottes et semis de mâche sur twitter depuis 2 jours et je me suis dis que des  photos permettraient peut-etre un peu mieux de savoir de quoi qu’on cause et puis pourquoi pas en faire profiter le monde entier ?

Donc ici, sur les conseils de mon maître entre tous, Michel et selon sa technique éprouvée par moi-même sur sa ferme, on sème les graines de mâches en mini-mottes, et voici comment :

où acheter ce merveilleux outils ? lire les commentaires de cet article pour avoir la réponse

On fait plusieurs séries à partir de août et voici ce que ça donne (pour un total de 5- planches de 40m pour tout l’hiver)

semis 1 semé le 5 septembre, planté le 9 octobre, récolté depuis le 23 novembre

semis 2 semé le 20 septembre, planté le 23 octobre

semis 3 semé le 4 octobre, planté le 2 novembre

semis 4 semé le 31 octobre

On a fait ce dernier semis parce qu’il restait de la place dans les serres. On n’en fait pas d’habitude aussi tard et on voit que le semis n’est pas très homogène. C’est encore pire si on regarde l’ensemble des plaques : 

(moche)

Dans les serres, voici l’avancée des 3 séries déjà plantées :

Pour chaque série (sauf la 4ème de cette année) on prévoit :

  • Finalité : 2 planches de 36-40m par série
  • 7 rangs sur une planche de normalement 4 (4 rangs normaux + 3 rangs en inter-rang)
  • Dans les plaques grises (60*40) on met entre 34 et 36 mini-motteuse soit 380 à 420 mini-mottes de 3-4 graines
  • On fait 5 plaques pour chaque série
  • 1 série tous les 15 jours. La récolte est de plus en plus éloignée du semis (on double la durée entre la 1ère et la 3ème)

(Tout ça pour la Sarthe nord-est)

Nov 272017
 

(Principe des rotations dans cet article)

Depuis 2010, à notre arrivée (ordre chronologique inversé) :

En 2018 :

Suite aux discussions d’AG d’AMAP, on a décidé d’arrêter les brocolis dont le prix de revient était dément et de faire un peu plus de choux fleurs.

Grosse révolution dans la gestion théorique des rotations : comme pour celles des serres, j’ai regroupé les cultures par bloc de 10-14 planches ce qui correspond au nombre de planches moyen par “champs” ou demi-champs. Le code couleur correspond à la famille de légumes dominante dans le lot. Même couleur = même famille dominante. En théorie, il n’y aura plus qu’à faire glisser les blocs sur mon plan de ferme.

En 2017 :

Suite aux discussions d’AG d’AMAP, on a décidé d’arrêter les salsifis pour les paniers et de n’en faire que pour les commandes et la boutique en ligne. Soit 1 planche au lieu de 3 ce qui libère de la place pour les patates douces qui ont trouvé un très, très grand succès : on va doubler leur surface. On devait continuer les épinards, mais sous serre uniquement au printemps (en reflexion pour l’automne, dehors) ; malheureusement le temps de monter la nouvelle serre dans laquelle ils devaient être semés, et le temps de semer est passé. Ce sera pour 2018 !

2017

En 2016 :

on a choisit d’arrêter de produire des patates de conservation pour libérer de l’espace dans les champs : ainsi, on peut produire plus d’autres légumes (plus de variétés, par exemple les patates douces, et plus de certains légumes qu’on faisait déjà) et faire des rotations plus faciles.

Rotation-20162016

Rotations 2015 :

Rotation-20152015

Rotations 2014 :

Nous avons amendé le sol très fortement en 2013 avec beaucoup de fumier, du calcaire et du magnésium. On a vu que ça payait !

En 2014, je continue de tourner, mais avec un peu plus de souplesse grâce à cette amélioration apportée. J’ose les choux sur la parcelle de sable pauvre, alors que je ne pensais pas pouvoir même y songer ! C’est peut-être un pari, mais on verra.

La seule contrainte a été de bien penser ce qui allait succéder aux parcelles “sales” (les courges 2013 étaient quand même pas mal enherbées). J’espérais faire des carottes à la suite, ce sera finalement des betteraves, très simple à désherber et surtout plus tardive à implanter donc qui permettent de faire des faux semis en amont. Et donc, des choux dont le désherbage est encore plus simple pour l’autre parcelle ayant contenu des courges.

(Ben va être soulagé que les fraises aient bougé)

Rotation-20142014

Pour 2013 :

L’expérience aidant, je rajoute la difficulté de regrouper ensemble les cultures qui s’arrosent de la même façon (sol ou aérien) pour optimiser le placement du matériel et surtout pour éviter que les légumes qui ne doivent pas être mouillés en partie aérienne (évite les moisissures) ne se retrouvent à côté d’une rampe d’arroseurs :

Rotation-20132013  ce qu’on avait prévu

(J’attends que le technicien approuve ce plan, mais je le trouve pas trop mal, au vu de l’historique. EDIT : rotations 2013 approuvées).

EDIT DE MAI 2013

Finalement, vu les difficultés de production de tout ce début d’année, plusieurs choses ont d’ores et déjà pas mal bougé, et puis, en plus, on s’est rendu compte que par endroit je m’étais carrément plantée sur le nombre de planches disponibles. J’ai donc refait un plan correct avec le bon nombre de planches et l’ai modifié en fonction des éléments suivants :

  • mauvaise levée des oignons >> 2 planches au lieu de 5 prévues >> 3 planches disponibles
  • mauvaise levée des choux fleurs >> 1/2 planche au lieu de 2 prévues >> 1 planches disponible
  • parcelle pour choux chinois et épinards non accessible à l’époque prévue de la plantation >> choux chinois et épinards déplacés, remplacés par bettes (qui se plantent plus tard, quand ça avait un peu séché)
  • épinards/mesclun débarrassés (c’est normal mais je n’y avais pas pensé) >> cultures à la suite
  • choux d’hiver et choux fleurs hiver déplacés, pour laissé place aux carottes
  • cultures supplémentaires de betterave de printemps
  • planches supplémentaires de brocolis (peut-être) choux d’hiver
  • j’avais complètement oublié les navets pour cet hiver (hem hem)

Voilà donc le plan 2013 définitif (enfin, j’espère)

Rotation-2013plan réalisé (mai 2013)

Comme on voit c’est pas évident de suivre des rotations correctes (encore moins idéales) : un problème dans une culture peut le remettre en cause.

Rotations 2012 :2012

Rotation 2011 : 

2011

Rotation année 1, 2010 : 

(je me suis pas trop foulée pour le schéma on voit bien)

 

2010

 

Nov 212017
 

Tour des champs novembre 2017 (cliquez pour accéder à l’album photo)

Crédits photos : Tom, stagiaire 3ème.
Roman photo en lisant les légendes (cliquez sur l’escargot pour que le diaporama défile lentement et que vous ayez le temps de lire)
La ferme comme vous ne l’avez jamais vue !
Nov 182017
 

On sème les radis en même temps qu’on plante les bettes (3 rangs, 30 cm/30 cm), en inter-rang des bettes, et on sème en godet le persil la même semaine. On le plante 3-4 semaines plus tard, après un désherbage, en inter-rang également

Là où sont semé les radis, pas besoin de désherber tant qu’il ne sont pas récoltés. Là où il y a le persil, on peut toujours sarcler, il y a largement la place.

Hier, les dernier radis on été récoltés. Les bettes seront bonnes pour une première récolte dans 2 semaines. Elles seront désherbées et dé-chenillées ( 😀 ) dès lundi. Le persil devrait être bon à récolter dans 6-8 semaines.

 

Nov 172017
 

Le jaugeage consiste à enterrer les légumes récoltés pour pouvoir les conserver à l’abri du froid (et de la chaleur, mais bon comme on fait ça pour les légumes d’hiver, ce n’est en théorie pas un problème).

On peut jauger simplement les carottes (par exemple) du jardin dans un bac de sable à la cave.

Chez nous il y a quelques centaines à quelques tonnes de légumes racines à jauger, donc on fait ça dans dans un fossé. Jusqu’à présent, Aline et moi (et Sandrine et Denis) creusions tous les ans une nouvelle fosse en bord d’une serre pour enterrer les légumes. On a précisé notre technique au cours du temps, notamment en utilisant des filets l’an passé ; mais c’&tait pas trop pénible et il fallait trouver une solution pérenne.

Un article du bulletin technique d’agriculture bio (je ne retrouve pas la référence, mais je crois que c’était dans un bulletin de la CAB) nous a donné une solution avec une fosse extérieure et pérenne. Et du coup on s’est offert le passage de la mini pour 2017, l’infini et l’au-delà :

Mini-pelle qui a donc défoncé cette planche de bettes qu’on n’avait pas eu besoin de continuer à désherber et ça, c’était le bonus !

Et voilà le travail en 1/4 d’heure maximum… Quand il nous faut 10 heures pour en faire une deux fois moins large et deux fois moins profonde. 

C’est énorme ! Les personnes dedans sont un adulte et un enfant de tailles normales. 😀

Techniquement, pour avoir le plus d’inertie thermique possible, j’ai demandé à ce que la terre ne soit pas évacuée mais déposée en buttes sur les côtés ainsi que sur le fond, là d’où vient le vent. Là où est prise la photo, c’est en pente douce pour passer en brouette.

L’emplacement a été choisi car à l’ombre de la serre quasiment toute la journée en hiver (donc parfait pour que le soleil ne chauffe pas les sacs entreposés), et une bonne partie de la journée toute l’année (donc pas super pour produire, de toute façon).

On a des tas de voiles d’ombrage qui ne nous servent pas (on ombre les serre au “blanc”) et il faut protéger les légumes des souris, donc depuis des années on les utilise pour les jauges. Ici ça permet aussi de stabiliser notre fosse en sable. Hopey nous file un coup de patte bienvenu.

(Et Aline aussi).

Les légumes seront protégés du froid avec des voiles de forçage de récup’ (P19). On a décidé d’en mettre 4. On “emballe” les légumes récoltés et mis en sac dans ces voiles.

 

#Astuce ! On sait très exactement combien de pièces ou quel poids font les sacs, ce qui permet de ne sortir que le nombre de sacs nécessaires pour la semaine ! #Astuce #Astuce le nombre/poid est un dividende ou un multiple de ce qu’il faut par AMAP.

 

Et voilà, c’est emballé. On rajoute encore du voile d’ombrage, contre les rongeurs (le P19, ça les gêne pas, ça se grignote easy), qui était déjà à l’affût en train de couiner dans les herbes… Aussi un peu pour diminuer la lumière.

Voilà ce qui se passe sous le voile… C’est quand même un peu trop lumineux, à voir comment tout ça se comporte.

On voit quand même que ça reste bien à l’ombre.

Par rapport à notre ancienne façon de procéder (qui conservait très bien les légumes, le problème était l’ergonomie):

Avantages : on ne creuse plus (énorme avantage qui devrait surpasser les inconvénients) et l’accès est ergonomique. Il devrait y avoir – d’écart de températures quand il fait “chaud” que dans les serres

Inconvénients (?) (à voir à l’issue de cette première jauge) : + de lumière que dans la jauge enterrée sous serre , + d’écarts de température peut-être quand il gèle à pierre fendre.

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